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2026/02/13

DOCUMENT AUDIO POUR LE NIVEAU B2 (débat de Samia, Pascale, Loradena et Kelly) :



Débat sur la Saint-Valentin !


  
Ah, la Saint-Valentin, ça fait souvent débattre les gens !... Pascale, Kelly, Samia et Loradena, 4 collègues qui travaillaient dans la ville d’Amboise en France, se sont lancées dans un débat animé sur ce sujet il y a quelques années. Mille mercis à elles !


 





DOCUMENT AUDIO (6 minutes 50) :

Tout d’abord, écoutez l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour en comprendre les grandes idées.






QUIZ :


Ensuite, écoutez de nouveau l’interview et répondez au quiz en même temps. Puis vérifiez vos réponses.







TRANSCRIPTION :

Enfin, lisez la transcription (en écoutant l’interview une dernière fois) et faites l’activité en choisissant la forme correcte pour les verbes (indicatif ou subjonctif). Puis consultez les remarques.








Remarques de grammaire :
Quelques utilisations du subjonctif :
- Pour exprimer son opinion :

- Pour exprimer le but : « pour que » est suivi du subjonctif (« pour que ça soit universel).
- Autres utilisations : « au lieu que » est suivi du subjonctif (« au lieu que ce soit ») tout comme l’expression « quoi que » (« quoi que vous fassiez »).


Remarques de vocabulaire :
1/ Navrant = désolant.
2/ Odieux = vraiment méchant, très désagréable.
3/ Les êtres qui nous sont chers = les personnes qui sont importantes pour nous.
4/ Faire la tête = bouder, montrer qu’on n’est pas content.
5/ Pitoyable = qui inspire la pitié, (ici) ridicule, négatif.
6/ Ne pas être très chaud pour faire quelque chose = (familier) ne pas être très motivé pour faire quelque chose.
7/ Des trucs = (familier) des choses.
8/ Des machins = (familier) des choses.
9/ Toucher = donner de l’émotion (« touché » = « ému »).
10/ Aller au resto = (familier) aller au restaurant.

Vos réactions :  
Elles sont les bienvenues ! Laissez des commentaires !




 © GABFLE 08.03.2015, mise à jour : 13.02.2026

2026/01/07

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B2 (Nicolas) :

Nicolas est allé au festival Solidays !
 


Au moment de l'interview, Nicolas avait une vingtaine d’années, il vivait à Paris où il travaillait. Il profitait aussi de la vie culturelle parisienne, y compris pendant la saison estivale. L’interview que vous allez écouter avait été faite suite à sa participation au festival Solidays.






DOCUMENT AUDIO (1 minute 49) :

Tout d’abord, je vous propose d’écouter l’interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.




Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, lisez ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir relever.

1) Combien de temps a duré le festival Solidays ?
2) Solidays a pour but de lutter contre quelle maladie ?
3) Depuis combien de temps ce festival existe-t-il ?
4) Selon Nicolas, quelle émotion donnait le nombre de spectateurs ?
5) Qu’est-ce qui était émouvant pour Nicolas ?
6) Le premier jour, qui est aussi venu témoigner ?
7) Est-ce que Nicolas avait déjà vu Manu Chao en concert ?
8) Quelle était la particularité du concert de Manu Chao ?
9) Comment sont les concerts de Manu Chao par rapport à ses albums ?
10) À quelle condition Nicolas reviendra-t-il à Solidays l’année d'après ?



Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.





EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.
 



















TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre Nicolas.


Nicolas : Bon alors… Donc je vais vous parler un peu du festival Solidays (A) que j’ai fait (1), euh, la semaine dernière, qui, qui dure trois jours, moi j’ai fait deux jours, euh, à Paris, et qui est une, une suite de concerts, il y a* beaucoup, beaucoup d’artistes, deux grandes scènes (2) et deux petites** scènes, qui sont là, pour, pour soutenir la cause du Sida dans le monde. Donc je sais pas***… c’est un festival qui, qui existe depuis 10 ans, euh, qui se déroule (3) à Longchamp, à côté de Paris, donc avec beaucoup, beaucoup de monde, dans un endroit assez restreint (4) donc ça fait vraiment festival (5), avec une sorte de, de fourmillement (6), mais c’est vrai que c’est, c’est impressionnant et puis c’est agréable en même temps, il faisait**** très beau. Et puis il y a aussi un peu des, des, des côtés (7) un peu émouvants (8) avec le, euh, pour le SIDA il y avait une, la liste des, des, des victimes qui était lue pendant une heure, où pendant, pendant une heure tout le festival s’arrête, euh, pour, pour écouter ça finalement. Il y avait aussi le premier jour, euh, des acteurs de la lutte contre le SIDA dans le monde entier qui venaient pour, pour parler de leur expérience, notamment en Afrique. Donc c’est pas uniquement, euh, des concerts et de la musique, c’est aussi ça mais, mais c’est pas que ça. Et, euh, je pense que c’est un beau, un bon moment. Nous, on a eu la chance d’avoir un beau temps, des beaux concerts [Gabrielle : Et justement…] et c’est agréable et je le recommande à tout le monde.
Gabrielle : Et quels concerts t’ont marqué, justement ?
Nicolas : Oh, je pense Manu Chao (B), que j’ai, que j’avais jamais vu, que j’avais jamais vu en concert, qui faisait la clôture (9) du festival donc, euh, il y avait plus qu’un concert, tous les festivaliers se regroupaient, euh, pour, pour voir, pour voir ce concert et c’était*****… Un vrai bon moment, ouais ! Très…Enfin, par rapport à ses albums, bon, c’est une banalité de le dire mais c’est beaucoup plus énergique, je pense, beaucoup plus rock, et… vraiment sympa, ouais !
Gabrielle : D’accord ! L’an prochain, de nouveau, tu vas y revenir ?
Nicolas : Si je suis****** disponible !
Gabrielle : Très bien, merci Nicolas !
[rires]

Remarques de vocabulaire :
1) Festival Solidays que j’ai fait : c’est une façon de parler mais on a en effet l’habitude de dire « faire un festival » pour dire « aller à un festival ».
2) Une scène = une sorte de plateforme, d'estrade, sur laquelle jouent les artistes.
3) Se dérouler = se passer.
4) Restreint = Nicolas veut dire que le lieu où se passait le festival n’était pas très vaste, pas très grand (par rapport au nombre de spectateurs).
5) Ça fait vraiment festival = ça ressemble typiquement à un festival. La majorité des festivals estivaux se passe en plein air en France.
6) Un fourmillement = une agitation désordonnée et continuelle de nombreux êtres. A l’origine, le mot s’utilise pour les insectes (les fourmis en particulier, bien sûr) mais il peut s’appliquer à des êtres humains.
7) Des côtés = (ici) des aspects.
8) Émouvant(e) = qui provoque, qui suscite l’émotion. Le verbe = « émouvoir ». Le participe passé = « ému(e) ». On dira donc : « c’était émouvant » et « J’étais ému(e) ».
9) La clôture = la « fermeture », la fin, d’un festival en général.


Remarques de prononciation :
Remarques générales :
Vous pouvez remarquer en écoutant Nicolas que lorsqu’on parle de manière informelle, on commence beaucoup de phrases qu’on ne termine pas, on répète certains mots, on hésite (les « euh » sont nombreux !). C’est tout à fait normal et commun. C’est plus difficile à comprendre mais avec de la pratique, on s’y habitue. J’ai essayé ici de faire une transcription complète (avec tous les petits mots et toutes les hésitations) afin de vous aider à mieux comprendre Nicolas. N’hésitez pas à faire une dernière écoute de l’interview tout en relisant la transcription. Et prêtez bien l’oreille, Nicolas parle relativement vite !
* Il y a : On entend ici « y’a ». C’est très courant comme prononciation. De la même manière, « il y avait » est presque toujours prononcé « y’avait ».
** Petites : Nicolas prononce « ptites », il ne prononce pas les « e muets ». Vous pouvez essayer de trouver d’autres mots où les « e » à l’intérieur des mots ne sont pas prononcés. Ce phénomène de prononciation est très répandu sauf dans le sud de la France où on peut presque parfois entendre « peutiteu » !
***Je sais pas : On utilise très souvent « je (ne) sais pas pour dire « peut-être » ; mais ici, Nicolas prononce « chaipa », c’est une tendance de prononciation très actuelle, il me semble.
**** Faisait : On prononce souvent « fzai ». Mais si vous allez dans le sud de la France, l’habitude de prononcer « feuzé » est très répandue.
***** C’était : Comme beaucoup de gens, Nicolas dit ici « stai ».
****** Je suis : Ici, on entend « chui », c’est le même phénomène que le « chaipa ».

Remarques culturelles :

A) Solidays : comme Nicolas l’explique, le festival Solidays existe depuis 1999. Il a été créé par des membres de l’association Solidarité SIDA, qui organise (comme son nom le laisse entendre) des manifestations dans le but d’informer sur la maladie du SIDA et de financer des actions contre le SIDA. Consultez le site officiel du festival, on y trouve de nombreuses informations ! Et le site de l’association Solidarité SIDA est très instructif lui aussi.

B) Manu Chao : Si vous ne connaissez pas (bien) Manu Chao, et son ancien groupe, la Mano Negra, ou encore son groupe actuel Radio Bemba, alors un peu de lecture sur Wikipedia (en français, bien sûr !) vous apprendra plein de choses ! Et consultez aussi son super site Internet !


Et pour finir en musique, je vous propose de regarder cet extrait du concert de Manu Chao et Radio Bemba filmé lors du festival Solidays, qui est mis à disposition sur Youtube :


© GABFLE 25.08.2009, mise à jour : 07.01.2026



2025/09/26

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B2 (Louis-Marie) :

Louis-Marie est musicien !



Au moment de l'interview, Louis-Marie avait 24 ans. Il habitait dans le Sud-Ouest de la France, pas loin de la ville de Bergerac. Il faisait de la musique, il faisait partie d’un groupe de métal qui s’appelle « Mind Whispers ». Écoutez la présentation de sa vie de musicien.










DOCUMENT AUDIO (2 minutes 52) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.




Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1/ Louis-Marie est-il un musicien professionnel ?
2/ Comment a-t-il a débuté la musique ?
3/ Comment est-il entré dans son groupe de métal ?
4/ Pourquoi le leader du groupe a-t-il choisi Louis-Marie ?
5/ Avant le premier concert, comment ont-ils répété ?
6/ Où a-t-il fait son premier concert ?
7/ Depuis quand joue-t-il dans ce groupe ?
8/ Combien d’albums ont-ils déjà sortis ?
9/ Que pense-t-il de son activité avec ce groupe ?
10/ Où a-t-il déjà fait des concerts ?



Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.


EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.



















TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Louis-Marie s’exprime.


Gabrielle : Salut ! Tu pourrais te présenter pour commencer ?
Louis-Marie : Ah bé (a), moi, c’est Louis-Marie, euh, voilà (b), musicien à mes heures perdues (A), on va dire. Euh (c), qu’est-ce que je peux dire ? Que voilà, j’ai mon groupe, un groupe de métal, on dit, voilà, où je suis, je chante, moi. Alors, le chant, ça a pas été ma, ma première « vocation », on va dire, entre guillemets (B). J’ai commencé par faire de la guitare, d’abord, faire de la guitare classique, euh, et puis, euh, voilà, ça fait quand même pas assez de bruit, une guitare classique, alors j’ai fait de la guitare électrique. Et puis un jour, il y a (d) un mec (C) qui m’a accosté (D) comme ça dans un bar et qui, et qui m’a presque ordonné (E) de chanter dans son groupe.
Gabrielle : C’est-à-dire ? Raconte !
Louis-Marie : Ben en fait (f), il a vu ma tête, il a dit « Lui, lui, il écoute du métal, donc il va venir chanter avec, avec moi, quoi ! »
Gabrielle : D’accord, donc il t’avait jamais entendu chanter, il savait pas comment tu pouvais chanter (1)…
Louis-Marie : Exactement, exactement, quoi ! (g) Donc on a fait des essais dans le bar : normal, quoi. Et puis, et puis voilà. Et puis en fait, je suis rentré (h) dans le groupe. Et après, c’était marrant (F) parce qu’en gros (G), deux semaines après qu’on ait répété (2), plus ou moins, tous les deux, quoi, pour qu’il voie (3) ce que, ce que (i) j’étais capable de faire, eh bé, on a fait notre premier concert, enfin (j), moi, j’ai fait mon premier concert.
Gabrielle : Le premier de toute ta vie, en plus ?
Louis-Marie : Euh ouais ! Ouais, ouais, c’est ça. Donc voilà, j’avais, j’avais jamais répété (4) avec le groupe en entier, je les connaissais pas, je connaissais que le guitariste.
[Le père de Louis-Marie, de loin, pour rigoler : Louis-Marie, arrête de raconter des sornettes (H), là !]Louis-Marie : Et, et donc voilà, on a fait, on a fait un concert dans un festival perdu au milieu des bois et bon, ma foi (k), c’était, c’était assez comique !
Gabrielle : D’accord. Mais ça s’était bien passé ?
Louis-Marie : Ça s’était bien passé ! Ouais, ouais. Voilà, voilà.
Gabrielle : Et ça fait combien de temps que tu joues avec ce groupe (5) ?
Louis-Marie : Ben là, ça fait, ça fait deux ans et demi, quoi. Deux ans et demi, ça fait le deuxième album qu’on, qu’on sort, qu’on enregistre, tout ça. Et donc voilà, ça commence à prendre un peu forme (I) et c’est cool, on s’éclate (J) !
Gabrielle :
Ouais, vous faites pas mal de (K) concerts, juste pour continuer, vous avez bougé pas mal en France ?
Louis-Marie : Ouais, ouais, voilà, on fait des concerts. On en a fait alors dans la région, là : sur (L) Bordeaux, Toulouse, donc Bergerac forcément puisqu’on est de là-bas. Euh, et après, on est montés, oui : on a réussi à monter jusqu’à Orléans, quelques dates sur Saint-Etienne. Euh… Où c’est qu'on a joué encore ? Enfin, voilà, quoi, en gros, on essaie de bouger le plus possible et puis, et puis de se faire plaisir et puis voilà, quoi !
Gabrielle : D’accord. Et tu penses continuer ainsi ?
Louis-Marie : J’espère.
Gabrielle : BoGrasn, ben merci beaucoup !
Louis-Marie : De rien, c’est cool !
Gabrielle : Salut, au revoir !
Louis-Marie : Salut !

Remarques de grammaire : 
1/ Il t’avait jamais entendu chanter, il savait pas comment tu pouvais chanter : remarquez comment les temps des verbes sont utilisés ici. Je parle de choses qui se sont passées (ou qui auraient pu se passer) AVANT la rencontre dans le bar. Le premier verbe fait allusion à un moment, une action ponctuelle (même si elle ne s’est pas passée) donc le verbe est au plus-que-parfait. Les autres verbes représentent des états d’esprit, des capacités liés à une situation passée : ils sont à l’imparfait.
2/ Après qu’on ait répété : la forme correcte est « après qu’on a répété » (sans subjonctif, avec l’indicatif). Mais la plupart des gens mettent le subjonctif après « après que » ! C’est une erreur très courante en français, donc elle n’est pas grave ! Si vous dites ça, personne ne vous le reprochera… et même au contraire, on vous corrigera peut-être si vous faites une phrase correcte. C’est arrivé à un de mes étudiants, on a trouvé ça très drôle quand on en a parlé en classe ! Cette erreur s’explique par le fait que « avant que » est suivi du subjonctif.
3/ Pour qu’il voie : mais « pour que » est toujours suivi du subjonctif !
4/ J’avais jamais répété : remarquez le plus-que-parfait ici aussi (associé au « jamais », comme très souvent) : Louis-Marie fait allusion à une répétition qui n’a pas eu lieu mais qui aurait pu avoir lieu avant le premier concert.
5/ Ça fait combien de temps que tu joues avec ce groupe ? = Il y a combien de temps que tu joues avec ce groupe ? = Depuis combien de temps tu joues avec ce groupe ?



Remarques de vocabulaire :
A/ À mes heures perdues = quand j’ai du temps libre. On comprend ainsi qu’il n’est pas musicien professionnel.
B/ Entre guillemets --> les guillemets, c’est ça : « ». On les utilise pour citer des paroles de quelqu’un d’autre ou, comme ici, pour montrer que le mot qu’on a utilisé est un peu inadapté, ou exagéré. Louis-Marie veut rester modeste même s’il a utilisé le mot vocation (normalement utilisé pour les artistes ayant acquis une renommée internationale).
C/ Un mec = un homme (mec est un mot familier, informel).
D/ Qui m’a accosté = qui a commencé à me parler.
E/ Qui m’a presque ordonné : « ordonner » = donner des ordres, « obliger ». Donc Louis-Marie est un peu ironique ici !
F/ Marrant = amusant.
G/ En gros = à peu près, environ.
H/ Des sornettes : c’est un mot un peu vieilli pour dire « des bêtises ».
I/ Ça commence à prendre forme = Ça commence à être du travail sérieux. On dit aussi « Ça commence à ressembler à quelque chose ».
J/ On s’éclate = « On s’amuse beaucoup ». S’éclater = un verbe un peu familier.
K/ Pas mal de = un grand nombre de. « Pas mal de » est une forme très orale utilisée parfois à la place de « beaucoup de ». Synonymes : « plein de », « des tas de » (mais ces deux derniers supposent un nombre bien plus important qu’avec « pas mal de ».
L/ Sur : normalement, avant les noms des villes on dit « à » (J’aime Amboise. / J’habite à Amboise). Parfois, c’est « au » (Il aime le Mans. / Il habite au Mans). Mais de temps en temps, on dit « sur », quand on veut insister qu’on a fait dans le lieu une activité spéciale.


Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :
Voici un petit « panorama » des expressions qu’on utilise sans réfléchir. Ce sont des habitudes de langage, on ne les remarque pas quand on parle. Souvent, les gens que j’interviewe sont TRÈS surpris quand ils s’écoutent « C’est pas vrai ? Mais je dis toujours "euh", c’est bizarre… »).
Je vais essayer de vous expliquer un peu comment on les utilise.

a/ Bé (ou « ben ») : ce sont des déformations de « Eh bien », qu’on utilise (comme « Alors » ou « Euh » en début de phrase, aussi), pour commencer une explication, pour chercher ses mots.
b/ Voilà : s’utilise pour finir une explication, montrer qu’on a dit ce qu’on voulait (un peu comme si on se disait « ça, c’est fait, je l’ai dit… »).
c/ Euh : on dit ça quand on cherche ses idées, quand on hésite.
d/ Il y a : comme presque tout le monde, Louis-Marie dit « y’a » pour « il y a ».
e/ En fait : avant ou après une explication, une précision, on dit souvent ça.
f/ …quoi ! : c’est une habitude de langage actuelle : très souvent, on finit les phrases comme ça. Mais ce « quoi » n’a aucune signification spéciale.
g/ Je suis rentré : comme beaucoup de gens, il dit « chui rentré » !
h/ Ce que : comme presque tout le monde, il dit « skeu » !
i/ Enfin : on utilise de plus en plus « enfin » pour dire quelque chose comme « c’est-à-dire » (pour introduire une précision). Mais très souvent, comme ici, on entend surtout « …fin ».
k/ Ma foi : c’est un peu comme « eh bien » mais ici, c’est plutôt utilisé pour admettre que c’était amusant malgré les conditions difficiles. « Ma foi » est une expression un peu ancienne, mais toujours utilisée. La « foi » est la croyance en un dieu mais cette signification est perdue dans l’expression.


Note de 2025 :
Louis-Marie ne fait plus partie du groupe actuellement. Mais le groupe existe toujours. Pour les curieux (ou ceux qui aiment les sensations fortes), vous pouvez aller visiter la page Facebook du groupe Mind Whispers !
 
 
 
© GABFLE 29.07.2010, mise à jour 26.09.2025
 
 
 

2025/09/14

DOCUMENT AUDIO POUR LE NIVEAU B2+ (débat de Pascale, Kelly, Julia et Bénédicte) :



Débat sur l'ouverture des magasins le dimanche !

Traditionnellement, en France, les magasins ne sont pas ouverts le dimanche ni le soir. Il existe des exceptions mais elles sont soumises à des contraintes strictes.

Les débats sont nombreux en France au sujet d’un changement de cette législation. Cela fait parler les gens : entre amis, au travail, dans les cafés…

 



C’est dans ce contexte que Pascale, Kelly, Julia et Bénédicte, 4 collègues travaillant dans la ville d’Amboise en France, se sont lancées dans un débat animé sur cette question. Merci à elles !

Comme dans tout débat, certaines idées sont claires, d’autres moins : vous allez pouvoir vous exercer à comprendre les idées et les sous-entendus du débat grâce au quiz et à la transcription.









DOCUMENT AUDIO (10 minutes 25) :

Tout d’abord, je vous suggère d’écouter le débat une première fois, sans faire le quiz, pour en comprendre les grandes idées.





Puis, avant d’écouter de nouveau le débat lisez ces questions qui vous indiquent le type d'informations que vous allez devoir repérer.

1/ Quelle est l’opinion de Pascale sur l’ouverture des magasins le dimanche ou le soir ?
2/ Comment Pascale explique-t-elle sa prise de position ?
3/ Quels arguments positifs trouve Kelly à l’ouverture des magasins le dimanche ou le soir ?
4/ Quels arguments positifs trouve Julia à l’ouverture des magasins le dimanche ou le soir ?
5/ Selon Pascale, pourquoi la majorité des salariés travaillant le soir ou le dimanche le font-ils ?
6/ Julia lui répond par un souvenir personnel datant de quand elle était étudiante. Quelle était la situation ?
7/ Quelle idée de « propagande » rejette Julia à propos des patrons ?
8/ Bénédicte précise qu’elle a une opinion proche de celle de qui ?
9/ Pour Bénédicte, le débat doit être limité à l’ouverture des lieux de vente. Vrai ou faux ?
10/ Pour le dimanche, qu’est-ce que Bénédicte suggère d’autre ?
11/ Julia prend ensuite la parole. Dans quel but ?
12/ Pascale reprend la parole et explique quoi ?
13/ Kelly prend ensuite la parole mais pour dire quoi ?
14/ Bénédicte (Béné) ajoute une opinion personnelle à propos du « bon sens » évoqué par Julia. Quelle opinion ?
15/ Julia développe une autre dimension du débat. Laquelle ?
16/ Pour Pascale, chacun doit répondre à une question, à un dilemme. Quel est le choix qu’elle montre comme étant préférable ?
17/ Dans sa dernière petite réponse, que veut dire Kelly ?
18/ Dans sa dernière intervention, que veut dire Bénédicte ?


QUIZ :

Ensuite, écoutez encore le débat et faites le quiz ci-dessous en même temps.













TRANSCRIPTION :

Enfin, lisez la transcription et repérez certaines façons de poser des questions ou de prendre position dans un débat (éléments soulignés). Essayez d’écouter le document audio une dernière fois pour reproduire les intonations, les prononciations. S’il y a quelques éléments de vocabulaire qui ne sont pas clairs, consultez les remarques.

Gabrielle : Pascale : travailler le soir, travailler le dimanche, qu’est-ce que tu en penses ? Tu y es plutôt favorable ?
Pascale : Ah euh, non, moi je suis complètement contre, surtout si on parle de, du commerce et de l’ouverture des magasins, dimanche ou tard le soir. Je pense que c’est encourager la société de consommation, euh, dans le sens où on incite (1) les gens, euh, à acheter, toujours plus, à tous les moments de la journée. Euh… et puis ça incite aussi les, les, les salariés à vouloir travailler toujours plus, à gagner toujours plus et au final, passer moins de temps de loisirs, passer moins de temps libre avec sa famille et dans sa vie privée. Donc c’est, c’est vraiment, pour moi, le symbole de la société de consommation.
Gabrielle : Et toi Kelly, qu’est-ce que tu en penses ?
Kelly : Ben, je suis un peu du même avis mais en même temps, je dirais que ça dépend des zones parce qu’il y a des, des zones où il y a des grandes villes et c’est, c’est répondre aussi aux besoins des gens qui habitent là-bas. Et euh, parfois ils ont pas le temps… Donc après le travail, c’est, c’est bien qu’ils puissent trouver des magasins ouverts jusqu’à 22 heures le, le soir, par exemple. Et puis, aussi, il y a toujours des, des jeunes qui, qui ont besoin de financer leurs études et ils peuvent pas le faire la semaine donc c’est bien qu’ils puissent trouver un petit boulot à côté le week-end. Et le samedi, bien sûr, ils veulent sortir donc il leur reste plus que le dimanche.
Gabrielle : Et toi Julia, qu’en penses-tu ?
Julia : Ben, je suis assez d’accord avec Kelly, mais pour probablement différentes raisons. Je suis très favorable à la possibilité pour les étudiants de gagner de l’argent. C’est, c’est un bonheur pour eux quand ils peuvent travailler le dimanche ou tard le soir. Ça correspond très bien à leur études, ils ont pas d’autres responsabilités, de famille, etc. Mais il y a pas que le secteur de, de, du commerce, hein ! Il y a des fermiers, il y a des restaurateurs. Et je suis assez, assez contre le fait que le gouvernement puisse dicter (2) à qui que ce soit ce qu’il peut faire avec leur (sic : son) temps libre ou leurs (sic : ses) heures de travail. Je crois qu’un bon sens et en favorisant, euh, le libre arbitre (3) de chacun de choisir est mieux que de légiférer (4) sur quelque chose d’aussi fondamental. Je crois que Pascale veut dire quelque chose : elle est pas du tout d’accord !
Pascale : Non, quand tu parles de libre arbitre, je ne suis pas d’accord parce que je ne pense pas que les salariés réellement choisissent, de travailler le dimanche ou de travailler tard le soir. En tout cas, ils sont très peu, finalement, à le choisir. Et dans une entreprise, quand le patron dit : « Vous avez la possibilité si vous le souhaitez de travailler le dimanche ou de travailler le soir », euh, finalement, les, les salariés acceptent parce que, s’ils ne le font pas, euh, ils peuvent être montrés du doigt (5), ça peut désorganiser l’entreprise aussi et ils peuvent être poussés dehors (6) et voilà, je, je pense que – en majorité – on suit ce que dit le patron et on n’ose pas aller contre une telle proposition de peur des représailles (7). Donc je, je, je ne crois pas en la notion de libre arbitre, vraiment dans ce cas-là.
Julia : Je peux juste dire une chose ? Mon expérience personnelle, mon expérience personnelle là-dessus, c’est quand j’étais étudiante et que justement, je voulais travailler, euh, le dimanche, euh, je devais mettre mon nom sur une liste d’attente pace qu’on était nombreux à vouloir le faire, parce qu’on était payés 50 % de plus, donc c’était vraiment, vraiment, il fallait avoir de la chance et on était limités en nombre de fois qu’on pouvait le faire. Je crois qu’il y a un petit peu de propagande dans l’idée que ces mauvais patrons poussent (8) ces pauvres mères de famille à bosser (9) le dimanche, parce qu’il y a vraiment plus de personnes qu’on croit qui sont libres, qui n’ont pas forcément de famille, de jeunes enfants à élever, qui veulent justement faire ça, parce qu’ils gagnent plus en le faisant. Il y a tous les services aussi, hein, le secteur des services, il y a les hôpitaux, on pose pas la question, là, hein… Si on est malade un dimanche, ou si on est…, hein, il y a quand même un système de bon sens, si on a l’appendicite le dimanche, on n’accepterait pas d’entendre dire que « Ben non, c’est le week-end, c’est fermé jusqu’à demain matin…
Gabrielle : Je crois que Bénédicte veut aussi intervenir dans la discussion…
Bénédicte : Oui, donc euh, personnellement, je suis plus de l’avis de Pascale et pour rebondir sur (10) ce que vient de dire Julia, sur ce tu viens de dire, Julia, c’est que je pense que le problème, c’est pas que des choses soient ouvertes ou pas le dimanche, c’est spécialement les commerces et ce que disait Pascale, ce qui est en rapport avec la consommation. Euh, le libéralisme, une société qui propose tout le temps d’acheter, de consommer, eh bien, on n’a pas le temps la semaine, on travaille, et puis le week-end, qu’est-ce qu’on fait ? On consomme ! Donc je pense qu’il y a d’autres choses à faire, par exemple, s’occuper de son jardin, ça peut être une solution, s’occuper de sa famille, et puis euh, et puis voilà, avoir d’autres activités que de consommer et moi, je suis plus pour un système d’auto-suffisance même si c’est sûr que le développement du pays est important, que c’est un peu compliqué de parler de ça en ce moment, étant donné la crise de l’emploi, et qu’on pourrait se dire que créer des emplois le dimanche, ça pourrait être bon. Mais c’est une question de valeurs et moi, je suis plus pour ne pas permettre aux commerces d’ouvrir comme ça quand ils veulent pour pouvoir faire du bénéfice. Voilà.
Julia : Mais est-ce que tu crois réellement que si le gouvernement interdit aux, aux magasins d’ouvrir le dimanche, que les gens vont du jour au lendemain changer leur comportement, arrêter d’acheter et faire du jardin ?
Bénédicte : Alors…
Julia : Moi je crois personnellement que s’ils ont envie d’acheter, s’ils ont envie de, de, de consommer, ils vont le faire différemment, peut-être via Internet qui se développe beaucoup et on va se trouver avec beaucoup de personnes en train de consommer sur des sites, plutôt que d’aller dans, dans un commerce où il y a des personnes qui sont. Je ne crois pas qu’une législation va changer la nature de l’être humain en ce qui concerne la consommation. Mais c’est, c’est un avis tout à fait personnel.
Pascale : Euh, quand les gens ne travaillaient pas le dimanche, quand le dimanche était une journée libre, une journée pour soi, les gens avaient justement ces activités qui nous paraissent maintenant peut-être désuètes (11), mais avaient ces activités familiales, réellement. Et, finalement, voilà où on en est : maintenant, les gens demandent à travailler le dimanche, à gagner plus.
Gabrielle : OK Pascale, alors Kelly lève la main, on va lui donner la parole.
Kelly : Oui, justement, Pascale, tu, tu parlais de tradition mais je pense qu’il faut être réaliste et aussi vivre avec son temps. Pour le coup, je vais pas paraître trop conservatrice mais bien au contraire. Euh, je reviens sur l’idée de Julia d’acheter par exemple via Internet. C’est un autre moyen de consommation. Effectivement, si je restais traditionnelle alors j’irais au marché à Amboise le dimanche, par exemple.  Ceci dit, on pourrait aussi ouvrir le débat des supermarchés ou du « drive » mais moi, je serais bien pour et très favorable à l’idée qu’on puisse aussi ouvrir par exemple les « drives » le dimanche, donc ça va vous paraître complètement extrême mais ce serait pour moi une bonne option aussi et pourtant, j’ai une famille et parfois, eh bien, il y a le temps aussi qui nous contraint et pas forcément (12) l’argent, d’ailleurs.
Gabrielle : Béné, tu as perdu ton idée ?
Bénédicte : Oui, non, mais pour revenir sur ce que disait tout à l’heure Julia comme quoi c’était du bon sens, que le gouvernement n’a pas à intervenir, et à dire aux gens ce qu’ils ont à faire, que c’est du bon sens puisque… il y a des services à proposer le dimanche, il y a des gens qui ont une demande, en effet, c’est sûr qu’on peut se poser cette question mais je pense que tout de même, le fait que le gouvernement euh… enfin, le gouvernement, c’est censé, euh, à un moment, mettre des, des limites, il y a un cadre, on vit en société, cette société elle a des, elle a des limites, quoi ! Et euh, justement, il peut être là et se poser la question, alors justement, il y a un débat sur ce sujet Mais je pense que c’est important de se, de se poser la question, et c’est pas que une histoire que ça coule de source (13) que tout soit ouvert le, le dimanche, quoi. Ce serait, euh, ce serait trop simple. Même s’il y a une demande en effet, et que je peux comprendre que tu dis, Kelly, concernant le besoin des gens  qui travaillent la semaine. Mais comment on faisait avant, quoi ?! Jusqu’où on va aller après ? C’est ça, aussi ! Vers quoi, vers quoi on se dirige, en, en laissant les choses comme ça, de plus en plus ouvertes… Voilà.
Julia : Il y a peut-être une autre dimension qu’on est en train d’ignorer… [Gabrielle : Oui, Julia], euh, c’est la notion de la société en général, de notre monde en général, combien ça a changé depuis cette période nostalgique où tout le monde menait une vie plus calme. Le monde a changé, on est bombardé par la publicité toute la semaine, donc, euh, partout où on regarde, nos oreilles sont remplies avec ça en permanence, donc il y a une incitation, je suis d’accord avec toi, Pascale, je trouve qu’on vit dans une société de consommation, euh, absolument effarante (14), ça m’effraie (15) aussi. Et on est en train, je crois, de, de, d’arriver à notre perte en tant que civilisation à travers ça. On crée, on produit beaucoup trop. Mais, en même temps, on nous pousse à produire beaucoup plus. On n’a pas besoin de tout ce qu’on a. On n’a pas besoin d’acheter en permanence. Mais la société envoie un double message. Ils envoient en même temps qu’il faut rester naturel, il faut rester très zen, il faut profiter de sa famille, son jardin, etc. Mais en même temps, pour le bien du pays, il faut consommer, il faut produire plus et plus et plus et plus. Je ne sais pas s’il y a une réponse à ce problème.
Pascale : La question, c’est de savoir quel jeu on joue, quelle position on prend. Est-ce qu’on joue le jeu de cette nouvelle société que tu décris toi-même, euh, voilà, comme négative, finalement, ou bien est-ce que ça devient un acte, aussi, civique, un acte humain de se dire, « Non, moi, je, je, je ne joue pas ce jeu-là » et… je ne sais pas.
Gabrielle : Le temps nous est compté. Une petite réponse, Kelly ?
Kelly : Oui, je serai brève. Pour moi, ça s’appelle juste de l’évolution et l’évolution, c’est soit un retour en arrière, soit on avance, et vivre avec son temps.
Gabrielle : Une petite réponse ?
Bénédicte : Oui, non, moi, c’est… je suis pas trop d’accord avec cette idée de Kelly, moi je pense plus que la grande question, justement, c’est que chaque citoyen en tant que… acteur de la société devrait réfléchir à ses actes de consommation qui influencent la politique et la société dans laquelle on vit. Voilà.
Gabrielle : Merci beaucoup !


Remarques de vocabulaire :
1/ Inciter (quelqu’un à faire quelque chose) = encourager (quelqu’un à faire quelque chose).
2/ Dicter (quelque chose à quelqu’un) = (ici) imposer / commander (quelque chose à quelqu’un).
3/ Le libre arbitre =  la faculté de prendre une décision librement, d’agir librement, en fonction de sa volonté (c’est un terme philosophique à l’origine).
4/ Légiférer = faire des lois, dicter des règles.
5/ Être montré (ou pointé) du doigt = être désigné, montré de façon précise, surtout pour être dénoncé ou critiqué.
6/ Être poussé dehors = être « mis » à la porte, être renvoyé, ne pas être gardé dans une entreprise.
7/ Des représailles =  des conséquences négatives, une vengeance.
8/ Pousser (quelqu’un à faire quelque chose) = (ici) forcer / obliger (quelqu’un à faire quelque chose). Parfois, on peut pousser un ami à faire quelque chose, de façon positive, pour l’encourager : mais ici, dans la phrase de Julia, c’est un sens négatif qui est choisi.
9/ Bosser = (mot familier mais très utilisé) travailler.
10/ Rebondir sur = (ici) réagir à (vient du verbe « rebondir » utiliser pour un ballon qui fait un bon, par exemple).
11/ Désuet, désuète = « démodé(e) », « passé(e) de mode », « obsolète », ou (en français familier) « ringard ».
12/ Pas forcément = pas obligatoirement, pas nécessairement.
13/ « Ça coule de source » = c’est une évidence.
14/ Effarant(e) = qui plonge dans un étonnement immense, qui surprend beaucoup.
15/ Effrayer = faire peur.
16/ Jouer le jeu de = se conformer à des règles établies.




Bonus :
Des témoignages sur le même sujets à retrouver sur le formidable blog D'Anne "Je dis, tu dis, il dit, nous disons...." > C'est là, l'article s'appelle Les dimanches.




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© GABFLE 03.11.2013, mise à jour 14.09.2025