BONJOUR ET BIENVENUE SUR LE BLOG GABFLE !




Vous apprenez le français et vous voulez progresser ?

Ce blog est fait pour vous !

Sur GABFLE, il y a des interviews authentiques de personnes francophones, à écouter ou à lire,
des exercices, des remarques de grammaire, de vocabulaire, de prononciation.

Testez ce blog, et laissez des commentaires, ou contactez-moi :



À bientôt !






mercredi 23 septembre 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau A1 (Jeanne) :

Jeanne a voyagé en France !



Jeanne a un peu plus de 30 ans. Elle est née à Riga (en Lettonie) mais elle habite à Barcelone (en Espagne) depuis longtemps. Elle parle couramment français parce qu’elle est professeur de français.







DOCUMENT AUDIO (48 secondes) :
Pour commencer, écoutez l'interview une première fois (sans faire l’exercice) pour comprendre l’idée générale.






Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, lisez ces questions.

1) Qui est Sabrina ?
Une tante de Jeanne.
Une amie de Jeanne.
Une collègue de Jeanne.


2) Qui est Adèle ?
La sœur de Sabrina.
La fille de Sabrina.
La cousine de Sabrina.


3) Qui est Katia ?
Une copine de Jeanne.
Une voisine de Jeanne.
Une cousine de Jeanne.


4) Jeanne a dormi seulement un peu en France.
Oui.
Non.


5) Jeanne a joué avec un bébé.
Oui.
Non.


6) Jusqu’à quel jour Jeanne reste en France ?
Jusqu’à samedi.
Jusqu’à dimanche.
Jusqu’à lundi.




Écoutez ensuite encore l’interview. Vous pouvez faire le quizz en même temps.






EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.



































TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Jeanne parle.


Gab : Oui, pourquoi est-ce que tu es en France ?
Jeanne : Ah, pourquoi je suis en France ? Parce que je suis venue (a), je suis venue voir Sabrina, une amie à moi, qui est française et qui, ça fait pas longtemps (1), a accouché (2) d’une petite fille qui s’appelle Adèle. Et je suis venue les voir et aussi une copine (3) qui s’appelle Katia qui habite aussi en France.
Gab : Et qu’est-ce que tu as fait depuis ton arrivée en France ?
Jeanne : Ben (b), j’ai profité (4) de la culture gastronomique française, à fond (5). Euh (c), je me suis promenée (6), j’ai beaucoup dormi, euh, j’ai joué avec le bébé de mon amie. Voilà, c’est tout !
Gab : D’accord. Et tu restes jusqu’à quand ?
Jeanne : Je reste jusqu’à dimanche parce que lundi je dois rentrer au travail.
Gab : D’accord. Bonne fin de vacances.
Jeanne : Merci beaucoup ! Au revoir.



Remarques de vocabulaire :
1. Ça fait pas longtemps = peu de temps avant, quelques semaines avant.
2. Accoucher = faire naître un bébé, avoir un bébé.
3. Une copine = une amie. (Et un « copain » = un ami).
4. Profiter de = prendre plaisir à faire quelque chose.
5. À fond = beaucoup (en français non-standard).
6. Se promener = marcher pour le plaisir, pour visiter. Le verbe « se promener » est ici au passé composé.


Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :
a) Je suis venue : comme presque toutes les personnes qui ont l’habitude de parler français, Jeanne dit « chui venue » quand elle parle vite. Le verbe « venir » est ici au passé composé.
b) Ben = « Eh bien ». On dit souvent « ben » pour commencer une explication.
c) Euh : on dit « euh » quand on cherche ses idées, quand on hésite un peu.



samedi 19 septembre 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1 (Julien) :


Julien parle de sa vie !






Julien a 23 ans, il habite dans le Sud-ouest de la France. Il travaille déjà, il est agriculteur. Écoutez-le parler de son travail, mais aussi de ses loisirs.




Petite remarque :
Cette discussion a été enregistrée pendant une fête, il y a donc assez de bruit mais c’est un bon entraînement pour comprendre le français même dans les situations les moins claires. ;-)




DOCUMENT AUDIO (2 minutes 23) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.






Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1. Depuis combien de temps Julien travaille-t-il ?
2. Où travaille-t-il ?
3. Que fait Julien en tant que viticulteur ?
4. Quel autre produit fabrique Julien ?
5. Pourquoi n’est-il pas encore chef d’entreprise ?
6. Pour faire ce métier, qu’est-ce qui facilite les choses ?
7. Comment sont les relations avec les autres au travail ?
8. Quel est son loisir principal ?
9. Comment sont les relations avec les autres personnes du club ?

10. Qu’est-ce qu’il aime bien dans son club de sport ?





Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.






EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.











Des vignes avec des raisins mûrs :















TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Julien s'exprime.


Gabrielle : Julien, tiens (1), tu pourrais te présenter, peut-être ?
Julien : Bé (2) oui. Donc (3) je m’appelle Julien Doche. J’habite en Gironde, près de Sainte-Foy-la-Grande, aux Lèves. Donc voilà (4), j’ai 23 ans. Ça fait deux ans que je travaille (a), chez mes parents, du coup (5), donc voilà (4). J’ai pour but de m’installer (A) d’ici, d’ici (b) quelques années, quoi (6).
Gabrielle : Et qu’est-ce que tu fais ? Tu l’as pas dit (c) !
Julien :
Et donc, euh (7), oui, je suis (8) viticulteur (B) et pruniculteur (C). Voilà, ouais (9), bé viticulteur, en fait (10), ouais, c’est tous les travaux de la vigne, quoi, euh. Donc nous, en fait, on n’a pas de chai (D) donc on fait que…, on produit du raisin et en fait après, on travaille avec une cave coopérative. Et, euh, par contre (E) en pruneaux, euh, c’est nous qui nous les transformons, quoi. Donc, voilà. Donc, voilà. Donc, euh, oui, comme je dis, pour l’instant, ouais, donc je suis salarié (F), je me perfectionne (G) encore, quoi, donc, donc voilà au fur et à mesure (H) d’apprendre, d’écouter un peu, un peu tout le monde, et tout ça, quand je peux, donc euh… [Mathilde, 4 ans arrive dans la discussion : Gabrielle, on veut dessiner ! Marie, sa mère : Non, mais, Mathilde ! ]
Gabrielle : Et de travailler avec tes parents, c’est bien ?
Julien : Bé, euh… Bé disons que, voilà, on a déjà une propriété (I) donc, euh, [Marie : Eh, c’est non !] c’est vrai que ça facilite les choses pour ce milieu, pour ce métier-là, c’est pas, c’est pas hyper difficile comme ça de démarrer (J), donc euh, c’est quand même intéressant, quoi. Maintenant, c’est sûr, travailler avec les parents des fois, c’est pas hyper facile, voilà, mais ça va, quoi !
Gabrielle : On y arrive ! (K)
Julien : Faut pas se plaindre ! (L) Voilà, voilà, voilà !
Gabrielle : Et en dehors du travail, tu as des loisirs ?
Julien : Et voilà, en dehors du travail, ouais, j’ai les copains, le week-end, la famille et puis le foot (M) aussi pour, pour 8 mois dans l’année, quoi. Donc week-ends : les matches et entraînement la semaine. Donc voilà ! Et donc, donc c’est pareil, c’est un petit club de Lot-et-Garonne à 4-5 kilomètres de, de la maison, à Saint-Sernin. Donc euh, c’est, c’est sympathique, quoi, c’est un petit club, on s’entend tous (N), voilà, quoi ! On se voit souvent, même on sort ensemble, donc c’est sympa, quoi.
Gabrielle : C’est des copains aussi, plus que des copains de football.
Julien : Voilà, oui, oui, carrément (O) ! Et en plus, euh, mélange, mélange de culture, parce que… il y a, il y a aussi bien des Anglais, que Chiliens, que Maghrébins, il y a de tout, quoi, donc euh… c’est sympa aussi, quoi. On apprend, on apprend de nouvelles choses. Sympa, quoi !
Gabrielle : Très bien. Bé merci Julien.
Julien : Ouais, bé, de rien, de rien !

Remarques de grammaire :
a) Ça fait deux ans que je travaille = « Il y a deux ans que je travaille », = « Je travaille depuis deux ans ».
b) D’ici = dans. On utilise ces 2 indicateurs de temps pour parler d’un moment futur. « DANS » s’utilise pour dater simplement --> exemple : « Aujourd’hui, on est samedi, dans deux jours, c’est lundi ». « D’ICI » s’utilise pour dire « dans peu de temps » --> exemple : « Il est 5 heures, d’ici 1 heure, j’aurai fini ce billet de blog ». Julien montre en utilisant « d’ici » que cette période de quelques années ne lui semble pas trop longue.
c) Tu l’as pas dit : La forme correcte est bien sûr « Tu ne l’as pas dit » mais oublier le « ne » est l’erreur la plus courante en français. On ne la remarque même plus !

Remarques de vocabulaire :
A) S’installer = s’établir de façon durable. Quand un jeune agriculteur parle de « s’installer », il veut dire qu’il va devenir responsable de sa propre exploitation (il va l'acheter ou la reprendre de ses parents).
B) Un viticulteur = un agriculteur qui cultive de la vigne (les petits arbres), pour récolter des raisins (les fruits), dans le but de produire du vin (la boisson).
C) Un pruniculteur = un agriculteur qui cultive des pruniers (les arbres) pour récolter des prunes (les fruits).
D) Un chai = un endroit où on fabrique et où on stocke du vin. Mais ce mot n’est pas utilisé dans toutes les régions de France, on peut parfois dire « une cave ».
E) Par contre = au contraire. On utilise beaucoup « par contre » pour dire « mais ».
F) Un salarié = un employé.
G) Se perfectionner = s’améliorer.
H) Au fur et à mesure = progressivement.
I) Une propriété = (ici) une exploitation agricole avec des terres, des cultures, des bâtiments, etc.
J) Démarrer = (ici) commencer.
K) On y arrive ! = « On trouve des possibilités ». « Y arriver » = trouver une solution pour faire quelque chose.
L) Se plaindre = exprimer son mécontentement.
Faut pas se plaindre ! = « Ça pourrait être pire », « Ça va bien malgré tout ».
M) Le foot = le football. (mais le footing = le jogging !)
N) On s’entend tous = « On s’entend tous bien » = « On a de bonnes relations ».
O) Carrément ! = une expression dans une utilisation très actuelle qui signifie « vraiment ». D’autres expression du même type utilisées : « Tout à fait ! », « Absolument !», « Complètement ! ».

Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :
1) Tiens : a pour origine l’impératif du verbe « tenir ». Quand on donne quelque chose à quelqu’un, on dit « Tiens ! » ou « Tenez ! » (tout comme « Voilà ! », à l’origine, l’idée était de dire « Prends ! »). Par extension, on dit aussi « Tiens. » ou « Tenez. » quand on donne la parole à quelqu’un, comme ici. Mais parfois, « Tiens ! » ou « Tenez ! » peuvent exprimer une idée de surprise (avec une intonation exclamative) ; exemple : « Tiens, Julien, qu'est-ce que tu fais ici ? » (si je le rencontre par hasard dans la rue).
2) Bé : ce n’est pas un mot, plutôt une abréviation. C’est un peu la même chose que « ben » (déformation de « Bien » ou « Eh bien »), c’est souvent utilisé quand on commence une phrase ou parfois quand on hésite un peu. « Bé oui » est plutôt une habitude de langage du Sud de la France.
3) Donc : même si, normalement, « donc » exprime une idée de conclusion, ici, c’est plutôt pour « rassembler » ses idées et introduire des explications.
4) (Donc) voilà : c’est utilisé ou bien pour commencer une idée ou bien pour finir une idée qui a été un peu développée.
5) Du coup = donc. « Du coup » est une forme plus familière. Mais ici, « du coup » est utilisé comme un réflexe de langage, il n’y a pas vraiment de conclusion faite ici.
6) Quoi : en fin de phrase, c’est une habitude de langage que certaines personnes ont. C’est plutôt utilisé (un peu inconsciemment) comme une mini-conclusion d’une phrase, pour finir une explication brève. Mais souvent, ça n'a pas de vraie signification.
7) Euh : on utilise « euh » quand on hésite, quand on cherche ses mots.
8) Je suis : ici, Julien parle vite et prononce « chui ».
9) Ouais : c’est la forme familière de « Oui ».
10) En fait : à l’origine « en fait » sert à introduire une vraie explication. Mais maintenant, c’est très utilisé aussi en milieu ou fin de phrase pour signaler qu’on a expliqué une petite chose. L’utilisation d’« en fait » est comparable à celle de « Quoi ».

Remarques culturelles :

Pour voir où Julien habite, vous pouvez consulter cette carte interactive où j’ai mis aussi Bordeaux (parce que les raisins de Julien vont devenir du vin de Bordeaux) et Agen (car c’est la « capitale » du pruneau en France) !


Afficher Itinéraire vers Agen sur une carte plus grande


Et pour finir avec le sourire, voici une très vieille publicité pour les pruneaux d’Agen, elle date de 1984… C’est pour rire un peu, les techniques de pub ont beaucoup changé depuis ! J’ai mis les paroles de la chanson en-dessous pour vous aider à mieux la comprendre.


Pub pour les pruneaux d'Agen par odilederey

PAROLES :
"Pour bien secouer les pruniers,
Pour bien secouer les pruniers,
Il faut manger des pruneaux !
Il faut manger des pruneaux !
Avec trois kilos de prunes,
On fait un kilo de pruneaux.
Y'a du tonus dans le pruneau,
C’est ce qui nous rend costauds
Pour secouer tous ces pruniers
Pour secouer tous ces pruniers
Qui vont donner les bons pruneaux !
Qui vont donner les bons pruneaux !
Y’a du tonus dans le pruneau d’Agen !"

Y'a = il y a
Du tonus = de l’énergie.
Costauds = forts, avec de gros muscles.

mercredi 26 août 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1 (Les cyclotouristes) :

Les cyclotouristes ont des projets de vacances.



Vous connaissez peut-être les cyclotouristes, je les ai déjà interviewés sur ce blog. Ils ont une vingtaine d’années et ils vivent maintenant à Paris. Fin juin 2009, ils m’ont parlé de leurs projets de vacances pour l’été.





PRÉPARATION :
Pour commencer, je vous propose de faire ce quizz de vocabulaire pour réviser le vocabulaire du cyclotourisme.






DOCUMENT AUDIO (2 minutes 34) :
Puis je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.





Et avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1) Dans quelle zone de la France les cyclotouristes veulent-ils aller ?
2) Quelle déclaration pas très sérieuse fait la cyclotouriste ?
3) Comment est-ce qu’ils transportent leurs affaires ?
4) Quel type d’hébergement ont-ils choisi ?
5) Pourquoi ne prennent-ils pas de sacs à dos ?
6) Quelle anecdote raconte la cyclotouriste sur leur dernier voyage ?
7) Qu’est-ce qu’ils ont donc fait ?
8) Combien de semaines de vacances est-ce qu’ils ont ?


Écoutez ensuite l’interview de nouveau. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.




EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.




















TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment les cyclotouristes s'expriment.

Gabrielle : Bon, les cyclotouristes, je crois* que vous avez déjà programmé vos vacances, non ? Qu’est-ce que vous allez faire (1) ?
Elle : On va faire (1) du vélo !
Gabrielle : Ben oui !
Elle : En août.
Gabrielle : En août, oui ?
Elle : En août. On sait pas où on va aller. Dans le sud. On va partir de… d’un endroit indéterminé dans le sud de la France, je ne dirai pas (1) où. Et ensuite, on va faire du vélo droit devant, jusqu’à, jusqu’à ce qu’on trouve un endroit qui nous plaise et puis après, on cherche un village avec une jolie vue et des collines et puis une maison à vendre et puis on va acheter une maison et on va s’installer.
Gabrielle : C’est vrai, ça ?
Elle : Oui, c’est vrai !
Gabrielle : D’accord, est-ce que tu es d’accord avec ce qu’elle vient de dire (2) ?
Lui : Euh, alors, pour la maison, euh**, on sait pas, on sait pas encore mais c’est dans nos projets effectivement (a). [Gabrielle : Ouais***.] Euh, sinon, euh, on va, on va te parler de notre équipement... [Gabrielle : Ouais, c’est sympa, ça.] …euh, de cycliste. Alors, on a deux sacoches que JE traîne (b) sur mon vélo, [Gabrielle : Ouais.] sur le porte-bagages (c) et dans lesquelles on met tous nos vêtements, euh, ainsi que le matériel de réparation du vélo…
Elle : Une tente (d) !
Lui : Et une tente, euh, une tente qu’on accroche (e) au… par-dessus les sacoches et qui nous sert, euh, en camping.
Gabrielle : Donc vous n’avez pas de sacs à dos, vous avez seulement les sacoches sur le vélo…
Lui : Non, pas de sac à dos, ce serait (3) trop, euh, ce serait trop lourd à porter sur les épaules.
Elle : Et puis on suerait (3) (f) trop à cause du soleil. Et, euh… qu’est-ce qu’on a oublié ? Ah, oui, on a aussi des sacs de couchage, et d’ailleurs (g), on en a perdu un lors de notre dernière équipée, parce qu’il était mal fixé.
Gabrielle : Ah mince (h) !
Elle : Et Olivier est retourné en arrière… [rires] Pardon, le « cyclotouriste mâle » est retourné en arrière et il a fait plusieurs kilomètres, mais on n’a pas retrouvé, jamais, le sac de couchage, malheureusement, c’était seulement, euh, peut-être 15 kilomètres après le départ, donc on était un peu dégoûtés (i), on va dire, et puis du coup (j), on est allés au Décathlon (A) de Niort, racheter un sac de couchage. Voilà, donc ce jour-là, on n’a pas fait beaucoup de marche… de vélo, pardon ! [rires]
Gabrielle : D’accord ! Donc vous partez (4) quel jour, vous… combien de semaines vous allez rouler ? C’est décidé ?
Lui : À peu près deux semaines.
Elle : TROIS semaines !
Gabrielle : Trois semaines, voilà.
Lui : On prend trois semaines de vacances et on va, on va quand même prendre quelques jours de repos.
Gabrielle : D’accord ! Peut-être que… après, vous pourrez nous raconter tout ce que vous avez fait
Lui : Ah, ben, ce serait avec plaisir !
Gabrielle : Parfait, alors ! Impeccable ! Merci beaucoup !
Elle : Merci Nelson (B) !
Lui : Merci !


Remarque générale :
Les cyclotouristes voulaient rester anonymes mais à cause de LA cyclotouriste, vous savez maintenant que LE cyclotouriste s’appelle « Olivier ». Mais comment s’appelle LA cyclotouriste ? Vous le saurez sans doute au prochain épisode s’ils acceptent de sortir officiellement de l’anonymat… ;-)


Remarques de vocabulaire :
a) Effectivement = en effet (pour confirmer une affirmation).
b) Traîner = porter, ou tirer (on utilise ce verbe quand l’action est difficile).
c) Le porte-bagages = la partie arrière du vélo où on peut fixer des bagages.
d) Une tente = pour dormir en camping. Mais une tante = la sœur de mon père ou de ma mère. La prononciation des deux mots est la même.
e) Accrocher = fixer.
f) Suer = transpirer.
g) D’ailleurs : on dit « d’ailleurs » quand quelque chose qu’on dit nous fait penser à une autre chose. La cyclotouriste a parlé des sacs de couchage et ça lui fait penser à l’histoire du dernier voyage. Donc elle commence dit « d’ailleurs » puis elle commence à parler de l’histoire du sac de couchage perdu.
h) Mince = « Zut ! », = « Dommage ! ».
i) On était un peu dégoûtés = on a ressenti de la déception.
j) Du coup = donc (mais « du coup » est plus familier).



Remarques de grammaire :

1) LES FUTURS :
Futur proche : Vous allez faire / On va faire : on peut remarquer que les cyclotouristes utilisent le ce temps pour parler de leurs futures vacances. Quand on présente un programme de vacances, on utilise plus souvent le futur proche. La probabilité de réalisation de ces actions est très forte. Si vous voulez réviser la formation du futur proche, utilisez par exemple le site Polarfle.
Futur simple : Je ne dirai pas : on a ici le futur simple pour parler de quelque chose qui est programmé. La probabilité de « dire » est très faible (il y a en plus ici la négation) donc on a choisi le futur simple. Si vous voulez réviser la formation du futur simple, utilisez par exemple le site Polarfle.
Différence futur proche / futur simple : C’est difficile de donner des exemples hors du contexte d’utilisation mais regardons ces exemples pour mieux comprendre :
- « Pendant les vacances, on fera du canoë, on ira nager, ou on jouera au tennis. » --> on ne sait pas exactement ce qu’on fera, les trois options sont possibles, on met « ou » et le futur simple.
- « Pendant les vacances, on va faire du canoë et on va aller nager. » --> on sait qu’on va faire les deux, on peut mettre « et » et le futur proche.
Mais cette différence n’est pas aussi simple que ça.
Certaines situations (ici et maintenant) obligent à utiliser le futur proche « Attention, tu vas tomber ! ». « Regarde, il va pleuvoir ! »
Et dans les phrases complexes, avec « quand », on préfère en général le futur simple : « On s’arrêtera quand on sera trop fatigués ». « Quand on sera à Castelnaudary, on mangera un cassoulet ».
Et dans les phrases avec « si », le verbe après « si » doit être au présent : « S’il fait trop chaud, on fera des pauses ».


2) LE PASSÉ RÉCENT :
Ce qu’elle vient de dire = ce qu’elle a dit juste avant. Venir de + infinitif = le passé récent (ou passé proche). Si vous voulez réviser la formation du passé récent, utilisez par exemple le site Polarfle.

3) LE CONDITIONNEL PRÉSENT :
Ce serait / On suerait : ces deux verbes sont au conditionnel car les cyclotouristes font une hypothèse, ils parlent de situations qui n’existent pas. Ils ne sont pas sûrs de ces situations, ils les imaginent seulement.

4) LE PRÉSENT À VALEUR DE FUTUR :
Vous partez souvent :
on utilise le présent à la place du futur proche. Exemple : « Qu’est-ce que tu fais demain soir ? Demain soir, je vais au cinéma. »


Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :* Je crois : ici, j’ai prononcé « j’crois ». Cette dernière forme ne s’écrit pas mais cette prononciation est très courante.
** Euh = on dit « euh » quand on hésite, quand on cherche ses mots.
*** Ouais = la forme familière de « oui ».


Remarques culturelles :
A) Décathlon : chaîne de magasins d’articles pour le sport.
B) « Merci Nelson ! » : Nelson Monfort est un animateur et journaliste de la télévision française qui est très connu. La cyclotouriste plaisante car je parle probablement un peu comme une journaliste sportive dans cette interview !



mardi 25 août 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B2 (Nicolas) :

Nicolas est allé au festival Solidays !



Nicolas a une vingtaine d’années, il vit à Paris où il est venu pour travailler. Mais il profite aussi de la vie culturelle parisienne, y compris pendant la saison estivale ! L’interview que vous allez écouter date de début juillet 2009 et a été faite peu de temps après le festival Solidays.






DOCUMENT AUDIO (1 minute 49) :

Tout d’abord, je vous propose d’écouter l’interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.




Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, lisez ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir relever.

1) Combien de temps a duré le festival Solidays ?
2) Solidays a pour but de lutter contre quelle maladie ?
3) Depuis combien de temps ce festival existe-t-il ?
4) Selon Nicolas, quelle émotion donnait le nombre de spectateurs ?
5) Qu’est-ce qui était émouvant pour Nicolas ?
6) Le premier jour, qui est aussi venu témoigner ?
7) Est-ce que Nicolas avait déjà vu Manu Chao en concert ?
8) Quelle était la particularité du concert de Manu Chao ?
9) Comment sont les concerts de Manu Chao par rapport à ses albums ?
10) À quelle condition Nicolas reviendra-t-il à Solidays l’an prochain ?



Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.





EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.































TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre Nicolas.


Nicolas : Bon alors… Donc je vais vous parler un peu du festival Solidays (A) que j’ai fait (1), euh, la semaine dernière, qui, qui dure trois jours, moi j’ai fait deux jours, euh, à Paris, et qui est une, une suite de concerts, il y a* beaucoup, beaucoup d’artistes, deux grandes scènes (2) et deux petites** scènes, qui sont là, pour, pour soutenir la cause du Sida dans le monde. Donc je sais pas***… c’est un festival qui, qui existe depuis 10 ans, euh, qui se déroule (3) à Longchamp, à côté de Paris, donc avec beaucoup, beaucoup de monde, dans un endroit assez restreint (4) donc ça fait vraiment festival (5), avec une sorte de, de fourmillement (6), mais c’est vrai que c’est, c’est impressionnant et puis c’est agréable en même temps, il faisait**** très beau. Et puis il y a aussi un peu des, des, des côtés (7) un peu émouvants (8) avec le, euh, pour le SIDA il y avait une, la liste des, des, des victimes qui était lue pendant une heure, où pendant, pendant une heure tout le festival s’arrête, euh, pour, pour écouter ça finalement. Il y avait aussi le premier jour, euh, des acteurs de la lutte contre le SIDA dans le monde entier qui venaient pour, pour parler de leur expérience, notamment en Afrique. Donc c’est pas uniquement, euh, des concerts et de la musique, c’est aussi ça mais, mais c’est pas que ça. Et, euh, je pense que c’est un beau, un bon moment. Nous, on a eu la chance d’avoir un beau temps, des beaux concerts [Gabrielle : Et justement…] et c’est agréable et je le recommande à tout le monde.
Gabrielle : Et quels concerts t’ont marqué, justement ?
Nicolas : Oh, je pense Manu Chao (B), que j’ai, que j’avais jamais vu, que j’avais jamais vu en concert, qui faisait la clôture (9) du festival donc, euh, il y avait plus qu’un concert, tous les festivaliers se regroupaient, euh, pour, pour voir, pour voir ce concert et c’était*****… Un vrai bon moment, ouais ! Très…Enfin, par rapport à ses albums, bon, c’est une banalité de le dire mais c’est beaucoup plus énergique, je pense, beaucoup plus rock, et… vraiment sympa, ouais !
Gabrielle : D’accord ! L’an prochain, de nouveau, tu vas y revenir ?
Nicolas : Si je suis****** disponible !
Gabrielle : Très bien, merci Nicolas !
[rires]

Remarques de vocabulaire :
1) Festival Solidays que j’ai fait : c’est une façon de parler mais on a en effet l’habitude de dire « faire un festival » pour dire « aller à un festival ».
2) Une scène = une sorte de plateforme, d'estrade, sur laquelle jouent les artistes.
3) Se dérouler = se passer.
4) Restreint = Nicolas veut dire que le lieu où se passait le festival n’était pas très vaste, pas très grand (par rapport au nombre de spectateurs).
5) Ça fait vraiment festival = ça ressemble typiquement à un festival. La majorité des festivals estivaux se passe en plein air en France.
6) Un fourmillement = une agitation désordonnée et continuelle de nombreux êtres. A l’origine, le mot s’utilise pour les insectes (les fourmis en particulier, bien sûr) mais il peut s’appliquer à des êtres humains.
7) Des côtés = (ici) des aspects.
8) Émouvant(e) = qui provoque, qui suscite l’émotion. Le verbe = « émouvoir ». Le participe passé = « ému(e) ». On dira donc : « c’était émouvant » et « J’étais ému(e) ».
9) La clôture = la « fermeture », la fin, d’un festival en général.


Remarques de prononciation :
Remarques générales :
Vous pouvez remarquer en écoutant Nicolas que lorsqu’on parle de manière informelle, on commence beaucoup de phrases qu’on ne termine pas, on répète certains mots, on hésite (les « euh » sont nombreux !). C’est tout à fait normal et commun. C’est plus difficile à comprendre mais avec de la pratique, on s’y habitue. J’ai essayé ici de faire une transcription complète (avec tous les petits mots et toutes les hésitations) afin de vous aider à mieux comprendre Nicolas. N’hésitez pas à faire une dernière écoute de l’interview tout en relisant la transcription. Et prêtez bien l’oreille, Nicolas parle relativement vite !
* Il y a : On entend ici « y’a ». C’est très courant comme prononciation. De la même manière, « il y avait » est presque toujours prononcé « y’avait ».
** Petites : Nicolas prononce « ptites », il ne prononce pas les « e muets ». Vous pouvez essayer de trouver d’autres mots où les « e » à l’intérieur des mots ne sont pas prononcés. Ce phénomène de prononciation est très répandu sauf dans le sud de la France où on peut presque parfois entendre « peutiteu » !
***Je sais pas : On utilise très souvent « je (ne) sais pas pour dire « peut-être » ; mais ici, Nicolas prononce « chaipa », c’est une tendance de prononciation très actuelle, il me semble.
**** Faisait : On prononce souvent « fzai ». Mais si vous allez dans le sud de la France, l’habitude de prononcer « feuzé » est très répandue.
***** C’était : Comme beaucoup de gens, Nicolas dit ici « stai ».
****** Je suis : Ici, on entend « chui », c’est le même phénomène que le « chaipa ».

Remarques culturelles :

A) Solidays : comme Nicolas l’explique, le festival Solidays existe depuis 1999. Il a été créé par des membres de l’association Solidarité SIDA, qui organise (comme son nom le laisse entendre) des manifestations dans le but d’informer sur la maladie du SIDA et de financer des actions contre le SIDA. Consultez le site officiel du festival, on y trouve de nombreuses informations ! Et le site de l’association Solidarité SIDA est très instructif lui aussi.

B) Manu Chao : Si vous ne connaissez pas (bien) Manu Chao, et son ancien groupe, la Mano Negra, ou encore son groupe actuel Radio Bemba, alors un peu de lecture sur Wikipedia (en français, bien sûr !) vous apprendra plein de choses ! Et consultez aussi son super site Internet !


Et pour finir en musique, je vous propose de regarder cet extrait du concert de Manu Chao et Radio Bemba filmé lors du festival Solidays, qui est mis à disposition sur Youtube :