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Sur GABFLE, il y a des interviews authentiques de personnes francophones, à écouter ou à lire,
des exercices, des remarques de grammaire, de vocabulaire, de prononciation.

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mardi 25 août 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B2 (Nicolas) :

Nicolas est allé au festival Solidays !



Nicolas a une vingtaine d’années, il vit à Paris où il est venu pour travailler. Mais il profite aussi de la vie culturelle parisienne, y compris pendant la saison estivale ! L’interview que vous allez écouter date de début juillet 2009 et a été faite peu de temps après le festival Solidays.






DOCUMENT AUDIO (1 minute 49) :

Tout d’abord, je vous propose d’écouter l’interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.




Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, lisez ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir relever.

1) Combien de temps a duré le festival Solidays ?
2) Solidays a pour but de lutter contre quelle maladie ?
3) Depuis combien de temps ce festival existe-t-il ?
4) Selon Nicolas, quelle émotion donnait le nombre de spectateurs ?
5) Qu’est-ce qui était émouvant pour Nicolas ?
6) Le premier jour, qui est aussi venu témoigner ?
7) Est-ce que Nicolas avait déjà vu Manu Chao en concert ?
8) Quelle était la particularité du concert de Manu Chao ?
9) Comment sont les concerts de Manu Chao par rapport à ses albums ?
10) À quelle condition Nicolas reviendra-t-il à Solidays l’an prochain ?



Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.





EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.































TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre Nicolas.


Nicolas : Bon alors… Donc je vais vous parler un peu du festival Solidays (A) que j’ai fait (1), euh, la semaine dernière, qui, qui dure trois jours, moi j’ai fait deux jours, euh, à Paris, et qui est une, une suite de concerts, il y a* beaucoup, beaucoup d’artistes, deux grandes scènes (2) et deux petites** scènes, qui sont là, pour, pour soutenir la cause du Sida dans le monde. Donc je sais pas***… c’est un festival qui, qui existe depuis 10 ans, euh, qui se déroule (3) à Longchamp, à côté de Paris, donc avec beaucoup, beaucoup de monde, dans un endroit assez restreint (4) donc ça fait vraiment festival (5), avec une sorte de, de fourmillement (6), mais c’est vrai que c’est, c’est impressionnant et puis c’est agréable en même temps, il faisait**** très beau. Et puis il y a aussi un peu des, des, des côtés (7) un peu émouvants (8) avec le, euh, pour le SIDA il y avait une, la liste des, des, des victimes qui était lue pendant une heure, où pendant, pendant une heure tout le festival s’arrête, euh, pour, pour écouter ça finalement. Il y avait aussi le premier jour, euh, des acteurs de la lutte contre le SIDA dans le monde entier qui venaient pour, pour parler de leur expérience, notamment en Afrique. Donc c’est pas uniquement, euh, des concerts et de la musique, c’est aussi ça mais, mais c’est pas que ça. Et, euh, je pense que c’est un beau, un bon moment. Nous, on a eu la chance d’avoir un beau temps, des beaux concerts [Gabrielle : Et justement…] et c’est agréable et je le recommande à tout le monde.
Gabrielle : Et quels concerts t’ont marqué, justement ?
Nicolas : Oh, je pense Manu Chao (B), que j’ai, que j’avais jamais vu, que j’avais jamais vu en concert, qui faisait la clôture (9) du festival donc, euh, il y avait plus qu’un concert, tous les festivaliers se regroupaient, euh, pour, pour voir, pour voir ce concert et c’était*****… Un vrai bon moment, ouais ! Très…Enfin, par rapport à ses albums, bon, c’est une banalité de le dire mais c’est beaucoup plus énergique, je pense, beaucoup plus rock, et… vraiment sympa, ouais !
Gabrielle : D’accord ! L’an prochain, de nouveau, tu vas y revenir ?
Nicolas : Si je suis****** disponible !
Gabrielle : Très bien, merci Nicolas !
[rires]

Remarques de vocabulaire :
1) Festival Solidays que j’ai fait : c’est une façon de parler mais on a en effet l’habitude de dire « faire un festival » pour dire « aller à un festival ».
2) Une scène = une sorte de plateforme, d'estrade, sur laquelle jouent les artistes.
3) Se dérouler = se passer.
4) Restreint = Nicolas veut dire que le lieu où se passait le festival n’était pas très vaste, pas très grand (par rapport au nombre de spectateurs).
5) Ça fait vraiment festival = ça ressemble typiquement à un festival. La majorité des festivals estivaux se passe en plein air en France.
6) Un fourmillement = une agitation désordonnée et continuelle de nombreux êtres. A l’origine, le mot s’utilise pour les insectes (les fourmis en particulier, bien sûr) mais il peut s’appliquer à des êtres humains.
7) Des côtés = (ici) des aspects.
8) Émouvant(e) = qui provoque, qui suscite l’émotion. Le verbe = « émouvoir ». Le participe passé = « ému(e) ». On dira donc : « c’était émouvant » et « J’étais ému(e) ».
9) La clôture = la « fermeture », la fin, d’un festival en général.


Remarques de prononciation :
Remarques générales :
Vous pouvez remarquer en écoutant Nicolas que lorsqu’on parle de manière informelle, on commence beaucoup de phrases qu’on ne termine pas, on répète certains mots, on hésite (les « euh » sont nombreux !). C’est tout à fait normal et commun. C’est plus difficile à comprendre mais avec de la pratique, on s’y habitue. J’ai essayé ici de faire une transcription complète (avec tous les petits mots et toutes les hésitations) afin de vous aider à mieux comprendre Nicolas. N’hésitez pas à faire une dernière écoute de l’interview tout en relisant la transcription. Et prêtez bien l’oreille, Nicolas parle relativement vite !
* Il y a : On entend ici « y’a ». C’est très courant comme prononciation. De la même manière, « il y avait » est presque toujours prononcé « y’avait ».
** Petites : Nicolas prononce « ptites », il ne prononce pas les « e muets ». Vous pouvez essayer de trouver d’autres mots où les « e » à l’intérieur des mots ne sont pas prononcés. Ce phénomène de prononciation est très répandu sauf dans le sud de la France où on peut presque parfois entendre « peutiteu » !
***Je sais pas : On utilise très souvent « je (ne) sais pas pour dire « peut-être » ; mais ici, Nicolas prononce « chaipa », c’est une tendance de prononciation très actuelle, il me semble.
**** Faisait : On prononce souvent « fzai ». Mais si vous allez dans le sud de la France, l’habitude de prononcer « feuzé » est très répandue.
***** C’était : Comme beaucoup de gens, Nicolas dit ici « stai ».
****** Je suis : Ici, on entend « chui », c’est le même phénomène que le « chaipa ».

Remarques culturelles :

A) Solidays : comme Nicolas l’explique, le festival Solidays existe depuis 1999. Il a été créé par des membres de l’association Solidarité SIDA, qui organise (comme son nom le laisse entendre) des manifestations dans le but d’informer sur la maladie du SIDA et de financer des actions contre le SIDA. Consultez le site officiel du festival, on y trouve de nombreuses informations ! Et le site de l’association Solidarité SIDA est très instructif lui aussi.

B) Manu Chao : Si vous ne connaissez pas (bien) Manu Chao, et son ancien groupe, la Mano Negra, ou encore son groupe actuel Radio Bemba, alors un peu de lecture sur Wikipedia (en français, bien sûr !) vous apprendra plein de choses ! Et consultez aussi son super site Internet !


Et pour finir en musique, je vous propose de regarder cet extrait du concert de Manu Chao et Radio Bemba filmé lors du festival Solidays, qui est mis à disposition sur Youtube :



lundi 24 août 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B2 (Aurélie) :


Aurélie est allée au festival Les Courants à Amboise !





Aurélie, qui habite depuis quelques années à Paris où elle travaille comme documentaliste, aime beaucoup la musique et les sorties. Elle parle dans l'interview ci-dessous du festival de musique Les courants, qu’elle connaît très bien.







DOCUMENT AUDIO (2 minutes) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.







Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1) Quel est le rôle d’Aurélie sur le festival ?
2) Selon Aurélie, comment le festival évolue-t-il ?
3) D’après Aurélie, quel public est moins présent maintenant ?
4) Quels sont les sentiments d’Aurélie par rapport à l’ambiance ?
5) Selon Aurélie, comment est le groupe La rue Kétanou sur scène ?
6) Pour Aurélie, quel est l’avantage principal du festival ?


Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.




EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.






TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Aurélie s'exprime.

Gabrielle : Aurélie, tu es quand même une habituée du festival Les Courants (1) à Amboise (2). Est-ce que tu peux nous dire comment c’était cette année par rapport aux autres années, peut-être ?
Aurélie : Eh bien, ça fait trois ans maintenant que, que je, je participe au festival (a), donc que je participe en tant que… qu’auditrice (A), et euh, et du coup, ça… j’ai trouvé que cette année ça avait, ouais* qu’il y avait eu un changement par rapport aux autres années. Donc, euh, c’est un festival qui prend de l’ampleur, enfin** les premières années, euh, c’était pas très connu donc, euh, il y avait*** des petites scènes, il y avait pas forcément de, des grandes têtes d’affiche (b) et il y avait, il y avait moins de monde, c’était beaucoup plus, beaucoup plus familial. Et cette année, on sent qu’ils, qu’ils, qu’ils ont pris de l’ampleur (B), qu’ils sont beaucoup plus connus dans la région et qu’ils s’adressent aussi à un autre public. Il y avait beaucoup plus de jeunes. La programmation était, euh, très rock, très, euh, très, très reggae, très ska et, et du coup, et du coup (C) l’ambiance était, était un peu un peu différente, voilà, on sentait que c’était moins, peut-être moins familial, moins… qu’il y avait moins de générations, de différences, que c’était beaucoup plus jeune mais euh, mais ça restait, voilà, très sympa, il y avait beaucoup de monde, mais, mais voilà, une petite évolution du festival des Courants en tout cas.
Gabrielle : Et au niveau de la prograt…, de la programmation, pardon, quel groupe t’a le plus marquée (c) ?
Aurélie : Euh, donc on avait vu quatre concerts (d) et vraiment celui qui m’a le plus marquée (c), c’est La rue Kétanou (3), euh, qui, qui est un groupe, euh, français qui fait, voilà, des chansons, des chansons françaises très, très pêchues (D), très rock et qui avait une énergie et une sympathie sur scène vraiment, vraiment très fortes. Donc voilà, je les connaissais déjà avant, j’avais plusieurs, plusieurs albums de, de ce groupe. Euh, mais là, sur scène, ils m’ont vraiment convaincue (c). Donc, euh, donc je recommande La rue Kétanou !
Gabrielle : Merci ! Et est-ce que tu recommandes aussi le festival Les Courants ?
Aurélie : Oui, oui, oui ! Enfin, voilà : il y a vraiment, c’est, c’est un festival qui est très abordable parce que les prix sont, sont, sont vraiment pas chers. [Gabrielle : Oui, c’est vrai.] Enfin, pour 12 euros, on peut voir 4 concerts vraiment de qualité donc euh, donc vraiment, oui, oui, c’est un festival dans une région en plus plutôt sympa, donc....
Gabrielle : Venez à Amboise !
Aurélie : Venez à Amboise !
Nicolas : Il faut acheter ses places à l’avance (4) !
Gabrielle : Merci Nicolas pour la recommandation ! [rires] On finira sur ça !



Remarques sur les habitudes de langage :
Remarques générales : Vous pouvez remarquer avec cette interview que lorsqu’on discute de manière informelle, on commence beaucoup de phrases qu’on ne termine pas, on répète certains mots, on hésite. C’est tout à fait normal et habituel. C’est plus difficile à comprendre mais avec de la pratique, on s’y habitue vite. J’ai essayé ici de faire une transcription complète (avec tous les petits mots et toutes les hésitations) afin de vous aider à mieux comprendre Aurélie. N’hésitez pas à faire une dernière écoute de l’interview tout en lisant la transcription. Et attention, Aurélie parle relativement vite !
*Ouais : c’est la prononciation familière de « oui ».
**Enfin : ce mot, utilisé ici pour introduire une reformulation est presque prononcé « ‘fin » !
***Il y avait : on entend ici « y’avait ». C’est très courant comme prononciation. De la même manière, « il y a » est presque toujours prononcé « y’a ».

Remarques de grammaire :
a) Ça fait trois ans que je participe au festival = « Il y a trois ans que je participe au festival » = « Je participe au festival depuis trois ans ». Ces trois structures s’utilisent avec le présent et servent à parler d’une durée qui a commencé dans le passé et qui continue dans le présent. On peut également les utiliser avec le passé composé mais dans ce cas la phrase comportera une négation. Exemples : «Je n’ai pas vu Aurélie depuis un mois » = « Il y a un mois que je n’ai pas vu Aurélie », « Ça fait un mois que je n’ai pas vu Aurélie ».
b) Des grandes têtes d’affiche : normalement, quand l’adjectif est placé avant le nom, le « des » se transforme en « de » mais la majorité des gens ne respecte pas cette règle.
c) Quel groupe t’a le plus marquée ? / celui qui m’a le plus marquée / ils m’ont vraiment convaincue : les verbes au passé composé (construits ici avec « avoir ») comportent exceptionnellement le « -e » du féminin car les pronoms compléments directs placés avant (« m’ » et « t’ ») font référence à Aurélie et sont donc féminins.
d) On avait vu quatre concerts : le plus-que-parfait n’est pas vraiment justifié ici, le passé composé serait plus naturel. Mais ce genre de confusion peut arriver.


Remarques de vocabulaire :
A) Un auditeur / Une auditrice : le terme est en général plus utilisé pour quelqu’un qui écoute une conférence, qui écoute la radio mais ici, comme il s’agit de concerts, le terme ne choque pas et semble même logique, bien que l’on préfère d’habitude les termes « spectateur / spectatrice ».
B) Prendre de l’ampleur = devenir plus important. L’expression s’utilise pour parler d’une manifestation, d’un festival, d’un phénomène.
C) Du coup = donc (registre familier, s’utilise dans des discussions informelles).
D) Pêchu(e) : si vous ne trouvez pas ce mot dans le dictionnaire, ce n’est pas étonnant, il est assez familier (mais pas vulgaire). Il vient de l’expression familière « avoir la pêche » (= avoir le moral, être en forme) et signifie donc « dynamique », « qui a beaucoup d’énergie ».



Remarques culturelles :
1) Le festival Les courants : Il se nomme ainsi car il se déroule chaque année sur l’Île d’Or, l’île qui est située sur la Loire, au niveau d’Amboise. Et la Loire est un fleuve dont les courants sont assez forts. De plus, pour parler d’un style musical, on parle souvent de « courant musical ». Le nom du festival est donc particulièrement bien trouvé ! Vous pouvez visiter leur site Internet, qui est très bien fait.
2) Amboise : pour découvrir cette ville où les rois de France ont vécu et où Léonard de Vinci a terminé sa vie, vous pouvez consulter le site Internet de l’Office du tourisme.
3) La rue Kétanou : c’est est un groupe de musique festive, mêlant musique tzigane, folk, reggae et pop. Il est composé de trois membres, Florent Vintrigner, Olivier Leite, Mourad Musset. Leur site est à consulter absolument, on peut même y écouter certains de leurs titres. Cliquez ici !
4) Il faut acheter ses places à l’avance : Nicolas est l’ami d’Aurélie, il était présent lors de l’interview donc il a fait cette petite remarque à la fin. Nous avions acheté nos billets à l’avance mais un autre de nos amis ne l’avait pas fait donc nous n’avons pas tous pu assister au concert. C’était une petite déception mais nous ferons mieux l’an prochain ! Si vous venez à Amboise en juillet 2010, organisez-vous à l’avance pour assister au festival !

Et le mieux pour imaginer un peu l’ambiance du festival est d’en regarder et d’en écouter un extrait : voici un extrait vidéo du concert de La rue Kétanou trouvé sur Youtube. Si vous voulez lire les paroles de la chanson Les mots, vous les trouverez sur ce site.


jeudi 30 juillet 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau A1+ (Adeline) :

Adeline adore le sport !




Adeline vient du Sud-Ouest de la France. Elle habite actuellement dans la banlieue de Bordeaux. Elle parle ici de ses loisirs et de ses passions.





PRÉPARATION :
Pour commencer, faites ce petit quizz sur le sport.














DOCUMENT AUDIO ET QUIZZ :

1) Écoutez une fois l’interview (57 secondes) pour la découvrir.

2) Lisez les questions du quizz.

3) Écoutez encore l’interview et faites le quizz.

4) Regardez les solutions après le quizz.





























TRANSCRIPTION :
Lisez la transcription pour mieux comprendre l’interview.


Gab : Salut Adeline, tu pourrais te présenter (1) ?
Adeline : Alors moi, c’est Adeline (2), j’ai 22 ans (3). J’habite Mérignac. Et euh*, en fait**, je suis fan de sport (4). Et donc je fais de l’équitation et de la natation depuis, euh… de l’équitation depuis 14 ans (a) et de la natation depuis 8 mois. Donc voilà*** ! Dans un club de Bordeaux.
Gab : D’accord. Et tu fais des compétitions, je crois (5).
Adeline : Oui, euh, j’en ai fait une (b) à Anglet au mois de juin et une à Talence au mois de mars.
Gab : D’accord. Tu as gagné (c) des médailles ?
Adeline : Non mais j’ai fait…, à Anglet, j’ai fini (d) troisième et quatrième.
Gab : Ah ouais**** !
Adeline : Donc c’était pas mal (6) à pour mon club parce qu’on est… au niveau régional on est classé quatrième. Voilà !
Gab : Bon, bravo !

Remarques de vocabulaire :
1) Tu pourrais te présenter ? = Tu peux te présenter, s’il te plait ?
2) Moi c’est Adeline = Je m’appelle Adeline.
3) J’ai 22 ans : pour dire son âge, c’est toujours avec le verbe « avoir ».
4) Je suis fan de sport = j’adore le sport.
5) Je crois = je pense.
6) C’était pas mal = c’était assez bien.

Remarques de grammaire :
a) Je fais (…) de l’équitation depuis 14 ans : Adeline a commencé l’équitation il y a 14 ans (en 1995) et elle continue l’équitation : on utilise en général « depuis » avec un verbe au présent. Elle avait donc 9 ans quand elle a commencé l’équitation. Une autre formulation possible : « Je fais de l’équitation depuis l’âge de 9 ans ».
b) J’en ai fait une = j’ai fait une compétition. « J’ai fait » = le passé composé de « faire ».
c) Tu as gagné = le passé composé de « gagner ».
d) J’ai fini = le passé composé de « finir ».

Remarques sur les habitudes de langage :
*Euh : Adeline dit « euh » parce qu’elle hésite un peu, c’est normal pendant une interview !
**En fait : on dit « en fait » pour commencer une explication.
***Donc voilà ! : on dit ça pour finir une idée, comme une mini-conclusion.
****Ouais = la forme non-standard de « oui ».

Mais où sont les villes citées par Adeline ? Regardez la carte :



Agrandir le plan

mardi 14 juillet 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau A2+ (Guillaume) :



Guillaume parle du 14 juillet !


Le 9 juillet dernier, j’ai fait une interview de Guillaume. Il a 25 ans, il travaille actuellement comme professeur de français à Amboise. Il m’a parlé de la fête nationale française.

Des feux d'artifice.




DOCUMENT AUDIO ET QUIZZ :


1) D’abord, écoutez une fois l’interview (2 minutes 17) pour la découvrir.


2) Lisez ensuite les questions du quizz.


3) Écoutez encore l’interview puis faites le quizz.


4) Et enfin, regardez les solutions du quizz.


DOCUMENT AUDIO :


QUIZZ :






















TRANSCRIPTION :
Et maintenant, lisez la transcription pour mieux comprendre l’interview.


Gabrielle : Tiens Guillaume, la semaine prochaine, c’est la fête nationale. Tu fais quoi (1) d’habitude pour le 14 juillet* ? Tu fais quelque chose ?
Guillaume : Euh (A), le 14 juillet… Donc moi généralement, je… (B) l’été, ben (C) j’ai passé plusieurs étés à travailler en centres de vacances**, pour des enfants. Donc, euh, souvent c’est en France, des fois c’est à l’étranger aussi. Quand c’est en France, euh, je, on a généralement… on essaie d’organiser une activité, euh, le soir qui nous permet (a) de, d’assister aux feux d’artifice, qui est le traditionnel…, enfin, qui est la fête, euh…
Gabrielle : C’est traditionnel pour le 14 juillet.
Guillaume : Ouais, c’est traditionnel, généralement, il y a toujours un feu d’artifice dans, dans tous les petits villages et les grandes villes de France. Euh, après, euh, quand j’étais (2) plus petit, ça m’arrivait aussi de, de regarder, puisque c’était les grandes vacances, donc on avait deux mois de pause, quoi (D), on n’avait pas d’école pendant deux mois, et on partait souvent à la campagne, donc on regardait (2) à la télé le défilé (b)*** du 14 juillet, euh, donc on voyait passer tous les, tous les régiments (c) de soldats, euh, les uns après les autres. Quand on était petits, on trouvait ça marrant (d).
Gabrielle : À l’époque, oui !
Guillaume : Je crois que ça fait peut-être 15 ans que (3) je l’ai pas vu, ce défilé, à la télé, parce que j’ai plus trop le temps maintenant.
Gabrielle : Et cette année, tu sais ce que tu vas faire ?
Guillaume : Cette année, je crois qu’il y a deux feux d’artifice, il y en a un le 13 et un le 14.
Gabrielle : Donc la totale !
Guillaume : Donc c’est la totale, c’est le grand spectacle ! Donc j’irai (4) probablement à celui du 14 qui est à Amboise. Et apparemment, de ce que j’ai pu entendre, c’est un, c’est un beau spectacle sur la Loire. Euh, mais, euh, c’est pas impossible (E) que j’aille au… à celui du 13 qui est à côté d’Amboise, dans un grand parc avec un château, je crois, et euh, pour me régaler (e) les yeux. Donc voilà, le programme a priori, pour, pour cette année.
Gabrielle : Merci ! Profites-en bien !
Guillaume : Eh ben de rien ! Bonne… Toi aussi, du coup (f).
Gabrielle :
Ouais (F) merci.
Guillaume : Et à la prochaine.

Remarques de grammaire :
1) Tu fais quoi ? = La question est en français un peu familier. Vous pouvez dire aussi : « Qu’est-ce que tu fais ? » (langage standard) et « Que fais-tu » (langage plus formel).
2) J’étais / On regardait : ces deux verbes sont à l’imparfait. On utilise l’imparfait pour parler d’une situation passée (« j’étais ») ou d’une habitude passée (« on regardait »). Si vous voulez étudier ou réviser l’imparfait, utilisez par exemple le site Polarfle.

3) Ça fait … que = il y a… que = depuis. Donc : « Ça fait 15 ans que je l’ai pas vu » = Il y a 15 ans que je l’ai pas vu » = « Je l’ai pas vu depuis 15 ans ». Ces trois phrases sont synonymes et signifient que la dernière fois que Guillaume a vu le défilé, c’était en 1994 (puisque nous sommes en 2009).
4) J’irai : ce verbe est au futur simple. Pour réviser le futur simple, vous pouvez utiliser le site Polarfle.


Remarques de vocabulaire :

a) Permettre = donner la possibilité de. Dans d’autres situations, « permettre » = autoriser.
b) Un défilé = quand des personnes marchent ensemble en groupe pour une occasion spéciale. Vous connaissez sans doute l’expression « défilé de mode ».
c) Un régiment = une des sections (des parties) d’une armée. Guillaume veut dire qu’il regardait à la télé les différents groupes de l’armée française qui défilaient.
d) Marrant = cet adjectif fait partie du langage familier (non-standard) et signifie « amusant », « rigolo », « comique ».
e) Me régaler : normalement, « se régaler » = être heureux quand on mange quelque chose de bon. Mais ici, Guillaume adapte l’expression pour signifier qu’il pense être heureux parce qu’il va regarder quelque chose de beau.
f) Du coup = donc, alors. Mais « du coup » s’utilise plus à l’oral.

Remarques sur les habitudes de langage et les prononciations :
Guillaume vient de Normandie à l’origine, il a donc un accent assez standard mais plutôt caractéristique de la partie nord de la France. Quand il dit « généralement » (par exemple), on entend « généralmen » et quand il dit « petit » on entend « pti » (le « e » entre les consonnes « l » et « m » n’est pas prononcé).
A) Euh : quand on hésite un peu, quand on cherche ses mots, on dit souvent « euh ».
B) Je… : Guillaume commence beaucoup de phrases et il ne termine pas ces phrases. C’est normal, c’est habituel dans les discussions.
C) Ben : « Ben » vient de « Eh bien », expression utilisée pour commencer une explication.
D) Quoi : on utilise souvent « Quoi » à la fin d’une explication ou après une précision. C’est une habitude de langage mais il n’y a pas de vraie signification.
E) C’est pas impossible : comme presque tous le monde, dans les discussions, Guillaume oublie le « ne » de la négation. La forme correcte de cette phrase est « Ce n’est pas impossible ».
F) Ouais : c’est une manière informelle de dire « Oui ».

Remarques culturelles :
* Le 14 juillet :
la fête nationale française est célébrée en souvenir de la Fête de la Fédération (en 1790) et non pas de la libération de la prison appelée Bastille (en 1789) comme les gens le croient souvent.
** J’ai passé plusieurs étés à travailler en centres de vacances : beaucoup de jeunes Français, souvent quand ils sont étudiants, travaillent comme animateurs pendant les vacances dans des centres de vacances. C’est un « job étudiant » typique. Il y a des centres sans hébergement (appelés traditionnellement « centres aérés) et des centres avec hébergement (appelés aussi « colonies de vacances »). Les animateurs s’occupent de la vie quotidienne des enfants ou des adolescents, organisent des jeux, des animations sportives, des visites, des fêtes, etc. Pour travailler comme animateur, il faut passer un petit diplôme appelé le BAFA (Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur).
*** Le défilé = tous les ans, différentes sections de l’armée française défilent (marchent) sur les Champs-Élysées. Le président de la République et différents ministres sont présents. C’est très officiel. Mais beaucoup de gens curieux viennent aussi admirer le défilé.


Quelques photos du 14 juillet à Paris (le défilé sur les Champs-Elysées et les feux d'artifice devant la Tour Eiffel) :