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Sur GABFLE, il y a des interviews authentiques de personnes francophones, à écouter ou à lire,
des exercices, des remarques de grammaire, de vocabulaire, de prononciation.

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À bientôt !






dimanche 27 juin 2010

DOCUMENT AUDIO pour le niveau A2+ (Dominic) :




Dominic, un Suisse en France !



Dominic est suisse, il a une vingtaine d’années. Il a passé quelques semaines en France au printemps donc je lui ai demandé de se présenter. Pour en savoir plus, écoutez son interview !










DOCUMENT AUDIO (1 minute 37) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre un peu de quoi Dominic parle.




Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1/ Où est-ce que Dominic a passé son enfance ?
2/ Qu’est-ce qu’il a étudié à l’université ?
3/ Combien de temps est-ce qu’il a passé à Paris ?
4/ Où est-ce qu’il a travaillé après ses études ?
5/ Comment est-ce qu’il a décidé de venir à Amboise ?
6/ Après son séjour à Amboise, où est-ce qu’il va travailler ?
7/ Quel est son projet ?
8/ Comment se sent-il quand il pense à son projet ?




Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.





EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.








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TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Dominic s’exprime.


Gabrielle : Salut Dominic. Tu pourrais te présenter, tiens ?
Dominic : Oui, salut Gabrielle. Alors, je m’appelle Dominic, je viens de Suisse (1), du canton (2) (A) de Berne. J’ai grandi dans les montagnes, j’adore les montagnes, j’aime beaucoup faire du sport dans les montagnes. Et après, je suis… après mon enfance, j’ai déménagé (a) à Berne, pour étudier l’histoire. Et en cadre de mes études (b), j’ai aussi passé (3) une année à Paris, j’ai étudié à Paris. Et après le, les études, que j’aimais beaucoup (4), j’aimais beaucoup mes études en histoire, j’ai, j’ai* travaillé dans des musées. C’était pour moi un peu l’application de, de mes connaissances historiques (c) ou de mes connaissances dans la discipline de l’histoire. Et pour venir à Amboise, c’était très, très spontanément (d), j’ai eu envie de, de quitter la Suisse, de, de faire une expérience de nouveau (e)… euh, à l’étranger. Et comme ça, je suis venu** à Amboise. Et après mon séjour à Amboise, je vais, je vais travailler dans une clinique pour la réintégration (f) des, des toxicomanes (g). Et en automne, j’ai l’idée de… aller voyager au Mali…
Gabrielle : D’accord.
Dominic : Avec un, avec un copain. C’est encore un peu vague (h) mais on a l’idée de faire… Moi j’ai jamais quitté l’Europe, et je suis un peu nerveux mais je trouve que c’est… oui, c’est une bonne occasion pour, pour le faire une fois.
Gabrielle : D’accord. Ben bon courage alors.
Dominic : Merci.
Gabrielle : Bon voyage.
Dominic : Merci, merci beaucoup. Merci.
Gabrielle : De rien.



Remarques de grammaire :
1) Je viens de Suisse =>
la Suisse est un pays féminin. Quand le pays est féminin (terminé par « -e ») ou que le pays masculin commence par une voyelle, on dit « venir de » ou « venir d’ », pas « venir de la ». Exemples : « Je viens de France », « Erkade vient d’Indonésie », « Marjane vient d’Iran ». Mais pour les pays masculins ou pluriels, on dit « du » ou « des ». Exemples : « Masa vient du Japon », « Jessica vient des Etats-Unis ». Attention, Mexique, Belize, Cambodge sont masculins, ce sont des exceptions, on dit donc par exemple « Il vient du Cambodge », « Elle vient du Mexique ».
2) Du canton --> parce que « Je viens du canton de Berne ». « Canton » est un mot masculin.
3) J’ai aussi passé : attention au verbe « passer » au passé composé. Quand on parle du temps, on l’utilise avec le verbe « avoir » au présent. Quand on parle d’un lieu, on l’utilise avec le verbe « être » au présent. Exemples : « Hier, elle a passé 2 heures dans les magasins » MAIS « « Hier, elle est passée devant un magasin de chaussures mais elle n’y est pas entrée ».
4) J’aimais beaucoup : on dit plutôt « que j’ai beaucoup aimées », on choisit le passé composé parce que les études sont finies. Mais c’est normal de faire des petites erreurs même quand on parle un excellent français comme Dominic. On n’a pas toujours le temps de réfléchir à la grammaire. Il faut toujours penser que la communication doit passer avant la grammaire !

Remarques de vocabulaire :
a) Déménager = changer de maison / changer de ville.
b) Et en cadre de mes études : on dit plutôt « dans le cadre de mes études ». « dans le cadre de » = au moment où ET à l’occasion de.
c) L’application de, de mes connaissances historiques : Dominic a pu utiliser ce qu’il a étudié à l’université.
d) Spontanément = de manière spontanée. Dominic s’est décidé très vite à partir en France !
e) De nouveau = encore.
f) Réintégration = le mot n’est pas adapté ici, on doit dire « réinsertion ».
g) Toxicomanes = une personne toxicomane = une personne droguée.
h) Vague = imprécis. C’est un adjectif très utilisé quand on parle de ses projets et qu’ils ne sont pas très précis, pas très clairs !

Remarques culturelles :
A) Un canton : la France est divisée en départements et en régions. La Suisse est composée de cantons. Le Québec est une province du Canada. Quant à la Belgique, elle est divisée en régions et en communautés.

Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :
*J’ai, j’ai : c’est très habituel de répéter de petits mots, comme ici, quand on réfléchit en même temps à ce qu’on va dire après.
**Je suis venu : Dominic a les mêmes habitudes de langage que tous les Francophones, en France ou en Suisse. Comme il parle un peu vite, il dit « chsuis » !


samedi 19 juin 2010

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1+ (Dominic) :


Dominic compare la Suisse et la France !

Dominic est suisse, il a une vingtaine d’années. Au printemps, il a fait un séjour de plusieurs semaines en France, à Amboise. Et ce n’est pas la première fois qu’il séjourne en France. Il est donc à même de comparer nos deux pays !









DOCUMENT AUDIO (6 minutes 43) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.




Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1/ Que remarque Dominic en France par rapport à la Suisse ?
2/ Selon Dominic, qu’est-ce qu’il y a dans certaines rues d’Amboise ?
3/ Dans les magasins, qu’est-ce qui est bizarre pour Dominic ?
4/ Pour lui, comment sont certains commerçants ?
5/ Parfois, que refusent les commerçants ?
6/ Concernant le fromage, que font les Français ?
7/ D’après Dominic, comment est l’attitude de beaucoup de Français envers la capitale ?
8/ Quelle est la raison de cette attitude selon Dominic ?
9/ Pourquoi Dominic apprécie-t-il Amboise et La Loire ?
10/ Qu’est-ce qu’il aime par exemple dans les repas ?
11/ Qu’est-ce qui fait que les gens paraissent plus détendus ?
12/ Que dit-il sur ce qu’il ressent en France ?


Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.



EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.







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Vue de la place du château à Amboise :

















TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment les Dominic s’exprime.

Gabrielle : Salut Dominic ! Alors, tu viens de passer, euh, 10 semaines en France, je crois. Est-ce que tu pourrais nous parler de ce que tu as ressenti (1), de tes observations voire (2) tes surprises ?
Dominic :
Oui, bonjour Gabrielle. Euh, la première chose que je remarque toujours quand je, je passe la frontière, c’est qu’il y a (3) beaucoup d’espace en France, en comparaison avec la Suisse. Ça veut dire beaucoup d’espace vide qui n’est pas utilisé, qui n’est pas cultivé (4), qui est aussi un peu abandonné, parce qu’en Suisse, vraiment, il y a chaque mètre carré cultivé et utilisé et exploité. Et ici, c’est, c’est quelque chose que je remarque aussi dans, dans les magasins même. Même là, y’a des coins (5) qui sont, on a l’idée qu’ils sont pas utilisés. Et en Suisse, c’est c’est tout très propre, très nettoyé, c’est, y’a pas un mètre carré de trop. C’est, oui, c’est une chose que je remarque toujours…
Gabrielle : D’accord.
Dominic : C’est la première chose, oui. Et après, y’a aussi les, par exemple les rues, je trouve une immense différence surtout parce que je fais beaucoup de vélo. Et aussi, à Amboise, il y a beaucoup de rues, la rue Rabelais qui a beaucoup de trous (6)
Gabrielle : C’est vrai !
Dominic : … en Suisse, ça, ça n’existe pas, je trouve, c’est vraiment, ou on le voit pas tellement ! Et… oui ! Quand je vais dans les magasins, là c’est souvent drôle (7) si j’achète par exemple quelque chose pour 1 euro 42 centimes et je donne deux euros, ils me demandent si j’ai pas 42 centimes ! Et pour moi, c’est « Mais non ! Je vais pas chercher maintenant, peut-être que j’en ai pas ! ». Et en fait, je sais pas pourquoi, il y a une copine qui m’a raconté que peut-être en euros, il y a moins de monnaie mais moi, j’ai plutôt parfois l’idée qu’ils sont trop paresseux, peut-être.
Gabrielle : Pour rendre la monnaie !
Dominic : Voilà, pour la chercher !
Gabrielle : D’accord. C’est vrai que parfois, les gens, ils refusent de te donner de la monnaie. Si tu veux pas acheter quelque chose…
Dominic : Oui !
Gabrielle : Ne serait-ce que ça : tu demandes un peu de monnaie pour aller acheter une boisson, dans un distributeur ou autre et ils refusent de donner la monnaie.
Dominic : Euh, là en fait, je sais pas, c’est seulement si j’achète quelque chose… C’est là où demandent vraiment le… je crois qu’ils aimeraient le plus que je donne vraiment le prix exact…
Gabrielle : La somme exacte, le compte.
Dominic : Voilà, exactement, le compte exact, c’est ça.
Gabrielle : D’accord, bon, intéressant tout ça. Est-ce qu’il y aurait d’autres choses que tu remarques, que tu observes ?
Dominic : Euh, oui, c’est avec le fromage, parce que comme je suis un Suisse qui aime beaucoup le fromage, un des fromages préférés, pour moi, c’est vraiment le gruyère. Et en France, on parle beaucoup de gruyère, mais en fait c’est (de) l’emmental que, que vous parlez. Et pour moi, je déteste l’emmental alors tout le monde « Ah, j’adore le gruyère ! ». Mais moi, j’ai l’idée (8) « Non, c’est pas le gruyère, c’est l’emmental ! (9) » parce que le vrai gruyère, c’est, vraiment, c’est très très bon ! Et là, je… oui, aussi, ça je remarque toujours quelque chose !
Gabrielle : Les Français connaissent mal les fromages suisses !
Dominic : Euh, je sais pas en fait, ils aiment bien les fromages suisses ils les mangent et mais c’est seulement cette petite, oui, cette précision.
Gabrielle : D’accord.
Dominic : Quelque chose… Oui, en Suisse, c’est vraiment, ce sont vraiment deux choses très très différentes. Et comme ils parlent : « Oui, ah le gruyère, c’est, c’est le fromage avec les grands trous ! » Et je dis : « Non, non, non, non, c’est l’emmental ! », parce que oui, il est très caractéristique pour les, pour les grands trous.
Gabrielle : Ouais, ouais…
Dominic : Oui, c’est ça.
Gabrielle : D’accord.
Dominic : Et peut-être une autre grande différence, vraiment, c’est lié à l’histoire et toute l’administration. C’est que comme la France est très, un système très très centralisé (10). Et la Suisse est très fédéralisée (11). Euh, c’est vraiment, là, un autre rapport, une autre idée de la nation et surtout de la capitale, parce que moi je trouve que les Français, ils ont un peu une ambiguïté envers Paris. On n’aime pas du tout, on est content si on habite dans la campagne, dans la province. Mais on trouve qu’on a la, la capitale la plus belle du monde. En Suisse, c’est Berne la capitale, et il y a beaucoup de gens qui n’ont pas grande idée, parce que c’est plutôt le chef-lieu (12) du canton qui est, qui est plus important.
Gabrielle : On accorde moins d’impor… d’importance, pardon, à la capitale.
Dominic : Oui, oui, je trouve. Mais je crois, c’est, c’est vraiment une question de centralisation. Il y a beaucoup de choses qui se passent à Paris, qui viennent de Paris, que… Oui, aussi avec le train, il faut toujours aller à Paris. Dimanche, je rentre en Suisse, ou pas en Suisse, en Bourgogne et là, c’est pas facile de, de voyager à un dimanche d’une région dans une autre région. Parce que oui, il faut passer par Paris.
Gabrielle : D’accord, bon, et alors finalement, quel bilan tu tires de ce séjour en France ? Tu as découvert de nouvelles choses qui t’ont plu ?
Dominic : Oui, peut-être maintenant, j’ai que parlé de la critique négative…
Gabrielle : Oh, non, ça va ! [rires]
Dominic : Mais en fait, j’aime beaucoup vivre en France, vraiment, oui, c’est déjà l’espace que (13) j’ai parlé, c’est… vraiment, je trouve, on peut bien respirer ici. À Amboise, surtout, j’aime beaucoup la Loire, c’est vraiment très, très bien pour se reposer. Et j’adore la manière de manger en France, il y a quelque chose de très très libre, c’est pas très strict. On mange beaucoup, on mange plus longtemps, je trouve, et avec beaucoup de plats différents parfois de petites portions mais beaucoup de plats. Et ça, ça j’aime beaucoup cette variation. J’adore. Euh, oui, il me semble tout un peu plus léger, je crois, c’est vraiment aussi si on regarde les gens. Moi, je trouve parfois, ils sont plus…
Gabrielle : Plus détendus ?
Dominic : Oui. Aussi dans… Déjà, leurs vêtements ! Déjà si on les regarde, on a l’idée qu’ils sont plus, peut-être un peu plus à l’aise. C’est quelque chose que… j’aime beaucoup ce, ce changement de rythme.
Gabrielle : D’accord, oui.
Dominic : Je trouve très, très sympa… Je suis très à l’aise en France (14),
toujours, quand je suis ici.
Gabrielle : Tant mieux ! Merci beaucoup pour cette interview !
Dominic : Merci à toi !

Remarques :


1/ Ressentir = éprouver
2/ Il y a : vous remarquez la prononciation « y’a », elle est très habituelle, et devient même plus répandue que le « il y a » bien articulé.
3/ Voire = ou même.
4/ Cultivé = utilisé pour des cultures (dans le sens d’agriculture).
5/ Des coins = des lieux, des endroits.
6/ Des trous --> comme dans l’emmental ! ;-)
7/ Drôle = bizarre (ici). D'habitude, ça peut vouloir dire "amusant".
8/ J’ai l’idée : normalement, on dit plutôt « je pense que ».
9/ Non, c’est pas le gruyère, c’est l’emmental ! : normalement, pour donner le vrai nom d’une chose on dit « Non, c’est pas du gruyère, c’est de l’emmental ! ». Si on peut compter, on dit « Non, c’est pas une orange, c’est une clémentine ! ».
10/ Centralisé : la centralisation à l’État est au centre du système politique, toutes les décisions sont impulsées par l’État.
11/ Le chef-lieu = la ville principale d’un canton, d’un département, d’une région.
12/ Fédéralisé = organisé en fédération à la Suisse est une confédération, constituée de 26 cantons qui ont tous une certaine autonomie politique.
13/ Que : ici, on devrait dire « dont ».
14/ Je suis très à l’aise en France = je me sens très bien en France.



Vue plongeante sur le Café des Arts à Amboise :

Voilà...

dimanche 23 mai 2010

DOCUMENT AUDIO pour le niveau A2 (Caroline) :

Caroline présente les « apéros géants » !



Un « apéro », savez-vous ce que c’est normalement ? C’est un APÉRITIF : un moment, avant le déjeuner ou le dîner, où on boit un verre en mangeant de petites choses (biscuits, olives, pistaches…).
Mais depuis quelques semaines, on entend de plus en plus parler des « apéros géants », de très grands apéritifs qui se développent partout en France. Qu’est-ce que c’est exactement ? Caroline nous explique tout dans l’interview suivante !


Caroline habite en France, à Tours, elle est prof de français à Amboise. Mais elle est originaire de Nantes. Merci à elle pour sa contribution !

DOCUMENT AUDIO (2 minutes 05) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.




Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1/ Comment est-ce qu’on invite les gens aux « apéros géants » ?
2/ Pourquoi est-ce que les gens viennent ?
3/ Où se passent les apéros géants ?
4/ Quel problème est-ce qu’il y a eu à Nantes ?
5/ D’habitude, pour les autres apéritifs, qu’est-ce qu’il y a souvent ?
6/ Caroline était à Nantes pour le dernier apéro. Vrai ou faux ?
7/ Pour Caroline, qu’est-ce qui est bien ?
8/ Pour Caroline, quel est le problème ?

Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.



EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.





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L'apéro géant à Nantes :





























TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Caroline s’exprime.


Gabrielle : Salut Caroline ! Dis donc*, t’as regardé** la télé ce week-end ? T’as compris cette histoire d’apéros géants (1) ?
Caroline : Euh***, j’ai pas (A) regardé la télé mais j’ai, j’ai lu (B) dans les journaux. Euh, tu sais en fait****, c’est quelqu’un qui, sur Facebook, propose de faire un événement et il invite tous les gens à se retrouver (2) dans une ville pour prendre un apéritif géant tous ensemble donc les gens viennent avec des bouteilles ou de vin, ou de bière, et des gâteaux pour manger et se retrouvent pour prendre l’apéritif tous ensemble et il y a plein plein plein de monde (3) et ça devient un apéro géant.
Gabrielle : D’accord, donc ils boivent dans la rue…
Caroline : Voilà, ils boivent dans la rue et parfois, ils boivent beaucoup !
Gabrielle : Oui ! Et alors, toi, tu es de Nantes mais moi, j’ai entendu parler de quelque chose à Nantes. Y’a…
Caroline : Oui, la semaine dernière (X), c’était mercredi, je crois, donc il y a eu cet apéro géant à Nantes. Les gens buvaient beaucoup et il y a eu (C) un accident. En fait, un jeune qui avait beaucoup beaucoup bu (D), certainement, est tombé d’un pont et les pompiers (4) sont venus (E) mais le jeune est mort le lendemain (5), à l’hôpital, je crois.
Gabrielle : Ah oui, d’accord, quand même***** !
Caroline : Ouais******. Mais c’est la, c’est la première fois qu’un jeune meurt pendant cet événement. Il y a souvent des blessés mais c’est la première fois que quelqu’un meurt.
Gabrielle : D’accord, ouais. Et toi, qu’est-ce que tu penses des apéros géants ?
Caroline : Ben, écoute, je n’y suis jamais allée (F). Je n’étais pas à Nantes pour le, pour le dernier apéro. Mais, euh, ben, je pense que c’est quelque chose de plutôt sympa, c’est bien de, de rencontrer plein de gens, de pouvoir prendre un verre (6) tous ensemble, de faire connaissance, de discuter, d’échanger (7). Mais le problème, c’est que souvent, les, les gens boivent beaucoup, beaucoup, beaucoup trop et il y a souvent des problèmes, et des accidents, des agressions. Je trouve que c’est dommage quand les gens ne peuvent plus se contrôler à cause de l’alcool (8).
Gabrielle : D’accord. Ben, merci !
Caroline : De rien !


Remarques de grammaire :
A/J’ai pas = je n’ai pas. Mais quand on parle, on oublie toujours le « ne » !
B/ J’ai lu : c’est le verbe « lire ».
C/ Il y a eu = passé composé de « il y a ».
D/ Il a bu = passé composé du verbe « boire ».
E/ Sont venus : C’est le verbe « venir ».
F/ Je n’y suis jamais allée = je ne suis jamais allée à un apéritif géant.


Remarques de vocabulaire :
1/ Géant = très grand.
2/ Se retrouver = avoir un rendez-vous pour être ensemble.
3/ Il y a plein plein plein de monde = il y a vraiment beaucoup de gens (« plein » = beaucoup).
4/ Les pompiers = les secours.
5/ Le lendemain = le jour après.
6/ Prendre un verre = boire quelque chose.
7/ Échanger = discuter.
8/ À cause de l’alcool = parce qu’ils boivent de l’alcool.


Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :*Dis donc : on dit ça pour commencer une discussion (quand on veut demander l’opinion de quelqu’un). On dit aussi ça quand on est surpris.
**T’as regardé = Tu as regardé (mais normalement, on ne doit pas écrire « t’as regardé », ce n’est pas correct).
***Euh => on dit « euh » quand on cherche un mot, une idée.
****En fait : quand on commence une explication, on peut dire « en fait ».
*****Quand même : ici, j’ai dit « quand même » pour finir ma phrase parce que j’étais impressionnée, surprise. Un mort, c’est une conséquence très grave, je pense.
******Ouais = oui (ouais = version non-standard) !


Remarques culturelles :
X/ la semaine dernière : Caroline parle du mercredi 12 mai 2010.

Les apéros géants : depuis quelques semaines, les médias parlent BEAUCOUP de ces apéros géants. Les hommes et femmes politiques aussi. Certains sont vraiment POUR (d’accord), d’autres sont vraiment CONTRE (pas d’accord). C’est un grand sujet de débat !
Boire en France :Tout le monde ne boit pas autant d’alcool en France mais de plus en plus souvent, boire beaucoup jusqu’à être malade devient à la mode. Rassurez-vous : la majorité des gens aime bien boire un petit verre entre amis, de temps en temps…
Trinquer en français :
Quand on boit un verre pendant l’apéritif, on a l’habitude de « trinquer ». On approche son verre du verre de quelqu’un d’autre, par politesse ou par amitié. On trinque en général à l’apéritif ou au digestif (après le repas). Mais on peut aussi trinquer dans un café, un bar.
Mais comment trinquer ?
Si vous dites « tu » à la personne avec qui vous trinquez, vous pouvez dire : « à la tienne ! », « à ta santé ! », « santé ! », « tchin ! », « tchin tchin ! ». Désolée pour les Japonais qui liront ceci mais oui, on dit « « tchin tchin ! » pour trinquer en français…
Si vous dites « vous » à la personne avec qui vous trinquez, vous pouvez dire : « à la vôtre ! », « à votre santé ! », « santé ! », « tchin ! », « tchin tchin ! ».
Et dans tous les cas, on peut trinquer « à quelque chose », par exemple : « à notre victoire ! », « à notre succès ! », « à votre nouvelle maison ! », « à ta réussite ! », etc.





mercredi 5 mai 2010

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B2 (Pierre-Antoine et Martin) :


Pierre-Antoine et Martin sont allés en Inde !

Gâce à Joëlle, qui est prof de français à Singapour ET qui est québécoise, vous allez pouvoir écouter une interview de Pierre-Antoine et de Martin, en vidéo !

Pierre-Antoine et Martin sont deux amis qui viennent du Québec. En janvier dernier, ils ont fait un voyage en Inde. Écoutez leur récit, filmé par Joëlle, que je remercie sincèrement, vivement, chaleureusement de sa contribution à Gabfle ! Et un grand merci aussi à Pierre-Antoine et Martin, évidemment !



DOCUMENT VIDÉO (2 minutes 56) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.






Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.
1/ Quand est-ce qu’ils sont allés en Inde ?
2/ Au départ, ils ont pris le train pour quoi faire ?
3/ Comment était le voyage Delhi-Goa ?
4/ Quel problème a eu le train ?
5/ Est-ce que Goa les a intéressés ?
6/ Pourquoi ?
7/ À Gokarna, qu’ont-ils fait ?
8/ Que disent-ils sur Cochin ?
9/ Qu’est-ce qu’il y avait de spécial à Varanassi, à leur avis ?
10/ Qui est Joëlle pour Pierre-Antoine ?


Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps. 

EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.



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TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Pierre-Antoine et Martin s’expriment.

Joëlle : Bon, Pierre-Antoine, Martin, parlez-moi de, de votre voyage en Inde ! 

Pierre-Antoine : Bonjour, moi, c’est Pierre-Antoine, nous on est partis (a) en Inde euh, au mois de janvier (1), euh, de cette année, en fait, de 2010 (2). Et euh, on a, on s’est fait un petit (3) itinéraire, on est arrivés, euh, à New Delhi. Puis (4) ensuite, on a commencé à descendre vers le sud en train, au départ. Puis ça a pris environ, euh, une trentaine d’heures. 

Martin : Plus, plus, je dirais. 

Pierre-Antoine : Peut-être (5) une quarantaine, dans le fond (A), on est partis de New Delhi pour se rendre jusqu’à… (B)

Martin : Goa. 

Pierre-Antoine : Goa, l’état de Goa. 

Martin : Je pense qu’on a passé (b) au moins deux nuits environ dans le train, encore une quarantaine d’heures. Puis le train avait du retard. C’est inévitable que le train il prenne (c) du retard en Inde. Puis à Goa, on est arrivés dans la nuit.

Pierre-Antoine : Il faisait chaud, Goa, c’est la plage. Puis on n’est pas restés très longtemps à Goa parce que, parce que ça nous convenait plus ou moins. On préférait aller ailleurs faque (C) on est descendus au sud encore ! 

Joëlle : Qu’est-ce qui vous convenait pas, à Goa ? 

Martin : Il y avait trop de monde… 

Pierre-Antoine : Ouais, trop de gens…  

Martin : On cherchait la tranquillité, ce qu’on a trouvé un petit peu plus loin sur la côte, un petit peu plus au sud. 

Joëlle : Puis après, vous êtes arrivés où ? 

Pierre-Antoine : Après, on est allés… on a passé un petit bout de temps à Gokarna qui est encore dans… C’est encore, c’est encore dans l’Etat de Goa ? 

Martin : Non. 

Pierre-Antoine : Non. C’est la limite de l’Etat du Kernataka. Plus au sud. Puis là, c’était bien, on a fait un peu de plage. Puis quand on est, quand on s’est lassés de (D) la plage, on a commencé à descendre encore plus au sud, jusqu’à… 

Martin : Cochin. 

Pierre-Antoine : Cochin. Voilà. Cochin ou Cochine, comment on dit ? 

Martin : Cochin ? Je sais pas quelle est... 

Joëlle : Et vous êtes restés combien de jours, là-bas ?

Pierre-Antoine : Ensuite à Cochin ? On est restés au moins une semaine, il faisait tellement (6) chaud, c’était (7), euh, c’était épouvantable (E). C’était presque insoutenable (F), la chaleur. Puis, euh, ensuite, ben, on est, c’est là où on a été le plus au sud dans notre voyage. On a commencé à remonter après ça (8).

 Joëlle : Et quelle ville vous a le plus marqués ? 

Pierre-Antoine : Dans les villes ? 

Joëlle : Varanassi ? 

Martin : Euh, c’était très spécial… 

Joëlle : Ouais, pourquoi ?

 Pierre-Antoine : Varanassi, vers la fin…

 Joëlle : Qu’est-ce qu’il y avait de spécial, là-bas ? 

Pierre-Antoine : Ben le mélange de tout, quoi. 

Martin : Ouais, les, les rituels… 

Pierre-Antoine : C’est considéré comme une ville sainte.

 Martin : Ouais, une ville sainte. 

Pierre-Antoine : Les animaux… 

Martin : C’est beaucoup d’activités. 

Pierre-Antoine : Varanassi aussi pour le Gange, pour le, la rivière qui est là, pour les toits, pour euh… pour quoi donc ? Toutes ces raisons-là, pour les couleurs, pour les odeurs, ça ressemble à ça ! 

Joëlle : Puis après vous êtes revenus puis là, vous êtes arrivés à Singapour !  

Pierre-Antoine : Ouais ! On est venus visiter ma sœur à Singapour ! Ma sœur, elle est à Singapour ! 

Joëlle : Bien ! Eh, merci les gars ! 

Pierre-Antoine : Ça fait plaisir ! Si jamais ça vous tente de faire des lectures en français, vous pouvez toujours consulter notre blog 

Joëlle : Oui, donc je laisse le lien du blog, pour que les gens puissent (d) aller consulter, après ! Merci ! 

Martin : Salut !  

Pierre-Antoine : Au revoir !


 
Remarques de grammaire : 
a/ On est partis : normalement, la règle dit qu’au passé composé et aux autres temps composés, on ne fait pas l’accord avec le « on ». Mais par logique, de plus en plus, si le sujet est pluriel, on peut mettre le participe passé au pluriel !
b/ On a passé : faites la différence entre « on est passé(s) » + complément de lieu (exemple : « on est passé devant la Tour Eiffel mais on n’a pas pu s’arrêter pour prendre des photos ») ET « on a passé » + indication de temps (exemple : « On a passé 5 heures dans le musée du Louvre »).
c/ C’est inévitable que le train il prenne : après les structures « Il est + adjectif + que… » (forme soutenue) ou « C’est + adjectif + que… » (forme un peu familière), on met le subjonctif, comme ici. Martin prend bien sûr quelques libertés avec la structure de la phrase, on pourrait dire aussi simplement « c’est inévitable que le train prenne… ».
d/ Pour que les gens puissent… : « pour que » exprime une idée de but (ce que l’on cherche à faire, à obtenir) et est suivi du subjonctif comme vous pouvez le remarquer !

Remarques de vocabulaire :

A/ Dans le fond = en réalité.
B/ Se rendre jusqu’à / Se rendre à = aller jusqu’à / aller à.
C/ Faque = donc. « Faque » est une formulation très québécoise, qui n’est pas du tout utilisée en France ou en Belgique et en Suisse. Ça vient de « cela fait que », ça exprime donc une idée de conséquence en langage informel. En France, on dirait « du coup » dans ce type de discussions informelles.
D/ Se lasser de = « se fatiguer de », « en avoir assez de », « en avoir marre de ». Pierre-Antoine aurait pu dire aussi « Quand on en a eu assez de… », « Quand on en a eu marre de… ».
E/ Epouvantable = horrible.
F/ Insoutenable = insupportable, impossible à supporter (physiquement).

Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage : Pierre-Antoine et martin parlent assez vite, je vous invite à écouter attentivement leur façon de parler. Et si vous avez l’habitude des accents français, suisses, belges ou bien africains en français, vous allez entendre très clairement la différence ! Je vais essayer de faire quelques remarques sur leurs prononciations en insistant un peu sur quelques particularités de l’accent québécois.
1/ Au mois de janvier : que ce soit au Québec ou en Europe, les « e muets » sont de moins en moins prononcés. Donc ici, on entend « au mois d’janvier ». Mais bon, si vous allez dans le Sud de la France, vous entendrez presque toujours « au mois deu janvier » !
2/ 2010 : au Québec, les « i » ne sont pas prononcés tout à fait comme en France. Ils se rapprochent (un peu) plus du « é ». On entend donc presque « deux mille dés ».
3/ Petit : là encore, le « e » de « petit » n’est pas prononcé, on entend « pti ». Cet « oubli » du « e » se retrouve aussi en France, surtout dans le Nord et dans l’Est. Mais si vous allez dans le Sud-Ouest ou le Sud-Est de la France, on prononce plus souvent « peuti » !
4/ Puis : ils prononcent « pi ». On a tendance à prononcer aussi de cette manière dans l’est de la France.
5/ Peut-être : ici, on entend « ptêt ». On trouve aussi cette prononciation « rapide » en France, mais plutôt dans le Nord.
6/ Tellement : écoutez comment il insiste sur la première syllabe pour montrer qu’il faisait vraiment très chaud : « Il faisait Tellement chaud ! ».
7/ C’était : ici, on entend « stait ». On entend aussi cette prononciation en France.
8/ Ça : ici, on entend « çô ». Au Québec, les « a » sont beaucoup plus fermés qu’en France. C’est une des caractéristiques de l’accent québécois. Écoutez bien comment ils prononcent les « a » !


Merci encore à toi Joëlle !!!
 

Et allez consulter leur blog carnetsdenaking, il y a des photos magnifiques et des textes très agréables à lire ! Voici un petit aperçu de leurs photos ci-dessous :