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lundi 6 octobre 2008

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1 (Florence) :

Florence a voyagé dans le Caucase !


Florence a 30 ans, elle est enseignante de français en Russie, à Moscou. En juillet 2008, peu de temps avant le déclenchement du conflit entre la Russie et la Géorgie, elle a voyagé avec des amis dans la région du Caucase : elle nous raconte son périple…









DOCUMENT AUDIO :
Voici les informations que vous devez entendre dans le document.


1) Pour quelle raison voulait-elle visiter la Géorgie ?
2) Pourquoi a-t-elle visité ces trois pays en particulier ?
3) Que dit-elle sur son séjour ?
4) Pourquoi a-t-elle apprécié Tbilissi ?
5) Pourquoi s’est-elle rendue sur les bords de la mer Noire ?
6) Par quelle mésaventure a été marqué son voyage en train ?
7) De quoi n’est-elle pas sûre à propos du voyage entre Tbilissi et Erevan ?
8) Comment sont, selon Florence, les gens à Erevan ?
9) Qu’a-t-elle apprécié en Arménie ?
10) Pourquoi est-elle allée en Iran ?
11) Que pense-t-elle de Téhéran ?
12) Quelle conclusion fait-elle à propos de l’Iran ?


 
Écoutez le document (5 minutes 17):







EXERCICE :
Pour chaque question, choisissez la réponse correcte.






















TRANSCRIPTION :
Après l'exercice, lisez la transcription et les remarques pour apprendre le vocabulaire et comprendre les prononciations.

Gab : Florence, tu habites à Moscou mais au mois de juillet, tu es…, tu as quitté la Russie pour aller faire un grand voyage. Tu peux expliquer un peu ton itinéraire (a) ?
Florence : Euh, ben* oui, je suis** partie de, de Moscou en avion, et, euh***, je suis allée à Tbilissi en Géorgie. Euh, j’ai voyagé en Géorgie et puis, euh, après, je suis allée en Arménie et en Iran. C’était, euh, un voyage que, j’avais, euh, en tête (b) depuis longtemps parce que je m’intéresse de plus en plus aux pays du Caucase et euh, pour moi, euh, j’étais très très attirée par (c) la Géorgie et de là, en fait, se dire que… aller en Géorgie sans aller en Arménie, c’est bien dommage parce que c’est vraiment pas loin et d’aller en Arménie sans aller en Iran, qui est juste à côté, c’était vraiment dommage aussi. Donc du coup (d), j’ai décidé de faire les trois. Faire les trois, c’est un bien grand mot parce que bon, ça a été un petit peu rapide comme voyage… Mais donc on va dire que c’était un voyage de sensibilisation. J’espère bien y retourner !
Gab : Ouais (e), et alors tu peux parler un peu de chaque pays, euh, de ce que tu y as fait, ce que tu y as vécu ?
Florence : Alors, euh, donc, euh, comme je disais, c’était assez rapide. Donc je suis allée en Géorgie, euh, pendant à peu près une semaine. Euh, j’ai adoré, euh, Tbilissi, c’était vraiment, enfin****, c’est vraiment une capitale, euh, une petite capitale par rapport à Moscou donc je pense que je l’ai encore plus appréciée, parce que je venais d’une grande ville. Tbilissi, c’est tout mignon, c’est, euh, c’est des jolies maisons avec des jolis balcons et puis, euh, la Géorgie, en elle-même, je pense que je retiendrai surtout l’accueil des gens qui est vraiment super agréable. Les gens sont, euh, ouverts, euh, t’accueillent les bras ouverts (f), c’était vraiment, euh, formidable ! Et puis, on est allés aussi, euh, sur les bords de la mer Noire, donc ça aussi c’était, euh, quelque chose qui me tenait à cœur (g), parce que j’avais, je sais pas, j’ai, j’avais des, j’avais des, j’… euh…
Gab : Tu es, tu rêvais de ça depuis longtemps…
Florence : Ouais, voilà, donc, aller à, enfin, aller sur les bords de la mer Noire, c’était vraiment super. Et puis, euh, voyager, euh, en bus, en train, vraiment, c’est mon truc (h). Donc, euh, c’était vraiment sympa.
Gab : Ouais, c’était sympa, le voyage justement, en train ?
Florence : Euh…
Gab : Il y a***** pas eu de problèmes ? De mauvaises surprises ?
Florence : Euh, ben en fait, si (i), au passage avec l’Arménie, c’était un petit peu stressant parce que on n’avait pas de visa pour aller, euh, en Arménie… Donc, euh, on a dû descendre du train pour aller acheter notre visa, euh, euh, un peu plus loin sur le… un peu plus loin, donc le train s’est arrêté pour nous déposer (j), euh, pour nous déposer. Un taxi nous a pris en charge, nous a emmenés à la frontière, on a fait notre, notre visa et puis ben après le taxi a dû rattraper (k) le train ! Mais bon, on est arrivés, euh, dans une petite gare avant que le train arrive donc tout s’est bien passé mais un peu de stress, parce que bon, ben, je parle russe mais euh, pas très bien donc parfois il peut y avoir des incompréhensions, et on n’était sûrs de rien, on n’est pas sûrs de s’être fait arnaquer (l) ou pas, on sait pas trop donc, euh, voilà, quoi ! Mais c’était, euh, enfin, c’est aussi les charmes du voyage…
Gab : Et l’Arménie, en quelques mots, tu peux en parler, même si tu y es restée moins longtemps ?
Florence : J’y suis restée beaucoup moins longtemps, donc, euh, on a passé, euh, un jour à Erevan à l’aller et un jour au retour. Euh, Erevan, euh, c’est très joli, plus marqué par euh, par la, l’époque soviétique que Tbilissi mais, euh… ben alors pareil (m), l’accueil, euh, l’accueil de gens est vraiment exceptionnel. Et puis l’Arménie, c’est, c’est magnifique c’est un pays de montagnes, ils appellent ça le pays de la pierre parce qu’il y a des pierres partout en Arménie, mais aussi de très très beaux paysages. Euh, on l’a tré… on l’a traversé en fait en longueur en bus. Et euh, et vraiment, ça donne envie d’y retourner !
Gab : Et l’Iran ?
Florence : Ben l’Iran, c’était, euh, c’était autre chose en fait, c’était voir autre chose, voir une autre manière de vivre, euh, voir ce que, ce que ça faisait d’être voilée, euh, et puis c’est pareil, on est allés seulement à Téhéran. Téhéran, c’est pas une ville, euh, très jolie, euh, a priori, mais c’est une ville très intéressante et puis, euh, euh, pareil, euh, comment dire ? Peut-être… elle est un peu plus à l’image de Moscou, c’est-à-dire une grande ville avec, euh, beaucoup, beaucoup d’animation, et, euh, mais les gens sont aussi, euh, tellement gentils, tellement accueillants que… en fait tout s’est pass… tout s’est très bien passé, bien plus… En fait, c’était bien plus facile que, que ce que je pouvais penser en y allant en fait.
Gab : Oui tu as découvert un pays vraiment ouvert aussi, aux autres.
Florence : Un pays ouvert aux autres, des gens ouverts aux autres, et puis des gens, euh, qui sont pris un petit peu dans des, dans une situation particulière où en fait, euh, entre tradition et modernité, entre islamisme ou pas, enfin, c’était un petit peu, un peu étonnant (n) en fait, de voir que les gens finalement vivent comme chez nous, malgré (o) tout ce qu’on peut entendre dans les informations à la télévision, enfin, tout ce qui est véhiculé (p) sur ce pays, en fait (q).
Gab : D’accord. Et tu es prête à y revenir ?
Florence : Oui ! Mais peut-être pas à Téhéran, plutôt aller dans des villes, euh, plus intéressantes en fait, avec des sites historiques quand même plus intéressants, comme Ispahan ou Tabriz, ou d’autres villes, en fait, parce que Téhéran, culturellement c’est pas le plus intéressant.
Gab : C’est le côté grande ville.
Florence : Ouais. Capitale.
Gab : Eh bien, merci pour ton témoignage.

Remarques de vocabulaire :
a) Un itinéraire =
un parcours.
b) Avoir quelque chose en tête = penser à quelque chose, rêver de quelque chose, planifier quelque chose.
c) Être attiré(e) par quelque chose = être intéressé(e) par quelque chose.
d) Du coup = donc (pour exprimer une idée de conséquence). Mais « du coup » est une forme plus orale, très courante dans les conversations, qui parfois, comme ici, est utilisée en plus de « donc ». On place plutôt « du coup » avant le verbe.
e) Ouais = c’est la forme orale, plutôt familière, de « oui ». Comme Florence est une amie depuis longtemps, je ne fais pas très attention à ma façon de parler quand je discute avec elle !
f) Accueillir quelqu’un les bras ouverts = accueillir quelqu’un de manière très chaleureuse.
g) Quelque chose tient à cœur à quelqu’un = cette personne considère cette chose comme très importante.
h) C’est mon truc = c’est quelque chose que j’aime vraiment, c’est ma passion (l’expression est un peu familière).
i) Si : n’oubliez pas que pour répondre de manière affirmative à une question qui contient une négation, on ne dit pas « oui » mais « si ».
j) Pour nous déposer = pour que nous descendions.
k) Rattraper le train = dépasser le train, en roulant plus vite que lui ! Et oui, vous avez bien compris, c’était comme dans un film d’action !
l) Se faire arnaquer = se faire escroquer, se faire voler (quand on est victime de la malhonnêteté de quelqu’un d’autre qui profite de la situation). Florence ne sait pas si elle et son amie ont dû payer plus que le tarif normal.
m) Pareil = la même chose.
n) Étonnant = qui étonne, qui surprend, = surprenant.
o) Malgré : c’est un mot pour exprimer une idée d’opposition, un peu comme « même si ». Mais « malgré » est toujours suivi d’un nom. Et attention, la forme « malgré que » est considérée comme incorrecte ! Mais elle est parfois utilisée…
p) Véhiculer : quand on parle d’une information, ce verbe signifie « dire », « rapporter », « transmettre ».
q) En fait : Vous avez probablement remarqué que Florence utilise plusieurs fois cette expression ici. « En fait » sert normalement à commencer ou terminer une explication. Mais de nos jours, c’est devenu presque un réflexe de langage, qui n’est pas très utile pour la signification des phrases.

Remarques de prononciation :* Ben = une déformation de « bien », utilisée au début d’une phrase, quand on cherche un peu ses mots avant de commencer à raconter quelque chose.
** Je suis : ici, Florence prononce « chui ». C’est une prononciation bizarre, (c’est vrai !) mais courante, habituelle.
*** Euh : on dit « euh » quand on hésite, quand on cherche ses mots.
**** Enfin : vous pouvez remarquer qu’ici la première syllabe de « enfin » n’est presque pas prononcée… On entend « fin » mais c’est bien le mot « enfin » que Florence voulait utiliser !
***** Il y a : ici, je n’ai prononcé que « y’a ». Et c’est ce que disent la majorité des personnes francophones. Mais la forme écrite « y’a » n’est pas admise, même si vous pouvez la trouver dans des paroles de chansons ou dans des blogs, par exemple. De plus, vous pouvez remarquer que j'ai oublié le "ne" de la négation ici. Mais c'est une erreur très courante...

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