BONJOUR ET BIENVENUE SUR LE BLOG GABFLE !




Vous apprenez le français et vous voulez progresser ?

Ce blog est fait pour vous !

Sur GABFLE, il y a des interviews authentiques de personnes francophones, à écouter ou à lire,
des exercices, des remarques de grammaire, de vocabulaire, de prononciation.

Testez ce blog, et laissez des commentaires, ou contactez-moi :



À bientôt !






jeudi 7 mai 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau A2 (Patricia et Christian) :

Patricia et Christian déménagent !


Patricia et Christian se connaissent depuis 2004. Ils vivent maintenant en couple. Patricia est française et Christian a deux nationalités : il est vénézuélien mais aussi espagnol. Ils ont tous les deux une trentaine d’années. Ils parlent ici de leur déménagement.





COMPRÉHENSION GLOBALE :
Le document est un peu long. Pour commencer, je vous propose donc d’écouter l’interview une première fois
(4 minutes 08). N'écrivez pas. Concentrez-vous sur la signification globale.




COMPRÉHENSION DÉTAILLÉE :


Pour continuer, lisez ces questions. Pendant la prochaine écoute de l’interview, vous allez chercher les réponses à ces questions.


1) Pourquoi est-ce qu’il y a une fête le soir de l’interview ?
2) Pourquoi ont-ils choisi l’Espagne ?
3) Quelle est la profession de Christian ?
4) Que pense Patricia de ce déménagement ?
5) Que va faire Patricia d’abord ?
6) Que va probablement faire Patricia plus tard ?
7) Pour le déménagement, que veut faire Christian ?
8) Que pense Christian de la solution de Patricia ?
9) Quelle émotion ressent Patricia avant le déménagement ?
10) Et quels sentiments ressent Christian avant le déménagement ?
11) Comment est-ce que Patricia imagine sa vie là-bas ?
12) Pour Christian, qu’est-ce qui est important dans la vie ?


Maintenant, vous allez écouter une autre fois le document audio. Vous pouvez faire l’exercice en même temps.




EXERCICE :
Pour chaque question, il y a une seule réponse correcte.





TRANSCRIPTION :
Après l’exercice, lisez la transcription et les remarques pour comprendre mieux Patricia et Christian.


Gab : Bonsoir Patricia et Christian. Ben*, vous habitez en France, à Tours mais ce soir on fait une soirée parce que vous allez bientôt partir de (1) Tours et partir de France. Peut-être que (a) vous pouvez nous expliquer pourquoi ?
Patricia : Ben oui, c’est la soirée d’adieux (2), on va bientôt partir (b) pour l’Espagne, donc voilà, petite réunion entre amis, pour se dire au revoir et… à bientôt, j’espère.
Gab : Et pourquoi l’Espagne, alors ?
Christian : Bon, parce que c’est là-bas on… j’ai trouvé un emplacement de travail (3), donc, euh**, on déménage (4) !
Gab : D’accord. Et qu’est-ce que tu vas faire (c) en Espagne, comme travail ?
Christian : Exercer ma (correction : mon) métier que c’est (correction : qui est) la médecine, donc là-bas, j’ai la possibilité d’exercer la médecine (5), j’ai une équivalence de diplômes que je n’ai pas eue en France (6), donc, euh, je vais là-bas.
Gab : Et toi Patricia, tu pars sans hésiter ?
Patricia : Ah oui ! Avec enthousiasme ! [rires] Voilà, partir à deux, c’est un peu plus facile que seul, donc…
Christian : J’espère qu’avec enthousiasme !
[rires]
Patricia : Bien sûr ! Mais avec toi, surtout !
Christian : Ah bon ! (7)
Gab : Alors Patricia, qu’est-ce que tu vas faire là-bas, toi ?
Patricia : Ben, dans un premier temps, euh, m’acclimater, m’habituer, euh, voilà, me familiariser (8) avec la langue.
Christian : Perfectionner (9) l’espagnol !
Patricia : Exactement ! Et puis ensuite, peut-être enseigner (10) le français aussi. Mais, voilà, je prendrai mon temps, je pense.
Christian : Bon, je pense qu’elle pourra (d) faire des cours particuliers ou des traductions en ligne ou des (correction : du) télé-travail (11). Maintenant, il y a pas mal de (12) possibilités de travailler, s…
Gab : Et alors, donc, vous allez partir bientôt, vous préparez votre déménagement ? Comment est-ce que vous préparez ça ?
Patricia : Ben petit à petit (13) mais euh, voilà, il va falloir préparer les cartons, s’organiser, mais voilà, en une semaine ou deux, ça devrait être prêt, je pense.
Christian : Oui, mais moi, je veux acheter les cartons pour faire ça tout simple et rapidement. Patricia veut aller de magasin en magasin pour demander des cartons – que (correction : et) je trouve ça ridicule ! Mais bon… c’est comme ça !
[rires]
Gab : C’est compliqué, un déménagement !
Patricia : Un peu, un peu, faut s’organiser !
Gab : Donc vous vous sentez dans quel état d’esprit, vous vous sentez comment ?
Patricia : Ben… un peu stressée quand même par, par le côté un peu aventure mais, non, ravie (14) de commencer autre chose !
Christian : Et toi, Christian, tu ressens un peu de stress aussi ?
Christian : Mais non ! Pas du tout de stress, je sais où je vais, je connais l'Espagne (e), donc, euh, pour moi, c’est pas (f) « partir à l’aventure », je sais ce que je veux faire, donc euh, j’ai mes objectifs clairs ! Donc, c’est pas… des aventures ni de stress ! C’est calmement, comme aller au supermarché le dimanche matin, pour acheter de la nourriture.
Gab : D’accord : la routine, le quotidien (15), quoi…
Christian : Mais oui !
Patricia : Juste ailleurs (16), c’est tout !
Christian : Mais oui !
Gab : Et comment vous imaginez votre vie là-bas ?
Patricia : Ben… ça dépend dans quelle région on va habiter, donc, euh… Non, ça dépend si on est sur la côte (17), ça dépend… mais non, avec, euh, optimisme…
Christian : Bon, ben moi, c’est plus philosophique, on va dire. Je… ma vie, c’est moi qui me la fais, c'est moi qui la fais donc, euh, je l’imagine comme je la fais jusqu’à maintenant. C’est simple, comme ça.
Gab : Tout va bien se passer ?!
Christian : Mais oui, mais bien sûr !
Gab : Patricia, le mot de la fin ?
Patricia : Oh, je partage son opinion (18), sans problème !
Gab : Ben écoutez, merci beaucoup à tous les deux. C’était très sympa.
Christian : Bon merci…
Gab : Bon déménagement, bon courage.
Patricia : Merci, à bientôt.
Christian : Merci, à bientôt.


Remarques sur les manières de parler :

* Ben : a pour origine « Eh bien » et s’utilise pour commencer une phrase ou une explication. Mais c’est un peu familier.
** Euh : quand on hésite en français (quand on cherche ses mots), on dit souvent « euh ».

Remarques de grammaire :

a) Peut-être que : n’oubliez pas le « que » après « Peut-être ».
b) On va partir : c’est le futur proche ici (verbe « aller » au présent + verbe principal à l’infinitif) parce que Patricia parle d’un futur changement. Le site
Polarfle peut vous aider à réviser le futur proche.
c) Tu vas faire : c’est le futur proche ici aussi car je parle de quelque chose de très proche dans le futur (c’est très bientôt).
d) Elle pourra : c’est le futur simple ici car il s’agit d’une programmation. N’hésitez pas à consulter le site Internet
Polarfle pour une petite révision du futur simple.
e) Je sais où je vais, je connais l’Espagne : « savoir » et « connaître » sont synonymes mais s’utilisent de manière différente. Voici une explication rapide :

SAVOIR + où…, quand…, pourquoi…, comment…, qui…, etc.
Et aussi : SAVOIR + verbe à l’infinitif. Exemples : « Je sais nager », « Je sais créer un blog ».
De plus, « Je sais. » = Je suis informé(e).
CONNAÎTRE + article + nom (lieu, personne, science, etc.). Exemples : « Je connais la Lettonie », « Je connais Patricia et Christian », « Je connais bien la grammaire française ».
f) C’est pas : la forme correcte est « ce n’est pas » mais la majorité des personne francophones (et aussi les étrangers qui connaissent très bien le français comme Christian) oublient toujours le « ne » de la négation à l’oral. C’est une erreur que tout le monde fait !


Remarques de vocabulaire :


1. Partir de = quitter.
2. Les adieux = le moment de la séparation, le moment de se dire au revoir.
3. Un emplacement de travail : c’est mieux de dire un « poste ».
4. Déménager = changer de lieu d’habitation.
5. La médecine : c’est la spécialité. Le médecin est la personne : Il est médecin / Elle est médecin.
6. J’ai une équivalence de diplômes que je n’ai pas eue en France : cela signifie que le diplôme vénézuélien de Christian n’est pas accepté en France (les conditions sont trop strictes) mais qu’il est accepté en Espagne (du moins, plus facilement). C’est un peu absurde mais c’est ainsi…
7. Ah bon ! : normalement, on dit cela quand on est surpris mais ici, Christian dit cela par ironie surtout.
8. S’acclimater à = s’habituer à = se familiariser avec.
9. Perfectionner = améliorer.
10. Enseigner = travailler comme professeur.
11. Le télé-travail = le travail à distance.
12. Pas mal de = assez de, beaucoup de (mais « pas mal de » est un peu familier, non standard).
13. Petit à petit : progressivement.
14. Ravi / ravie = très content / très contente.
15. Le quotidien = la vie de tous les jours. Et un journal quotidien est un journal qui sort tous les jours.
16. Ailleurs = dans un autre lieu, dans un autre endroit. On dit « ailleurs » quand ce n’est pas ici.
17. Sur la côte = au bord de la mer, au bord de l’Océan.
18. Je partage son opinion = je suis d’accord avec lui.

Et pour travailler le vocabulaire de la maison, vous pouvez utiliser le site
Lexiquefle, qui est très bien fait. Cliquez sur la section « MA MAISON ».

dimanche 3 mai 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1 (Hubert) :

Hubert a changé de travail !



Hubert a 30 ans, il habite dans un petit village de Gironde mais il travaille dans la périphérie de Bordeaux. Il a déjà répondu à une interview à propos de ses goûts musicaux l’an dernier mais cette fois-ci, c’est de sa vie professionnelle qu’il nous entretient.










PRÉPARATION AVANT D’ÉCOUTER :
Tout d’abord, je vous propose de faire cet exercice de vocabulaire sur les énergies renouvelables afin de préparer l’écoute de l’interview d’Hubert.





DOCUMENT AUDIO :
Avant d’écouter l’interview d’Hubert, lisez ces questions pour savoir quelles informations vous devez relever.


1. Que fait Hubert depuis 9 ans ?
2. Comment Hubert a-t-il trouvé son nouveau travail ?
3. Que fait son entreprise avec les systèmes solaires photovoltaïques ?
4. Qui sont les clients de son entreprise ?
5. Qui sont les clients professionnels principaux ?
6. Selon Hubert, quel est l’avantage principal pour ceux qui font installer des panneaux solaires ?
7. Pourquoi apprécie-t-il beaucoup son nouveau travail ?
8. Que représente la ville de Mérignac pour l’entreprise ?
9. Comment est l’équipe avec laquelle travaille Hubert ?
10. Comment se sent Hubert maintenant ?


Ecoutez maintenant le document audio, plusieurs fois si nécessaire (il dure 3 minutes 03).




EXERCICE :
Pour chaque question, choisissez la réponse correcte.




TRANSCRIPTION :
Après l’exercice, lisez la transcription et les remarques pour avoir des précisions complémentaires.


Gab : Hubert, tu as changé de boulot (1) récemment (2). Est-ce que tu peux expliquer ce que tu faisais et ce que tu fais maintenant ?
Hubert : Euh*, oui, avec plaisir. Euh, comment dire, euh ? Oui, bé** moi, j’ai, je travaille dans le bâtiment (3) depuis (a), euh, depuis, euh, 9 ans maintenant. Et, euh j’ai toujours travaillé dans un bureau d’études en électricité et, euh, il y a (b) quelques mois, il y a une entreprise, euh, une entreprise qui m’a contacté pour, euh, qui recherchait des, des gens qualifiés pour euh, pour faire, pour un poste de technicien en bureau d’études. L’originalité, c’est que c’est une entreprise qui travaille dans le, dans l’énergie, dans l’installation de systèmes solaires photovoltaïques donc euh, production d’énergie électrique par la lumière du soleil.
Gab : Et ça s’adresse à qui, ces installations ?
Hubert : Euh, les gens concernés sont des particuliers ou des professionnels, donc, euh, c’est des installations, euh, sur des toitures (4) de bâtiments que l’on, que l’on réalise et que l’on vend. Donc, euh, ça peut aller de, des, de petites installations de quelques panneaux solaires (5) sur des toitures de maisons particulières à quelques milliers de mètres carrés sur des toitures de bâtiments industriels ou agricoles. Donc en l’occurrence (6) les, les clients professionnels sont, sont plus particulièrement des agriculteurs.
Gab : D’accord, ouais***. Et c’est quoi l’intérêt, pourquoi c’est bien ?
Hubert : Alors, euh, l’énergie photovoltaïque, en fait, se revend à EDF (A) de manière assez, euh, assez intéressante (7). Donc ça c’est une directive (8) gouvernementale pour, euh, justement, développer les énergies alternatives.
Gab : Donc euh, si je fais mettre ça sur ma maison, après, c’est EDF qui me paye, qui me donne de l’argent.
Hubert : Tout à fait (9), oui, oui.
Gab : D’accord, oui.
Hubert : Tout à fait, c’est de la production, tout simplement, donc, euh, ça peut être utilisé en, en consommation personnelle mais bon après ça demande d’autre, d’autre matériel plus lourd et c’est, c’est un investissement (10) plus conséquent (11). Mais euh…
Gab : Et au niveau du (12) quotidien, c’est bien ton travail ?
Hubert : Ah, là, mon travail est très intéressant, ouais, c’est une entreprise jeune, dynamique, euh, qui, qui démarre (13), qui a démarré il y a trois ans, ou il y a même deux ans, je crois. Donc euh, là, on a intégré des bureaux à Mérignac (B), donc, euh la boîte (14) est de, est originaire de Paris et s’est, elle vient de s’installer (c) il y a quelques mois à Mérignac. Donc c’est bien parce que je suis, je travaille vraiment avec une équipe toute jeune, qui, qui se forme, enfin, qui commence, quoi****. La structure est, est en train de naître (15) et on met plein de (16) choses en place (17), euh, c’est, c’est, enfin c’est aujourd’hui qu’on, qu’on détermine un peu la manière de travailler de l’entreprise.
Gab : Donc tu regrettes pas***** du tout ce changement ?
Hubert : Non, pas du tout, non, non ! Je suis bien content. Ça m’a redonné de la motivation dans le travail parce que j’avais passé 8 ans dans une même boîte et ça devenait, euh, assez lassant (18).
Gab : D’accord, bon, ben merci beaucoup Hubert.
Hubert : Ben de rien, à bientôt.

Remarques sur les manières de parler :

*Euh : « euh » n’est pas un mot mais le réflexe de langage le plus fréquent quand on hésite un peu, quand on cherche ses mots.
**Bé : comme « ben », « bé » (ces mots ne s’écrivent normalement pas) vient de « Eh bien » et sert à introduire une explication, un récit.
*** Ouais = forme familière de « oui ».
****…, quoi ! : c’est une habitude de langage, il y a beaucoup de gens qui finissent leurs phrases ou leurs explications par « quoi ! » mais cela n’a pas vraiment de sens. Parfois aussi, il y a des gens qui répètent « en fait » au début ou à la fin d’une phrase.
***** Tu regrettes pas : à l’oral, on oublie le « ne » la plupart du temps.



Remarques de grammaire :
a) Depuis : sert à exprimer une durée. Quand on parle d’un événement qui a commencé dans le passé et qui n’est pas terminé au moment où on parle, on peut utiliser « depuis ». En général, « depuis » s’utilise avec le présent (mais on trouve aussi des utilisations avec l’imparfait). Exemple : « Je fais le blog Gabfle depuis presque un an ». Il existe deux autres structures équivalentes : « Ça fait presque un an que je fais le blog Gabfle ». / « Il y a presque un an que je fais le blog Gabfle ». N’oubliez pas le « que », sinon, ce n’est plus une durée que vous exprimez, lisez juste après.
b) Il y a : sert à parler d’un moment passé. Quand on parle d’un événement ponctuel, passé, terminé, c’est « il y a » qu’on utilise (avec le passé composé). Exemple : « J’ai commencé le blog Gabfle il y a presque un an ». Ici, le verbe « commencer » insiste sur le début de l’action, en juin 2008.
c) Vient de s’installer : s’est installée il y a peu de temps. « venir de + infinitif » est la structure du passé récent.


Remarques de vocabulaire :
1) Le boulot = le travail.
2) Récemment = il n’y a pas longtemps.
3) Dans le bâtiment = « dans le secteur du bâtiment de la construction ». On dira aussi « dans le domaine de… ». Mais très souvent, comme Hubert ici, on choisit le raccourci « dans + nom de la spécialité », par exemple : « Il travaille dans la restauration », « Je travaille dans l’enseignement », etc.
4) Une toiture = la surface supérieure d’une maison, d’un bâtiment (= le toit) avec en plus son armature, la structure qui le renforce.
5) Des panneaux solaires : c’est assez difficile à expliquer simplement… Il s’agit des installations qu’on met sur la toiture d’une maison pour capter l’énergie solaire. Mais regardez la photo en bas, vous comprendrez beaucoup plus vite !
6) En l’occurrence = dans le cas présent.
7) intéressante = d’un point de vue financier, évidemment.
8) Une directive = une indication, une ligne de conduite. Mais normalement, on utilise « directives » pour les textes de l’union européenne.
9) Tout à fait = exactement.
10) Un investissement = une dépense d’argent un placement d’argent.
11) Conséquent = (ici) important. Normalement, « conséquent » signifie « logique », « cohérent » (vous connaissez bien sûr le mot « conséquence »). Mais très souvent les gens, les médias l’utilisent pour dire « important », « considérable ».
12) au niveau de… = « en ce qui concerne… ».
13) Démarrer = (ici) « commencer » ou « commencer à réussir ». Plus généralement, « démarrer » signifie « commencer à fonctionner, à rouler » (pour un véhicule en particulier).
14) Une boîte (ou « boite » avec la nouvelle orthographe) = (ici) une entreprise, de manière familière. Mais attention, souvent, « boîte » signifie aussi discothèque, de façon familière également. Au sens premier du terme, une boîte est bien sûr un récipient qui peut contenir d'autres choses, où on peut ranger des choses.
15) Naître = (normalement) « commencer à vivre ». Mais ici, = « commencer à se développer ».
16) Plein de = beaucoup de (c’est familier mais très utilisé).
17) Mettre quelque chose en place = organiser quelque chose, installer quelque chose.
18) Lassant = fatigant.
Des panneaux solaires sur une maison :
Remarques culturelles :A) EDF = Electricité de France, l’opérateur principal d’électricité en France.
B) Mérignac : une ville de la périphérie de Bordeaux, là où se trouve l’aéroport de Bordeaux en particulier.




Et pour en savoir plus sur cette énergie alternative, regardez cet extrait d’un journal télévisé français :

jeudi 30 avril 2009

DOCUMENT DE COMPREHENSION ORALE pour le niveau B1 (Delphine) :

Delphine parle de Léonard de Vinci et du Clos Lucé.

Delphine a une trentaine d’années, elle travaille comme enseignante dans une école primaire. Le week-end, elle aime rendre visite à des amis, faire du sport, se promener. Elle est venue me voir à Amboise où j’habite. Elle parle ici de Léonard de Vinci et du Clos Lucé.
Mais de quoi s'agit-il ? Vous vous le demandez probablement… Écoutez son interview pour en apprendre un peu plus !






DOCUMENT AUDIO :

Tout d’abord, je vous propose d’écouter une première fois l’interview, sans faire d’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.




Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1) A quelle occasion Delphine a-t-elle répondu à cette interview ?
2) Que représente le Clos Lucé pour Léonard de Vinci ?
3) Quel endroit Delphine y aime-t-elle le plus ?
4) Quel élément naturel y a-t-il par exemple dans le parc ?
5) Selon Delphine, qu’est-ce qu’il y a aussi dans le parc ?
6) Quels sont les aspects positifs du parc, d’après Delphine ?
7) Pourquoi Léonard est-il venu au Clos Lucé ?
8) A quelle légende fait allusion Delphine ?


Écoutez ensuite l’interview une ou deux fois de plus (elle dure 1 minute 27). Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.





EXERCICE :
Pour chaque question, choisissez la réponse correcte.








 
TRANSCRIPTION :
Vous pouvez enfin lire la transcription de cette interview pour mieux la comprendre.
Gab : Delphine, on est en train de visiter quelque chose, là, et tu t’es portée volontaire pour nous en (1) parler.
Delphine : Eh bé* en fait, euh*, donc, là, s… à Amboise, on est dans l’enceinte (a) du Clos Lucé (b). Donc c’est la demeure de Léonard de Vinci, la dernière demeure de Léonard de Vinci. Euh, là on est dans le parc. Moi, je préfère le parc à la maison même si la maison est quand même sympathique, hein** : on dit pas maison, on dit « demeure » mais, euh, le parc est très agréable, surtout l’été. Il y a des… un petit cours d’eau (c), un petit moulin, euh, des jardins, euh, bien aménagés puis agrémentés de toutes les machines que Léonard de Vinci a imaginées, donc euh, je sais pas, des maquettes en taille réelle, euh, un petit peu partout dans le parc, euh, qu’on peut tester. Euh, voilà. C’est à la fois ludique et joli.
Gab : Et pourquoi Léonard de Vinci ici ? Tu sais un petit peu ?
Delphine : Alors je sais que la demeure lui a été offerte, on va dire, par François Premier qui habitait pas très très loin. Il paraîtrait même que les souterrains du château d’Amboise, et du château royal d’Amboise et du Clos Lucé, euh, se rejoignent. Mais ça, c’est les on-dit (d) parce qu’il paraît qu’ils avaient rendez-vous dans les galeries du… du souterrain.
Gab : D’accord !
Delphine : Voilà !
Gab : OK, bé merci !

Remarques de grammaire :
1) En : iI s’agit du pronom « en » ici car on dit normalement « parler de quelque chose ».

Remarques sur les habitudes de langage :
* Eh bé / euh : On dit souvent cela quand on cherche un peu ses mots, quand on réfléchit à comment on va expliquer quelque chose.
** hein : Ici, « hein » est utilisé pour dire « n’est-ce pas ».

Remarques de vocabulaire :
a) Une enceinte = l’espace délimité par une clôture, un mur, un rempart.
b) Le Clos Lucé : le mot « clos » désigne ici une propriété ; étymologiquement, il s’agit d’un endroit fermé, par exemple par une clôture. L’adjectif « clos, close » signifie « fermé(e) ». Lucé est une référence à la lumière (« lux » en latin).
c) Les on-dit = les histoires qu’on raconte.
Remarques culturelles :
Le Clos Lucé (que l’on appelait à l’époque de Léonard de Vinci le manoir du Cloux) est une propriété située à Amboise, dans la vallée de la Loire. C'est là que Léonard de Vinci, invité par le roi François Ier, (qui avait sa résidence principale à Amboise à cette époque) passa ses dernières années, de 1516 à sa mort le 2 mai 1519. Comme l’explique Delphine, le manoir et le château d'Amboise étaient, à ce que l’on dit, reliés par un souterrain, pour permettre au roi de rendre visite à l'homme de science sans passer par la ville. Vous pouvez consulter le
site officiel du Clos Lucé si vous êtes curieux…


Et voici quelques photos du Clos Lucé prises ce jour-là : (photos Cécile S.)



L'entrée du Clos Lucé :



Le manoir du Clos Lucé :





Le manoir vu depuis le parc :

dimanche 5 avril 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1 (Sophie) :

Sophie a fait du sport !






Sophie a 30 ans, elle habite au sud de Tours, en France, où elle est professeur des écoles. Elle est très active, elle a beaucoup d’activités de loisirs et elle fait beaucoup de sport. Elle en parle dans cette interview.






PREPARATION AVANT D’ÉCOUTER :
Pour commencer, vous pouvez faire cet exercice de vocabulaire sur les sports extrêmes. Enfin... presque tous ces sports sont extrêmes !



DOCUMENT AUDIO :
Avant d’écouter l’interview de Sophie, lisez ces questions pour savoir quelles informations vous devez entendre.


1. Quelle activité sportive Sophie a-t-elle faite ?
2. Que fallait-il chercher ?
3. Quel objet a-t-elle utilisé pour se diriger ?
4. Qui organisait cet événement sportif ?
5. À quelle distance de Tours est située la ville de Loches ?
6. Combien de kilomètres le parcours faisait-il ?
7. Sophie a parcouru combien de kilomètres ?
8. Pourquoi s’est-elle parfois arrêtée ?
9. Qu’est-ce qui était particulièrement sympa ?
10. Est-ce que Sophie est prête à refaire une telle activité ?


Écoutez maintenant le document audio, deux fois ou plus (1 minute 46).









EXERCICE :
Pour chaque question, choisissez la réponse correcte





TRANSCRIPTION :
Après l’exercice, lisez la transcription et les remarques pour progresser.


Gab : Coucou (1) Sophie ! Ça va ?
Sophie : [rires] Oui, Gabrielle, ça va bien. [rires]
Gab : Tu es* pas fatiguée ?
Sophie : Non, ça va mieux qu’hier.
Gab : Hier, oui, parce que tu as** fait du sport, je crois ?
Sophie : Voilà. Avec, euh***, Delphine, on a fait une course d’orientation, euh, donc qui consiste en, euh, donc il y a****, euh, des balises (2) de cachées dans la forêt et il faut les retrouver (3). Euh, pour cela, on a le… une carte et puis une boussole (4), donc il faut trouver les, les balises dans l’ordre puis répondre, il fallait répondre à des petites questions et tout ça, c’était organisé par un lycée, euh, de Loches.
Gab : D’accord, donc Loches, en Touraine (A).
Sophie : Voilà, à 50 kilomètres à peu près (5) au sud de, de Tours.
Gab : Et vous avez fait beaucoup de kilomètres ? Tu sais ?
Sophie : Euh, normalement, c’est 5 kil… euh, 6 kilomètres à vol d’oiseau (6) entre les balises, sauf que… comme on s’est un peu trompées (7), on s’est un peu perdues (a), on a un peu vadrouillé (8) dans la forêt, euh, on a dû faire au moins une dizaine de kilomètres, sachant qu’on a couru deux heures vingt.
Gab : D’accord. Et toujours en courant, pas en marchant ?
Sophie : Si… on s’est un petit peu arrêtées au ravitaillement (9), notamment (10), pour s’alimenter (11), et puis boire un petit peu, s’hydrater (12). Euh, on a un petit peu discuté donc c’était une course tranquille mais, mais quand même, à fond (13) !
Gab : Très bien. Et qu’est-ce qui était particulièrement bien ? La forêt, c’était joli, tout ça ?
Sophie : Ouais, ben oui, puis c’est le début du printemps donc c’est agréable, euh la forêt et puis euh, oui, être tranquilles dans les bois (14), voilà, se retrouver (15) au contact de la nature.
Gab : Donc tu es prête à refaire ça ?
Sophie : Bien sûr ! [rires] Quand tu veux, Gabrielle.
Gab : Ben pourquoi pas ? Je vais réfléchir : si j’ai le courage ! Merci.

Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :
*Tu es : deux remarques ici. Il y a d’abord une erreur de grammaire car j’ai oublié le « ne » : la phrase correcte est « Tu n’es pas fatiguée ? ». Mais c’est une erreur que presque tout le mon de fait à l’oral. De plus, je n’ai pas prononcé « Tu es » mais « T’es » : c’est une prononciation courante dans les discussions informelles. Mais on ne peut pas écrire cela (sauf dans un SMS ou dans les paroles d’une chanson, par exemple).
**Tu as : c’est un peu la même chose, j’ai parlé vite et j’ai prononcé « t’as ».
***Euh : quand on hésite un peu, quand on cherche ses mots, on dit souvent « euh ».
****Il y a : très souvent, à l’oral, « il y a » est prononcé comme ici « y’a ». On n’écrit pas vraiment « y’a », excepté sur Internet (forums, e-mails), et par SMS.

Remarques de vocabulaire :
1) Coucou =
« Salut ! ». À l’origine, ce sont plus les enfants qui disent « Coucou ! » mais quand on est adulte, on l’utilise aussi pour saluer ses amis de manière informelle.
2) Une balise = un repère que les participants à une course d’orientation doivent retrouver. Regardez la photo en bas.
3) Retrouver : quand quelque chose est perdu ou caché, on dit plutôt « retrouver » que « trouver ».
4) Une boussole : l’objet qui sert à indiquer le nord en français s’appelle une boussole. Un « compas » est un instrument de marine qui indique les directions (pour les bateaux) ou un instrument de géométrie (pour tracer des cercles).
5) À peu près = environ, plus ou moins.
6) À vol d’oiseau = cette expression désigne la distance en ligne droite entre deux lieux, sans passer par la route ou les chemins.
7) Se tromper = faire une erreur.
8) Vadrouiller : ce verbe un peu familier signifie « aller sans but précis ». Ici, Sophie l’a utilisé pour dire « se promener ». « Traîner » est un synonyme très utilisé.
9) Le ravitaillement = l’endroit où on peut boire et manger.
10) Notamment = en particulier.
11) S’alimenter = manger (vocabulaire sportif ou médical).
12) S’hydrater = boire (vocabulaire sportif ou médical).
13) À fond = avec motivation (ici), = très vite (dans d’autres situations).
14) Les bois = la forêt. Un bois = une petite forêt. Du bois = des morceaux d’arbres coupés (pour faire des meubles ou faire du feu).
15) Se retrouver = être (ici).

Remarques de grammaire :
a) On s’est un peu trompées, on s’est un peu perdues : au passé composé, tous les verbes avec « se » comme « se tromper », « se perdre » sont avec « être », et pas avec « avoir ». Ne l’oubliez pas !

Remarques culturelles :
A) La Touraine est la région autour de Tours ;-) C’est la région des châteaux de la Loire (Chenonceau, Amboise, Azay le Rideau, etc.).

La forêt de Loches vue du ciel :