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2026/10/25

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1+ (Dominic) :


Dominic compare la Suisse et la France !


 

 

Dominic est suisse. Au moment de l'interview, il a une vingtaine d’années. Cette année-là, il a fait un séjour de plusieurs semaines en France, à Amboise. Et ce n’était pas la première fois qu’il séjournait en France. Il est donc à même de comparer nos deux pays !









DOCUMENT AUDIO (6 minutes 43) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.




Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1/ Que remarque Dominic en France par rapport à la Suisse ?
2/ Selon Dominic, qu’est-ce qu’il y a dans certaines rues d’Amboise ?
3/ Dans les magasins, qu’est-ce qui est bizarre pour Dominic ?
4/ Pour lui, comment sont certains commerçants ?
5/ Parfois, que refusent les commerçants ?
6/ Concernant le fromage, que font les Français ?
7/ D’après Dominic, comment est l’attitude de beaucoup de Français envers la capitale ?
8/ Quelle est la raison de cette attitude selon Dominic ?
9/ Pourquoi Dominic apprécie-t-il Amboise et La Loire ?
10/ Qu’est-ce qu’il aime par exemple dans les repas ?
11/ Qu’est-ce qui fait que les gens paraissent plus détendus ?
12/ Que dit-il sur ce qu’il ressent en France ?


Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.



EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.













Vue de la place du château à Amboise :

















TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment les Dominic s’exprime.

Gabrielle : Salut Dominic ! Alors, tu viens de passer, euh, 10 semaines en France, je crois. Est-ce que tu pourrais nous parler de ce que tu as ressenti (1), de tes observations voire (2) tes surprises ?
Dominic :
Oui, bonjour Gabrielle. Euh, la première chose que je remarque toujours quand je, je passe la frontière, c’est qu’il y a (3) beaucoup d’espace en France, en comparaison avec la Suisse. Ça veut dire beaucoup d’espace vide qui n’est pas utilisé, qui n’est pas cultivé (4), qui est aussi un peu abandonné, parce qu’en Suisse, vraiment, il y a chaque mètre carré cultivé et utilisé et exploité. Et ici, c’est, c’est quelque chose que je remarque aussi dans, dans les magasins même. Même là, y’a des coins (5) qui sont, on a l’idée qu’ils sont pas utilisés. Et en Suisse, c’est c’est tout très propre, très nettoyé, c’est, y’a pas un mètre carré de trop. C’est, oui, c’est une chose que je remarque toujours…
Gabrielle : D’accord.

Dominic : C’est la première chose, oui. Et après, y’a aussi les, par exemple les rues, je trouve une immense différence surtout parce que je fais beaucoup de vélo. Et aussi, à Amboise, il y a beaucoup de rues, la rue Rabelais qui a beaucoup de trous (6)…
Gabrielle : C’est vrai !
Dominic : … en Suisse, ça, ça n’existe pas, je trouve, c’est vraiment, ou on le voit pas tellement ! Et… oui ! Quand je vais dans les magasins, là c’est souvent drôle (7) si j’achète par exemple quelque chose pour 1 euro 42 centimes et je donne deux euros, ils me demandent si j’ai pas 42 centimes ! Et pour moi, c’est « Mais non ! Je vais pas chercher maintenant, peut-être que j’en ai pas ! ». Et en fait, je sais pas pourquoi, il y a une copine qui m’a raconté que peut-être en euros, il y a moins de monnaie mais moi, j’ai plutôt parfois l’idée qu’ils sont trop paresseux, peut-être.
Gabrielle : Pour rendre la monnaie !
Dominic : Voilà, pour la chercher !
Gabrielle : D’accord. C’est vrai que parfois, les gens, ils refusent de te donner de la monnaie. Si tu veux pas acheter quelque chose…
Dominic : Oui !
Gabrielle : Ne serait-ce que ça : tu demandes un peu de monnaie pour aller acheter une boisson, dans un distributeur ou autre et ils refusent de donner la monnaie.
Dominic : Euh, là en fait, je sais pas, c’est seulement si j’achète quelque chose… C’est là où demandent vraiment le… je crois qu’ils aimeraient le plus que je donne vraiment le prix exact…
Gabrielle : La somme exacte, le compte.
Dominic : Voilà, exactement, le compte exact, c’est ça.
Gabrielle : D’accord, bon, intéressant tout ça. Est-ce qu’il y aurait d’autres choses que tu remarques, que tu observes ?
Dominic : Euh, oui, c’est avec le fromage, parce que comme je suis un Suisse qui aime beaucoup le fromage, un des fromages préférés, pour moi, c’est vraiment le gruyère. Et en France, on parle beaucoup de gruyère, mais en fait c’est (de) l’emmental que, que vous parlez. Et pour moi, je déteste l’emmental alors tout le monde « Ah, j’adore le gruyère ! ». Mais moi, j’ai l’idée (8) « Non, c’est pas le gruyère, c’est l’emmental ! (9) » parce que le vrai gruyère, c’est, vraiment, c’est très très bon ! Et là, je… oui, aussi, ça je remarque toujours quelque chose !
Gabrielle : Les Français connaissent mal les fromages suisses !

Dominic : Euh, je sais pas en fait, ils aiment bien les fromages suisses ils les mangent et mais c’est seulement cette petite, oui, cette précision.
Gabrielle : D’accord.
Dominic : Quelque chose… Oui, en Suisse, c’est vraiment, ce sont vraiment deux choses très très différentes. Et comme ils parlent : « Oui, ah le gruyère, c’est, c’est le fromage avec les grands trous ! » Et je dis : « Non, non, non, non, c’est l’emmental ! », parce que oui, il est très caractéristique pour les, pour les grands trous.
Gabrielle : Ouais, ouais…
Dominic : Oui, c’est ça.
Gabrielle : D’accord.
Dominic : Et peut-être une autre grande différence, vraiment, c’est lié à l’histoire et toute l’administration. C’est que comme la France est très, un système très très centralisé (10). Et la Suisse est très fédéralisée (11). Euh, c’est vraiment, là, un autre rapport, une autre idée de la nation et surtout de la capitale, parce que moi je trouve que les Français, ils ont un peu une ambiguïté envers Paris. On n’aime pas du tout, on est content si on habite dans la campagne, dans la province. Mais on trouve qu’on a la, la capitale la plus belle du monde. En Suisse, c’est Berne la capitale, et il y a beaucoup de gens qui n’ont pas grande idée, parce que c’est plutôt le chef-lieu (12) du canton qui est, qui est plus important.
Gabrielle : On accorde moins d’impor… d’importance, pardon, à la capitale.
Dominic : Oui, oui, je trouve. Mais je crois, c’est, c’est vraiment une question de centralisation. Il y a beaucoup de choses qui se passent à Paris, qui viennent de Paris, que… Oui, aussi avec le train, il faut toujours aller à Paris. Dimanche, je rentre en Suisse, ou pas en Suisse, en Bourgogne et là, c’est pas facile de, de voyager à un dimanche d’une région dans une autre région. Parce que oui, il faut passer par Paris.
Gabrielle : D’accord, bon, et alors finalement, quel bilan tu tires de ce séjour en France ? Tu as découvert de nouvelles choses qui t’ont plu ?
Dominic : Oui, peut-être maintenant, j’ai que parlé de la critique négative…

Gabrielle : Oh, non, ça va ! [rires]
Dominic : Mais en fait, j’aime beaucoup vivre en France, vraiment, oui, c’est déjà l’espace que (13) j’ai parlé, c’est… vraiment, je trouve, on peut bien respirer ici. À Amboise, surtout, j’aime beaucoup la Loire, c’est vraiment très, très bien pour se reposer. Et j’adore la manière de manger en France, il y a quelque chose de très très libre, c’est pas très strict. On mange beaucoup, on mange plus longtemps, je trouve, et avec beaucoup de plats différents parfois de petites portions mais beaucoup de plats. Et ça, ça j’aime beaucoup cette variation. J’adore. Euh, oui, il me semble tout un peu plus léger, je crois, c’est vraiment aussi si on regarde les gens. Moi, je trouve parfois, ils sont plus…
Gabrielle : Plus détendus ?
Dominic : Oui. Aussi dans… Déjà, leurs vêtements ! Déjà si on les regarde, on a l’idée qu’ils sont plus, peut-être un peu plus à l’aise. C’est quelque chose que… j’aime beaucoup ce, ce changement de rythme.
Gabrielle : D’accord, oui.
Dominic : Je trouve très, très sympa… Je suis très à l’aise en France (14),
toujours, quand je suis ici.
Gabrielle : Tant mieux ! Merci beaucoup pour cette interview !
Dominic : Merci à toi !


Remarques :


1/ Ressentir = éprouver
2/ Il y a : vous remarquez la prononciation « y’a », elle est très habituelle, et devient même plus répandue que le « il y a » bien articulé.
3/ Voire = ou même.
4/ Cultivé = utilisé pour des cultures (dans le sens d’agriculture).
5/ Des coins = des lieux, des endroits.
6/ Des trous --> comme dans l’emmental ! ;-)
7/ Drôle = bizarre (ici). D'habitude, ça peut vouloir dire "amusant".
8/ J’ai l’idée : normalement, on dit plutôt « je pense que ».
9/ Non, c’est pas le gruyère, c’est l’emmental ! : normalement, pour donner le vrai nom d’une chose on dit « Non, c’est pas du gruyère, c’est de l’emmental ! ». Si on peut compter, on dit « Non, c’est pas une orange, c’est une clémentine ! ».
10/ Centralisé : la centralisation à l’État est au centre du système politique, toutes les décisions sont impulsées par l’État.
11/ Le chef-lieu = la ville principale d’un canton, d’un département, d’une région.
12/ Fédéralisé = organisé en fédération à la Suisse est une confédération, constituée de 26 cantons qui ont tous une certaine autonomie politique.
13/ Que : ici, on devrait dire « dont ».
14/ Je suis très à l’aise en France = je me sens très bien en France.


Vue plongeante sur le Café des Arts à Amboise :

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





© GABFLE 19.06.2010 • mise à jour du 25.10.2026

2026/10/17

JEU DE VOCABULAIRE (La nature en automne / niveaux A1-A2) :




La nature en automne…




 


En France, et dans les pays de l’hémisphère nord, c’est l’automne. Voici un petit jeu pour apprendre du vocabulaire sur la nature et les activités qu’on peut faire en automne.






















Remarques de grammaire :


Pour compléter ça par un travail sur les 4 saisons, je vous recommande une activité du blog La Boite à FLE qui est super !
http://laboiteafle.blogspot.fr/


© GABFLE 27.09.2014, mise à jour 17.10.2026


2026/07/18

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1 (Philippe) :

Philippe parle du Pays basque !



Au moment de l’Interview, Philippe a une trentaine d'années. Il partage sa vie entre Paris, la région parisienne et le Pays basque dans le Sud-Ouest de la France. Il aime beaucoup parler de cette dernière région dont il est originaire.





DOCUMENT AUDIO :

Voici les informations que vous devez entendre dans le document...

1) Où est-ce que Philippe habite au moment de l’interview ?

2) Quand est-ce qu’il revient au Pays basque ?

3) Les fêtes de Bayonne, qu’est-ce que c’est selon lui ?

4) Comment sont habillés ceux qui font la fête ?

5) Pour Philippe, pendant les « ferias » (dans les Landes ou à Nîmes), la fête est centrée (organisée) autour de quoi ?

6) Pour Philippe, pendant les « fêtes » (à Bayonne), la fête est centrée (organisée) autour de quoi ?

7) Qu’est-ce qui se passe à Bayonne pendant les « courses de vaches » selon Philippe ?

8) Est-ce qu’il y a des accidents avec les vaches ?

9) D’après Philippe, quelles sont les autres traditions de ces fêtes ?



 Écoutez le document.




EXERCICE :
Choisissez les réponses correctes.







 















 
 
 
 
 
Et comme promis par Philippe, voici maintenant sa chanson basque… en basque bien sûr ! Et oui, il n’y a pas que la langue française dans la vie. ☺


 
 
TRANSCRIPTION :
Après l'exercice, lisez la transcription et les remarques pour apprendre le vocabulaire et comprendre les prononciations.

- Gabrielle : Ça va Philippe, tu es* bien installé, euh**… ? [Philippe : Ah oui, j’...] Tu as tout ce qu’il faut*** pour boire et tout ?
- Philippe : Ah oui, j’ai, j’ai tout ce qu’il faut***, oui.
- Gabrielle : Bon, on va commencer, alors. Dis, où est-ce que tu habites en ce moment ?
- Philippe : J’habite en région parisienne.
- Gabrielle : Ah ! Mais tu es pas (1) parisien à l’origine…
- Philippe : Ah, non, je suis de Bayonne.
- Gabrielle : De Bayonne ?
- Philippe : Oui. Au Pays basque.
- Gabrielle : Au Pays basque, d’accord.
- Philippe : Oui.
- Gabrielle : Et, euh, pourquoi tu n’habites pas à Bayonne ?
- Philippe : Parce que je suis obligé de travailler à Paris.
- Gabrielle : OK. [Philippe : Voilà.] Mais tu y reviens souvent quand même, au Pays basque ?
- Philippe : Ah oui. Régulièrement. À toutes les vacances scolaires. [Gabrielle : Ouais****.] Voilà. Et pendant les grandes vacances et le plus souvent possible. Pour retrouver la famille, pour profiter du pays.
- Gabrielle : Et qu’est-ce que tu fais par exemple quand tu vas là-bas ? Euh, à quelles occasions ? Qu’est-ce qu’il y a comme événements qui te plaisent ?
- Philippe : Eh… Par exemple pendant l’été, euh, il y a***** les fêtes de Bayonne…
- Gabrielle : C’est quoi, ça ?
- Philippe : C’est une, euh, euh, ce sont des fêtes qui se, se déroulent (2) sur plusieurs jours, euh, qui se déroulent tous les ans, depuis, euh, des dizaines d’années, et peut-être 80 ans, depuis les années 20. Et voilà, c’est traditionnel, euh, chez nous, et voilà, il y a…, la fête dure toute la journée et toute la nuit…
- Gabrielle : Et qu’est-ce qu’on fait ?
- Philippe : Et qu’est-ce qu’on fait ?... D’abord les gens sont habillés pareil (3), ils sont habillés, euh, avec la tenue du « festayre »(a), ça veut dire « celui qui fait la fête », ils sont habillés de blanc, avec un pantalon blanc, un t-shirt blanc, une ceinture rouge et un foulard (4) rouge. Voilà.
- Gabrielle : Ils font quoi ?
- Philippe : Ils font quoi ? Ils font plein de choses. Euh, il y a des courses de vache, euh, il y a, euh, des corridas, mais ce sont, mais ce sont pas des « ferias » contrairement à ce qui se passe dans les Landes ou à Nîmes ou comme ça, où on parle de « feria » quand la fête est centrée autour de la corrida… À Bayonne, c’est pas une « feria » c’est une fête. Donc il y a la corrida, mais la fête est, est, est principalement organisée autour de, de la ville, et non pas (de) la corrida.
- Gabrielle : Donc on les tue pas, les vaches ?
- Philippe : Ah, si ! À la corrida, on tue toujours le taureau. Il y a des courses de vaches. [Gabrielle : Ouais.] Il y a des courses de vache, oui. Les gens se mettent dans un… on, on boucle (5) un quartier de la ville, on ferme les rues avec des barrières, et sur la place de la ville ou du village, on lâche (6) des vaches et euh, on accroche (7) sur le, le, la nuque (8) de la vache une cocarde et… il faut attraper la cocarde. Et c’est des vaches très vives. Voilà. [Gabrielle : Donc, tout le monde…], auxquelles, auxquelles on a, on a mis des caoutchoucs sur les cornes (9) pour pas… empaler (10) les, les maladroits (11). Et voilà. Et le but, c’est de, de, d’attraper (12) la cocarde !
- Gabrielle : Et tout le monde peut attraper la cocarde ?
- Philippe : C’est… tout le monde qui est, qui est… oui ! Tout le monde peut attraper la cocarde !
- Gabrielle : D’accord. Mais il y a du danger, quand même !
- Philippe : Oui, oui, oui, oui, bien sûr.
- Gabrielle : Il y a des accidents, des fois ?
- Philippe : Des fois, il y a des accidents. Oui, oui, oui. Mais c’est pas (1) des accidents comme à, comme à Pampelune où, où ce sont des taureaux qui ont pas (1) de protection sur les cornes. Mais il y a des accidents parfois sévères, ouais, ouais. C’est costaud (13) une vache ! [Gabrielle : Ouais ouais.] Ça soulève une personne et puis ça… Oui, oui, voilà.
- Gabrielle : D’accord. Et après, qu’est-ce qu’on fait, à part, euh, regarder les courses de vache ?
- Philippe : Alors, qu’est-ce qu’on fait ? Qu’est-ce qu’on fait ? Il y a tout un, un… une organisation, de, euh, autour de traditions, alors on, on y chante, tous les jours, dans l’après-midi, les gens se regroupent et viennent chanter ensemble des chants traditionnels. Euh, on y danse. Euh ? qu’est-ce qui relève aussi de la tradition ? Euh, les bars ! Bien sûr ! Alors, ça c’est pas l’après-midi, c’est toute la journée et toute la nuit. Voilà, les gens boivent des coups (14). Et voilà, ils discutent, se rencontrent, tout le monde se retrouve, mêmes les gens qui habitent plus à Bayonne, euh, reviennent en général pour les fêtes de Bayonne, ils retrouvent leurs anciens amis, voilà, c’est une « petite fête », de masse parce qu’il y a, il y a quand même pas mal de (15) monde mais… voilà.
- Gabrielle : Tu peux nous chanter une petite chanson ?
- Philippe : Oui !
- Gabrielle : Ouais ? Vas-y !
- Philippe : Pause ! Attends, attends, on va décider de laquelle on chante !
- Gabrielle : J’enregistre ?
- Philippe : Pause !




Remarques de prononciation :

 
Tout d’abord, vous pourrez écouter encore une fois cette interview pour faire attention aux prononciations… Philippe a gardé un petit accent du Sud… Pourrez-vous l’entendre ?

*tu es : comme on le fait souvent, j’ai prononcé « t’es »… Ce n’est pas très académique...
**euh : on dit « euh » quand on hésite, quand on cherche ses mots.
***tout ce qu’il faut : vous remarquerez qu’on entend « tout ce qui faut ». C’est une prononciation courante… qu’on n’écrit pas !
****ouais : c’est la forme familière de « oui ».
***** il y a : on entend « y’a » mais c’est une prononciation habituelle du français de tous les jours.
 

Remarques de grammaire et de vocabulaire :

 
1) tu es pas / c’est pas / qui ont pas : vous remarquez que dans cette discussion informelle avec Philippe, je n’ai pas dit « ne ». Philippe non plus. C’est une erreur, mais comme elle est très courante, très habituelle, elle est excusable… sauf pendant un examen, d’accord ?!
2) se déroulent : pour parler d’un événement, on peut utiliser plusieurs verbes : quelque chose peut « se passer » / « arriver » / « avoir lieu ». Quand l’événement arrive par surprise (un accident, par exemple), on utilise plutôt « se produire », « survenir ». Et pour parler d’un concert, d’un festival, d’une fête, d’une manifestation, c’est plutôt le verbe « se dérouler ».
3) pareil = de manière similaire, de la même manière.
4) un foulard = un morceau de tissu qu’on se met sur la tête ou autour du cou.
5) on boucle = (ici) on ferme.
6) on lâche = on libère, on met en liberté.
7) on accroche = on met, on fixe (une cocarde = un objet en tissu coloré).
8) la nuque = l’arrière du cou (on utilise aussi ce mot pour les humains)
9) les cornes = les deux choses que la vache a sur la tête - et qui peuvent être dangereuses !
10) empaler = blesser gravement -quand un objet pointu (les cornes) s’enfonce dans le corps de quelqu’un…
11) les maladroits = (ici) les gens qui ne font pas assez attention.
12) attraper = prendre rapidement avec les mains, saisir.
13) costaud = fort
14) boire un coup = boire quelque chose / boire des coups = boire de manière plutôt… répétitive ! Ces expressions sont un peu familières.
15) Pas mal de = beaucoup de

Remarques culturelles :

a) « le festayre » = la personne qui participe aux fêtes de Bayonne - qui ont lieu fin juillet / début août. Le mot « festayre » semble être d’origine gasconne. Pour plus d’informations, ou pour aller à ces fêtes, consultez le site officiel des fêtes de Bayonne. Voilà, sinon, il y a un autre mot pour désigner quelqu’un qui adore faire la fête, boire, danser, c’est un « fêtard » ou une « fêtarde » !
 
Une précision : les fêtes de Bayonne ont en fait été créées en 1932… Mais les habitants de la ville sont sans doute des fêtards depuis beaucoup plus longtemps !

 



 

  La dernière affiche des Fêtes de Bayonne


 La tenue des "Festayres"

© GABFLE 02.07.2008, mise à jour 18.07.2026