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2009/09/19

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1 (Julien) :


Julien parle de sa vie !

 






Julien a 23 ans, il habite dans le Sud-ouest de la France. Il travaille déjà, il est agriculteur. Écoutez-le parler de son travail, mais aussi de ses loisirs.




Petite remarque :
Cette discussion a été enregistrée pendant une fête, il y a donc assez de bruit mais c’est un bon entraînement pour comprendre le français même dans les situations les moins claires. ;-)




DOCUMENT AUDIO (2 minutes 23) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.






Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1. Depuis combien de temps Julien travaille-t-il ?
2. Où travaille-t-il ?
3. Que fait Julien en tant que viticulteur ?
4. Quel autre produit fabrique Julien ?
5. Pourquoi n’est-il pas encore chef d’entreprise ?
6. Pour faire ce métier, qu’est-ce qui facilite les choses ?
7. Comment sont les relations avec les autres au travail ?
8. Quel est son loisir principal ?
9. Comment sont les relations avec les autres personnes du club ?

10. Qu’est-ce qu’il aime bien dans son club de sport ?





Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.






EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.











Des vignes avec des raisins mûrs :















TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Julien s'exprime.


Gabrielle : Julien, tiens (1), tu pourrais te présenter, peut-être ?
Julien : Bé (2) oui. Donc (3) je m’appelle Julien Doche. J’habite en Gironde, près de Sainte-Foy-la-Grande, aux Lèves. Donc voilà (4), j’ai 23 ans. Ça fait deux ans que je travaille (a), chez mes parents, du coup (5), donc voilà (4). J’ai pour but de m’installer (A) d’ici, d’ici (b) quelques années, quoi (6).
Gabrielle : Et qu’est-ce que tu fais ? Tu l’as pas dit (c) !
Julien :
Et donc, euh (7), oui, je suis (8) viticulteur (B) et pruniculteur (C). Voilà, ouais (9), bé viticulteur, en fait (10), ouais, c’est tous les travaux de la vigne, quoi, euh. Donc nous, en fait, on n’a pas de chai (D) donc on fait que…, on produit du raisin et en fait après, on travaille avec une cave coopérative. Et, euh, par contre (E) en pruneaux, euh, c’est nous qui nous les transformons, quoi. Donc, voilà. Donc, voilà. Donc, euh, oui, comme je dis, pour l’instant, ouais, donc je suis salarié (F), je me perfectionne (G) encore, quoi, donc, donc voilà au fur et à mesure (H) d’apprendre, d’écouter un peu, un peu tout le monde, et tout ça, quand je peux, donc euh… [Mathilde, 4 ans arrive dans la discussion : Gabrielle, on veut dessiner ! Marie, sa mère : Non, mais, Mathilde ! ]
Gabrielle : Et de travailler avec tes parents, c’est bien ?
Julien : Bé, euh… Bé disons que, voilà, on a déjà une propriété (I) donc, euh, [Marie : Eh, c’est non !] c’est vrai que ça facilite les choses pour ce milieu, pour ce métier-là, c’est pas, c’est pas hyper difficile comme ça de démarrer (J), donc euh, c’est quand même intéressant, quoi. Maintenant, c’est sûr, travailler avec les parents des fois, c’est pas hyper facile, voilà, mais ça va, quoi !
Gabrielle : On y arrive ! (K)
Julien : Faut pas se plaindre ! (L) Voilà, voilà, voilà !
Gabrielle : Et en dehors du travail, tu as des loisirs ?
Julien : Et voilà, en dehors du travail, ouais, j’ai les copains, le week-end, la famille et puis le foot (M) aussi pour, pour 8 mois dans l’année, quoi. Donc week-ends : les matches et entraînement la semaine. Donc voilà ! Et donc, donc c’est pareil, c’est un petit club de Lot-et-Garonne à 4-5 kilomètres de, de la maison, à Saint-Sernin. Donc euh, c’est, c’est sympathique, quoi, c’est un petit club, on s’entend tous (N), voilà, quoi ! On se voit souvent, même on sort ensemble, donc c’est sympa, quoi.
Gabrielle : C’est des copains aussi, plus que des copains de football.
Julien : Voilà, oui, oui, carrément (O) ! Et en plus, euh, mélange, mélange de culture, parce que… il y a, il y a aussi bien des Anglais, que Chiliens, que Maghrébins, il y a de tout, quoi, donc euh… c’est sympa aussi, quoi. On apprend, on apprend de nouvelles choses. Sympa, quoi !
Gabrielle : Très bien. Bé merci Julien.
Julien : Ouais, bé, de rien, de rien !

Remarques de grammaire :
a) Ça fait deux ans que je travaille = « Il y a deux ans que je travaille », = « Je travaille depuis deux ans ».
b) D’ici = dans. On utilise ces 2 indicateurs de temps pour parler d’un moment futur. « DANS » s’utilise pour dater simplement --> exemple : « Aujourd’hui, on est samedi, dans deux jours, c’est lundi ». « D’ICI » s’utilise pour dire « dans peu de temps » --> exemple : « Il est 5 heures, d’ici 1 heure, j’aurai fini ce billet de blog ». Julien montre en utilisant « d’ici » que cette période de quelques années ne lui semble pas trop longue.
c) Tu l’as pas dit : La forme correcte est bien sûr « Tu ne l’as pas dit » mais oublier le « ne » est l’erreur la plus courante en français. On ne la remarque même plus !

Remarques de vocabulaire :
A) S’installer = s’établir de façon durable. Quand un jeune agriculteur parle de « s’installer », il veut dire qu’il va devenir responsable de sa propre exploitation (il va l'acheter ou la reprendre de ses parents).
B) Un viticulteur = un agriculteur qui cultive de la vigne (les petits arbres), pour récolter des raisins (les fruits), dans le but de produire du vin (la boisson).
C) Un pruniculteur = un agriculteur qui cultive des pruniers (les arbres) pour récolter des prunes (les fruits).
D) Un chai = un endroit où on fabrique et où on stocke du vin. Mais ce mot n’est pas utilisé dans toutes les régions de France, on peut parfois dire « une cave ».
E) Par contre = au contraire. On utilise beaucoup « par contre » pour dire « mais ».
F) Un salarié = un employé.
G) Se perfectionner = s’améliorer.
H) Au fur et à mesure = progressivement.
I) Une propriété = (ici) une exploitation agricole avec des terres, des cultures, des bâtiments, etc.
J) Démarrer = (ici) commencer.
K) On y arrive ! = « On trouve des possibilités ». « Y arriver » = trouver une solution pour faire quelque chose.
L) Se plaindre = exprimer son mécontentement.
Faut pas se plaindre ! = « Ça pourrait être pire », « Ça va bien malgré tout ».
M) Le foot = le football. (mais le footing = le jogging !)
N) On s’entend tous = « On s’entend tous bien » = « On a de bonnes relations ».
O) Carrément ! = une expression dans une utilisation très actuelle qui signifie « vraiment ». D’autres expression du même type utilisées : « Tout à fait ! », « Absolument !», « Complètement ! ».

Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :
1) Tiens : a pour origine l’impératif du verbe « tenir ». Quand on donne quelque chose à quelqu’un, on dit « Tiens ! » ou « Tenez ! » (tout comme « Voilà ! », à l’origine, l’idée était de dire « Prends ! »). Par extension, on dit aussi « Tiens. » ou « Tenez. » quand on donne la parole à quelqu’un, comme ici. Mais parfois, « Tiens ! » ou « Tenez ! » peuvent exprimer une idée de surprise (avec une intonation exclamative) ; exemple : « Tiens, Julien, qu'est-ce que tu fais ici ? » (si je le rencontre par hasard dans la rue).
2) Bé : ce n’est pas un mot, plutôt une abréviation. C’est un peu la même chose que « ben » (déformation de « Bien » ou « Eh bien »), c’est souvent utilisé quand on commence une phrase ou parfois quand on hésite un peu. « Bé oui » est plutôt une habitude de langage du Sud de la France.
3) Donc : même si, normalement, « donc » exprime une idée de conclusion, ici, c’est plutôt pour « rassembler » ses idées et introduire des explications.
4) (Donc) voilà : c’est utilisé ou bien pour commencer une idée ou bien pour finir une idée qui a été un peu développée.
5) Du coup = donc. « Du coup » est une forme plus familière. Mais ici, « du coup » est utilisé comme un réflexe de langage, il n’y a pas vraiment de conclusion faite ici.
6) Quoi : en fin de phrase, c’est une habitude de langage que certaines personnes ont. C’est plutôt utilisé (un peu inconsciemment) comme une mini-conclusion d’une phrase, pour finir une explication brève. Mais souvent, ça n'a pas de vraie signification.
7) Euh : on utilise « euh » quand on hésite, quand on cherche ses mots.
8) Je suis : ici, Julien parle vite et prononce « chui ».
9) Ouais : c’est la forme familière de « Oui ».
10) En fait : à l’origine « en fait » sert à introduire une vraie explication. Mais maintenant, c’est très utilisé aussi en milieu ou fin de phrase pour signaler qu’on a expliqué une petite chose. L’utilisation d’« en fait » est comparable à celle de « Quoi ».

Remarque culturelle :
 

Et pour finir avec le sourire, voici une très vieille publicité pour les pruneaux d’Agen, elle date de 1984… C’est pour rire un peu, les techniques de pub ont beaucoup changé depuis ! J’ai mis les paroles de la chanson en-dessous pour vous aider à mieux la comprendre.



PAROLES :
"Pour bien secouer les pruniers,
Pour bien secouer les pruniers,
Il faut manger des pruneaux !
Il faut manger des pruneaux !
Avec trois kilos de prunes,
On fait un kilo de pruneaux.
Y'a du tonus dans le pruneau,
C’est ce qui nous rend costauds
Pour secouer tous ces pruniers
Pour secouer tous ces pruniers
Qui vont donner les bons pruneaux !
Qui vont donner les bons pruneaux !
Y’a du tonus dans le pruneau d’Agen !"

Explications : 

► Secouer = faire bouger, agiter 

► Un prunier = un arbre à prunes 

► Un pruneau = une prune séchée 

Une prune : le mot s'utilise pour parler de ce fruit frais 

► Y'a = il y a

► Du tonus = de l’énergie.

► Costauds = forts, avec de gros muscles.

 

2009/08/26

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1 (Les cyclotouristes) :

Les cyclotouristes ont des projets de vacances.



Vous connaissez peut-être les cyclotouristes, je les ai déjà interviewés sur ce blog. Ils ont une vingtaine d’années et ils vivent maintenant à Paris. Fin juin 2009, ils m’ont parlé de leurs projets de vacances pour l’été.





PRÉPARATION :
Pour commencer, je vous propose de faire ce quizz de vocabulaire pour réviser le vocabulaire du cyclotourisme.






DOCUMENT AUDIO (2 minutes 34) :
Puis je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.





Et avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1) Dans quelle zone de la France les cyclotouristes veulent-ils aller ?
2) Quelle déclaration pas très sérieuse fait la cyclotouriste ?
3) Comment est-ce qu’ils transportent leurs affaires ?
4) Quel type d’hébergement ont-ils choisi ?
5) Pourquoi ne prennent-ils pas de sacs à dos ?
6) Quelle anecdote raconte la cyclotouriste sur leur dernier voyage ?
7) Qu’est-ce qu’ils ont donc fait ?
8) Combien de semaines de vacances est-ce qu’ils ont ?


Écoutez ensuite l’interview de nouveau. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.




EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.




















TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment les cyclotouristes s'expriment.

Gabrielle : Bon, les cyclotouristes, je crois* que vous avez déjà programmé vos vacances, non ? Qu’est-ce que vous allez faire (1) ?
Elle : On va faire (1) du vélo !
Gabrielle : Ben oui !
Elle : En août.
Gabrielle : En août, oui ?
Elle : En août. On sait pas où on va aller. Dans le sud. On va partir de… d’un endroit indéterminé dans le sud de la France, je ne dirai pas (1) où. Et ensuite, on va faire du vélo droit devant, jusqu’à, jusqu’à ce qu’on trouve un endroit qui nous plaise et puis après, on cherche un village avec une jolie vue et des collines et puis une maison à vendre et puis on va acheter une maison et on va s’installer.
Gabrielle : C’est vrai, ça ?
Elle : Oui, c’est vrai !
Gabrielle : D’accord, est-ce que tu es d’accord avec ce qu’elle vient de dire (2) ?
Lui : Euh, alors, pour la maison, euh**, on sait pas, on sait pas encore mais c’est dans nos projets effectivement (a). [Gabrielle : Ouais***.] Euh, sinon, euh, on va, on va te parler de notre équipement... [Gabrielle : Ouais, c’est sympa, ça.] …euh, de cycliste. Alors, on a deux sacoches que JE traîne (b) sur mon vélo, [Gabrielle : Ouais.] sur le porte-bagages (c) et dans lesquelles on met tous nos vêtements, euh, ainsi que le matériel de réparation du vélo…
Elle : Une tente (d) !
Lui : Et une tente, euh, une tente qu’on accroche (e) au… par-dessus les sacoches et qui nous sert, euh, en camping.
Gabrielle : Donc vous n’avez pas de sacs à dos, vous avez seulement les sacoches sur le vélo…
Lui : Non, pas de sac à dos, ce serait (3) trop, euh, ce serait trop lourd à porter sur les épaules.
Elle : Et puis on suerait (3) (f) trop à cause du soleil. Et, euh… qu’est-ce qu’on a oublié ? Ah, oui, on a aussi des sacs de couchage, et d’ailleurs (g), on en a perdu un lors de notre dernière équipée, parce qu’il était mal fixé.
Gabrielle : Ah mince (h) !
Elle : Et Olivier est retourné en arrière… [rires] Pardon, le « cyclotouriste mâle » est retourné en arrière et il a fait plusieurs kilomètres, mais on n’a pas retrouvé, jamais, le sac de couchage, malheureusement, c’était seulement, euh, peut-être 15 kilomètres après le départ, donc on était un peu dégoûtés (i), on va dire, et puis du coup (j), on est allés au Décathlon (A) de Niort, racheter un sac de couchage. Voilà, donc ce jour-là, on n’a pas fait beaucoup de marche… de vélo, pardon ! [rires]
Gabrielle : D’accord ! Donc vous partez (4) quel jour, vous… combien de semaines vous allez rouler ? C’est décidé ?
Lui : À peu près deux semaines.
Elle : TROIS semaines !
Gabrielle : Trois semaines, voilà.
Lui : On prend trois semaines de vacances et on va, on va quand même prendre quelques jours de repos.
Gabrielle : D’accord ! Peut-être que… après, vous pourrez nous raconter tout ce que vous avez fait
Lui : Ah, ben, ce serait avec plaisir !
Gabrielle : Parfait, alors ! Impeccable ! Merci beaucoup !
Elle : Merci Nelson (B) !
Lui : Merci !


Remarque générale :
Les cyclotouristes voulaient rester anonymes mais à cause de LA cyclotouriste, vous savez maintenant que LE cyclotouriste s’appelle « Olivier ». Mais comment s’appelle LA cyclotouriste ? Vous le saurez sans doute au prochain épisode s’ils acceptent de sortir officiellement de l’anonymat… ;-)


Remarques de vocabulaire :
a) Effectivement = en effet (pour confirmer une affirmation).
b) Traîner = porter, ou tirer (on utilise ce verbe quand l’action est difficile).
c) Le porte-bagages = la partie arrière du vélo où on peut fixer des bagages.
d) Une tente = pour dormir en camping. Mais une tante = la sœur de mon père ou de ma mère. La prononciation des deux mots est la même.
e) Accrocher = fixer.
f) Suer = transpirer.
g) D’ailleurs : on dit « d’ailleurs » quand quelque chose qu’on dit nous fait penser à une autre chose. La cyclotouriste a parlé des sacs de couchage et ça lui fait penser à l’histoire du dernier voyage. Donc elle commence dit « d’ailleurs » puis elle commence à parler de l’histoire du sac de couchage perdu.
h) Mince = « Zut ! », = « Dommage ! ».
i) On était un peu dégoûtés = on a ressenti de la déception.
j) Du coup = donc (mais « du coup » est plus familier).



Remarques de grammaire :

1) LES FUTURS :
Futur proche : Vous allez faire / On va faire : on peut remarquer que les cyclotouristes utilisent le ce temps pour parler de leurs futures vacances. Quand on présente un programme de vacances, on utilise plus souvent le futur proche. La probabilité de réalisation de ces actions est très forte. Si vous voulez réviser la formation du futur proche, utilisez par exemple le site Polarfle.
Futur simple : Je ne dirai pas : on a ici le futur simple pour parler de quelque chose qui est programmé. La probabilité de « dire » est très faible (il y a en plus ici la négation) donc on a choisi le futur simple. Si vous voulez réviser la formation du futur simple, utilisez par exemple le site Polarfle.
Différence futur proche / futur simple : C’est difficile de donner des exemples hors du contexte d’utilisation mais regardons ces exemples pour mieux comprendre :
- « Pendant les vacances, on fera du canoë, on ira nager, ou on jouera au tennis. » --> on ne sait pas exactement ce qu’on fera, les trois options sont possibles, on met « ou » et le futur simple.
- « Pendant les vacances, on va faire du canoë et on va aller nager. » --> on sait qu’on va faire les deux, on peut mettre « et » et le futur proche.
Mais cette différence n’est pas aussi simple que ça.
Certaines situations (ici et maintenant) obligent à utiliser le futur proche « Attention, tu vas tomber ! ». « Regarde, il va pleuvoir ! »
Et dans les phrases complexes, avec « quand », on préfère en général le futur simple : « On s’arrêtera quand on sera trop fatigués ». « Quand on sera à Castelnaudary, on mangera un cassoulet ».
Et dans les phrases avec « si », le verbe après « si » doit être au présent : « S’il fait trop chaud, on fera des pauses ».


2) LE PASSÉ RÉCENT :
Ce qu’elle vient de dire = ce qu’elle a dit juste avant. Venir de + infinitif = le passé récent (ou passé proche). Si vous voulez réviser la formation du passé récent, utilisez par exemple le site Polarfle.

3) LE CONDITIONNEL PRÉSENT :
Ce serait / On suerait : ces deux verbes sont au conditionnel car les cyclotouristes font une hypothèse, ils parlent de situations qui n’existent pas. Ils ne sont pas sûrs de ces situations, ils les imaginent seulement.

4) LE PRÉSENT À VALEUR DE FUTUR :
Vous partez souvent :
on utilise le présent à la place du futur proche. Exemple : « Qu’est-ce que tu fais demain soir ? Demain soir, je vais au cinéma. »


Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :* Je crois : ici, j’ai prononcé « j’crois ». Cette dernière forme ne s’écrit pas mais cette prononciation est très courante.
** Euh = on dit « euh » quand on hésite, quand on cherche ses mots.
*** Ouais = la forme familière de « oui ».


Remarques culturelles :
A) Décathlon : chaîne de magasins d’articles pour le sport.
B) « Merci Nelson ! » : Nelson Monfort est un animateur et journaliste de la télévision française qui est très connu. La cyclotouriste plaisante car je parle probablement un peu comme une journaliste sportive dans cette interview !



2009/08/24

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B2 (Aurélie) :


Aurélie est allée au festival Les Courants à Amboise !





Aurélie, qui habite depuis quelques années à Paris où elle travaille comme documentaliste, aime beaucoup la musique et les sorties. Elle parle dans l'interview ci-dessous du festival de musique Les courants, qu’elle connaît très bien.







DOCUMENT AUDIO (2 minutes) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.







Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1) Quel est le rôle d’Aurélie sur le festival ?
2) Selon Aurélie, comment le festival évolue-t-il ?
3) D’après Aurélie, quel public est moins présent maintenant ?
4) Quels sont les sentiments d’Aurélie par rapport à l’ambiance ?
5) Selon Aurélie, comment est le groupe La rue Kétanou sur scène ?
6) Pour Aurélie, quel est l’avantage principal du festival ?


Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.




EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.






TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Aurélie s'exprime.

Gabrielle : Aurélie, tu es quand même une habituée du festival Les Courants (1) à Amboise (2). Est-ce que tu peux nous dire comment c’était cette année par rapport aux autres années, peut-être ?
Aurélie : Eh bien, ça fait trois ans maintenant que, que je, je participe au festival (a), donc que je participe en tant que… qu’auditrice (A), et euh, et du coup, ça… j’ai trouvé que cette année ça avait, ouais* qu’il y avait eu un changement par rapport aux autres années. Donc, euh, c’est un festival qui prend de l’ampleur, enfin** les premières années, euh, c’était pas très connu donc, euh, il y avait*** des petites scènes, il y avait pas forcément de, des grandes têtes d’affiche (b) et il y avait, il y avait moins de monde, c’était beaucoup plus, beaucoup plus familial. Et cette année, on sent qu’ils, qu’ils, qu’ils ont pris de l’ampleur (B), qu’ils sont beaucoup plus connus dans la région et qu’ils s’adressent aussi à un autre public. Il y avait beaucoup plus de jeunes. La programmation était, euh, très rock, très, euh, très, très reggae, très ska et, et du coup, et du coup (C) l’ambiance était, était un peu un peu différente, voilà, on sentait que c’était moins, peut-être moins familial, moins… qu’il y avait moins de générations, de différences, que c’était beaucoup plus jeune mais euh, mais ça restait, voilà, très sympa, il y avait beaucoup de monde, mais, mais voilà, une petite évolution du festival des Courants en tout cas.
Gabrielle : Et au niveau de la prograt…, de la programmation, pardon, quel groupe t’a le plus marquée (c) ?
Aurélie : Euh, donc on avait vu quatre concerts (d) et vraiment celui qui m’a le plus marquée (c), c’est La rue Kétanou (3), euh, qui, qui est un groupe, euh, français qui fait, voilà, des chansons, des chansons françaises très, très pêchues (D), très rock et qui avait une énergie et une sympathie sur scène vraiment, vraiment très fortes. Donc voilà, je les connaissais déjà avant, j’avais plusieurs, plusieurs albums de, de ce groupe. Euh, mais là, sur scène, ils m’ont vraiment convaincue (c). Donc, euh, donc je recommande La rue Kétanou !
Gabrielle : Merci ! Et est-ce que tu recommandes aussi le festival Les Courants ?
Aurélie : Oui, oui, oui ! Enfin, voilà : il y a vraiment, c’est, c’est un festival qui est très abordable parce que les prix sont, sont, sont vraiment pas chers. [Gabrielle : Oui, c’est vrai.] Enfin, pour 12 euros, on peut voir 4 concerts vraiment de qualité donc euh, donc vraiment, oui, oui, c’est un festival dans une région en plus plutôt sympa, donc....
Gabrielle : Venez à Amboise !
Aurélie : Venez à Amboise !
Nicolas : Il faut acheter ses places à l’avance (4) !
Gabrielle : Merci Nicolas pour la recommandation ! [rires] On finira sur ça !



Remarques sur les habitudes de langage :
Remarques générales : Vous pouvez remarquer avec cette interview que lorsqu’on discute de manière informelle, on commence beaucoup de phrases qu’on ne termine pas, on répète certains mots, on hésite. C’est tout à fait normal et habituel. C’est plus difficile à comprendre mais avec de la pratique, on s’y habitue vite. J’ai essayé ici de faire une transcription complète (avec tous les petits mots et toutes les hésitations) afin de vous aider à mieux comprendre Aurélie. N’hésitez pas à faire une dernière écoute de l’interview tout en lisant la transcription. Et attention, Aurélie parle relativement vite !
*Ouais : c’est la prononciation familière de « oui ».
**Enfin : ce mot, utilisé ici pour introduire une reformulation est presque prononcé « ‘fin » !
***Il y avait : on entend ici « y’avait ». C’est très courant comme prononciation. De la même manière, « il y a » est presque toujours prononcé « y’a ».

Remarques de grammaire :
a) Ça fait trois ans que je participe au festival = « Il y a trois ans que je participe au festival » = « Je participe au festival depuis trois ans ». Ces trois structures s’utilisent avec le présent et servent à parler d’une durée qui a commencé dans le passé et qui continue dans le présent. On peut également les utiliser avec le passé composé mais dans ce cas la phrase comportera une négation. Exemples : «Je n’ai pas vu Aurélie depuis un mois » = « Il y a un mois que je n’ai pas vu Aurélie », « Ça fait un mois que je n’ai pas vu Aurélie ».
b) Des grandes têtes d’affiche : normalement, quand l’adjectif est placé avant le nom, le « des » se transforme en « de » mais la majorité des gens ne respecte pas cette règle.
c) Quel groupe t’a le plus marquée ? / celui qui m’a le plus marquée / ils m’ont vraiment convaincue : les verbes au passé composé (construits ici avec « avoir ») comportent exceptionnellement le « -e » du féminin car les pronoms compléments directs placés avant (« m’ » et « t’ ») font référence à Aurélie et sont donc féminins.
d) On avait vu quatre concerts : le plus-que-parfait n’est pas vraiment justifié ici, le passé composé serait plus naturel. Mais ce genre de confusion peut arriver.


Remarques de vocabulaire :
A) Un auditeur / Une auditrice : le terme est en général plus utilisé pour quelqu’un qui écoute une conférence, qui écoute la radio mais ici, comme il s’agit de concerts, le terme ne choque pas et semble même logique, bien que l’on préfère d’habitude les termes « spectateur / spectatrice ».
B) Prendre de l’ampleur = devenir plus important. L’expression s’utilise pour parler d’une manifestation, d’un festival, d’un phénomène.
C) Du coup = donc (registre familier, s’utilise dans des discussions informelles).
D) Pêchu(e) : si vous ne trouvez pas ce mot dans le dictionnaire, ce n’est pas étonnant, il est assez familier (mais pas vulgaire). Il vient de l’expression familière « avoir la pêche » (= avoir le moral, être en forme) et signifie donc « dynamique », « qui a beaucoup d’énergie ».



Remarques culturelles :
1) Le festival Les courants : Il se nomme ainsi car il se déroule chaque année sur l’Île d’Or, l’île qui est située sur la Loire, au niveau d’Amboise. Et la Loire est un fleuve dont les courants sont assez forts. De plus, pour parler d’un style musical, on parle souvent de « courant musical ». Le nom du festival est donc particulièrement bien trouvé ! Vous pouvez visiter leur site Internet, qui est très bien fait.
2) Amboise : pour découvrir cette ville où les rois de France ont vécu et où Léonard de Vinci a terminé sa vie, vous pouvez consulter le site Internet de l’Office du tourisme.
3) La rue Kétanou : c’est est un groupe de musique festive, mêlant musique tzigane, folk, reggae et pop. Il est composé de trois membres, Florent Vintrigner, Olivier Leite, Mourad Musset. Leur site est à consulter absolument, on peut même y écouter certains de leurs titres. Cliquez ici !
4) Il faut acheter ses places à l’avance : Nicolas est l’ami d’Aurélie, il était présent lors de l’interview donc il a fait cette petite remarque à la fin. Nous avions acheté nos billets à l’avance mais un autre de nos amis ne l’avait pas fait donc nous n’avons pas tous pu assister au concert. C’était une petite déception mais nous ferons mieux l’an prochain ! Si vous venez à Amboise en juillet 2010, organisez-vous à l’avance pour assister au festival !

Et le mieux pour imaginer un peu l’ambiance du festival est d’en regarder et d’en écouter un extrait : voici un extrait vidéo du concert de La rue Kétanou trouvé sur Youtube. Si vous voulez lire les paroles de la chanson Les mots, vous les trouverez sur ce site.