BONJOUR ET BIENVENUE SUR LE BLOG GABFLE !




Vous apprenez le français et vous voulez progresser ?

Ce blog est fait pour vous !

Sur GABFLE, il y a des interviews authentiques de personnes francophones, à écouter ou à lire,
des exercices, des remarques de grammaire, de vocabulaire, de prononciation.

Testez ce blog, et laissez des commentaires, ou contactez-moi :



À bientôt !






mardi 27 janvier 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau A2+ (Cécile) :

Cécile fait des crêpes !


Cécile a une trentaine d’années, elle habite à la limite ouest de Paris, à Sèvres. Le week-end, elle reçoit souvent ses amis, et prépare parfois des desserts… des crêpes par exemple !


Cécile dans sa cuisine.




PRÉPARATION AVANT D’ÉCOUTER :
Pour commencer, vous pouvez faire cet exercice de vocabulaire.


Quizz.biz





DOCUMENT AUDIO :
Avant d’écouter l’interview, lisez les questions.


1) Dans la pâte à crêpe, combien de farine a mis Cécile ?
2) Quelle partie des œufs est-ce qu’elle a mise ?
3) Combien d’huile est-ce qu’elle a mis ?
4) Qu’est-ce qu’elle a mis aussi dans la pâte ?
5) Combien de lait est-ce qu’elle a mis ?
6) Quel est le nom des petits tas de farine mal mélangés ?
7) Quand la pâte est prête, que faut-il faire normalement ?
8) Quand peut-on retourner la crêpe pour la faire cuire de l’autre côté ?
9) Pour Cécile, avec quel produit laitier peut-on manger les crêpes ?

Écoutez maintenant le document audio, deux fois ou plus (1 minute 54).








EXERCICE :
Pour chaque question, choisissez la réponse correcte.


Service offert par Quizz.biz









TRANSCRIPTION :
Vous pouvez maintenant lire le texte de l’interview et les remarques.
Gab : Salut Cécile ! Comme on l’entend peut-être, tu es en train de faire des crêpes. Tu pourrais expliquer comment on fait des crêpes ?
Cécile : Alors, donc, euh, j’ai fait une pâte à crêpes (1) avec, euh, un mélange : donc j’ai pris 250 grammes de farine. Ensuite j’ai fait un puits, c’est-à-dire que j’ai fait un trou à l’intérieur de mon tas de farine. Et j’ai mis deux œufs*, entiers. Donc j’ai cassé chaque œuf* séparément, dans un verre, pour vérifier, parce que je suis pas (A) très adroite (2), qu’il n’y ait pas de coquille (3). Et puis après, j’ai mis dans le… dans le trou de la farine. Voilà, j’ai mis une cuillère d’huile, une cuillère à soupe. Et ensuite, j’ai mis une pincée (4) de sel. Voilà. Après, j’ai utilisé le fouet électrique, j’ai tout battu (5). Si on est courageux, on peut faire à la main. Et ensuite, on va rajouter du lait, donc il faut un demi-litre de lait, et donc c’est là la difficulté, il faut y aller doucement parce que sinon, ça fait des grumeaux.
Gab : Des grumeaux ?
Cécile : Des grumeaux.
Gab : C’est-à-dire, c’est quoi (B) ?
Cécile : Ben c’est en fait des petits tas de farine qui se sont pas bien mélangés avec, avec le lait.
Gab : D’accord.
Cécile : Voilà.
Gab : Donc la difficulté, c’est de bien mélanger ?
Cécile : Voilà. C’est ça. Ensuite, normalement, il faut faire reposer la pâte, pendant une heure. Donc là, j’ai des amis à côté qui attendent, donc on fait pas (A) reposer. Voilà. On n’a pas fait reposer. Et puis on… là, je suis en train de les faire cuire à la poêle. En fait, on les fait sauter. Alors, qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire… On met un peu d’huile, au fond de la plaque… euh, de la poêle et l’on étale (6) avec un Sopalin, c’est-à-dire un papier à usage unique, alimentaire. On étale, on fait bien chauffer et quand c’est chaud, eh ben, on met un peu de pâte qu’on répartit en faisant tourner la, la poêle, on la fait cuire, et quand ça commence à prendre un petit peu de couleur sur les côtés, on la retourne, soit (7) en la faisant sauter, si on est doué, soit (7) avec les mains. Voilà.
Gab : Très bien.
Cécile : Puis alors après, on la mange chaude avec un peu de sucre et après, ou, euh, du citron, du beurre salé. Plein, plein… de la confiture ! Il y a plein de (8) solutions.
Gab : Merci beaucoup et je te laisse pour te dire « bon appétit ! ».
Cécile : Merci !

Remarques de prononciation :
* Œuf / œufs : On entend très bien la différence entre la prononciation du singulier : un œuf (on entend « f » à la fin) et la prononciation du pluriel : deux œufs (on n’entend PAS « f » à la fin). Vous ne comprenez pas bien la différence ? Écoutez encore Cécile.

Remarques de grammaire :
A) Je suis pas / on fait pas : la forme correcte est « je ne suis pas » / « on ne fait pas » mais presque tout le monde fait cette erreur en parlant. Mais attention, à l’écrit, ce n’est pas acceptable !
B) C’est quoi = « Qu’est-ce que c’est ? »

Remarques de vocabulaire :
1) Une pâte à crêpes = une préparation (ici liquide) pour faire des crêpes. On dit aussi « une pâte à gâteaux », « une pâte à tarte ».
2) Adroit / adroite = « habile », qui fait très bien les choses, sans accidents. Mais quelqu’un qui casse souvent des choses (des verres, des assiettes) est « maladroit ».
3) La coquille = l’extérieur de l’œuf (la partie dure, qui est blanche ou brune).
4) Une pincée = la quantité qu’on peut tenir entre deux doigts.
5) Battu = le verbe « battre » = mélanger.
6) Étaler = répartir.
7) Soit… soit = « ou ».
8) Plein de = beaucoup de.

Sites Internet :
Et comme c’est plus facile de réaliser une recette quand on peut voir des photos, il y a des sites Internet qui proposent des recettes illustrées : Chef Simon et Le Meilleur du chef !


Mais les crêpes de Cécile sont très appétissantes elles aussi :

mercredi 7 janvier 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau A2+ (Delphine) :

Delphine parle de sport !


Il y a quelques temps, Delphine est allée en Bretagne pour faire une course très spéciale appelée un « trail ». Elle explique ce que c’était et comment c’était.
 

Delphine est sportive mais elle aime bien déguster un petit verre de bon vin de temps en temps...






DOCUMENT AUDIO.
D’abord, avant d’écouter l’interview, lisez les questions suivantes.


1) Nostang, qu’est-ce que c’est ?
2) Où est-ce que Delphine a couru ?
3) Pourquoi est-ce que les conditions de cette course sont difficiles ?
4) Qu’est-ce qui est magnifique sur ce trail ?
5) Quel parcours a fait Delphine en 2008 ?
6) Comment étaient les conditions météo en 2007 ?
7) Comment étaient les conditions météo en 2008 ?
8) Comment était la fin du trail pour Delphine ?
9) Quelle est la difficulté particulière de ce trail ?
10) Est-ce que Delphine va refaire ce trail en 2009 ?


Écoutez ensuite le document audio, deux fois ou plus (2 minutes 18).



EXERCICE :
Puis, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.




  





  









TRANSCRIPTION :
Enfin, vous pouvez lire le texte de l’interview et les remarques pour mieux comprendre Delphine.

Gab : Delphine, ce week-end, tu as fait le trail de Nostang (A) : est-ce que tu pourrais expliquer ce que c’est ?
Delphine : Alors*, euh**, Nostang (B), c’est le nom d’un village breton, c’est au bord de la Ria d’Etel (C), dans le Morbihan (D). Euh, donc***, euh, le trail c’est une course nature, c’est-à-dire qu’on traverse des bois (a), des champs (b), enfin on passe un petit peu dans des endroits (c) qui ne sont pas de la route, voilà, c’est très peu sur route, euh, donc c’est un peu gadouilleux (d) euh, et puis ben, c’est un peu difficile à la fin parce que ça commence à être lourd (e)… [rires]
Gab : Aux chaussures ?
Delphine : Ouais****, ça colle un peu aux chaussures. Euh, mais bon, les paysages (f) sont magnifiques, donc euh, voilà, c’est, c’est pour ça… c’est plus sympa pour les paysages que de courir sur une route de bitume (g).
Gab : Et alors toi, tu as, tu as fait (1) combien de kilomètres, quels parcours est-ce qu’il y avait ?
Delphine : Alors en fait sur le trail de Nostang, il y avait deux parcours de proposés, le « long » ou le « petit », ils disaient, euh, les, les concurrents (h). Donc le « long » faisait (2) 27 kilomètres et le « petit », entre guillemets (i), faisait 17 kilomètres. Euh, donc moi, j’ai couru pour le 27 kilomètres. L’année dernière, j’avais fait (3) 17 : il pleuvait, il faisait un temps horrible mais cette année les conditions étaient superbes. Et… donc c’était mon premier 27 kilomètres. Donc voilà, c’était un peu dur sur la fin !
Gab : Oui, tu as trouvé ça pénible (j) ?
Delphine : Ouais… je… c’est pas facile de s’alimenter (k), de s’hydrater (l), euh, donc je pense que j’avais… j’ai pas dû gérer ça correctement (m).
Gab : Mais pourtant tu t’étais bien entraînée (n) quand même (o)…
Delphine : Ouais, je… je cours régulièrement. Je pense que j’étais prête. Mais bon, dans la tête ! Je sais pas… Non, c’est…
Gab : Mais c’était 27 kilomètres aussi quand même !
Delphine : Ouais, c’était 27 kilomètres et puis c’est vrai qu’on n’a pas de repères (p) kilométriques, on sait pas où on en est, on sait pas si on est bientôt arrivé, donc faut vraiment bien se connaître.
Gab : Et l’an prochain, tu recommences ?
Delphine : Euh, il y a des chances (q), ouais ! J’aimerais bien… Ouais, je pense que je vais recommencer !
Gab : Merci !

Remarques culturelles :
A) Le trail de Nostang : pour plus d’informations sur ce trail (ou si vous voulez le faire en 2009 !) consultez la page Web Yanoo
ou regardez un extrait vidéo de la course 2007 (sous la pluie !) sur le site Dailymotion !
B) Nostang : c’est donc le nom du village qui a aussi un nom breton : Lostenk. La langue bretonne (d’origine celtique) a une place encore importante en Bretagne, c’est pourquoi par exemple tous les panneaux d’information sont en breton ET en français.
C) La Ria d’Etel : on dit aussi tout simplement la Rivière d’Etel. C’est un petit fleuve côtier du sud de la Bretagne qui mesure 35 kilomètres. Mais l’Océan Atlantique entre dans sa vallée quand la marée est haute (quand la mer monte) donc l’eau de la Ria est en partie salée !
D) Le Morbihan : c’est un département de France. C’est un des 4 départements de la Bretagne qui est une région. Pour la petite histoire, Morbihan n’est pas un mot français mais breton : il signifie « petite mer » de mor, la mer, et bihan, petit. Son numéro (qu’on peut encore voir à la fin des plaques des voitures) est le 56.

Remarques de vocabulaire :
a) Un bois =
une petite forêt.
b) Un champ = un espace dans la nature réservé aux cultures.
c) Un endroit = un lieu.
d) Gadouilleux = (mot familier) avec de la boue. La gadoue = la boue (de la terre mouillée, comme après une grosse pluie).
e) Lourd ≠ léger.
f) Le paysage = le panorama.
g) Le bitume = le goudron, l’asphalte.
h) Les concurrents = les personnes qui font une compétition.
i) Les guillemets, c’est ça : « » .
j) Pénible = difficile, fatigant.
k) S’alimenter = manger (vocabulaire sportif ou médical).
l) S’hydrater = boire (vocabulaire sportif ou médical).
m) J’ai pas dû gérer ça correctement = j’ai probablement fait des erreurs.
n) Tu t’étais bien entraînée : s’entraîner = se préparer à une compétition. La personne qui entraîne une équipe (de football, de basketball, etc. ) ou un sportif (en athlétisme, en gymnastique, etc.) = un entraîneur.
o) Quand même : avec ce mot, on insiste sur le mot « mais ».
p) Un repère = une marque, une indication (quelque chose pour savoir où on est).
q) Il y a des chances = probablement.

Remarques de grammaire :
1) As fait : le verbe est au passé composé, parce que c’est une action ponctuelle.
2) Faisait : le verbe est à l’imparfait (description d’une situation passées ; pour travailler l’imparfait, utilisez le site Polarfle.
3) Avais fait : le verbe est au plus-que-parfait ; c’est un peu difficile mais les indications du site Polarfle sont très claires.

Remarques de prononciation :
* Alors : on utilise souvent ce mot quand on commence une explication.
** Euh : on dit « euh » quand on hésite un peu, quand on cherche ses mots.
*** Donc : on utilise ce mot quand on commence ou quand on continue une explication. Ici, donc et alors sont très similaires. Mais quand on raconte une histoire, « alors » signifie plutôt « à un moment » et « donc » signifie « en conclusion ».
**** Ouais = oui (forme familière ou non-standard).




Les panneaux bilingues en bretagne.









Une maison traditionnelle bretonne.


jeudi 1 janvier 2009

DOCUMENT DE COMPREHENSION ORALE pour le niveau A1+ (Lison) :

Lison se présente :



Lison est une petite fille qui va à l’école primaire. Elle se présente et parle d’elle, de sa famille et de ses loisirs et de sa chambre !









DOCUMENT AUDIO :
D’abord, avant d’écouter l’interview, lisez les questions suivantes.

1) Quel âge a Lison ?
2) Combien de frères ou de sœurs a Lison ?
3) Quels animaux Lison aime beaucoup ?
4) Quand est-ce que Lison fait du sport dans un club ?
5) Quelle autre chose aime Lison ?
6) Qu’est-ce qu’il n’y a pas dans la chambre de Lison ?


Écoutez ensuite le document audio, 2 fois ou plus (l'interview dure 2 minutes 31).






EXERCICE :
Puis pour chaque question, choisissez la réponse correcte.


















TRANCRIPTION :
Enfin, vous pouvez lire le texte de l’interview pour mieux comprendre Lison.

Gab : Bonjour Lison, est-ce que tu pourrais (a) te présenter ?
Lison : Je… ben (1) je m’appelle Lison, donc (2). J’ai 8 ans.
Gab : Tu es en quelle classe ?
Lison : En CE2*.
Gab : En CE2, d’accord. Et tu habites où ?
Lison : Euh, à Languidic**.
Gab : C’est en Bretagne !
Lison : Oui.
Gab : Et oui. Tu as une grande famille, peut-être ?
Lison : J’ai un petit (3) frère, j’ai deux mamies, trois papis, et puis, j’ai des tantes, et des oncles.
Gab : D’accord. Ça fait une grande famille. D’accord. Et puis je sais que (A)… j’ai vu ta chambre, euh (4), je sais que tu aimes plein, plein de (B) choses. Tu pourrais nous expliquer, euh, quelles sont tes passions, les trucs (C) que tu aimes vraiment beaucoup ?
Lison : Le cheval (b). La piscine, la natation…
Gab : Et le cheval, tu fais du cheval dans un club ?
Lison : Oui.
Gab : Quand ? Tu peux expliquer peut-être?
Lison : Ben, [on entend son petit frère], le mercredi [on entend son petit frère], chaque semaine, dans… dans un club à Hennebont*** qui s’appelle l’Ouest Coral…
Gab : Et qu’est-ce que tu fais quand tu vas au club ?
Lison : Ben, je monte (D) sur des poneys.
Gab : Ah ouais (5), d’accord. Et, euh, je pense que tu aimes bien aussi dessiner.
Lison : Ben j’aime bien dessiner à… à une peinture qui s’appelle l’aquarelle, avec des crayons spéciaux (c) et de l’eau.
Gab : D’accord. Bon, ben très bien. Peut-être que tu pourrais finir en expliquant comment est ta chambre. Qu’est-ce qu’il y a dans ta chambre ?
Lison : Ben, il y a (6) une mezzanine. Une mezzanine, c’est un lit en hauteur. C’est assez grand. J’ai un bureau (E), un château de Playmobil où mon petit frère joue souvent avec !
Gab : Oui, maintenant d’ailleurs (F) !
[rires]
Gab : Ouais, et sur les murs ?
Lison : Plein de posters, d’affiches, j’ai un volet (G), enfin (7) une fenêtre on va dire.
Gab : Et il y a plein de couleurs…
Lison : Oui.
Gab : D’accord, ben merci Lison !

Lison : Au revoir !
Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :
1) Ben = bien. On dit « ben » pour commencer une explication. C’est un mot un peu familier.
2) Donc : Lison dit « donc » parce que c’est déjà clair qu’elle s’appelle Lison.
3) Petit : ici, Lison prononce « pti ». C’est une prononciation normale dans la partie nord de la France.
4) Euh : on dit « euh » quand on hésite, quand on cherche ses mots…
5) Ouais = oui. Mais « ouais » est un mot un peu familier (non standard).
6) Il y a : Lison (comme beaucoup de gens) prononce « y’a ».
7) Enfin : on peut dire « enfin », comme ici, pour dire un mot plus exact ou plus clair. Exemple : « Hier soir, j’ai bu du vin, enfin j’ai bu du Champagne » MAIS « enfin » sert aussi à présenter la dernière chose d’une liste. Exemple : « Comment utiliser les interviews de Gabfle ? D’abord, lisez les questions. Ensuite, écoutez l’interview une ou deux ou trois fois. Puis faites le quizz. Et enfin, lisez le texte de l’interview ! ».

Remarques de grammaire :
a) Tu pourrais = tu peux s’il te plaît (« pourrais » est une forme plus polie).
b) Le cheval : attention, on dit « un cheval », « le cheval » mais « des chevaux », « les chevaux ». Et on dit « un animal », « l’animal » mais « des animaux », « les animaux ».
c) Spéciaux : on dit « un crayon spécial » mais « des crayons spéciaux ».

Remarques de vocabulaire :
A) Et puis je sais que =
« et je sais aussi que ».
B) Plein de = « beaucoup de ». Mais « plein de » est un mot un peu familier (non standard).
C) Les trucs = « les choses ». Mais « truc » est un mot un peu familier (non standard). On dit un truc (masculin).
D) Je monte : on peut dire « je fais du cheval » ou « je monte à cheval ».
E) Un bureau = (ici) une table pour écrire.
F) D’ailleurs = (ici) justement.
G) Un volet = un système pour fermer une fenêtre.

Remarques culturelles :
* CE2 = un niveau, une classe à l’école primaire.
Voici le système de l’école primaire en France :
CP = cours préparatoire (de 6 à 7 ans).
CE1 = cours élémentaire 1 (de 7 à 8 ans).
CE2 = cours élémentaire 2 (de 8 à 9 ans).
CM1 = cours moyen 1 (de 9 à 10 ans).
CM2 = cours moyen 2 (de 10 à 11 ans).
** Languidic : c’est un petit village de Bretagne.
*** Hennebont : c’est un village juste à côté de Languidic.


Pour situer ces villages, regardez la carte de la Bretagne :


Agrandir le plan

mardi 2 décembre 2008

DOCUMENT DE COMPREHENSION ORALE pour le niveau B2+ (Ghislain) :


La vie de Ghislain pendant la guerre (4).



Voici la fin de l’interview de Ghislain, qui a 86 ans, au cours de laquelle il raconte son enrôlement pour le service du travail obligatoire (STO) et son séjour en Autriche puis son retour. Il parle ici de l’après-guerre, des relations avec les anciens du STO. Si vous n’avez pas écouté les trois premières parties, je vous conseille de le faire avant d’écouter celle-ci, vous comprendrez mieux l’ensemble.





Première partie

Deuxième partie

Troisième partie


DOCUMENT AUDIO :
Avant d’écouter le document et de faire l’exercice, vous pouvez lire les questions suivantes.


1) Que s’est-il passé le 8 mai ?
2) En Autriche, combien y avait-il d’hommes à peu près par chambre ?
3) Quelle était la proposition initiale du chef de groupe ?
4) Qui est invité aux rencontres ?
5) Combien de rencontres ont été organisées au total ?
6) Que font-ils à chaque fois après le repas ?
7) Quelle personne a initialement contacté tous les anciens du STO ?
8) Après la période en Autriche, qu’ont fait les anciens du STO ?
9) Pourquoi certains ont-ils refusé de participer aux rencontres ?


Écoutez maintenant le document audio (4 minutes 08).







EXERCICE :
Cette dernière partie est plus facile que le début mais j’ai essayé de préparer des questions portant sur de petits détails pour vous compliquer un peu la tâche… ;-)










TRANSCRIPTION :
Après l’exercice, vous pouvez lire la transcription et les remarques pour mieux comprendre le témoignage de Ghislain.


Ghislain : Alors, je suis arrivé à… à Evian le 2 mai et en… chez moi à Margueron (a) le 8 mai. On… je… me suis… Le 8 mai, je me suis trouvé à… à… la Libération (b) sur le…la, la… enfin, le canton que dans lequel j’étais, c’est Sainte Foy la Grande (c). Euh, mais ensuite, nous avons quand même gardé contact avec tous les, les gars (1) avec qui on était, on était… en Autriche, on était un groupe de 200 et… on était par piaule (2), environ, de… une dizaine de, de gars. Mais nous sommes restés pendant un certain temps sans… sans correspondre, puis un jour un des chefs de, de groupe de ce moment-là, euh, nous a, nous a demandé si on voulait pas, de nouveau, euh, se rencontrer et… envoyer une invitation à chacun pour que, à un endroit précis, on se retrouve. Et c’est ce qu’on a fait, euh, combien de temps après ? Je sais… Je ne sais pas… Les premières, euh… peut-être 20 ans après, quoi, on s’est retrouvés, euh, ensemble, pour repenser à ce qu’on avait vécu tout étant là-bas en Allemagne. Et ça a continué jusqu’à ces temps-ci mais au fur et à mesure (3), bon, euh, les… beaucoup disparaissaient, quoi, mouraient soit de maladie, soit de… et finalement, la dernière rencontre qu’on a eue, nous étions, euh, que… je me rappelle plus, sept… huit, huit, oui je crois… Hein, combien on était ? [Il s’adresse à sa femme Marie-Thérèse !] Huit avec nos épouses [en plus]. C’est, c’est… Voilà, qu’on invitait chaque fois. D’ailleurs chaque fois qu’on faisait… on invitait les épouses en même temps, oui. Alors, le nombre de rencontres, je m’en rappelle pas (4), il faudrait que je regarde dans tous mes papiers pour dire exactement le… le nombre de rencontres qu’on a eues après, au retour d’Allemagne [sic : ici, Ghislain voulait dire « d’Autriche » !].
Gab : Et qu’est-ce que vous faites quand vous vous rencontrez, comment ça se passe ?
Ghislain : Quand on se rencontre, bon, ben, on discute sur… sur ce qu’on avait fait là-bas, ce qu’on en… la vie qu’on avait, qu’on menait là-bas et puis on fait… un repas en commun et puis on se retire après le repas chacun dans son foyer (5). Voilà.
Gab : D’accord.
Ghislain : Voilà.
Gab : Comment vous avez fait pour vous retrouver ?
Ghislain : Euh, alors, pour nous retrouver, ç’a été très simple. Le président qui avait la, la liste… enfin, le président, celui qui à ce moment-là nous… était président du groupe là-bas à Wiener Neuestadt a donné l’adresse à une dame qui était postière dans une… du côté de Bergerac et c’est elle, quand elle travaillait de nuit, qui a recherché tous les… enfin tous les gars qu’elle pouvait, euh, qu’elle, et puis elle donnait le, le nom et c’est elle qui a… qui a donné le nom au président qui envoyait le… des lettres d’invitation à chacun. Voilà.
Gab : Grâce à la Poste !
Ghislain : Par la Poste, par la Poste, oui, oui ! C’est comme ça qu’on s’est retrouvés parce que chacun avait évidemment, sortant de... d’Autriche, après avoir fait sa vie (6) chez… chacun dans son, dans son quartier ou dans sa ville… bon, ben c’était assez difficile pour se retrouver et c’est grâce à elle… qu’on a retrouvé à peu près 200, 200 personnes, à peu près tous. Quelques-uns d’ailleurs, quelques-uns n’ont pas voulu, n’ont jamais, n’ont pas voulu, euh, participer, n’ont pas répondu et bon, c’est, c’est, ils étaient libres ceux qui n’ont pas voulu, bé, ils sont restés chez eux, quoi.
Gab : Oui, il y en a qui ont refusé de…
Ghislain : Ah oui, oui, à Bergerac, là, il y en a plusieurs qui… jamais on les… que je connaissais très bien, qui étaient en piaules avec moi, que je connaissais très bien mais jamais ils n’ont voulu participer.


Remarques de prononciation, habitudes de langage :
Ghislain parle avec un accent du Sud-Ouest, vous n’avez pas pu ne pas le remarquer ! Comme je l’écrivais dans la première partie de son interview, il « roule les R », c’est-à-dire qu’il les prononce un peu comme dans les autres langues latines.
Vous pouvez observer ici aussi qu’il hésite et cherche souvent ses mots. Rassurez-vous, il ne perd pas du tout la tête ! C’est juste que ce sont des souvenirs qu’il ne raconte pas souvent et qu’il lui faut retrouver les faits et les dates. De plus, il était un peu impresionné par mon micro ce jour-là ! Cela s’appelle, comme pour les comédiens au théâtre, le « trac » !

Remarques culturelles :
a) Margueron = petit village du Sud-Ouest, à 85 kilomètres à l’est de Bordeaux environ.
b) la Libération = comme vous l’avez remarqué dans l’exercice, on désigne par ce terme la fin de l’occupation nazie en France ET la fin du régime de Vichy - n’oublions pas qu’une certaine frange de la population française a collaboré avec les Nazis et a participé aussi à la déportation des Juifs.
c) Sainte Foy la Grande = petite ville à 80 kilomètres à l’est de Bordeaux environ. C’est en effet le chef-lieu de canton pour le village de Margueron. C’est par exemple à Sainte Foy que les gens de Margueron vont faire leurs courses (au marché, dans les supermarchés et les boutiques) et que les adolescents vont maintenant au collège et au lycée.

Remarques de vocabulaire et de grammaire :
1) Un gars (pluriel des gars) =
un homme, mais le mot « gars » (même étymologie que « garçon ») est un peu plus familier, vous connaissez sans doute l’équivalent actuel : « mec ».
2) Une piaule = une chambre (mot familier).
3) Au fur et à mesure = progressivement.
4) Je m’en rappelle pas : normalement, le verbe « se rappeler » a une construction directe. Exemples : « Je me rappelle les vacances chez mes grands-parents Ghislain et Marie-Thérèse. » ou « Je me les rappelle ». Ghislain aurait dû dire ici : « Je ne me le rappelle pas » (le nombre) ou « Je ne me les rappelle pas » (les rencontres). Vous observerez aussi qu’il oublie le « ne ». Cela fait deux erreurs dans la même phrase ! Mais comme ce sont sans doute les deux erreurs de grammaire les plus répandues en français, il est excusable ! Et vous ne choquerez personne si vous faites ces erreurs ! L'erreur avec « se rappeler » vient de la confusion avec le verbe synonyme « se souvenir de… ». Exemples : « Je me souviens des vacances chez mes grands-parents Ghislain et Marie-Thérèse. » ou « Je m’en souviens ».
5) Le foyer = c’est à l’origine la « partie de la cheminée où on fait du feu ». Par extension, ce mot désigne la « maison », le « logement » d’une famille. Et il y a aussi un troisième sens plus général encore, celui de « famille nucléaire » (ou de « ménage », le couple et ses enfants s’il y en a).
6) Faire sa vie = mener sa vie, par exemple fonder une famille ou encore faire carrière, se consacrer à une passion, etc. Exemple : on dira : « Mon mari est japonais mais il fait sa vie en France »…