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Vous apprenez le français et vous voulez progresser ?

Ce blog est fait pour vous !

Sur GABFLE, il y a des interviews authentiques de personnes francophones, à écouter ou à lire,
des exercices, des remarques de grammaire, de vocabulaire, de prononciation.

Testez ce blog, et laissez des commentaires, ou contactez-moi :



À bientôt !






mardi 10 novembre 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau A2 (Sophie) :

Sophie fait partie d’une chorale !




J’ai déjà fait plusieurs interviews de Sophie sur ce blog. Elle a 30 ans, elle travaille comme professeur en France, près de Tours. Elle a aussi beaucoup de loisirs, par exemple, une chorale où elle chante. Dans cette interview, elle parle de sa chorale.








DOCUMENT AUDIO (1 minute 02) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement l’interview.







Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1) Il y a combien de personnes dans la chorale de Sophie, environ ?
2) Quel âge ont les personnes de la chorale, à peu près ?
3) Comment est le chef de chœur, David ?
4) Comment sont les chansons qu’ils chantent ?
5) Combien de fois font-ils des concerts ?
6) Pour les concerts, quels endroits est-ce qu’ils préfèrent ?





Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.







EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.


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TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment parle Sophie.


Gabrielle : Sophie tu chantes dans une chorale (B), tu pourrais (1) nous en parler ?
Sophie : Donc* on est une chorale d’une quarantaine (2) de personnes, avec, euh**, des gens de tous âges, toutes professions, en général plutôt des personnes à la retraite (a), donc un peu plus âgées que (3) moi. Euh, voilà, donc on a un répertoire assez varié, avec un chef de chœur très sympathique qui s’appelle David, qui nous fait chanter des chansons de… un peu tous les pays. On a un répertoire (b), euh, enfin, on chante des chansons africaines, slaves, et puis en français aussi évidemment (c).
Gabrielle : Et vous faites beaucoup de (4) concerts ?
Sophie : Euh, on essaye de se produire (d), euh, trois ou quatre fois par an. Enfin, de « se produire », c’est un grand mot ! On chante dans les, dans les églises des environs (e) et puis dans les salles des fêtes (A). Mais c’est vrai qu’on aime, qu’on apprécie (f) particulièrement les églises parce que le… parce que la, l’acoustique est, est faite pour ça donc c’est, c’est assez sympathique de chanter dans les églises.
Gabrielle : D’accord.
Sophie : À bientôt !
Gabrielle : À bientôt !


Remarques de grammaire :
1) Tu pourrais ? = Tu peux, s’il te plaît ? Le verbe « pouvoir » est ici à la forme du conditionnel.
2) Une quarantaine = « 40 », ou souvent « environ 40 ». On peut dire : « une dizaine », « une douzaine », « une vingtaine », « une trentaine », « une quarantaine », « une cinquantaine », « une soixantaine » puis « une centaine ». Et c’est tout !
3) Plus âgées que : quand on compare des adjectifs, on utilise « plus », « moins », ou « aussi » + l’adjectif + « que » + le reste de la phrase.
4) Beaucoup de : après « beaucoup », on écrit « de » (et JAMAIS « des ») et un nom. C’est la même chose pour « assez de », « trop de », « peu de ».

Remarques de vocabulaire :
a) À la retraite = qui ont fini leur vie professionnelle, qui ont fini de travailler.
b) Un répertoire = toutes les chansons qu’ils ont l’habitude de chanter.
c) Évidemment = bien sûr.
d) Se produire = faire un spectacle, donner un spectacle. Mais « se produire » est une expression un peu officielle, pour des professionnels, c’est pour ça que Sophie dit « c’est un grand mot ! ».
e) Des environs = d’à côté de chez nous.
f) Apprécier = aimer.


Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :
* Donc : normalement, « donc » présente une conclusion. Mais ici non. C’est une habitude de langage. Sophie dit « donc » pour commencer son explication. Beaucoup de gens font comme elle !
** Euh : on dit « euh » dans on cherche ses mots, quand on hésite un peu.

Remarques culturelles :
A) Les salles des fêtes : en France, presque toutes les petites villes et presque tous les villages ont une « salle municipale » ou une « salle des fêtes » où on organise les réunions d’associations, les repas d’associations, les fêtes, les mariages, etc.
B) Une chorale : en France, pour certaines personnes, les chorales ne sont pas très à la mode. C’est peut-être pourquoi beaucoup de gens dans les chorales sont un peu âgés. Mais ce n’est pas toujours comme ça : de plus en plus de personnes jeunes, comme Sophie, chantent dans des chorales. Pour certaines personnes, c’est après le succès du film Les Choristes qui a eu un énorme succès en 2004 en France, dans votre pays aussi peut-être. Voici quelques images de ce film et la chanson la plus connue en version "karaoké" :





Et pour finir, une autre des chansons du film mais en concert. Il y a toujours des sous-titres, évidemment !


lundi 9 novembre 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1+ (Fred) :



Fred parle de la Thaïlande !





Fred a une trentaine d’années et il connaît bien la Thaïlande où il va régulièrement. Écoutez-le raconter ce qui le fascine dans ce pays.







DOCUMENT AUDIO (4 minutes 11) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.






Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1) Pourquoi est-ce que la Thaïlande intéresse beaucoup Fred ?
2) Qu’est-ce qui est important pour Fred ?
3) Combien de temps Fred passe-t-il en Thaïlande chaque année ?
4) Combien de fois est-il allé au Cambodge ?
5) Comment appelle-t-on la Thaïlande, selon lui ?
6) Quelle sensation peut-on avoir en Thaïlande, selon Fred ?
7) À quelle altitude est le plateau de l’Isan dont parle Fred ?
8) Qu’est-ce qui est intéressant pour lui dans la région de l’Isan ?
9) Que font la plupart des filles de l’Isan d’après Fred ?
10) Quelles sont les filles qui restent dans les villages ?
11) Selon Fred, pourquoi ces gens sont-ils intéressants ?
12) Comment peut-on caractériser la Thaïlande du sud ?
13) Et comment peut-on caractériser l’Isan?
14) Qu’est-ce qu’on ne peut pas faire par exemple en Isan ?


Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.






EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.





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Quelques photos de Thaïlande :

































TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Fred s'exprime.


Gabrielle : Fred, il y a un pays qui t’attire (1) particulièrement dans le monde, tu pourrais nous en parler peut-être ?
Fred : C’est la Thaïlande. Et pourquoi la Thaïlande m’attire ? La Thaïlande m’attire pour la différence culturelle. En fait, on pourrait dire que la Thaïlande, c’est un autre monde, c’est une autre manière de, de penser, c’est une autre manière de, d’envisager (2) les choses et, euh, et en fait, l’important, finalement n’est pas de, de comprendre mais plutôt de, de « perdre connaissance (3) ». C’est un peu ce qui m’attire en Thaïlande. Euh*, qu’est-ce que je pourrais (a) en dire ?
Gabrielle : Tu y vas souvent ? Qu’est-ce que tu y fais ? Qu’est-ce que tu connais en Thaïlande ?
Fred : Oui, je passe la plupart du temps, euh, 4-5 mois par an en Thaïlande. Pas essentiellement (4) la Thaïlande, d’ailleurs, le Laos, on pourrait élargir au Cambodge, que j’ai fait (5) à deux reprises aussi mais la Thaïlande m’attire tout particulièrement pour euh, ben, c’est le pays du sourire, hein**, comme on dit, et puis un pays jeune, un pays où on a la sensation que tout est possible, qu’il n’y a pas de limites, un pays où finalement la liberté individuelle a encore un sens, ce qui n’est plus tellement le cas, finalement, dans nos sociétés occidentalisées, et euh, quand on se fond dans la, dans la masse (6) et avec les gens, euh, dans l’arrière-pays notamment, dans les parties un peu moins touristiques, Kedisan, par exemple… Donc oui, l’Isan est une partie de la Thaïlande qui m’attire, euh, car (7) c’est vraiment la Thaïlande originelle.
Gabrielle : Mais c’est où exactement ?
Fred : L’Isan, c’est l’est de la Thaïlande, d’ailleurs « Isan» veut dire « est » en thaï, hein, donc, c’est une partie, c’est un plateau (8). On se retire (9) finalement de, des, des vallées du Chao Phraya, donc qui est constitué par Bangkok et toute la partie centrale de la Thaïlande, Phitsanulok, et finalement donc on rentre dans ce plateau, d’ailleurs, c’est tout à fait visible par la route, on s’aperçoit (10) très bien qu’on remonte à peu près, je crois que c’est 1500 mètres, quelque chose comme ça, ou 1000, 1000 mètres, et euh, et on rentre effectivement dans une autre… dans la Thaïlande traditionnelle mais… Donc, euh, ce qui est intéressant dans ces parties-là, ce sont des parties rurales (11), essentiellement et la partie aussi la plus pauvre de la Thaïlande, celle qui alimente (12), hélas (13) toute la partie moins… on va dire moins « chatoyante » (14) de la Thaïlande, ses bars et euh, la vie nocturne (15), principalement. Donc les filles partent travailler dans les grandes villes et dans les grandes stations balnéaires (16) essentiellement. Et ne restent finalement dans ces villages que les anciens, les vieux ou celles qui ont réussi à réunir un petit pécule (17), pécule financier, j’entends (18), pour ouvrir un petit magasin, quoi, et en vivre. Euh, voilà, ce qui est intéressant c’est la simplicité des gens, l’accueil, euh, la chaleur. C’est, c’est vraiment une autre Thaïlande, c’est pas la Thaïlande des, du sud, hein, qui est essentiellement composée de, de touristes et là on voit que tout est bien planifié pour faire de l’argent. C’est aussi accueillant, c’est encore le pays du sourire, mais bon, y’a du business autour et l’Isan, et le nord de la Thaïlande, et pas seulement l’Isan, mais l’Isan, on va dire, est inconnu du, du, du grand tourisme de masse donc c’est ça qui est vraiment intéressant lorsqu’on se perd en Isan, euh, on « perd vraiment connaissance », on rentre dans un autre monde, les panneaux d’indications (19) ne sont plus, euh, latinisés (20), euh, sont vraiment en langue thaïe, donc on peut plus non plus (21) se repérer géographiquement quasiment (22), euh, voilà ! C’est se perdre, finalement, qui est intéressant en Thaïlande, dans cette partie-là de la Thaïlande, toujours est-il (23). Voilà ! Il me semble que j’ai fait le tour de la question (24) !
Gabrielle : Eh bien, merci beaucoup !
Fred : Et ben de rien. Avec plaisir, Gabrielle.




Remarque de grammaire :
a) Je pourrais : le verbe « pouvoir » est ici au conditionnel présent. Fred a choisi le conditionnel afin de mettre l’accent sur la petite indécision qui est la sienne à ce moment-là. De façon plus globale, on utilise souvent le conditionnel présent quand on demande un conseil, ou qu’on en donne un.

Remarques de vocabulaire :
1) Attirer = (ici) intéresser, plaire, captiver, charmer.
2) Envisager = examiner par la pensée, considérer. On dit aussi « voir » ou « regarder ». Les différentes manières d’envisager un problème, une question = des points de vue.
3) Perdre connaissance = (normalement) s’évanouir, « tomber dans les pommes ». Mais ici, Fred veut dire « se laisser aller », « ne pas essayer de contrôler les choses ». Ce n’est pas le sens habituel de l’expression, c’est une utilisation personnelle qu’en fait Fred.
4) Pas essentiellement = pas seulement.
5) Faire un pays = se rendre dans un pays pour le visiter. De nombreux voyageurs ou « globetrotteurs » comme Fred ont par exemple l’habitude de dire : « J’ai fait la Thaïlande et le Cambodge au cours de mon voyage » pour dire « J’ai visité ces pays », « Je suis allé(e) dans ces pays ».
6) Se fondre dans la masse = le mot « masse » peut désigner une grande quantité de personnes. « Se fondre » peut vouloir dire « se mélanger ». « Se fondre dans la masse (ou dans la foule) » = essayer d’y disparaître d’y passer inaperçu.
7) Car = parce que.
8) Un plateau : c’est une étendue de pays assez plate et en hauteur.
9) Se retirer = s’éloigner.
10) S’apercevoir = remarquer.
11) Rural = de la campagne.
12) Alimenter = (normalement) donner à manger, nourrir ou même approvisionner (fournir un stock de ressources). Mais ici = plutôt « fournir des ressources humaines » (des travailleurs, voire des prostituées dans ce cas précis).
13) Hélas = malheureusement.
14) Chatoyant = brillant, coloré. Mais ici, Fred veut parler de la partie moins heureuse de la Thaïlande.
15) Nocturne = de la nuit.
16) Une station balnéaire = une ville touristique de bord de mer.
17) Un pécule = une somme d’argent économisée peu à peu.
18) J’entends = (ici) je veux dire.
19) Les panneaux d’indications = les panneaux de signalisation (routière).
20) Latinisés = écrits en alphabet latin, en caractères latins.
21) On peut plus non plus : « on (ne) peut plus » = ce n’est pas possible alors qu’avant oui (négation « ne... plus ») ; « non plus » ≠ aussi (c’est la deuxième chose qui n’existe plus, après les panneaux latinisés).
22) Quasiment = presque. En français, l’abréviation « quasi » est très peu utilisée.
23) Toujours est-il (que) : cette locution sert à introduire un fait ou un jugement que l’on présente comme certain, en opposition avec d’autres qui viennent d’être présentés sous le signe de l’hésitation ou de la probabilité (explication du dictionnaire Le Petit Robert).
24) Faire le tour de la question = traiter de manière complète (exhaustive) une question, un sujet.


Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :
* Euh = « son » que l’on produit quand on hésite un peu.
** Hein = (ici) n’est-ce pas. C’est une façon (informelle, voire un peu familière) pour s’assurer que son interlocuteur suit, comprend (ou est d’accord avec) ce qu’on raconte.










mardi 3 novembre 2009

DOCUMENT ÉCRIT pour le niveau A1 (David) :

David cherche des correspondants !





Voici un texte trouvé sur un site Internet. C’est une petite annonce : David cherche des correspondants, des amis à qui il veut écrire.





DOCUMENT ÉCRIT :
Lisez le texte. Pour voir le texte en plus gros, cliquez sur le texte.




















EXERCICE :
J’ai écrit des questions dans ce quizz : ce sont des questions pour demander à David des informations personnelles. Trouvez la réponse correcte la plus logique pour chaque question du quizz.



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LA PRONONCIATION DES QUESTIONS :
Vous pouvez écouter et lire en même temps ces quelques explications.








Et si vous cherchez un correspondant francophone ou une correspondante francophone, vous pouvez lire les annonces (ou écrire une annonce) sur le forum du site Internet VoyageForum.net !
Il y a peut-être des gens qui cherchent des informations sur votre pays et qui vont vouloir parler avec vous en français !


vendredi 30 octobre 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B2 (Aurélie et Nicolas) :

Aurélie et Nicolas ont fait de la montgolfière !



Aurélie et Nicolas habitent en région parisienne mais il y a quelques temps ils sont venus en Touraine pour une expérience très spéciale : un vol en Montgolfière…








DOCUMENT AUDIO (3 minutes 34) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.






Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1. Pour expliquer la raison de leur venue en Touraine, Nicolas fait allusion au Vélib’ (système de vélos à Paris). C’est pour dire qu’Aurélie…
2. À quelle heure sont-ils sortis du lit ce matin-là ?
3. Nicolas explique que ce lever matinal était…
4. Comment se sentaient-ils quand ils sont arrivés à la montgolfière ?
5. Que s’est-il d’abord passé, quand ils sont arrivés ?
6. Comment est l’envol ?
7. Est-ce qu’ils ont eu le vertige ?
8. Que pense Nicolas de la vue du vide ?
9. Qu’est-ce qu’Aurélie a particulièrement apprécié ?
10. Combien de temps sont-ils restés en l’air ?
11. Que peut faire le pilote avec sa montgolfière ?
12. Qu’est-ce qui est difficile pour les pilotes ?
13. Qu’est-ce qui a été un peu « dur » à l’arrivée ?
14. Comment se sont sentis Aurélie et Nicolas à l’issue de leur vol ?





Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.




EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.




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Quelques photos prises ce jour-là par Nicolas et Aurélie :





































































TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Aurélie et Nicolas s'expriment.


Gabrielle : Aurélie et Nicolas, vous avez fait une expérience assez nouvelle hier, peut-être que vous pouvez nous la raconter ?
Aurélie : Ben* oui, avec plaisir !
Nicolas : Oui, oui, donc, ben, Aurélie en avait un peu marre de (1), de faire du Vélib’ à Paris (2), donc on s’est dit, « finalement, on va faire un peu de Montgolfière en Touraine ! ». Et donc on est arrivés (a), à, à 6 heures du matin, euh, à la Montgolfière, donc ça voulait dire se lever à 4 heures et demie… C’est un bel exploit pour un samedi matin ! Et on est arrivés, euh, beau, beau soleil, euh, la Montgolfière prête à partir. Bon, un peu émouvant, un peu, un peu, un peu de stress !
Gabrielle : Mmh… Quand même ! C’est logique !
Nicolas : Voilà !
Aurélie : En fait, on a assisté à tout, toute l’installation. Donc on a vu la, la Montgolfière se, se faire gonfler, avec, avec l’aide des (3) ventilateurs. Donc voilà, on a assisté à toute la préparation. Et puis, puis on est partis, on s’est envolés (4) ! Donc euh, donc c’est vrai, c’était vraiment chouette (5) de… parce que c’est très doux comme, comme envol. Donc on va très doucement et on arrive, quand même, assez haut ! Donc euh, donc ça fait une belle balade (6) et on a une, vraiment une très belle vue au petit matin, de la Touraine !
Nicolas : Voilà !
Gabrielle : Vous n’avez pas eu le vertige, une sensation de stress impossible à contenir ?
Nicolas : Non, ça a été, ça a été ! C’est vrai que le… euh, finalement, il n’y a pas grand-chose pour nous retenir. On a juste la, la rambarde, on peut se pencher au-dessus du vide, prendre la, la photo de l’autoroute juste en dessous. Donc c’est un peu impressionnant mais, euh, c’est vrai que par rapport à l’avion c’est, je pense que c’est plus doux, c’est plus…
Aurélie : Ouais, ouais…
Nicolas : Il y a moins la sensation de vertige.
Aurélie : Ouais**, et c’est très silencieux, en fait, parce que, hormis (7) le bruit que, que fait la, [Nicolas : L’air.] l’air chaud et, et le gaz qui sort pour chauffer l’air, euh, c’est, c’est très… il y a pas de bruit en fait, c’est vraiment très silencieux et, et on a vraiment l’impression d’être au milieu, ouais, au milieu des, des nuages, presque, et de la nature et c’est, c’est très paisible (8) comme, comme promenade…
Nicolas : Avec les chevreuils (9) qui, qui courent dans les champs (10) de blé, réveillés par la Montgolfière. [Aurélie : Ouais] [Gabrielle : aussi, ouais…] Voilà !
Gabrielle : Et ça a duré longtemps ?
Nicolas : Et alors c’était… normalement, ça durait une heure et finalement ça a duré seulement une demi-heure. Mais le, en fait la montgolfière, on sait jamais vraiment quand est-ce que… quand est-ce que ça va se terminer parce que, ils sont pas vraiment maîtres de, de la trajectoire (11), et de l’endroit où ils vont se poser donc ils sont… la montgolfière, elle subit le vent et finalement, le, le, alors, je sais pas comment dire, le « pilote », est obligé, il peut juste adapter… [Aurélie : Monter ou descendre] monter ou descendre, mais il peut pas du tout agir sur la trajectoire du ballon et donc là, il se trouve qu’il y avait une, une forêt qui pouvait être dangereuse donc il a fait le choix de, de se poser (12) avant et ça a duré moins longtemps que prévu !
Aurélie : Voilà, parce qu’en fait, ce qui est difficile, c’est qu’on sait jamais trop où, où on va pouvoir se poser lorsqu’on monte. Donc en fait, il y a quand même un stress du pilote, euh, qui, de savoir où, dans quel champ il va pouvoir atterrir. Donc il faut pas qu’il y ait (b) de forêt, qu’il y ait de ligne électrique, voilà il y a plein de (13) contraintes (14) et donc il faut faire attention à tout ça et là, vu que (c) la zone où on était, euh, avait beaucoup de contraintes, on a, le vol a duré un petit peu moins longtemps et on a atterri, euh…
Nicolas : Au bout d’une demi-heure.
Aurélie : Voilà, un petit peu plus tôt que prévu.
Nicolas : Et on a eu droit quand même à un petit verre de vouvray (15), euh, à 8 heures du matin pour, pour fêter, pour fêter le petit vol !
Aurélie : C’était un peu dur !
Gabrielle : Le petit verre de vin à 8 heures du matin, c’est vrai que c’est dur !
Aurélie : C’était pas évident mais c’était la fête ! On était content d’être arrivés ! Non, non, c’était vraiment, voilà, une belle expérience ! À refaire peut-être !
Gabrielle : Bien. Ben merci pour ce récit !
Aurélie : Merci !
Nicolas : Merci !
Gabrielle : À bientôt pour une autre interview, peut-être…
Nicolas : Oh oui, alors*** !
Aurélie : Et un nouveau moyen de transport*** !
Gabrielle : Qui sait ? Pourquoi pas ?!



Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :
Vous l’avez sans doute remarqué, Aurélie et Nicolas parlent assez vite mais leurs prononciations sont assez caractéristiques du français standard de France. Vous ferez attention en particulier au fait qu’ils ne prononcent pas les « e muets », par exemple « petit » est prononcé [pti]. Mais c’est normal, et Nicolas et Aurélie ne parlent pas mal du tout ! Je le précise, aussi, au cas où ils liraient ces remarques… ;-D
Autres remarques :
* Ben : « ben » vient de « Eh bien » et s’utilise quand on cherche un peu ce que l’on va dire, pour commencer un récit ou une explication par exemple.
** Ouais = la forme familière, orale, de « oui ».
*** Oh oui, alors ! / Et un nouveau moyen de transport ! :
Ici, Nicolas et Aurélie ne parlent pas de manière naturelle, c’est plutôt un ton « théâtral » car ils rigolent.


Remarques de vocabulaire :
1) En avoir marre (de) : c’est une expression fixe et un peu familière (mais très utilisée) pour dire qu’on ne supporte plus quelque chose. « J’en ai marre » = « J’en ai assez » (français standard) = « J’en ai ras-le-bol » (français familier aussi).
2) Faire du Vélib’ à Paris : le « Vélib » est un système parisien de vélos en libre service qui ne coûte pas cher et qui est pratique pour faire de petits trajets. Il y a quelques mois, j’ai fait une interview d’Aurélie qui parle du Vélib’ : cela explique la remarque ironique de Nicolas !
3) Avec l’aide de : normalement, on doit utiliser « avec l’aide de » quand c’est une personne qui aide et « à l’aide de » quand c’est un objet ou un système qui aide. Mais les confusions sont fréquentes.
4) S’envoler = commencer à voler.
5) Chouette = sympa, agréable.
6) Une balade = une promenade. Ne confondez pas avec une « ballade » (un type de chanson ou de texte littéraire).
7) Hormis = à l’exception de. On dit aussi souvent « à part », « excepté ».
8) Paisible = calme, tranquille. « La paix » ≠ « la guerre ».
9) Les chevreuils : ce sont des animaux sauvages qui vivent dans les forêts et qui sont très appréciés des chasseurs.
10) Un champ = une zone réservée aux cultures (comme le blé, le maïs, etc.). À ne pas confondre avec les « prés » ou les « pâturages » où l’on met des animaux.
11) La trajectoire = la direction que prend la montgolfière.
12) Se poser = atterrir, revenir sur le sol.
13) Plein de = beaucoup de. Mais « plein de » est une expression plus familière, plus orale.
14) Une contrainte = un élément qui entrave, qui limite la liberté d’action.
15) Vouvray : c’est un village et un vignoble à côté de Tours. On y fait un très bon vin blanc que l’on nomme le « vouvray ».

Remarques de grammaire :
a) On est arrivés : normalement, les verbes qui ont comme sujet « on » ne s’accordent pas au pluriel, puisque « on » est équivalent à « il » ou « elle ». Mais au temps composés (et pas aux temps simples), on considère souvent que quand le sujet est pluriel, c’est logique que le participe passé le soit aussi. Ici, « on » = « nous » (Aurélie et Nicolas), donc j’ai choisi de mettre un « s » au verbe arriver.
b) Vu que = comme, parce que, puisque. C’est une expression pour exprimer la cause.
c) Il faut pas qu’il y ait : bien sûr, on devrait dire ici « Il ne faut pas qu’il y ait » mais l’oubli du « ne » est l’erreur la plus fréquente en français : vous le savez sans doute, tout le monde la fait. Et vous remarquerez surtout ici le verbe « avoir » qui est au subjonctif car il est précédé du verbe « falloir ».

DE PLUS, j’ai préparé un diaporama qui présente les utilisations du passé composé et de l’imparfait, et la différence entre les deux. Consultez-le pour vérifier que vous utilisez bien ces deux temps.






Et quelques autres photos pour finir :