BONJOUR ET BIENVENUE SUR LE BLOG GABFLE !




Vous apprenez le français et vous voulez progresser ?

Ce blog est fait pour vous !

Sur GABFLE, il y a des interviews authentiques de personnes francophones, à écouter ou à lire,
des exercices, des remarques de grammaire, de vocabulaire, de prononciation.

Testez ce blog, et laissez des commentaires, ou contactez-moi :



À bientôt !






samedi 23 mai 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1 (Sophie) :

Sophie est allée de Nice à Cannes !



Sophie a 30 ans et habite en Touraine où elle travaille dans une école primaire. Il y a quelques temps, je l’ai interviewée à propos d’un voyage très spécial qu’elle a fait dans le sud de la France. C’était le 9 novembre 2008 mais vous allez voir que cette expérience mérite d’être présentée même si elle n’est plus d’actualité !







COMPRÉHENSION GLOBALE :

Pour commencer, je vous propose d’écouter l’interview une première fois (4 minutes 08). N'écrivez pas. Concentrez-vous sur la signification globale.









COMPRÉHENSION DÉTAILLÉE :
Pour continuer, lisez ces questions. Pendant la prochaine écoute de l’interview, vous allez chercher les réponses à ces questions.

1. Qu’a fait Sophie exactement ?
2. Ce jour-là, quel temps faisait-il dans le Sud ?
3. Ce jour-là, quel temps faisait-il dans la région de Sophie ?
4. Qu’est-ce qui était très chouette dans le Sud ?
5. Où a eu un peu mal Sophie ?
6. Quels étaient les sentiments de Sophie avant de commencer ?
7. En combien de temps a-t-elle fini ?
8. Qu’a-t-elle pensé de son résultat ?
9. Qu’est-ce qui était particulièrement bien dans l’organisation ?
10. Que faut-il pour préparer ce type de course ?
11. Est-ce que Sophie a déjà programmé une autre course de ce type ?
12. Finalement, est-ce que Sophie refera un jour une course de ce type ?



Maintenant, vous allez écouter une autre fois le document audio. Vous pouvez faire l’exercice en même temps.






EXERCICE :
Pour chaque question, cochez la réponse correcte.










TRANSCRIPTION :
Après l’exercice, lisez la transcription et les remarques pour mieux comprendre.


Gab : Bon, Sophie, tu es super sportive et il y a quelques mois tu as fait une grosse grosse course. Tu pourrais raconter ?
Sophie : Donc j’ai fait mon premier marathon, euh, le marathon Nice-Cannes, donc euh, le parcours entre Nice et Cannes. Un marathon, c’est euh, 42 kilomètres et des poussières (1), euh, donc c’était le 9 novembre, sous un soleil radieux (2), il faisait un temps magnifique, alors que… en Touraine il pleuvait à verse (3). Euh, donc le parcours (4) était, euh, longeait (5) la mer, donc c’était, euh, c’était magnifique, c’était très très chouette (6). Et puis, il y avait beaucoup de public pour nous encourager, donc j’ai passé 42 kilomètres, euh, bien, avec des bonnes sensations, un petit peu mal aux cuisses à la fin, mais euh, vraiment très très agréable. Enfin, je m’étais un petit… un petit peu beaucoup (7) entraînée…
Gab : Oui, plutôt beaucoup !
Sophie : Et, euh, et j’ai… j’appréhendais (8), j’appréhendais quand même puisque j’ai fait, euh… en entraînement, j’ai couru maximum 2 heures et demie, donc au bout de deux heures et demie de course, on se dit on est dans l’inconnu, on n’a jamais essayé, on, enfin, on n’a jamais fait ça. Donc, euh, voilà, j’ai mis 4 heures 11, je crois et j’étais contente de mon, de mon, de ma performance, enfin pour moi. Et puis, euh, voilà, donc c’était une super organisation, du public, euh, plein d’encouragements (9).
Gab : Et il y avait du ravitaillement (10), justement, sur le trajet ?
Sophie : Oui, tous les 5 kilomètres, euh, donc du ravitaillement : des boissons, à manger. Non, tout était très bien organisé, il y avait même des toilettes, parce que c’est un problème quand on court ! [rires]
Gab : Oui, 42 kilomètres sans aller aux toilettes !
Sophie : Surtout en buvant pas mal (11) ! Donc euh, c’était super bien ! Une super expérience ! Donc à renouveler, à renouveler dès que possible ! On verra, sur un prochain marathon ou un trail, ou une course d’orientation…
Gab : Donc tu te prépares pour un prochain marathon, déjà ?
Sophie : Euh, peut-être, pour l’instant, j’ai un peu mis, euh, l’entraînement entre parenthèses (12) parce que ça prend beaucoup de temps, enfin il faut minimum trois entraînements par semaine avec quand même des grosses sorties de 1 heure et demie – deux heures à prévoir donc ça fait beaucoup de… il faudrait arrêter de travailler, c’est pas possible ! Donc, donc, euh ben on verra bien pour une prochaine. Mais ça sera pas le premier, je pense, enfin pas le dernier, enfin le premier mais pas le dernier, on peut dire ça comme ça !
Gab : D’accord, ben très bien, merci !
Sophie : De rien !


Remarques sur le vocabulaire :

1) Et des poussières =
et un peu plus.
2) Radieux = très fort, qui brille fort (quand on parle du soleil) mais radieux signifie aussi « très heureux » quand on parle de quelqu’un à un moment donné.
3) Il pleuvait à verse = il pleuvait très fort.
4) Le parcours = le chemin pour aller d’un point à un autre.
5) Longer = allez le long de quelque chose, aller en suivant le bord de quelque chose.
6) Chouette = sympa.
7) Un petit peu beaucoup : c’est une façon de parler, Sophie s’est beaucoup entraînée !
8) Appréhender = (ici) avoir peur, s’inquiéter par avance.
9) Plein d’ / Plein de = (un peu familier ici) beaucoup de.
10) Le ravitaillement = (lors d’une course) l’alimentation et les boissons fournies par des organisateurs.
11) Pas mal = (ici) beaucoup.
12) J’ai un peu mis, euh, l’entraînement entre parenthèses = j’ai provisoirement arrêté l’entraînement.

L'équipe avec laquelle Sophie s'est préparée :













Des photos de la côte d'Azur dont une vue de satellite qui montre le trajet de la course :






13 commentaires:

Anonyme a dit…

Ah c'est super avec les photos!
Ca donne envie de se faire un p'tit marathon! ;-)
Juste une petite remarque je crois que l'expression "pleuvoir à verse" est régionale. Je viens de la découvrir, je connaissais pas!

Gab! a dit…

Eh oui, pas mal les photos, n'est-ce pas ?!

Mais qui a mis ce commentaire ? Ne serait-ce pas Cécile par hasard ?...

Merci en tout cas, c'est sympa et plus vivant quand il y a des réactions !

Et quant à l'expression "pleuvoir à verse", elle n'est pas spécialement régionale, plutôt vue aujourd'hui comme un peu soutenue et littéraire, je dirais... Mais il est vrai qu'elle est sans doute plus utilisée par certaines personnes que par d'autres.

Bon week-end !

Gabrielle.
PS :
Et voici quelques autres expressions servant à parler d'une pluie très forte qui me passent par la tête :

"Il pleut à torrent."
(un torrent = rivière de montagne)

"Il pleut à seaux."
(un seau = un récipient pour transporter des liquides)

"Il pleut à flots."
(des flots = de l'eau en mouvement, des vagues par exemple)

"Il tombe des cordes."
(un corde = un gros fil, un lien pour attacher ou fixer d'autres choses, comme les voiles des bateaux)

"Il tombe des hallebardes."
(Une hallebarde = une arme du Moyen-Âge)

Et la meilleure :

"Il pleut comme vache qui pisse."
(pisser = "faire pipi", mais "pisser" est un mot familier !)

Cecile a dit…

Si si c'est moi! ;-)
Ça devient très sympa en effet!
Je vois tu as mis le Bénin aussi! :-)

Je connais pas non plus "pleuvoir à seaux"! C'est rigolo!
Tiens ça me rappelle qu'en Afrique on se douche avec des seaux d'eau... ça rien à voir, mais c'est rigolo! :-)

A+

Gab! a dit…

Coucou Cécile ! Tu as été plus rapide que moi : j'allais t'écrire pour te dire que j'avais mis en ligne la première partie de ton interview sur le Bénin. Merci encore de ton témoignage ! Et dis, que penses-tu du quizz sur les animaux ? Allez, bonne après-midi et à+ ! Gabrielle.

Cécile a dit…

Dommage que je peux pas faire les quizz!!! :-((
NB: Nos ordi de bureau ne nous donnent pas accès à certains sites bloqués, surement pour pas s'amuser sur le net quand on est au boulot... bon évidement je fais tout le contraire! ;-)

Joelle a dit…

Bonjour les filles,
je me greffe à votre échange :) Gabrielle, comme tu le sais, je suis Québecoise. Au Québec, pour dire qu'il pleut très fort, on dit "il pleut à verse", donc c'est une expression qui a même traversé l'Atlantique! Aussi on dit "il pleut à "sieaux". Nos grands-parents appelaient un seau, un "sieau". Aujourd'hui on utilise le mot seau pour désigner l'objet, mais on a gardé l'expression "pleuvoir à sieaux". Voilà pour ma petite contribution ;)
Merci pour les nouveaux documents audio fort intéressants!

Gab! a dit…

Et c'est une très bonne idée ! :-) Une conversation sur Gabfle via les commentaires, c'est sympa, ça ! Merci beaucoup Joëlle pour cet "élargissement québécois". Et de rien pour les documents audio, mais ce sont surtout les personnes qui témoignent qu'il faut remercier de leur patience avec moi... je les harcèle un peu parfois, je l'avoue... ;-D
A bientôt ! Gabrielle.

Cécile a dit…

Alors Gabrielle, on se le tente la traduction en français-québécois! Ce serait très enrichissant, je trouve! A la fois pour ceux qui apprennent le français que pour ceux déjà francophone!
Chaque jour avec ton blog, j'apprends un peu mieux ma langue maternelle, que j'avoue ne pas maitriser complètement (toujours étais nulle en cours de français malgré que je trouve ça intéressant et on m'a aussi un peu dégoutée).
Allez apprends-nous encore plein de trucs!! :-)

Gab! a dit…

Tu as raison, ce serait super de pouvoir apprendre plein d'expressions québécoises, mais pour cela, on aurait besoin de l'aide de Joëlle... ;-) Et tant mieux si ce blog aide aussi les personnes francophones !

Tuong a dit…

"Une super expérience ! Donc à renouveler, à renouveler dès que possible"
--> je ne comprends pas ca. Elle veut dire quelle exprérience, madame?
"puisque j’ai fait, euh… en entraînement, j’ai couru maximum 2 heures et demie, donc au bout de deux heures et demie de course, on se dit on est dans l’inconnu, on n’a jamais essayé, on, enfin, on n’a jamais fait ça. "
---> Qu'est-ce qu'elle veut dire? Elle a couru lentement?
Merci madame!
Tuong

Gabrielle Chort a dit…

Bonjour Tuong !

Vous travaillez beaucoup ! Quel courage !

Question 1 :

Elle parle de son marathon, c'est pour elle une "expérience" (quelque chose qui n'est pas banal, comme une aventure). "Renouveler", c'est "refaire". Et "dès que possible" veut dire ici "le plus vite possible".

Question 2 :

Elle veut dire qu'à l'entraînement (quand elle courait pour s'entraîner, pour s'habituer) elle n'avait pas couru plus de 2 heures et demie. Donc le jour du marathon, après 2 heures 30 de course, c'était nouveau pour elle (c'était "l'inconnu"). "Au bout de 2 heures et demie" veut dire "après 2 heures et demie".

Est-ce que vous comprenez bien ainsi ? Demandez-moi si vous avez d'autres questions !

À bientôt Tuong !

Gabrielle.

Anonyme a dit…

C’est très intéressant qu’on peut traduire les phrases pour décrire la façon dans laquelle il pleut très très littéralement à l’espagnol qu’on parle au Mexique.. par exemple: “il pleut à flots” et “il pleut à flots”, ici on dit “LLueve a cantaros” y “Llueve mareas”.

PD: Je trouve la dernière phrase très drôle, il pleut comme vache qui pisse... je vais la voler et l’utiliser ici.

Gabrielle Chort a dit…

Bonjour !

Ah oui, je suis absolument d'accord avec vous, c'est très drôle de traduire littéralement les expressions imagées !

Je crois qu'avec votre "il pleut comme vache qui pisse",vous allez faire de l'effet auprès de vos interlocuteurs... ;-)

Bonne journée !

Gabrielle