BONJOUR ET BIENVENUE SUR LE BLOG GABFLE !




Vous apprenez le français et vous voulez progresser ?

Ce blog est fait pour vous !

Sur GABFLE, il y a des interviews authentiques de personnes francophones, à écouter ou à lire,
des exercices, des remarques de grammaire, de vocabulaire, de prononciation.

Testez ce blog, et laissez des commentaires, ou contactez-moi :



À bientôt !






vendredi 27 novembre 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau A1+ (Josette) :


Josette présente sa famille !








Josette habite à Amboise, une petite ville française. Josette est une jeune grand-mère qui a une grande famille. Et pour elle, la famille, c’est important !






DOCUMENT AUDIO (58 secondes) :
Tout d’abord, écoutez l'interview une première fois pour la comprendre un peu.






Puis, avant d’écouter encore l’interview, lisez ces questions qui précisent quelles informations vous devez trouver.


1. Combien de petits-enfants a Josette ?
2. Combien d’enfants a Josette ?
3. Ses petits-enfants sont les enfants de qui ?
4. Quel âge a la troisième fille de Josette ?
5. Comment sont les petits-enfants de Josette ?
6. Combien de frères a Josette ?
7. Pour finir, quelle information Josette donne sur ses filles ?



Écoutez ensuite encore l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.







EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.




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TRANSCRIPTION :
Lisez enfin le texte de l’interview et les remarques pour bien comprendre comment Josette parle.


Gabrielle : Tiens, Josette, tu pourrais (a) présenter ta famille peut-être ?
Josette : Oui, pourquoi pas ? Alors*, euh**, ma famille… Alors, euh, moi je suis, euh, je suis grand-mère de trois petits-enfants. Donc*** j’ai trois filles, euh trois filles. Donc les trois petits-enfants que j’ai, c’est de l’aînée (1), donc ma grande. Alors, j’ai une fille de 31 ans, ma deuxième, elle a 28 et la troisième, elle a 27. Voilà****. Donc sur les trois, j’en ai qu’une (b) pour l’instant qui m’a fait trois garçons, trois petits-garçons, qui sont adorables (2). Et c’est eux qui me font vivre (3), d’ailleurs, parce qu’ils sont très très adorables, je les aime beaucoup. Voilà, puis en dehors de ça (4), ben, je suis (d’)une famille, euh, une famille de 6 enfants. Moi, j’ai…, je suis la seule fille, j’ai 5 frères. Je suis comblée par (5) mes petits-enfants et mes enfants. Voilà, donc j’en ai aucune (6) qui boit (7) et aucune qui fume (8). C’est formidable (9) ! [rires]
Gabrielle : Très bien ! Merci beaucoup !


Remarques de grammaire :
a) Tu pourrais… ? = Tu peux… s’il te plaît ?
b) J’en ai qu’une = « J’en ai seulement une » (j’ai seulement une fille). La forme plus correcte est « Je n’en ai qu’une ». « Ne… que », ou « N'… qu' », = seulement. « En » = pour ne pas répéter « fille ». Autre exemple : « Tu as des sœurs ? » -> « Oui, j’en ai deux ».

Remarques de vocabulaire :
1) L’aînée = la première des enfants (et « l’aîné » = le premier des enfants).
2) Adorable = très mignon, très gentil.
3) C’est eux qui me font vivre = ils me donnent de l’énergie pour vivre.
4) Puis en dehors de ça = et aussi, = et en plus.
5) Je suis comblée par… = je suis très contente de...
6) Aucune = pas une, zéro.
7) Qui boit = qui boit de l’alcool.
8) Qui fume = qui fume des cigarettes.
9) Formidable = « super », « génial ».

Remarques sur la manière de parler :
*Alors = ici, Josette dit « Alors » parce qu’elle commence une explication.
**Euh = Josette dit « euh » parce qu’elle cherche ses mots (elle hésite un peu).
***Donc = Josette dit « Donc » parce qu’elle explique la situation.
****Voilà = Josette dit « voilà » parce qu’elle a fini ses premières explications.


vendredi 20 novembre 2009

DOCUMENT DE FRANÇAIS DE SPÉCIALITÉ (Baptiste est viticulteur) :


Baptiste explique la profession de viticulteur !






Voici une interview pour les gens qui s’intéressent au vin, ou qui veulent travailler dans ce domaine professionnel. Baptiste a 29 ans et il habite en Gironde (dans la région de Bordeaux). C’est une région célèbre pour ses vins, et justement, il est viticulteur. Il parle ici de sa profession. Le niveau A2 (au minimum) est nécessaire pour comprendre l’interview.










PRÉPARATION À L’ÉCOUTE :
Avant de commencer, vous pouvez faire ce quiz sur la vigne et le vin pour réviser ou apprendre du vocabulaire.


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DOCUMENT AUDIO (5 minutes 02) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.







Puis
, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir entendre.


1. Comment s’appelle un élaborateur de vin ?
2. Comment s’appelle le processus qui transforme jus de raison en vin ?
3. Comment s’appelle la vente de la production de vin ?
4. Comment est son métier ?
5. Qu’est-ce qui est intéressant pour lui dans son métier ?
6. Quel est le premier problème climatique qui peut détruire la récolte ?
7. Qu’est-ce qu’il faut faire contre les maladies de la vigne ?
8. De quel autre élément climatique ont peur les viticulteurs ?
9. Qu’est-ce qu’il faut faire pour vendre son vin ?
10. « Sainte Foy Bordeaux », qu’est-ce que c’est ?
11. Est-ce que Baptiste fait des voyages professionnels dans d’autres pays ?
12. Pourquoi est-ce que les parents de Baptiste ont décidé de faire du vin biologique ?
13. Quel est le nom exact de la propriété de Baptiste ?
14. Quel est le numéro de téléphone de la propriété de Baptiste ?
15. Si vous allez en France, est-ce que vous pouvez aller voir Baptiste ?
16. Pourquoi est-ce que Baptiste ne donne pas d’adresse de site Internet ?





Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.




EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.


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TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Baptiste explique son travail.

Gabrielle : Salut Baptiste, tu es viticulteur. Tu pourrais nous dire (A) un peu en quoi consiste ton travail, ta profession ?
Baptiste : Alors (a), disons, viticulteur, c’est un métier très complet. Donc (b), tout d’abord, on est producteur de raisin. Donc, euh (c), c’est-à-dire depuis la, la plantation de, de la vigne, jusqu’à, à la production du, du raisin. Ensuite, on est, euh, vinificateur, donc élaborateur de vin, donc le jus de raisin qui est transformé en, en vin par le [processur de…] le processus de la fermentation alcoolique. Ensuite, on est, euh, on vend notre production donc on fait de la commercialisation. Et ensuite, euh, il y a (d) tout l’aspect, euh, technique, euh, au niveau de l’entretien (1) du matériel, euh, l’entretien…
Gabrielle : Oui, c’est presque quatre ou cinq professions en une !
Baptiste : Voilà, donc c’est vraiment un métier très complet.
Gabrielle : Oui.
Baptiste : Donc très, très enrichissant (2) et très, très passionnant (3) aussi.
Gabrielle : Oui, qu’est-ce qui te plaît le plus (4), justement dans ce travail ?
Baptiste : Oh, mais j’ai pas (B) vraiment de préférence. Le… ce qui… le plus intéressant, c’est en fait de… de jamais faire le, le même travail, et d’avoir toujours… que ça soit toujours varié, en fait, c’est… c’est ça le plus intéressant.
Gabrielle : Et il y a des difficultés, quand même, ou des moments un peu moins évidents que d’autres ?
Baptiste : Alors, si on veut parler des difficultés, on peut parler de… notamment (5) de cette année où on est confrontés (6) aux aléas climatiques (7). On a… on doit faire face au gel (8) de printemps qui risque d’anéantir (9) la récolte. Euh…
Gabrielle : Ça n’a pas été le cas cette année ?
Baptiste : Ça a pas été vraiment le cas, enfin partiellement (10). On a certaines parcelles (11) qui ont été gelées donc qui ont presque pas de raisins. Ensuite, au niveau des maladies de la vigne. Également (12) si on réalise pas les, les traitements (13) à temps voulu, euh… la vendange risque de… d’être perdue. Voilà, et au… la grêle (14) aussi, c’est un, c’est un élément climatique que redoutent (15) beaucoup les viticulteurs. Voilà et puis après, donc euh, les autres difficultés, c’est au niveau de la commercialisation, il faut passer beaucoup de temps, euh, à vendre son vin. Donc euh, se déplacer (16), faire des, des foires (17), des marchés, euh, contacter régulièrement les, les clients. Euh, voilà.
Gabrielle : Mmh. Et alors par exemple, qu’est-ce que tu as fait comme foire ou marché cette année ?
Baptiste : Donc, euh, bé (e) depuis quelques années, on fait le… le marché de, de Sainte Foy la Grande, donc euh, c’est la, la ville de, de l’appellation.
Gabrielle : L’appellation qui est Sainte Foy Bordeaux.
Baptiste : Sainte Foy Bordeaux, voilà. Euh, et puis après, euh, on réalise, euh, des, des foires, donc des foires bio, parce que... faut que je précise aussi qu’on est en culture biologique. Donc on… je parlerai tout à l’heure de, de la culture biologique, peut-être. Et ensuite, euh, au niveau des, des déplacements, on… donc on fait la Bretagne, euh, un petit peu, un petit peu l’Alsace. Voilà, voilà.
Gabrielle : Et est-ce que vous allez à l’étranger (18), par exemple, parfois ?
Baptiste : L’étranger, non, on va pas à l’étranger, pour l’instant (19). On a des clients à l’étranger mais on… on se déplace pas à l’étranger, pour l’instant.
Gabrielle : Donc vous exportez par le biais de transporteurs.
Baptiste : Voilà.
Gabrielle : Ouais (f), ouais.
Baptiste : Voilà.
Gabrielle : Et alors tu disais tout à l’heure que le vin est biologique*, c’est quand même un bon argument commercial, à notre époque, non ?
Baptiste : Alors, c’est vrai qu’on peut constater qu’il y a de plus en plus de consommateurs qui sont sensibles à (20), à la culture biologique, mais bon, euh, disons que le… la… le passage en culture biologique a été réalisé par mes parents en 1987 mais le but n’était vraiment pas commercial, c’était, euh, une conviction (21) en fait qu’ils avaient de faire le travail de, de viticulteurs de… en… disons en respectant la nature, en respectant, euh, leur santé, et voilà.
Gabrielle : Et si on veut en savoir un peu plus sur ta propriété, dont tu n’as d’ailleurs pas encore cité le nom, je crois, comment est-ce qu’on peut faire ?
Baptiste : Donc pour citer le nom, donc la propriété, c’est le Château le Peyrail, P-E-Y-R-A-I-L, pour l’épeler (22).
Baptiste : Donc, euh, bé si vous voulez nous contacter, euh, je vais laisser peut-être un numéro de téléphone, ou… [rires]
Gabrielle : Pourquoi pas, allez, vas-y !
Baptiste : Donc, euh, 05 57 41 23 09.
Gabrielle : Voilà, donc depuis la France et on fait l’indicatif français si on appelle de l’étranger.
Baptiste : Voilà, exactement !
Gabrielle : Et si quelqu’un te téléphone, quelqu’un qui écoute ce blog, ils peuvent venir vous voir, euh, te voir, te rendre visite ?...
Baptiste : Voilà, si vous, euh, prenez rendez-vous, on peut se rendre disponible. Il y a pas de problème !
Gabrielle : Bon, c’était un peu de publicité ! Est-ce qu’il y a un site Internet éventuellement aussi ?
Baptiste : Donc le site Internet** est en projet donc, euh, il sera réalisé d’ici quelques années, sûrement !
Gabrielle : Voilà, on espère ! Ben, merci beaucoup !
Baptiste : Voilà, merci à vous !


Remarques de grammaire :
A) Tu pourrais nous dire… ? = Tu peux nous dire s’il te plaît ?
B) J’ai pas : la forme normale est « Je n’ai pas ». La négation complète est « ne…pas ». Baptiste a fait une erreur mais c’est une erreur que tout le monde fait (quand on parle, mais pas à l’écrit).


Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :C’est très important de connaître les habitudes de langage et les prononciations, surtout si vous travaillez avec des collègues français. C’est souvent difficile à comprendre dans les conversations, donc c’est important ! Voici des remarques pour vous aider.
Remarques générales : Si vous lisez la transcription, vous allez remarquer que Baptiste commence beaucoup de phrases qu’il ne finit pas. De plus, il répète parfois des mots. On parle toujours comme ça quand on explique quelque chose : c’est normal !
Autres remarques :
a) Alors : c’est une manière de commencer une explication, de chercher un peu ses idées.
b) Donc : c’est pour détailler. Ici, « donc » est un peu comme « c’est-à-dire ».
c) Euh : on dit « euh » quand on cherche ses mots. C’est une habitude de langage.
d) Il y a : ici, on entend « y’a ». C’est une prononciation habituelle.
e) Bé : « Ben » = « Eh bien ». La prononciation « bé » est une habitude du Sud de la France. c’est une manière de commencer une explication.
f) Ouais = oui. Mais « ouais » est plus familier que « oui ».


Remarques de vocabulaire :1) Au niveau de l’entretien = en ce qui concerne l’entretient, concernant l’entretien.
2) Enrichissant : qui fait apprendre beaucoup de choses. On va devenir « riche », pas en argent mais en connaissances ou en compétences.
3) Passionnant = très intéressant.
4) Qu’est-ce qui te plaît le plus ? = « Qu’est-ce que tu aimes le plus ? ». « Ça me plaît » = « J’aime ».
5) Notamment = en particulier.
6) On est confrontés à = on a un problème et on doit trouver une solution à ce problème.
7) Les aléas climatiques : « un aléa » = quelque chose qu’on ne peut pas prévoir, = quelque chose qui arrive par surprise, = un hasard. « Climatique » = qui concerne le climat.
8) Le gel = quand la température est inférieure à 0°C (zéro degrés Celsius). Le verbe = geler.
9) Anéantir = détruire. Le nom = la destruction.
10) Partiellement = en partie, pas complètement.
11) Une parcelle = une portion de terrain (une zone) où il y a une même culture.
12) Également = aussi.
13) Un traitement = quand on met des produits sur la vigne pour limiter (ou éliminer) les maladies.
14) La grêle = quand des petits morceaux de glace tombent du ciel.
15) Redouter = craindre, avoir peur de…
16) Se déplacer = changer de lieu. Pour Baptiste = aller vendre son vin dans d’autres lieux.
17) Une foire = un grand marché public qui se passe en des lieux et à des dates fixes.
18) À l’étranger = dans un autre pays.
19) Pour l’instant = pour le moment, jusqu’à maintenant.
20) Être sensible à quelque chose = être spécialement intéressé par quelque chose, être facilement touché par quelque chose.
21) Une conviction = une opinion très forte, une idée qu’on trouve très importante.
22) Épeler = dire les lettres d’un mot, d’un nom, pour expliquer comment ça s’écrit.

Remarques spéciales sur le vocabulaire du monde agricole :
Regardez ce diaporama qui vous aidera en plus à comprendre un peu le système des mots « de la même famille ».




Remarques culturelles, pour finir :
*Biologique : les produits biologiques sont cultivés SANS produits chimiques, SANS pesticides, ils sont complètement naturels. En France, comme dans beaucoup d’autres pays, de plus en plus d’agriculteurs font de la culture biologique. Et de plus en plus de gens achètent des produits biologiques. Parfois, c’est une mode, c’est vrai. Mais c’est aussi pour protéger l’environnement, faire attention à leur santé. Et chez vous ? C’est la même chose ou non ? Vous pouvez laisser des commentaires pour présenter la situation dans vos pays ! Pourquoi pas ?
**Le site Internet : il existe maintenant ! Cliquez ici pour le consulter.

Et voici le logo le plus souvent utilisé en France pour signaler les produits qui sont biologiques :

mercredi 18 novembre 2009

DOCUMENT DE FRANÇAIS DE SPÉCIALITÉ (Alex est boulanger) :

Alex explique le métier de boulanger !



Cette interview est pour les (futurs) boulangers qui veulent travailler en France ou étudier dans un pays francophone. Avec cette interview, vous allez apprendre ou réviser le vocabulaire professionnel de la boulangerie. Mais tous les « non-boulangers curieux » peuvent écouter l’interview et faire le quizz, bien sûr ! Le niveau A2+ (au minimum) est nécessaire pour comprendre l’interview.







DOCUMENT AUDIO (4 minutes 58) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi parle Alex.







Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir entendre.

1. À quelle heure est-ce qu’Alex commence le travail ?
2. À quelle heure ouvre le magasin où il travaille ?
3. Jusqu’à quelle heure il travaille ?
4. Comment s’appelle la première préparation pour faire le pain ?
5. Pour un kilo de farine, combien faut-il d’eau ?
6. Pour Alex, combien est-ce qu’il y a de sel dans un litre d’eau ?
7. Comment s’appelle le produit pour faire « pousser » (gonfler) la pâte ?
8. Comment s’appelle le phénomène qui se passe quand la pâte « repose » (attend) ?
9. Quel est le nom des morceaux de pâte divisés ?
10. Avec quelle machine est-ce qu’on coupe les morceaux de pâte ?
11. Quelle machine donne à la pâte la forme d’une baguette (ou d’un autre type de pain) ?
12. Où est-ce qu’on met la pâte pour la faire cuire ?
13. Pour Alex, est-ce que le métier de boulanger est facile ?
14. Combien de fois est-ce qu’Alex fait ça dans la journée ?





Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.








EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.



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TRANCRIPTION :
Lisez enfin la transcription si vous voulez mieux mémoriser le vocabulaire et les expressions utilisés par Alex. Si vous ne comprenez pas exactement tous les mots de l’interview, ce n’est pas un problème. L’important, c’est de comprendre les explications globalement.

Gab : Salut Alex. Donc tu es boulanger. Tu nous as déjà expliqué comment tu étais devenu boulanger. Peut-être que tu pourrais parler aujourd’hui plus de ton travail au jour le jour.
Alex : Oui, oui bien sûr. Euh (a), ben alors (b) la journée, elle commence, euh, je me lève (1), euh, à cinq heures du matin, quoi (c), et je commence à six heures, ce qui est plutôt tard pour un boulanger, parce que des fois (2) les gens se… commencent à trois heures, ou, ou plus tôt, hein (d), même deux heures. Euh, en fait (e), on prépare la production, euh, pour l’ouverture du magasin. Le magasin où je travaille ouvre à sept heures, enfin (f), même six heures et demie, pardon, six heures et demie. Et, euh, est, est ouvert jusqu’à 19 heures. Donc (g) nous on travaille, euh, très tôt le matin, et, euh, je travaille jusqu’à 13 heures, quoi. Euh, pour commencer, en fait, quand j’arrive, je… je fais un pétrin, c’est-à-dire que je fais la première préparation pour faire le pain. Alors, euh, dans un premier pétrin, on met : de la farine, de l’eau, du sel, et de la levure. Donc il n’y a pas, il n’y a pas beaucoup de choses à mettre, euh, mais c’est, c’est ce mélange qui fait la pâte. Donc il faut certaines proportions d’eau, de farine, de sel et, euh, de levure, quoi. Alors, euh, par exemple, euh, pour un kilo de farine on mettra à peu près, euh, 60, 60 à 65 % d’eau, quoi. Le sel, c’est 20 grammes, euh, au, au litre. Et, euh, pardon, 30 grammes au litre et 20 grammes pour la farine, enfin, par kilo de farine. Et euh, la levure, ça dépend, c’est ce qui va faire pousser (3) la pâte, donc euh, on en met, euh, selon (4) la température extérieure, selon le temps, euh, dont, dont on a besoin pour la travailler, quoi. Ça peut être plus court, ça peut être plus long, quoi. On peut laisser reposer la pâte (5) plus longtemps, quoi. Donc euh, voilà, bé (h) je fais, je fais un pétrin, je fais la pâte, donc euh, ensuite, je la laisse un peu reposer puisque c’est la fermentation, hein, c’est comme du vin ou de la bière, je sais pas. Donc ça pousse. Euh, ensuite, cette pâte, je vais la, la diviser (6) pour faire des, ce qu’on appelle des pâtons, c’est-à-dire, c’est des morceaux de pâte qui vont, avec lesquels on va faire des une baguette, ou un pain, ou... Euh, donc euh, je, je coupe ces pâtons dans une machine qui s’appelle une diviseuse et, euh, je les laisse encore une fois reposer pendant un certain temps, dix minutes, un quart d’heure dans… Et ensuite, une fois qu’ils auront bien reposé, je vais les, les travailler. On peut les travailler soit à la main, soit (7) dans une machine, une autre machine qui s’appelle une façonneuse qui va faire tourner la pâte, qui va l’allonger (8), qui va la, la plier de telle sorte que ça donne la, la forme d’une baguette. Et là, c’est pas encore fini puisque on va, on va laisser pousser cette pâte qui est encore, qui a pas assez fermenté, elle va gonfler, il va y avoir du gaz, de la fermentation, quoi. Et euh, au bout de, de enfin, ça peut être une heure, ça peut être une demi-heure si on fait à la main, ça peut être deux heures si on le met un peu au froid. Une fois qu’elle sera bien développée, on va la mettre au four, et on va la faire cuire, quoi. Euh, et, quand on la fait cuire, on la met donc sur… il y a (i) un tapis. On va passer une lame (9), un coup de rasoir pour donner des entailles (10), pour que le gaz sorte un peu, que ça, ça donne, euh, ça aille bien au four et on va laisser cuire en général, euh, c’est 20-25 minutes à 250 degrés pour avoir une, une baguette plus ou moins blanche selon les goûts, quoi. Et voilà, donc on va avoir une baguette cuite ! [rires]
Gab : D’accord ! C’est bien compliqué mais…
Alex : C’est compliqué donc en fait, en fait, on peut croire que, au départ, on ait juste de la farine, de l’eau et du sel mais en fait derrière, il y a beaucoup de choses, euh, qu’il faut prévoir, qu’il faut connaître, qu’on apprend avec le temps, quoi. Donc on s’improvise pas, euh, boulanger, même si on travaille de ses mains et, qu’on peut penser que finalement, oui, c’est facile. Non, il y a tout un processus, enfin, un processus derrière pour fabriquer, euh, ce pain, ces baguettes et il faut connaître, euh… C’est de la biologie, un peu quelque part (11), quoi ! Euh, donc on peut, on peut… C’est ce qui donne la qualité aussi, euh, d’une personne à l’autre, quoi. Si la personne sait bien travailler, si elle connaît un peu les processus, euh… On peut mettre de, du levain, on peut mettre… Bon, ben enfin là c’est encore autre chose, quoi. Voilà (j). Euh, quoi d’autre ? Donc ça, je le fais plusieurs fois dans la journée, euh, pour, euh, pour, pour faire des baguettes, donc pour le, pour la boulangerie. Et… voilà ! Donc… [rires]
Gab : Très bien. Merci !



Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :
C’est très important de connaître les habitudes de langage, les prononciations, surtout si vous travaillez avec des collègues français. C’est souvent ça qui est difficile à comprendre dans les conversations. Voici des remarques pour vous aider.
Remarques générales :
Si vous lisez la transcription, vous allez remarquer qu’Alex commence beaucoup de phrases et qu’il ne les finit pas. De plus, il répète parfois des mots. On parle toujours comme ça quand on explique quelque chose : c’est normal !
Autres remarques :
a) Euh : on dit « euh » quand on cherche ses mots. C’est une habitude de langage.
b) Ben (alors) : c’est une manière de commencer une explication. « Ben » vient de « eh bien ».
c) Quoi : ici, « quoi » (à la fin de la phrase) n’a pas de signification. Ce mot montre qu’on a fini une explication. Alex dit ce mot très vite, on l’entend très mal : mais c’est aussi parce que ce mot n’est pas très important dans cette phrase, c’est une habitude de langage.
d) Hein : comme « quoi », « hein » n’a pas de signification spéciale. Mais parfois, il veut dire « n’est-ce pas ? ». D’autres fois, mais pas ici, il veut dire « Comment ? » ou « Quoi ? » (quand on n’a pas bien compris et qu’on demande de répéter).
e) En fait : c’est un peu comme « ben » et « quoi », on utilise « en fait » quand on commence OU quand on finit une explication.
f) Enfin : ici, Alex dit « enfin » pour corriger son information, parce qu’il a fait une erreur. Il dit ce mot très vite : on entend « ‘fin » ! Mais « enfin » peut signifier aussi « à la fin » dans d’autres situations.
g) Donc : normalement « donc » présente une conclusion. Mais ici, non. Alex utilise « donc » pour résumer les explications qu’il a faites avant.
h) « Bé » = « Ben » = « Eh bien ». la prononciation « bé » est une habitude du Sud de la France. Alex est originaire de Pau (près de l’Espagne).
i) Il y a : comme beaucoup de gens, Alex dit ici « y’a » !
j) Voilà : on dit souvent « Voilà ! » quand on a fini une explication.


Remarques de vocabulaire :
1) Je me lève : se lever = sortir du lit.
2) Des fois = « parfois », « de temps en temps ».
3) Pousser : ici, « la pâte pousse » = « la pâte lève », « la pâte gonfle » (sous l’effet de la fermentation).
4) Selon = (ici) en fonction de.
5) Laisser reposer la pâte = arrêter de travailler la pâte (pour faciliter la fermentation). Pensez au verbe « se reposer » : « je me repose » = je fais une activité calme (ou je dors) parce que je suis fatigué.
6) Diviser = partager, couper pour faire différentes parties.
7) Soit… soit = « ou ». « Soit à la main, soit dans une machine » = « à la main ou dans une machine ».
8) Allonger = rendre long, « étirer ».
9) Une lame = un objet qui coupe. On parle de la lame d’un couteau, la lame d’un rasoir.
10) Une entaille : quand c’est coupé. On fait des entailles sur le pain et après, le dessus du pain est un peu ouvert comme sur la photo dessous (première page du diaporama).
11) Quelque part = (ici) « d’une certaine manière ». Mais normalement, « quelque part » = « dans un certain lieu » (pensez aux mots « quelque chose », « quelqu’un »).


Et pour vous aider à parler de votre métier ou futur métier, voici un diaporama qui présente les structures de vocabulaire et grammaire pour présenter sa profession :





vendredi 13 novembre 2009

DOCUMENT ÉCRIT pour le niveau A2+ (Nordine) :

Nordine vit en colocation !





Voici une interview (tirée du site http://www.aufeminin.com) qui va vous permettre d’avoir des informations sur les conditions de vie des jeunes Français.









PRÉPARATION À LA LECTURE :
Quand on parle de façon un peu informelle, on utilise beaucoup d’abréviations (le début de certains mots, comme « sympa » pour « sympathique ») et aussi de mots familiers (non-standards). Faites tout d’abord ce quizz de vocabulaire pour connaître un peu mieux le vocabulaire utilisé par Nordine.


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TEXTE DE L’INTERVIEW :
Lisez maintenant le texte de l’interview de Nordine. Cliquez sur l’image pour la voir en plus gros.


















EXERCICE :
Pour vérifier si vous avez bien compris l’interview, faites ensuite ce quizz de compréhension écrite.




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EXPLICATION DES RÉPONSES ET REMARQUES :
Si vous n’avez pas tout compris, ou si vous voulez d’autres explications, regardez pour finir ce diaporama.







POUR ALLER PLUS LOIN :
Et comme on parle de colocation, il serait dommage de ne pas parler d’un film de 2002 qui a eu un succès immense et qui raconte la vie en colocation d’un étudiant français à Barcelone, L’auberge espagnole. Voici sa bande-annonce :