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Vous apprenez le français et vous voulez progresser ?

Ce blog est fait pour vous !

Sur GABFLE, il y a des interviews authentiques de personnes francophones, à écouter ou à lire,
des exercices, des remarques de grammaire, de vocabulaire, de prononciation.

Testez ce blog, et laissez des commentaires, ou contactez-moi :



À bientôt !






vendredi 30 juillet 2010

DOCUMENT AUDIO pour le niveau A1 (Jennifer) :

Jennifer est maman !








Jennifer a 25 ans, elle travaille actuellement comme prof de français à Amboise, en France. Elle est maman depuis quelques mois : elle présente sa fille dans cette interview.









DOCUMENT AUDIO (1 minute) :
Tout d’abord, écoutez l'interview une première fois, sans faire l’exercice.






Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, lisez ces questions.


1/ Quel âge a la fille de Jennifer ?
2/ Jennifer dit que sa fille est comment ?
3/ La fille de Jennifer a les cheveux comment ?
4/ Elle a les yeux de quelle couleur ?
5/ Que fait maintenant sa fille ?
6/ La fille de Jennifer est curieuse. Vrai ou faux ?
7/ La fille de Jennifer ne rigole pas souvent. Vrai ou faux ?
8/ À qui ressemble la fille de Jennifer ?



Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire le quizz en même temps.





QUIZZ :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.




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TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Jennifer parle.

Gabrielle : Salut Jennifer !
Jennifer : Salut. Ça va ?
Gabrielle : Ça va, merci. Dis, je voulais te demander, je sais que tu es maman depuis quelques temps. Tu pourrais (a) nous présenter ton enfant ?
Jennifer : Oui, alors en fait (b), j’ai une petite fille, elle a 11 mois maintenant, bientôt un an. Et donc c’est une petite fille et elle s’appelle Maïmouna. Et elle est merveilleuse. Elle est toute petite. Elle a les cheveux très frisés, les yeux marron, le teint mat (c). Et je pense qu’elle est parfaite !
Gabrielle : Elle est mignonne ?
Jennifer : Oui !
Gabrielle : Normal !
Jennifer : Elle apprend à marcher et c’est le grand départ, déjà, elle marche beaucoup.
Gabrielle : Donc elle marche maintenant.
Jennifer : Elle se lance (d), oui !
Gabrielle : Elle commence.
Jennifer : Oui.
Gabrielle : D’accord. Et elle est comment de caractère ?
Jennifer : Alors, elle est très curieuse elle adore parler même si on comprend pas ce qu’elle dit. Elle chante. Elle est très gaie (e), elle rigole (f) tout le temps. Je pense qu’elle représente bien ses parents, c'est un mix (g) des deux parents.
Gabrielle : D’accord, merci beaucoup !
Jennifer : Je t’en prie !



Remarques :
a/ Tu pourrais = « Tu peux s’il te plaît ? ».
b/ Alors en fait : c’est une expression pour commencer une explication (quand on parle, mais pas quand on écrit).
c/ Le teint mat ≠ la peau claire.
d/ Elle se lance = elle commence.
e/ Gaie = joyeuse.
f/ Rigoler = rire beaucoup ---> :-D
g/ Un mix : le mot français = « un mélange ». Mais l’expression « un mix » est parfois utilisée en France.


jeudi 29 juillet 2010

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B2 (Louis-Marie) :

Louis-Marie est musicien !



Louis-Marie a 24 ans. Il habite dans le Sud-Ouest de la France, pas loin de la ville de Bergerac. Il fait de la musique, il fait actuellement partie d’un groupe de métal qui s’appelle « Mind Whispers ». Il nous présente sa vie de musicien.










DOCUMENT AUDIO (2 minutes 52) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.




Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1/ Louis-Marie est-il un musicien professionnel ?
2/ Comment a-t-il a débuté la musique ?
3/ Comment est-il entré dans son groupe de métal ?
4/ Pourquoi le leader du groupe a-t-il choisi Louis-Marie ?
5/ Avant le premier concert, comment ont-ils répété ?
6/ Où a-t-il fait son premier concert ?
7/ Depuis quand joue-t-il dans ce groupe ?
8/ Combien d’albums ont-ils déjà sortis ?
9/ Que pense-t-il de son activité avec ce groupe ?
10/ Où a-t-il déjà fait des concerts ?



Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.


EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.




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TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Louis-Marie s’exprime.


Gabrielle : Salut ! Tu pourrais te présenter pour commencer ?
Louis-Marie : Ah bé (a), moi, c’est Louis-Marie, euh, voilà (b), musicien à mes heures perdues (A), on va dire. Euh (c), qu’est-ce que je peux dire ? Que voilà, j’ai mon groupe, un groupe de métal, on dit, voilà, où je suis, je chante, moi. Alors, le chant, ça a pas été ma, ma première « vocation », on va dire, entre guillemets (B). J’ai commencé par faire de la guitare, d’abord, faire de la guitare classique, euh, et puis, euh, voilà, ça fait quand même pas assez de bruit, une guitare classique, alors j’ai fait de la guitare électrique. Et puis un jour, il y a (d) un mec (C) qui m’a accosté (D) comme ça dans un bar et qui, et qui m’a presque ordonné (E) de chanter dans son groupe.
Gabrielle : C’est-à-dire ? Raconte !
Louis-Marie : Ben en fait (f), il a vu ma tête, il a dit « Lui, lui, il écoute du métal, donc il va venir chanter avec, avec moi, quoi ! »
Gabrielle : D’accord, donc il t’avait jamais entendu chanter, il savait pas comment tu pouvais chanter (1)…
Louis-Marie : Exactement, exactement, quoi ! (g) Donc on a fait des essais dans le bar : normal, quoi. Et puis, et puis voilà. Et puis en fait, je suis rentré (h) dans le groupe. Et après, c’était marrant (F) parce qu’en gros (G), deux semaines après qu’on ait répété (2), plus ou moins, tous les deux, quoi, pour qu’il voie (3) ce que, ce que (i) j’étais capable de faire, eh bé, on a fait notre premier concert, enfin (j), moi, j’ai fait mon premier concert.
Gabrielle : Le premier de toute ta vie, en plus ?
Louis-Marie : Euh ouais ! Ouais, ouais, c’est ça. Donc voilà, j’avais, j’avais jamais répété (4) avec le groupe en entier, je les connaissais pas, je connaissais que le guitariste.
[Le père de Louis-Marie, de loin, pour rigoler : Louis-Marie, arrête de raconter des sornettes (H), là !]Louis-Marie : Et, et donc voilà, on a fait, on a fait un concert dans un festival perdu au milieu des bois et bon, ma foi (k), c’était, c’était assez comique !
Gabrielle : D’accord. Mais ça s’était bien passé ?
Louis-Marie : Ça s’était bien passé ! Ouais, ouais. Voilà, voilà.
Gabrielle : Et ça fait combien de temps que tu joues avec ce groupe (5) ?
Louis-Marie : Ben là, ça fait, ça fait deux ans et demi, quoi. Deux ans et demi, ça fait le deuxième album qu’on, qu’on sort, qu’on enregistre, tout ça. Et donc voilà, ça commence à prendre un peu forme (I) et c’est cool, on s’éclate (J) !
Gabrielle :
Ouais, vous faites pas mal de (K) concerts, juste pour continuer, vous avez bougé pas mal en France ?
Louis-Marie : Ouais, ouais, voilà, on fait des concerts. On en a fait alors dans la région, là : sur (L) Bordeaux, Toulouse, donc Bergerac forcément puisqu’on est de là-bas. Euh, et après, on est montés, oui : on a réussi à monter jusqu’à Orléans, quelques dates sur Saint-Etienne. Euh… Où c’est qu'on a joué encore ? Enfin, voilà, quoi, en gros, on essaie de bouger le plus possible et puis, et puis de se faire plaisir et puis voilà, quoi !
Gabrielle : D’accord. Et tu penses continuer ainsi ?
Louis-Marie : J’espère.
Gabrielle : BoGrasn, ben merci beaucoup !
Louis-Marie : De rien, c’est cool !
Gabrielle : Salut, au revoir !
Louis-Marie : Salut !

Remarques de grammaire :1/ Il t’avait jamais entendu chanter, il savait pas comment tu pouvais chanter : remarquez comment les temps des verbes sont utilisés ici. Je parle de choses qui se sont passées (ou qui auraient pu se passer) AVANT la rencontre dans le bar. Le premier verbe fait allusion à un moment, une action ponctuelle (même si elle ne s’est pas passée) donc le verbe est au plus-que-parfait. Les autres verbes représentent des états d’esprit, des capacités liés à une situation passée : ils sont à l’imparfait.
2/ Après qu’on ait répété : la forme correcte est « après qu’on a répété » (sans subjonctif, avec l’indicatif). Mais la plupart des gens mettent le subjonctif après « après que » ! C’est une erreur très courante en français, donc elle n’est pas grave ! Si vous dites ça, personne ne vous le reprochera… et même au contraire, on vous corrigera peut-être si vous faites une phrase correcte. C’est arrivé à un de mes étudiants, on a trouvé ça très drôle quand on en a parlé en classe ! Cette erreur s’explique par le fait que « avant que » est suivi du subjonctif.
3/ Pour qu’il voie : mais « pour que » est toujours suivi du subjonctif !
4/ J’avais jamais répété : remarquez le plus-que-parfait ici aussi (associé au « jamais », comme très souvent) : Louis-Marie fait allusion à une répétition qui n’a pas eu lieu mais qui aurait pu avoir lieu avant le premier concert.
5/ Ça fait combien de temps que tu joues avec ce groupe ? = Il y a combien de temps que tu joues avec ce groupe ? = Depuis combien de temps tu joues avec ce groupe ?



Remarques de vocabulaire :
A/ À mes heures perdues = quand j’ai du temps libre. On comprend ainsi qu’il n’est pas musicien professionnel.
B/ Entre guillemets --> les guillemets, c’est ça : « ». On les utilise pour citer des paroles de quelqu’un d’autre ou, comme ici, pour montrer que le mot qu’on a utilisé est un peu inadapté, ou exagéré. Louis-Marie veut rester modeste même s’il a utilisé le mot vocation (normalement utilisé pour les artistes ayant acquis une renommée internationale).
C/ Un mec = un homme (mec est un mot familier, informel).
D/ Qui m’a accosté = qui a commencé à me parler.
E/ Qui m’a presque ordonné : « ordonner » = donner des ordres, « obliger ». Donc Louis-Marie est un peu ironique ici !
F/ Marrant = amusant.
G/ En gros = à peu près, environ.
H/ Des sornettes : c’est un mot un peu vieilli pour dire « des bêtises ».
I/ Ça commence à prendre forme = Ça commence à être du travail sérieux. On dit aussi « Ça commence à ressembler à quelque chose ».
J/ On s’éclate = « On s’amuse beaucoup ». S’éclater = un verbe un peu familier.
K/ Pas mal de = un grand nombre de. « Pas mal de » est une forme très orale utilisée parfois à la place de « beaucoup de ». Synonymes : « plein de », « des tas de » (mais ces deux derniers supposent un nombre bien plus important qu’avec « pas mal de ».
L/ Sur : normalement, avant les noms des villes on dit « à » (J’aime Amboise. / J’habite à Amboise). Parfois, c’est « au » (Il aime le Mans. / Il habite au Mans). Mais de temps en temps, on dit « sur », quand on veut insister qu’on a fait dans le lieu une activité spéciale.


Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :
Voici un petit « panorama » des expressions qu’on utilise sans réfléchir. Ce sont des habitudes de langage, on ne les remarque pas quand on parle. Souvent, les gens que j’interviewe sont TRÈS surpris quand ils s’écoutent « C’est pas vrai ? Mais je dis toujours "euh", c’est bizarre… »).
Je vais essayer de vous expliquer un peu comment on les utilise.

a/ Bé (ou « ben ») : ce sont des déformations de « Eh bien », qu’on utilise (comme « Alors » ou « Euh » en début de phrase, aussi), pour commencer une explication, pour chercher ses mots.
b/ Voilà : s’utilise pour finir une explication, montrer qu’on a dit ce qu’on voulait (un peu comme si on se disait « ça, c’est fait, je l’ai dit… »).
c/ Euh : on dit ça quand on cherche ses idées, quand on hésite.
d/ Il y a : comme presque tout le monde, Louis-Marie dit « y’a » pour « il y a ».
e/ En fait : avant ou après une explication, une précision, on dit souvent ça.
f/ …quoi ! : c’est une habitude de langage actuelle : très souvent, on finit les phrases comme ça. Mais ce « quoi » n’a aucune signification spéciale.
g/ Je suis rentré : comme beaucoup de gens, il dit « chui rentré » !
h/ Ce que : comme presque tout le monde, il dit « skeu » !
i/ Enfin : on utilise de plus en plus « enfin » pour dire quelque chose comme « c’est-à-dire » (pour introduire une précision). Mais très souvent, comme ici, on entend surtout « …fin ».
k/ Ma foi : c’est un peu comme « eh bien » mais ici, c’est plutôt utilisé pour admettre que c’était amusant malgré les conditions difficiles. « Ma foi » est une expression un peu ancienne, mais toujours utilisée. La « foi » est la croyance en un dieu mais cette signification est perdue dans l’expression.


Et pour les curieux (ou ceux qui aiment les sensations fortes), allez visiter le site Internet du groupe de Louis-Marie !

dimanche 27 juin 2010

DOCUMENT AUDIO pour le niveau A2+ (Dominic) :




Dominic, un Suisse en France !



Dominic est suisse, il a une vingtaine d’années. Il a passé quelques semaines en France au printemps donc je lui ai demandé de se présenter. Pour en savoir plus, écoutez son interview !










DOCUMENT AUDIO (1 minute 37) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre un peu de quoi Dominic parle.




Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1/ Où est-ce que Dominic a passé son enfance ?
2/ Qu’est-ce qu’il a étudié à l’université ?
3/ Combien de temps est-ce qu’il a passé à Paris ?
4/ Où est-ce qu’il a travaillé après ses études ?
5/ Comment est-ce qu’il a décidé de venir à Amboise ?
6/ Après son séjour à Amboise, où est-ce qu’il va travailler ?
7/ Quel est son projet ?
8/ Comment se sent-il quand il pense à son projet ?




Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.





EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.








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TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Dominic s’exprime.


Gabrielle : Salut Dominic. Tu pourrais te présenter, tiens ?
Dominic : Oui, salut Gabrielle. Alors, je m’appelle Dominic, je viens de Suisse (1), du canton (2) (A) de Berne. J’ai grandi dans les montagnes, j’adore les montagnes, j’aime beaucoup faire du sport dans les montagnes. Et après, je suis… après mon enfance, j’ai déménagé (a) à Berne, pour étudier l’histoire. Et en cadre de mes études (b), j’ai aussi passé (3) une année à Paris, j’ai étudié à Paris. Et après le, les études, que j’aimais beaucoup (4), j’aimais beaucoup mes études en histoire, j’ai, j’ai* travaillé dans des musées. C’était pour moi un peu l’application de, de mes connaissances historiques (c) ou de mes connaissances dans la discipline de l’histoire. Et pour venir à Amboise, c’était très, très spontanément (d), j’ai eu envie de, de quitter la Suisse, de, de faire une expérience de nouveau (e)… euh, à l’étranger. Et comme ça, je suis venu** à Amboise. Et après mon séjour à Amboise, je vais, je vais travailler dans une clinique pour la réintégration (f) des, des toxicomanes (g). Et en automne, j’ai l’idée de… aller voyager au Mali…
Gabrielle : D’accord.
Dominic : Avec un, avec un copain. C’est encore un peu vague (h) mais on a l’idée de faire… Moi j’ai jamais quitté l’Europe, et je suis un peu nerveux mais je trouve que c’est… oui, c’est une bonne occasion pour, pour le faire une fois.
Gabrielle : D’accord. Ben bon courage alors.
Dominic : Merci.
Gabrielle : Bon voyage.
Dominic : Merci, merci beaucoup. Merci.
Gabrielle : De rien.



Remarques de grammaire :
1) Je viens de Suisse =>
la Suisse est un pays féminin. Quand le pays est féminin (terminé par « -e ») ou que le pays masculin commence par une voyelle, on dit « venir de » ou « venir d’ », pas « venir de la ». Exemples : « Je viens de France », « Erkade vient d’Indonésie », « Marjane vient d’Iran ». Mais pour les pays masculins ou pluriels, on dit « du » ou « des ». Exemples : « Masa vient du Japon », « Jessica vient des Etats-Unis ». Attention, Mexique, Belize, Cambodge sont masculins, ce sont des exceptions, on dit donc par exemple « Il vient du Cambodge », « Elle vient du Mexique ».
2) Du canton --> parce que « Je viens du canton de Berne ». « Canton » est un mot masculin.
3) J’ai aussi passé : attention au verbe « passer » au passé composé. Quand on parle du temps, on l’utilise avec le verbe « avoir » au présent. Quand on parle d’un lieu, on l’utilise avec le verbe « être » au présent. Exemples : « Hier, elle a passé 2 heures dans les magasins » MAIS « « Hier, elle est passée devant un magasin de chaussures mais elle n’y est pas entrée ».
4) J’aimais beaucoup : on dit plutôt « que j’ai beaucoup aimées », on choisit le passé composé parce que les études sont finies. Mais c’est normal de faire des petites erreurs même quand on parle un excellent français comme Dominic. On n’a pas toujours le temps de réfléchir à la grammaire. Il faut toujours penser que la communication doit passer avant la grammaire !

Remarques de vocabulaire :
a) Déménager = changer de maison / changer de ville.
b) Et en cadre de mes études : on dit plutôt « dans le cadre de mes études ». « dans le cadre de » = au moment où ET à l’occasion de.
c) L’application de, de mes connaissances historiques : Dominic a pu utiliser ce qu’il a étudié à l’université.
d) Spontanément = de manière spontanée. Dominic s’est décidé très vite à partir en France !
e) De nouveau = encore.
f) Réintégration = le mot n’est pas adapté ici, on doit dire « réinsertion ».
g) Toxicomanes = une personne toxicomane = une personne droguée.
h) Vague = imprécis. C’est un adjectif très utilisé quand on parle de ses projets et qu’ils ne sont pas très précis, pas très clairs !

Remarques culturelles :
A) Un canton : la France est divisée en départements et en régions. La Suisse est composée de cantons. Le Québec est une province du Canada. Quant à la Belgique, elle est divisée en régions et en communautés.

Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :
*J’ai, j’ai : c’est très habituel de répéter de petits mots, comme ici, quand on réfléchit en même temps à ce qu’on va dire après.
**Je suis venu : Dominic a les mêmes habitudes de langage que tous les Francophones, en France ou en Suisse. Comme il parle un peu vite, il dit « chsuis » !


samedi 19 juin 2010

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1+ (Dominic) :


Dominic compare la Suisse et la France !

Dominic est suisse, il a une vingtaine d’années. Au printemps, il a fait un séjour de plusieurs semaines en France, à Amboise. Et ce n’est pas la première fois qu’il séjourne en France. Il est donc à même de comparer nos deux pays !









DOCUMENT AUDIO (6 minutes 43) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.




Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1/ Que remarque Dominic en France par rapport à la Suisse ?
2/ Selon Dominic, qu’est-ce qu’il y a dans certaines rues d’Amboise ?
3/ Dans les magasins, qu’est-ce qui est bizarre pour Dominic ?
4/ Pour lui, comment sont certains commerçants ?
5/ Parfois, que refusent les commerçants ?
6/ Concernant le fromage, que font les Français ?
7/ D’après Dominic, comment est l’attitude de beaucoup de Français envers la capitale ?
8/ Quelle est la raison de cette attitude selon Dominic ?
9/ Pourquoi Dominic apprécie-t-il Amboise et La Loire ?
10/ Qu’est-ce qu’il aime par exemple dans les repas ?
11/ Qu’est-ce qui fait que les gens paraissent plus détendus ?
12/ Que dit-il sur ce qu’il ressent en France ?


Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.



EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.







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Vue de la place du château à Amboise :

















TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment les Dominic s’exprime.

Gabrielle : Salut Dominic ! Alors, tu viens de passer, euh, 10 semaines en France, je crois. Est-ce que tu pourrais nous parler de ce que tu as ressenti (1), de tes observations voire (2) tes surprises ?
Dominic :
Oui, bonjour Gabrielle. Euh, la première chose que je remarque toujours quand je, je passe la frontière, c’est qu’il y a (3) beaucoup d’espace en France, en comparaison avec la Suisse. Ça veut dire beaucoup d’espace vide qui n’est pas utilisé, qui n’est pas cultivé (4), qui est aussi un peu abandonné, parce qu’en Suisse, vraiment, il y a chaque mètre carré cultivé et utilisé et exploité. Et ici, c’est, c’est quelque chose que je remarque aussi dans, dans les magasins même. Même là, y’a des coins (5) qui sont, on a l’idée qu’ils sont pas utilisés. Et en Suisse, c’est c’est tout très propre, très nettoyé, c’est, y’a pas un mètre carré de trop. C’est, oui, c’est une chose que je remarque toujours…
Gabrielle : D’accord.
Dominic : C’est la première chose, oui. Et après, y’a aussi les, par exemple les rues, je trouve une immense différence surtout parce que je fais beaucoup de vélo. Et aussi, à Amboise, il y a beaucoup de rues, la rue Rabelais qui a beaucoup de trous (6)
Gabrielle : C’est vrai !
Dominic : … en Suisse, ça, ça n’existe pas, je trouve, c’est vraiment, ou on le voit pas tellement ! Et… oui ! Quand je vais dans les magasins, là c’est souvent drôle (7) si j’achète par exemple quelque chose pour 1 euro 42 centimes et je donne deux euros, ils me demandent si j’ai pas 42 centimes ! Et pour moi, c’est « Mais non ! Je vais pas chercher maintenant, peut-être que j’en ai pas ! ». Et en fait, je sais pas pourquoi, il y a une copine qui m’a raconté que peut-être en euros, il y a moins de monnaie mais moi, j’ai plutôt parfois l’idée qu’ils sont trop paresseux, peut-être.
Gabrielle : Pour rendre la monnaie !
Dominic : Voilà, pour la chercher !
Gabrielle : D’accord. C’est vrai que parfois, les gens, ils refusent de te donner de la monnaie. Si tu veux pas acheter quelque chose…
Dominic : Oui !
Gabrielle : Ne serait-ce que ça : tu demandes un peu de monnaie pour aller acheter une boisson, dans un distributeur ou autre et ils refusent de donner la monnaie.
Dominic : Euh, là en fait, je sais pas, c’est seulement si j’achète quelque chose… C’est là où demandent vraiment le… je crois qu’ils aimeraient le plus que je donne vraiment le prix exact…
Gabrielle : La somme exacte, le compte.
Dominic : Voilà, exactement, le compte exact, c’est ça.
Gabrielle : D’accord, bon, intéressant tout ça. Est-ce qu’il y aurait d’autres choses que tu remarques, que tu observes ?
Dominic : Euh, oui, c’est avec le fromage, parce que comme je suis un Suisse qui aime beaucoup le fromage, un des fromages préférés, pour moi, c’est vraiment le gruyère. Et en France, on parle beaucoup de gruyère, mais en fait c’est (de) l’emmental que, que vous parlez. Et pour moi, je déteste l’emmental alors tout le monde « Ah, j’adore le gruyère ! ». Mais moi, j’ai l’idée (8) « Non, c’est pas le gruyère, c’est l’emmental ! (9) » parce que le vrai gruyère, c’est, vraiment, c’est très très bon ! Et là, je… oui, aussi, ça je remarque toujours quelque chose !
Gabrielle : Les Français connaissent mal les fromages suisses !
Dominic : Euh, je sais pas en fait, ils aiment bien les fromages suisses ils les mangent et mais c’est seulement cette petite, oui, cette précision.
Gabrielle : D’accord.
Dominic : Quelque chose… Oui, en Suisse, c’est vraiment, ce sont vraiment deux choses très très différentes. Et comme ils parlent : « Oui, ah le gruyère, c’est, c’est le fromage avec les grands trous ! » Et je dis : « Non, non, non, non, c’est l’emmental ! », parce que oui, il est très caractéristique pour les, pour les grands trous.
Gabrielle : Ouais, ouais…
Dominic : Oui, c’est ça.
Gabrielle : D’accord.
Dominic : Et peut-être une autre grande différence, vraiment, c’est lié à l’histoire et toute l’administration. C’est que comme la France est très, un système très très centralisé (10). Et la Suisse est très fédéralisée (11). Euh, c’est vraiment, là, un autre rapport, une autre idée de la nation et surtout de la capitale, parce que moi je trouve que les Français, ils ont un peu une ambiguïté envers Paris. On n’aime pas du tout, on est content si on habite dans la campagne, dans la province. Mais on trouve qu’on a la, la capitale la plus belle du monde. En Suisse, c’est Berne la capitale, et il y a beaucoup de gens qui n’ont pas grande idée, parce que c’est plutôt le chef-lieu (12) du canton qui est, qui est plus important.
Gabrielle : On accorde moins d’impor… d’importance, pardon, à la capitale.
Dominic : Oui, oui, je trouve. Mais je crois, c’est, c’est vraiment une question de centralisation. Il y a beaucoup de choses qui se passent à Paris, qui viennent de Paris, que… Oui, aussi avec le train, il faut toujours aller à Paris. Dimanche, je rentre en Suisse, ou pas en Suisse, en Bourgogne et là, c’est pas facile de, de voyager à un dimanche d’une région dans une autre région. Parce que oui, il faut passer par Paris.
Gabrielle : D’accord, bon, et alors finalement, quel bilan tu tires de ce séjour en France ? Tu as découvert de nouvelles choses qui t’ont plu ?
Dominic : Oui, peut-être maintenant, j’ai que parlé de la critique négative…
Gabrielle : Oh, non, ça va ! [rires]
Dominic : Mais en fait, j’aime beaucoup vivre en France, vraiment, oui, c’est déjà l’espace que (13) j’ai parlé, c’est… vraiment, je trouve, on peut bien respirer ici. À Amboise, surtout, j’aime beaucoup la Loire, c’est vraiment très, très bien pour se reposer. Et j’adore la manière de manger en France, il y a quelque chose de très très libre, c’est pas très strict. On mange beaucoup, on mange plus longtemps, je trouve, et avec beaucoup de plats différents parfois de petites portions mais beaucoup de plats. Et ça, ça j’aime beaucoup cette variation. J’adore. Euh, oui, il me semble tout un peu plus léger, je crois, c’est vraiment aussi si on regarde les gens. Moi, je trouve parfois, ils sont plus…
Gabrielle : Plus détendus ?
Dominic : Oui. Aussi dans… Déjà, leurs vêtements ! Déjà si on les regarde, on a l’idée qu’ils sont plus, peut-être un peu plus à l’aise. C’est quelque chose que… j’aime beaucoup ce, ce changement de rythme.
Gabrielle : D’accord, oui.
Dominic : Je trouve très, très sympa… Je suis très à l’aise en France (14),
toujours, quand je suis ici.
Gabrielle : Tant mieux ! Merci beaucoup pour cette interview !
Dominic : Merci à toi !

Remarques :


1/ Ressentir = éprouver
2/ Il y a : vous remarquez la prononciation « y’a », elle est très habituelle, et devient même plus répandue que le « il y a » bien articulé.
3/ Voire = ou même.
4/ Cultivé = utilisé pour des cultures (dans le sens d’agriculture).
5/ Des coins = des lieux, des endroits.
6/ Des trous --> comme dans l’emmental ! ;-)
7/ Drôle = bizarre (ici). D'habitude, ça peut vouloir dire "amusant".
8/ J’ai l’idée : normalement, on dit plutôt « je pense que ».
9/ Non, c’est pas le gruyère, c’est l’emmental ! : normalement, pour donner le vrai nom d’une chose on dit « Non, c’est pas du gruyère, c’est de l’emmental ! ». Si on peut compter, on dit « Non, c’est pas une orange, c’est une clémentine ! ».
10/ Centralisé : la centralisation à l’État est au centre du système politique, toutes les décisions sont impulsées par l’État.
11/ Le chef-lieu = la ville principale d’un canton, d’un département, d’une région.
12/ Fédéralisé = organisé en fédération à la Suisse est une confédération, constituée de 26 cantons qui ont tous une certaine autonomie politique.
13/ Que : ici, on devrait dire « dont ».
14/ Je suis très à l’aise en France = je me sens très bien en France.



Vue plongeante sur le Café des Arts à Amboise :

Voilà...