Cécile est allée au Bénin !

Cécile est vétérinaire de formation, elle habite actuellement en région parisienne mais a visité beaucoup d’autres pays. Elle est en particulier allée au Bénin, et elle en parle dans cette interview.
PRÉPARATION :
Pour commencer, je vous propose de faire ce petit quizz qui vous aidera à comprendre de quels animaux parle Cécile.DOCUMENT AUDIO :
Pour continuer, lisez ces questions pour savoir quelles informations vous devez entendre dans l’interview pour faire le quizz.
1. Pourquoi Cécile est-elle allée au Bénin ?
2. Qu’a-t-elle pensé de la « chasse aux moustiques » ?
3. À quelle occasion a-t-elle fait un safari ?
4. Pourquoi était-elle partie le 15 août ?
5. Finalement, pourquoi a-t-elle fait un safari-photo ?
6. Quel sentiment ont-ils éprouvé en voyant le buffle ?
7. Selon Cécile, quelle partie du corps des grands Calao est noire et blanche ?
8. Comment voyageaient Cécile et ses compagnes de voyage ?
9. Comment ont réagi les éléphants la première fois ?
10. Finalement, comment était ce parc pour Cécile ?
Maintenant, écoutez l’interview (3 minutes 55). Vous pouvez l’écouter plusieurs fois et faire l’exercice en même temps.
EXERCICE :
Pour chaque question, cochez la réponse correcte.
Un coucher de soleil pris en photo par Cécile :
TRANSCRIPTION :
Et pour finir, vous pouvez lire la transcription et les remarques pour mieux comprendre l’interview.
Gab : Cécile, tu as habité au Bénin*. Où ? Quand ? Pourquoi ?
Cécile : [rires] Donc (a) je suis (b) partie (1), euh (c), pendant un an au Bénin, pour travailler, euh, dans la recherche médicale. Et, euh, donc, euh, grâce au volontariat international. Et, euh, donc voilà, pendant un an, dans un laboratoire de recherche. Donc euh, c’était très bien (2), je faisais de la soupe aux moustiques (3), euh, donc…
Gab : Hou, hou !
Cécile : [rires] C’est, euh, c’était très très amusant. Voilà (d), on partait en chasse dans la brousse (A) pour aller tr… attraper les moustiques et c’était assez sympa. Et puis, et puis, j’ai… suis quand même partie en congés (B) et j’ai fait un petit safari dans le nord du Bénin. Quelques jours, hein, seulement, mais euh, au parc, au parc de la Pendjari et c’était vraiment… on a vu des animaux, c’était vraiment bien. Donc on est… en fait (e), j’étais partie au 15 août, parce qu’il y avait une fête, il y avait (f) une fête dans un village avec euh, avec des, une fête costumée, etc., donc j’étais partie pour la-bas. Et puis au final, je suis montée jusque dans le nord, à Natitingou**, et euh, et puis là, avec euh, avec deux, deux filles belges, en fait, qui cherchaient une coéquipière (C) pour le safari, donc on est parties à trois plus un, un chauffeur-guide dans le parc de Pendjari*** et alors là, on a vu, pas mal d’animaux (D) quand même (g) hein, on a vu des buffles, donc les buffles, c’est assez impressionnant, hein, quand même ! Il y en a un (f), il s’était arrêté au milieu de la piste et il nous barrait le chemin, il nous surveillait, on savait pas si on devait avancer ou quoi (h)… [rires] Au bout d’un moment, il est reparti, tranquillement… On a vu aussi des singes, une grande famille de singes, c’était très marrant (E) aussi. Euh, on a vu, bon ben, beaucoup de gazelles, beaucoup d’oiseaux aussi, des ibis : c’est assez joli les, les ibis et puis les, les grands Calao aussi, c’est…
Gab : Qu’est-ce que c’est ?
Cécile : Un grand Calao, en fait, les Calao, tu sais, ils ont, ceux qui ont les… ils ont le bec un peu coloré et donc ils ont des grandes ailes, euh, des ailes blanches, blanc et noir, en fait ça fait un peu comme une cigogne mais… c’est pas tout à fait pareil mais c’est, ça ressemble un peu, quoi, c’est assez grand, c’est très joli quand ça s’envole. Voilà, on a vu aussi des crocodiles [rires] sur le, sur le petit fleuve. Donc aussi, c’était période d’inondation (F) donc il y a, il y a des chemins qu’on n’a pas pu… aller, parce que c’était inondé (i). Et puis, euh, donc en fait, on se mettait sur le dessus de la voiture, en fait il y avait une espèce de…
Gab : De plateau ?
Cécile : Ouais, de, de, de plateau en fait, où on pouvait se, s’assoir et prendre des photos, euh, donc c’était bien parce qu’en plus on voyait les animaux arriver de loin. Donc on a vu aussi un chacal. Et puis on a vu les éléphants : alors ça les éléphants, quand même c’était fantastique, on les a vus (4) trois fois, un troupeau d’éléphants. Il y a une fois (j), on leur a… je pense, ils ont eu peur de la voiture, donc ils sont, ils sont partis donc on n’a vu que (G) leurs, que leurs fesses, que leur derrière et, euh, et puis en fait, la dernière fois, ils, on les a vus, aperçus et puis après, ils ont retraversé la piste juste derrière la voiture et là c’était fantastique, c’est la première fois que je voyais des éléphants en vrai, avec les petits éléphanteaux derrière, c’était trop marrant. C’était vraiment, c’était joli. Voilà, c’était… on a passé deux jours dans le parc et on a terminé en se baignant sous une cascade, euh, après avoir un petit peu marché : c’était… voilà, c’était très agréable, très idyllique (H) ! [rires]
Gab : Donc de super bons souvenirs !
Cécile : De super bons souvenirs, ouais (k), ouais, ouais. Un joli coin !
Gab : Merci pour ce récit !
Cécile : Bé de rien.
Remarques sur les façons de parler :
On remarque que Cécile commence beaucoup de phrases sans les terminer complètement. Mais c’est parce qu’elle cherche un peu ses mots pour raconter son histoire et qu’elle parle assez vite aussi. C’est très habituel dans une conversation informelle.
Autres remarques :
a) Donc : Cécile commence plusieurs de ses phrases par « donc » alors qu’il n’y a pas de conséquence ici. C’est une habitude de langage : quand on commence un récit et qu’on hésite un peu, on dit souvent « donc ».
b) Je suis : c’est très fréquent à l’oral, Cécile prononce « chui » ici !
c) Euh : quand on hésite, quand on cherche ses mots, on dit « euh ».
d) Voilà : dans un récit, « voilà » indique souvent la fin d’une explication ou la conclusion d’une idée.
e) En fait : normalement (comme ici) indique qu’on explique quelque chose.
f) Il y avait / Il y en a un : ici, on entend « y’avait », « y’en a un », c’est une prononciation un peu familière mais habituelle pour « il y a », à tous les temps.
g) Quand même : normalement, « quand même » exprime une opposition et renforce souvent « mais ». Exemple : « GABFLE est un blog pour écouter des interviews mais vous pouvez quand même réviser un peu la grammaire ». Mais souvent, on utilise « quand même » comme une habitude de langage, aussi quand ce n’est pas vraiment nécessaire.
h) Ou quoi : très souvent, quand il y a un choix possible, on le dit pas « ou pas », on dit « ou quoi ». Exemple : « On va au cinéma. Tu viens avec nous ou quoi ? ». C’est un peu familier mais on l’entend souvent.
i) Il y a, il y a des chemins qu’on n’a pas pu… aller, parce que c’était inondé : la phrase est commencée d’une manière et continuée d’une autre… et c’est classique quand on raconte une histoire ! On pouvait dire : « Il y a des chemins qu’on n’a pas pu prendre » ou « Il y a des chemins où on n’a pas pu aller ».
j) Il y a une fois = forme oralisée de « une fois », « à un moment ».
k) Ouais = forme oralisée de « oui ».
Remarques de vocabulaire :
A) La brousse = ce mot désigne une région sauvage ou simplement non urbanisée dans les zones tropicales.
B) En congés = en vacances.
C) Un coéquipier / une coéquipière = un(e) partenaire.
D) Pas mal de = assez de, beaucoup de.
E) Marrant = amusant, rigolo, drôle. Mais « marrant » est un peu plus familier.
F) Une inondation = quand l’eau monte après de fortes pluies.
G) Ne… que = seulement.
H) Idyllique = comme au paradis.
Remarques de grammaire :
1) Je suis partie pendant un an au Bénin : attention ici ! Un an, c’est long mais c’est un période terminée (« pendant » indique une période finie) DONC il faut le passé composé pour le verbe « partir » ! Ne confondez pas cette phrase avec quelque chose comme : « Cécile habitait au Bénin quand un jour, elle a visité Natitingu » : « habitait » = le contexte, la situation (à l’imparfait) et « a visité » = l’évènement ponctuel (au passé composé).
2) C’était très bien : il s’agit d’une description donc le verbe « être » est à l’imparfait.
3) Je faisais de la soupe aux moustiques : il s’agit d’une habitude passée donc le verbe est à l’imparfait. Ici, bien sûr, Cécile est ironique, elle étudiait les moustiques seulement !
4) On les a vus : au passé composé, quand le verbe est avec l’auxiliaire « avoir », normalement le participe passé n’a pas de « e » ou de « s » ; exemple : « Elle a vu les éléphants ». Mais ici, c’est une exception : le pronom direct « les » est avant le verbe ; « les » = masculin pluriel, donc « vus » = masculin pluriel. Mais si on parle des éléphantes (les femelles) : « On les a vues ».
Remarques culturelles :
* Le Bénin : ce pays d’Afrique de l’Ouest a pour capitale Porto Novo mais la ville de Cotonou est peut-être plus connue. Si vous y allez, vous pourrez parler français : c’est une des langues officielles. Il y a aussi le Fon-gbe, le Yoruba, le Bariba, le Goun-gbe, l'Aja-gbe et l'Ayizo-gbe qui ont le statut de langues nationales.
** Natitingou : cette ville dans les montagnes à proximité du parc National de la Pendjari a un petit site Internet que vous pouvez consulter.
*** Pendjari : Pour tout savoir sur le parc national de la Pendjari, visitez leur site Internet qui est très bien fait, en particulier parce qu’il y a beaucoup de photos !
Quelques photos du Bénin envoyées par Cécile :



