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Sur GABFLE, il y a des interviews authentiques de personnes francophones, à écouter ou à lire,
des exercices, des remarques de grammaire, de vocabulaire, de prononciation.

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À bientôt !






mercredi 5 novembre 2008

DOCUMENT DE COMPREHENSION ORALE pour le niveau B1 (Florence) :


Florence parle de sa vie à Moscou !



Florence travaille à Moscou, en Russie, comme professeur de français. Je l’ai interviewée il y a quelques semaines sur sa vie à Moscou, son opinion, ses sentiments.





DOCUMENT AUDIO :
Avant d’écouter le document, lisez ces questions. Ce sont les informations que vous devrez entendre dans l’interview.


1) Quelle fonction particulière occupe Florence dans son école ?
2) Selon elle, comment est la vie à Moscou ?
3) Combien de temps met-elle pour aller à son travail ?
4) Que fait-elle pendant le trajet jusqu’à son travail ?
5) Quel est son niveau en langue russe ?
6) Qu’aime-t-elle faire le week-end ?
7) Que pense-t-elle de la ville de Moscou ?
8) Comment sont les Moscovites quand on ne les connaît pas encore ?
9) Selon elle, comment sont les Moscovites quand on les connaît bien ?
10) Qu’est-ce qui aide à communiquer, d’après Florence ?
11) Nous sommes en 2008. Depuis quand Florence habite-t-elle à Moscou ?
12) Pourquoi est-ce que Florence veut quitter la Russie l’an prochain ?
13) Pourquoi trouve-t-elle qu’il faut être fou pour habiter à Moscou ?
14) Mais finalement, qu’est-ce qu’elle adore en Russie ?



Écoutez maintenant le document audio (3 minutes 47).



EXERCICE :
Pour chaque question, choisissez la réponse correcte.














TRANSCRIPTION :
Après l’exercice, vous pouvez lire la transcription et les remarques pour mieux comprendre l’interview.
Gab : Florence, tu habites* en Russie, c’est pas (a) banal. Tu pourrais nous dire pourquoi, ce que tu y fais ?
Florence : Euh, je suis** professeur de français, dans une école de langue et je m’occupe** de l’encadrement de l’équipe pédagogique. Et pourquoi ?
Gab : Et pourquoi la Russie, oui ?
Florence : Euh, parce que j’ai, euh, j’aime beaucoup les pays de… d’Europe de l’est et euh, pour moi, le pays slave par excellence (1), c’était la Russie.
Gab : D’accord, et comment ça se passe la vie à Moscou ?
Florence : C’est un peu difficile, il y a*** beaucoup de… c’est un peu stressant mais… euh… c’est très très riche.
Gab : Par exemple, tu habites où ? Tu habites loin de ton travail ?
Florence : Euh, j’habite à 40 minutes de mon travail (2), en métro. C’est un peu lourd (3) tous les jours de faire le… le trajet (4). Mais, euh, comme tout, on s’habitue, et puis ben****, je fais de la lecture pendant ce temps-là.
Gab : Oui, tu t’occupes, quoi.
Florence : Je m’occupe. Oui.
Gab : Et tu peux parler un petit peu de l’ambiance, euh, de Moscou, euh… des sorties, ce que tu y fais ?
Florence : Ben, euh, à part le travail, quand je trouve du temps, ben je… je sors comme tout le monde, je vais, euh, dans les bars, dans les cafés et euh, au théâtre si c’est pas trop difficile parce que… mon russe est pas excellent, mais bon… et puis ben, le week-end, euh, on essaie de sortir de Moscou pour se reposer à la campagne, ça fait du bien aussi.
Gab : Par exemple, tu vas où ?
Florence : Je vais, j’aime beaucoup aller à Sousdal, c’est une petite ville, euh, à trois heures de Moscou où il y a, je sais pas, une quinzaine de monastères (5). C’est très agréable. Jolie campagne.
Gab : Ouais, et la vie à Moscou, tu trouves que c’est vraiment différent de la vie en France ?
Florence : Euh, oui, c’est… c’est différent parce que c’est plus difficile, c’est une grande ville. Peut-être… c’est beaucoup plus grand que Paris et euh, s’adapter à Moscou, c’est difficile de par la langue et puis de par du [mieux : le] comportement des gens qui est un peu différent donc c’est un peu… Au premier abord, ils sont un petit peu plus froids (6), donc il faut comprendre pourquoi et comment… comment faire pour se faire des amis là-bas.
Gab : Et alors, par exemple ?
Florence : Euh, par exemple ?
Gab : Comment faire pour comprendre les gens ?...
Florence : Ben en fait les gens sont très très froids au premier abord (7) mais dès que… ils considèrent qu’on est leur ami ou qu’on est entré dans la famille, tout change et là, du coup (8), ils sont beaucoup plus chaleureux (9), on est invités chez eux, euh, on a, euh, on a beaucoup de choses (b) sur la table à manger, beaucoup d’alcool, etc., donc, euh, du coup, euh, l’alcool, ça, ça permet de (10) communiquer.
Gab : Mais t’es pas devenue alcoolique quand même ? [rires]
Florence : Non, pas encore mais bon, qui sait ?! [rires]
Gab : D’accord. Tu penses que tu vas rester longtemps en Russie ?
Florence : C’est ma dernière année. J’ai décidé. Ça fait déjà trois ans que j’y suis (c) donc je pense que je vais essayer de voir autre chose l’année prochaine.
Gab : Ouais, et pourquoi tu aurais pas envie de rester plus longtemps ?
Florence : Parce que Moscou, c’est une ville, euh, très prenante (11), j’ai peur de plus pouvoir en partir, en fait. Et euh, et puis euh, vivre à Moscou, euh, enfin, vivre à Moscou, je pense qu’il faut être un peu fou pour vivre à Moscou en fait.
Gab : Fou, vraiment ?
Florence : Oui, vraiment fou, oui, parce que c’est pas… Il y a pas de qualité de vie, c’est très pollué, c’est très bruyant (12), euh… la vie est stressante, c’est très difficile mais euh, j’aime ça mais en même temps je me dis que, quand même, quand je reviens en France et que je suis là par exemple, je me rends compte qu’il y a une meilleure qualité de vie.
Gab : Mais tu regrettes pas d’habiter à Moscou, d’y… ?
Florence : Je regrette pas, j’adore vivre à Moscou, j’adore les Russes, j’adore les perspectives (13) de voyages en Russie mais euh, mais la France, c’est un joli pays aussi et peut-être que revenir dans son pays, c’est pas mal aussi.
Gab : OK, merci !

Remarques de vocabulaire :
1) Par excellence =
le plus caractéristique.
2) J’habite à 40 minutes de mon travail = « Je mets 40 minutes (pour arriver au travail). » = « Il me faut 40 minutes (pour arriver au travail). »
3) Lourd = difficile.
4) Le trajet = le déplacement. On dit « voyage » quand il s’agit de tourisme.
5) Un monastère = un établissement (un lieu) où vivent des religieux appelés des « moines ».
6) Froids = distants.
7) Au premier abord = à la première impression, à partir des premiers moments.
8) Du coup : c’est une expression un peu familière (caractéristique de l’oral en tout cas) pour parler d’une conséquence, un peu comme « donc ».
9) Chaleureux = amical, aimable, accueillant.
10) Ça permet de = ça donne la possibilité de.
11) Prenante = captivante, attachante, fascinante.
12) Bruyant = avec du bruit.
13) Une perspective = (ici) une possibilité.

Remarques de grammaire :
a) C’est pas : très souvent, à l’oral, on ne dit pas le « ne » ou « n’ » de la négation. C’est une erreur, mais tout le monde la fait ! Vous la trouverez plusieurs fois dans cette interview.
b) Beaucoup de choses : N'oubliez pas ! Même si le nombre de choses est grand on écrit « beaucoup DE choses » et PAS « beaucoup des choses ». C’est obligatoire. De la même manière on dit « peu DE », « assez DE », « trop DE ». Exemple : « Dans le blog Gabfle, il y a beaucoup d’interviews pour vous aider à progresser en français », « Si vous avez trop de problèmes à comprendre les interviews du blog Gabfle, envoyez-moi un commentaire ».
c) Ça fait déjà trois ans que j’y suis = « Il y a trois ans que j’y suis » = « J’y suis depuis trois ans ». Ces trois structures sont synonymes. On les utilise pour parler de quelque chose qui a commencé dans le passé et qui n’est pas terminé. Le verbe doit être au présent. MAIS attention ! Si vous parlez d’un événement passé et terminé, vous devez utiliser « il y a » : « Florence est arrivée en Russie il y a trois ans. » (= « Florence est arrivée en Russie en 2005. »). Le verbe doit être au passé composé.

Remarques de prononciation :
* Tu habites : parlant vite, j’ai prononcé « t’habites ». C’est une façon de parler qu’on accepte à l’oral mais qu’il vaut mieux éviter à l’écrit.
** Je suis / je m’occupe : Florence aussi parle vite, et comme beaucoup de Francophones, elle a prononcé « chui ». Attention ! N’écrivez surtout pas « chui », sauf peut-être dans un SMS ! Mais pourquoi les gens disent-ils ça ? C’est parce qu’on ne prononce pas souvent les « e ». Florence a dit juste après « j’m’occupe ». Et pour « je suis », c’est logique : « j’suis » est très difficile à dire donc « j » se transforme en « ch » et ça donne « ch’suis » ou « chui » !
*** Il y a : « y’a » est la prononciation la plus commune de « il y a » mais on écrit « y’a » seulement dans un contexte très informel (SMS, paroles de chansons, blogs, etc.).
**** Ben : c’est une déformation de « bien » qu’on utilise (un peu comme « euh ») quand on cherche ses mots ou bien quand on commence une explication.

lundi 3 novembre 2008

DOCUMENT DE COMPREHENSION ORALE pour le niveau A2+ (Delphine) :

Delphine a passé un week-end à Bruxelles !

Delphine a 28 ans et habite à Lyon où elle est prof de français. Elle aime beaucoup voyager, même quand c’est seulement pour un week-end. Elle raconte ici sa découverte de Bruxelles, la capitale de la Belgique.









DOCUMENT AUDIO
Avant d’écouter le document, lisez ces questions. Ce sont les informations que vous allez devoir entendre dans l’interview.

1) Comment était le week-end de Delphine ?
2) Quand Delphine et ses amis se retrouvent, quelle est leur habitude ?
3) Quelle spécialité belge est-ce que Delphine n’a pas encore dégustée ?
4) De quel monument très connu est-ce que Delphine ne parle pas ?
5) Qu’est-ce qui a surpris Delphine et ses amis ?
6) Quelle est la deuxième langue de Belgique, après le français ?
7) Quelle chose est très bizarre en Belgique pour Delphine ?


Écoutez maintenant le document audio (1 minute 32).



EXERCICE :
Pour chaque question, choisissez la réponse correcte.











 



TRANSCRIPTION :
Après l’exercice, vous pouvez lire la transcription et les remarques pour mieux comprendre l’interview.


Delphine : Bonjour, alors, je suis Delphine et on s’est déjà rencontrés sur ce blog. Vous savez déjà que j’habite à Lyon. Et, euh*, aujourd’hui je suis là pour vous parler de… d’un petit** week-end qu’on a fait à Bruxelles avec des amis. Et… c’était une ville géniale, c’était un week-end génial. On a… on a vu beaucoup de choses*** (1), on a bien mangé aussi mais en général, quand on se retrouve entre amis, c’est une tradition de bien manger. Mais, là, c’était les spécialités (2) belges, donc, euh, on a mangé des frites, des gaufres, on a bu de la bière, euh… oh, on n’a pas mangé de glace (3) mais ça va venir, ça sera peut-être pour demain. Et puis, voilà, on a vu… alors, il y a**** beaucoup de choses à voir à Bruxelles : on a vu la cathédrale, on a vu la Grand Place, on est aussi allés à… à l’Atomium. Euh, bon, ben*****, en Belgique, il y a aussi quelque chose qui nous a un peu surpris (4) pour nous Français, c’est que… il y a toujours plusieurs langues qui sont, euh, parlées simultanément (5). Et on entend plein de (6) choses dans la rue. Donc, euh, bon, il y a des touristes, c’est vrai donc on a entendu beaucoup d’espagnol, beaucoup de russe. Mais en fait, les gens, ils parlent aussi, euh, français parce que c’est une des langues principales de Belgique mais aussi flamand (a) et euh, et pour nous c’est un peu bizarre parce qu’en France c’est pas (7) du tout comme ça, c’est très monolingue (8), en France. Et ici, on voit que tout est écrit en… en flamand et en français et c’est un peu bizarre de… ces… cette cohabitation de deux langues et on… on se pose plein de questions : comment les gens vivent au quotidien (9), alors que certainement, eux, se posent pas de questions. Mais nous, ça nous fait beaucoup réfléchir (10). Voilà******.


Remarques de prononciation :
* Euh : quand on hésite, quand on cherche un peu ses mots, on dit « euh ».
** Petit : ici, Delphine ne dit pas le « e », on entend « pti ». C’est son accent. Mais si vous allez dans le sud de la France, vous allez entendre « petit », vous allez entendre le « e ». Mais les deux prononciations sont possibles.
*** Beaucoup de choses : et ici, on entend « beaucoup d’choses », c’est le même phénomène de prononciation. Et il y a d’autres prononciations similaires dans l’interview : écoutez-les !
*** Il y a : ici, on entend « y’a ». La majorité des personnes francophones ne dit pas « il y a » mais « y’a ». C’est une habitude de prononciation.
***** Bon, ben : « ben » c’est une déformation de « bien ». « Bon, ben » est une habitude de langage. C’est possible de dire ça quand on commence une explication.
******* Voilà : c’est une habitude de dire « voilà » quand on a fini une explication.

Remarques de grammaire et de vocabulaire :
1) Beaucoup de choses : même si le nombre de choses est grand on écrit « beaucoup DE choses » et PAS « beaucoup des choses ». C’est obligatoire. De la même manière on dit « peu DE », « assez DE », « trop DE ». Exemple : « Dans le blog Gabfle, il y a beaucoup d’interviews pour vous aider à progresser en français », « Si vous avez trop de problèmes à comprendre les interviews du blog Gabfle, envoyez-moi un commentaire ».
2) Une spécialité = un produit typique d’une région ou d’un pays.
3) On n’a pas mangé de glace : ici, on dit « de » et pas « des » ou « de la » comme d’habitude parce qu’il y a une négation (ne…pas). Autres exemples : on dit « Delphine a des amis » mais « Sandrine n’a pas d’amis », « Thomas a une voiture » mais « Paul n’a pas de voiture ». Et attention, cela ne marche pas avec « le, la, l’, les » : « J’écoute l’interview de Delphine », « Ils n'écoutent pas l’interview de Delphine ».
4) Surpris = étonnés. Surprendre = étonner. Je suis surpris(e) = Je suis étonné(e) = Ça me surprend = Ça m’étonne.
5) Simultanément = en même temps.
6) Plein de = beaucoup de. Mais « plein de » est un peu plus familier.
7) C’est pas : Delphine fait ici une erreur que font tous les francophones, elle oublie le « ne ». Quand on parle, ce n’est pas grave mais quand on écrit, c’est mieux d’écrire « ce n’est pas ».
8) Monolingue = quand il y a (ou quand on parle) une seule langue. Quand il y a (ou quand on parle) deux langues, on dit « bilingue ». Et quand on parle beaucoup de langues, on dit « polyglotte ».
9) Au quotidien = chaque jour.
10) Réfléchir = penser fortement, concentrer sa pensée.

Remarques culturelles :
a) Le flamand : la Belgique est un pays où il y a plusieurs langues officielles, le français, le flamand mais aussi l’allemand. Le flamand est une langue proche du néerlandais.

Et pour découvrir un peu plus Bruxelles et la Belgique, consultez les sites Internet http://www.bruxelles-tourisme.be/accueil/fr/index.html ou http://www.tourismebelgique.com/ !

De plus, je vous recommande vraiment le site http://www.museumtalks.be/ où vous pouvez écouter des interviews de personnes qui parlent des musées de Bruxelles qu’ils ont aimés. Il y a des interviews en 24 langues différentes. C’est un site à découvrir absolument !

Et si les mots « gaufre », « Atomium », « Manneken-pis », etc. ne vous évoquent rien, voici quelques photos !

L'Atomium :










Des cornets de frites :


Des gaufres :









La Grand Place :


Le Manneken Pis :


mardi 21 octobre 2008

DOCUMENT DE COMPREHENSION ORALE pour le niveau B1+ (Aurélie) :

Aurélie parle du Vélib’ parisien !
J’ai déjà interviewé Aurélie plusieurs fois sur ce blog. Elle a 28 ans, elle habite à Paris où elle travaille comme documentaliste. Cette fois-ci, elle parle du Vélib’, le système parisien de vélos en libre service.
Attention, c’est une petite interview mais Aurélie parle très vite !...














DOCUMENT AUDIO :
Avant d’écouter le document, je vous conseille de lire les questions suivantes. Ce sont les informations que vous devrez entendre dans l’enregistrement.

1) Quelle est l’opinion générale d’Aurélie sur le Vélib’ ?
2) Pour elle, quel était le problème au début ?
3) Selon elle, comment ça se passe maintenant ?
4) De quel avantage du Vélib’ est-ce qu’elle ne parle pas ?
5) Quels sont les sentiments d’Aurélie quand elle fait du vélo ?
6) Pour la sécurité, qu’est-ce qui est possible ?



Écoutez maintenant le document audio (46 secondes).


EXERCICE :
Pour chaque question, choisissez la réponse correcte.












TRANSCRIPTION :
Après l’exercice, vous pouvez lire la transcription et les remarques pour mieux comprendre l’interview.


Gab : Donc Aurélie, tu es Parisienne. Pour ou contre (1) le Vélib’ ?
Aurélie : Je suis pour, définitivement (2) pour ! [rires] Il y a eu* une première période au début, quand les vélos sont arrivés, où c’était un peu, un peu le bordel (3), hein (4) ! Personne ne savait exactement où conduire, c’était… les piétons ne savaient plus où marcher, ils… ils repéraient pas les vélos, les voitures étaient un peu perdues, les bus aussi. Maintenant tout se calme, tout le monde apprend à… à circuler ensemble et c’est très bien. Et franchement, le vélo en ville, ça… c’est économique, c’est écologique et c’est très très sympa.
Gab : Et tu as** pas peur des accidents, par exemple ?
Aurélie : Un petit peu, j’avoue que je… je suis*** pas encore très téméraire (5) en vélo dans Paris mais, mais il y a quand même pas mal de (6) pistes cyclables donc qui permettent de, de rouler, euh, plutôt en sécurité et puis il y a les couloirs de bus aussi qui sont… qui nous séparent un petit peu des voitures donc il faut faire attention aux bus mais on n’a pas les voitures.

Remarques de prononciation :
* Il y a eu : vous remarquerez que le « il y a » (qui est ici au passé composé) est prononcé, comme souvent, « y’a ». Mais « y’a » ne s’écrit pas, sauf sur les blogs informels, dans les SMS ou dans les paroles de chansons.
** Tu as : ici, j’ai parlé un peu vite moi aussi et j’ai prononcé « t’as ». C’est un peu familier. Et ça ne s’écrit pas souvent, sauf dans des documents très informels.
***Je suis : Aurélie prononce vite le « je suis » et on entend « chuis ». Mais n’écrivez pas cela, ce n’est pas du français !

Remarques de grammaire et de vocabulaire :
1) Pour ou contre : « je suis pour une idée (un projet, une proposition, etc.) » = je suis favorable à cette idée, je suis d’accord avec cette idée. Et « je suis contre une idée » = je ne suis pas favorable à cette idée, je ne suis pas d’accord avec cette idée.
2) Définitivement = cela signifie normalement « pour toujours ». Mais ici, Aurélie veut dire qu’elle est complètement pour le Vélib’, qu’elle est totalement pour le Vélib’.
3) Le bordel : ce mot (qui désigne à l’origine une maison de prostitution) est très familier, même un peu vulgaire et signifie « un grand désordre ». On dit aussi « le bazar », « la pagaille », c’est moins vulgaire.
4) Hein : ce n’est pas un mot mais un son. On peut l’utiliser quand on veut dire « n’est-ce pas », comme ici. Mais on peut aussi l’utiliser quand on n’a pas bien entendu quelque chose, pour faire répéter.
5) Téméraire = qui n’a pas peur du risque, qui n'a pas peur du danger.
6) Pas mal de = beaucoup de, un grand nombre de. Mais « pas mal de » est une expression un peu familière.

Remarques culturelles :

Pour obtenir plus d’informations sur le Vélib’, il existe un site très pratique :
http://www.velib.paris.fr (en français, en anglais, en espagnol, au choix) mais aussi un blog d’information (en français) qui est assez sympa : http://blog.velib.paris.fr/blog ! De plus, connectez-vous au site non officiel http://www.parisavelo.net si vous voulez avoir des détails sur les stations de Vélib’ (stations pleines ou vides, emplacements des stations, etc.).





jeudi 9 octobre 2008

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B2 (Sébastien) :

Sébastien est guide à Paris !
Sébastien travaille pour une association qui s’appelle Ça se visite. Il parle de son travail, de son association, de la capitale française. Cet entretien a été réalisé en extérieur, vous devrez faire abstraction des bruits de la rue pour bien comprendre Sébastien...









DOCUMENT AUDIO :
Avant d’écouter le document, lisez les questions suivantes. Ce sont les informations que vous devrez entendre.


1) Quel est le concept de son association ?
2) À quels quartiers cette association s’intéresse-t-elle ?
3) En quoi consiste ce tourisme, selon lui ?
4) Autrefois, qu’est-ce qu’il y avait à Belleville ?
5) Comment sont les habitants du XVIIIème arrondissement, d’après lui ?
6) Quel est l’intérêt de la promenade « Pantin-Paris au fil de l’Ourcq » ?
7) En général, que ressentent les gens qui font ces visites ?
8) De quoi ne parle pas Sébastien à son public ?
9) Qu’est-ce qu’il essaie de faire ?
10) Quelle est l’adresse Internet de l’association ?
11) Comment est le quartier de la Goutte d’or ?



Écoutez maintenant le document audio (2 minutes 31).



EXERCICE :
Pour chaque question, choisissez la réponse correcte
.







TRANSCRIPTION :
Après l'exercice
, vous pouvez lire la transcription et les remarques pour mieux comprendre l’interview.
Gab : Sébastien, vous faites partie d’une association (1) un peu particulière. Vous pouvez expliquer en quoi ça consiste (2) ?
Sébastien : Donc je fais partie de l’association « Ça se visite », et, euh*, l’idée de (3) cette association, c’est de faire, euh, du tourisme un petit peu différent, c’est de découvrir, euh, Paris et certaines villes proches de Paris en s’intéressant aux quartiers populaires. Alors, l’idée, c’est de se dire que le tourisme, ce n’est pas uniquement les musées, euh, les Champs-Élysées, la Tour Eiffel mais c’est aussi d’essayer de comprendre comment les Parisiens aujourd’hui vivent et travaillent, euh, dans certains quartiers, notamment (4) du nord et de l’est de Paris.
Gab : Et par exemple, quels sont les quartiers que vous proposez pour les visites ?
Sébastien : Alors, on peut découvrir par exemple, euh, Belleville, qui est un ancien petit village rattaché (5) à Paris, qui est assez intéressant. On peut découvrir aussi le dix-huitième arrondissement, qui est un quartier aussi très cosmopolite (6). Et puis on peut découvrir, notamment, euh, faire le lien (7) entre Paris et la banlieue, à travers, euh, une balade (8), euh, « Paris… », « Pantin-Paris au fil de l’Ourcq », qui est donc un canal, ou alors, euh, avec Saint-Ouen, euh, en liaison avec le dix-huitième arrondissement.
Gab : D’accord. Et en général, les gens à qui vous faites faire les visites, quelle est leur réaction ?
Sébastien : Alors, euh, ils sont souvent surpris (9), au départ, quand ils ne connaissent pas, euh, cette forme de tourisme, et souvent, ils sont, agréablement, euh, surpris, euh, ils passent un bon moment. C’est vrai qu’on essaie, euh, d’être, euh, très divers, de parler de beaucoup de choses différentes, de parler parfois d’histoire, de parler d’art, euh, de parler de la vie de tous les jours, euh, de parler de la rénovation (10) urbaine (11), de parler des loisirs, euh, de parler de la vie, euh, de parler parfois des bars, des restaurants. On essaie de… de donner beaucoup d’informations très différentes, pour pas que ça ennuie (12) les gens, pour que le tourisme reste un plaisir, une découvert et un loisir.
Gab : Et si les personnes qui écoutent ce blog veulent vous contacter, comment elles peuvent trouver, euh, justement, un contact ?
Sébastien : Alors, euh, il y a** deux manières. C’est soit de nous téléphoner, soit (13) aussi d’aller voir notre site Internet, donc, euh, ca-se-visite, hein***, euh, avec des tirets (14) au milieu, ca-se-visite.fr et là vous trouverez toutes les coordonnées (15) puis une petite présentation des activités de l’association.
Gab : D’accord, et pour leur donner encore plus envie, quelles sont les futures visites en préparation ?
Sébastien : Alors, normalement pour cet automne, il devrait y avoir une découverte du quartier de la Goutte d’Or, qui est donc dans le dix-huitième arrondissement et qui est un quartier assez étonnant (16), un quartier, euh, populaire, euh, très cosmopolite, euh, avec beaucoup de cultures qui se mélangent et l’intérêt, c’est justement de voir comment tous ces gens, venus d’horizons divers, vivent ensemble.
Gab : D’accord, ben**** merci beaucoup.
Sébastien : Ben, merci à vous.

Remarques de vocabulaire :
1) Faire partie de / d’ = être du nombre de, compter parmi, appartenir à.
2) En quoi ça consiste = comment ça fonctionne, quel est le concept.
3) L’idée de = le principe de, de concept de.
4) Notamment = particulièrement, en particulier.
5) Rattacher = incorporer.
6) Cosmopolite = « qui comprend des personnes de tous les pays », « qui subit des influences de nombreux pays » (exemple : « une ville cosmopolite »). C’est le sens courant. Mais « cosmopolite » peut aussi signifier « qui s’accommode de tous les pays, de mœurs nationales variées » (exemple : « une existence cosmopolite »).
7) Faire le lien = relier, unir.
8) Une balade = une promenade. Mais attention, une « ballade » = un poème ou une pièce musicale.
9) Surpris(e) = étonné(e). Surprendre = étonner.
10) La rénovation = la remise à neuf (d’un bâtiment, d’un quartier).
11) Urbain(e) = relatif à la ville. Au contraire, « rural(e) » = relatif à la campagne.
12) Ennuyer (quelqu’un) = (ici) remplir (quelqu’un) d’ennui, lasser l’intérêt (de quelqu’un). Des synonymes familiers seraient « barber », « raser », « emmerder » (le dernier étant très familier). Mais « ennuyer » peut également signifier, quand le sujet est une chose : « causer du souci », « causer de la contrariété », « contrarier », « préoccuper ». En outre, quand le sujet est une personne, ce verbe signifie « importuner », « agacer », « embêter ».
13) Soit… soit : comme « ou » et « ou bien », « soit… soit » sert à présenter une alternative, à présenter différentes possibilités.
14) Un tiret = un petit trait de séparation. Il existe des « tirets hauts » : « - » et des « tirets bas » : « _ ». Pour bien comprendre les formulations d’adresse Internet, pensez que « . » se prononce « point » et que « @ » se prononce « arobase » (mais peut s’écrire aussi « arrobase », « arrobas », « arobas ».
15) Des coordonnées = des renseignements sur les moyens de contacter quelqu’un (adresse postale, adresse e-mail, adresse Internet, numéros de téléphone, etc.).
16) Étonnant = surprenant.

Remarques de grammaire :
Attention aux constructions verbales, aux prépositions utilisées ou non :
- Faire partie de quelque chose, d’une organisation, d’un groupe.
- Découvrir quelque chose.
- S’intéresser à quelque chose, à quelqu’un.
- Essayer de faire quelque chose.
- Écouter quelque chose, quelqu’un
- Contacter quelqu’un.
- Téléphoner à quelqu’un.
- Voir quelque chose, quelqu’un
- Donner envie à quelqu’un de faire quelque chose.

Remarques de prononciation :
* Euh : Sébastien cherchant parfois ses mots, il y a beaucoup de « euh » dans son témoignages. Ce n’est sans doute pas la première fois que vous remarquez cela.
** il y a : comme très souvent, on entend « y’a » ici mais on n’écrit pas « y’a », sauf parfois dans les chansons, ou encore des forums ou des blogs sur Internet, où on a tendance à adopter une langue très « orale ».
*** Hein : c’est un son plus qu’un mot, utilisé familièrement comme ici à la place de « n’est-ce pas » ou encore dans d’autres situations pour faire répéter quelqu’un à la place de « Quoi ? » (assez familier aussi), ou de « Comment ? »
**** Ben : c’est une déformation de « bien » ou « eh bien », utilisée pour ponctuer sa phrase plutôt que pour porter un jugement.
Et pour découvrir tout ce que propose cette association, consultez leur site Internet ! Vous y trouverez de nombreux renseignements pratiques pour organiser votre voyage à Paris si vous y allez. Et si vous n'avez pas la possibilité de venir en France, consultez ce site par curiosité !
Et pour le plaisir, voici quelques photos :
Le canal de L'Ourq à la Villette :





Les photos du site de ça se visite qui propose ces "balades urbaines" :