BONJOUR ET BIENVENUE SUR LE BLOG GABFLE !




Vous apprenez le français et vous voulez progresser ?

Ce blog est fait pour vous !

Sur GABFLE, il y a des interviews authentiques de personnes francophones, à écouter ou à lire,
des exercices, des remarques de grammaire, de vocabulaire, de prononciation.

Testez ce blog, et laissez des commentaires, ou contactez-moi :



À bientôt !






dimanche 6 juillet 2008

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1 (Cécile) :

Cécile est en vacances !



Cécile a une trentaine d’années, elle habite en région parisienne et quand je l’ai interviewée, le 22 juin dernier, elle était presque en vacances… Mais elle m'a aussi parlé aussi de sa profession.







DOCUMENT AUDIO :
Voici d'abord les informations que vous devez entendre dans le document. Lisez ces questions.

1) Quelle est la situation actuelle de Cécile ?
2) Dans quel secteur vont travailler les gens dont Cécile s’occupe ?
3) Avec quel public travaille-t-elle ?
4) Pourquoi est-ce qu’elle apprécie son travail ?
5) Quels sont les inconvénients de ce métier ?
6) Quel est l’état d’esprit actuel de Cécile ?


Écoutez ensuite le document.





EXERCICE :
Et puis choisissez les réponses correctes.










TRANSCRIPTION :
Après l'exercice, lisez la transcription et les remarques pour apprendre le vocabulaire et comprendre les prononciations.


Gab : Bonjour Cécile.
Cécile : Bonjour.
Gab : J’ai cru comprendre que tu étais presque en vacances, non ?
Cécile : Et oui, ça y est ! Je suis* quasiment (1) en vacances, là !
Gab : Et pour combien de temps ?
Cécile : Euh**… deux mois ! [rires]
Gab : Pourquoi si longtemps ?
Cécile : Et oui, oui, je suis enseignante (2). En lycée. Et donc on est en vacances quasiment depuis le début de juin, depuis le début du mois de juin. Donc ça fait presque… plus de deux mois en fait. Voilà. Sans les élèves.
Gab : Et oui.
Cécile : Voilà, un travail normal, presque. [rires]
Gab : Oui… Euh…, qu’est-ce que tu enseignes exactement ?
Cécile : Alors… C’est un peu compliqué. Je travaille en lycée professionnel et j’enseigne tout ce qui est (3) nutrition, hygiène, pour des gens qui vont travailler soit (4) en maison de retraite, soit (4) en crèche (a), soit (4), euh… dans tout ce qui est restauration. Voilà, donc c’est très varié. Et… voilà.
Gab : Quel âge ont tes élèves à peu près ?
Cécile : Alors, ça commence à quinze ans et demi, jusqu’à 21-22 ans. Donc, euh, du CAP, BEP et bac professionnel (b).
Gab : Et c’est sympa comme boulot (5) ?
Cécile : Ouais. Oui, oui, c’est bien. Ben… ils ont beaucoup de répondant (6), c’est des adolescents, donc je m’ennuie pas du tout ! J’arrive en cours, je sais pas ce qui va m’arriver ! [rires] Non ! Mais ils sont sympas, ça va ! Ouais !
Gab : D’accord. Donc tu es prête à faire ça pendant très longtemps…
Cécile : Non. C’est… enfin c’est quand même assez usant (7). Puis en fait, euh…
Gab : A quel niveau ?
Cécile : Euh… À quel niveau, c’est usant ?... Euh… On a, on change beaucoup de matières, donc il y a beaucoup de préparation de cours. Euh, donc, Pfff… et puis je sais pas, euh… Je vois mes collègues, elles commencent à… à avoir moins de répondant et… à, à fatiguer tout simplement. À un moment donné, on en a marre (8). Il paraît.
Gab : Mais toi, c’est pas le cas ?
Cécile : Pour l’instant, ça va.
Gab : D’accord, ben merci.
Cécile : Merci. Donc c’est très varié, j’ai des classes de garçons, et des classes de filles.

Remarques de prononciation :
*Je suis : On entend « chui » ici… C’est une prononciation courante, habituelle mais bien sûr un peu familière…
** Euh : Vous remarquez les « euh… », ils sont nombreux dans cette interview. C’est normal ! Quand on fait une interview non préparée on hésite souvent… Et on dit « euh… » ! Mais ce n’est pas un vrai mot !

Remarques de grammaire et de vocabulaire :
1) quasiment = presque.
2) enseignant(e) = professeur. « Enseigner » signifie « donner des cours ».
3) tout ce qui est = tout ce qui concerne.
4) soit… soit : ces mots permettent de présenter deux possibilités / deux situations entre lesquelles on a le choix.
5) un boulot = un travail (mais le mot «boulot » est un peu familier). Selon la même logique, « bosser » signifie « travailler ».
6) ils ont beaucoup de répondant : « avoir du répondant » = « avoir de la répartie », savoir répondre de façon rapide et parfois avec un peu d’impertinence. Parfois, les enseignants français détestent cela mais les jeunes enseignants comme Cécile ne le prennent pas trop mal et considèrent que c’est aussi (si ce n’est pas exagéré) une manière pour les élèves d’apprendre à affirmer leur personnalité.
7) usant = fatigant, épuisant (moralement).
8) on en a marre = c’est une expression assez familière qui signifie « on en a assez », « on ne peut plus supporter cette situation ».

Remarques culturelles :
a) une crèche = une sorte de garderie où des puériculteurs et puéricultrices s’occupent des jeunes enfants dont les parents travaillent. Ensuite, à partir de deux ou trois ans, les enfants sont acceptés à l’école maternelle.

b) CAP, BEP et bac professionnel = Certificat d’Aptitude Professionnelle, Brevet d’Études Professionnelles, Baccalauréat professionnel. Ce sont des diplômes que l’on peut obtenir quand on a fait une formation professionnelle, technique.

samedi 5 juillet 2008

DOCUMENT AUDIO pour le niveau A2 (Stéphane) :

Stéphane se présente !...



Il y a quelques temps, j’ai fait une petite interview de Stéphane. Il a une trentaine d’années, il vit et travaille en région parisienne. Je lui ai demandé de se présenter mais… il n’est pas resté très sérieux ! Écoutez son interview…






DOCUMENT AUDIO :
Voici les informations que vous devez entendre dans le document...


1) Combien mesure Stéphane (Quelle est sa taille) ?
2) Combien de jours est-ce qu'il est resté à Amboise ?
3) Qu’est-ce qu’il a fait pendant la fête de la musique ?
4) Qu’est-ce qu’il a fait le matin de l’interview ?



Écoutez le document.



Voki !


EXERCICE :
Choisissez les réponses correctes.



TRANSCRIPTION :
Après l'exercice, lisez la transcription et les remarques pour apprendre le vocabulaire et comprendre les prononciations.


Je m’appelle Stéphane, je mesure 1 mètre 98 et je viens de (1) Paris. Je viens de passer (2), euh…* deux jours à Amboise pour les fêtes de la musique (a). Manque de pot (3), on n’a rien vu, les fêtes de la musique, on les a passées, euh…, à manger avec… euh… nos amis amboisiens. Donc, euh…, qu’est-ce que je pourrais dire de plus ? Euh… Pour me définir, j’ai acheté des courgettes ce matin, au marché. Et je… [rires] je compte bien (4) les manger ce soir au dîner, accompagnées de (5)… d’un poivron et d’un oignon. Voilà (6), c’était Stéphane !


Remarques de prononciation :

* euh : Vous remarquez les « euh… », ils sont nombreux dans cette interview. C’est normal ! Quand on fait une interview non préparée on hésite souvent… Et on dit « euh… » ! Mais ce n’est pas un vrai mot !


Remarques de vocabulaire et de grammaire :

1) Je viens de Paris = je suis de Paris, j’habite à Paris. On utilise le verbe « venir de + nom » quand on veut parler de son origine, de son adresse.
2) Je viens de passer = j’ai juste fini de passer / j’ai presque fini de passer. On utilise la structure « venir de + verbe à l’infinitif » pour parler d’une action qui est passée et qui est juste terminée (finie), ou presque terminée (finie). En grammaire, cette forme s’appelle le « passé récent ».
3) Manque de pot : c’est un expression familière / non standard. Elle signifie « manque de chance », « pas de chance ». Si vous aimez le vocabulaire familier, vous pouvez aussi dire « manque de bol ». Au contraire, quand on a de la chance, on peut dire « j’ai du bol » ou « j’ai du pot ».
4) Je compte bien = j’espère bien.
5) Accompagnées de = (ici) avec.
6) Voilà ! : on utilise très souvent ce mot, dans différentes situations. Ici, Stéphane dit « voilà » pour expliquer qu’il a fini de parler.


Remarques culturelles :

a) la fête de la musique : Stéphane dit « les » fêtes (je l'ai interviewé après l'apéritif...) mais en fait, c’est « la » fête. Elle a lieu chaque année le 21 juin. Le concept de fête de la musique date des années 70. Mais c’est le ministère de la culture français (dirigé par Jack Lang) qui a créé la première fête de la musique en 1982. L’idée, c’est que les gens jouent de la musique et chantent dans la rue. Il n’est pas nécessaire d’être musicien professionnel, cette fête est pour les amateurs d’abord. C’est très convivial, très sympathique et il y a beaucoup de spectateurs ! Parfois, un masque à oxygène est presque nécessaire, à Paris par exemple… Pour plus de renseignements : allez sur http://fetedelamusique.culture.fr/ !

mercredi 2 juillet 2008

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1 (Philippe) :

Philippe parle du Pays Basque !




Philippe a une trentaine d'années, il travaille depuis quelques années en région parisienne. Mais il n'y est pas né : il est originaire du Sud-Ouest de la France. C'est pour cela qu'il connaît bien le Pays Basque dont il aime bien parler…





DOCUMENT AUDIO :

Voici les informations que vous devez entendre dans le document...

1) Où est-ce que Philippe habite ?
2) Quand est-ce qu’il va au Pays Basque ?
3) Les fêtes de Bayonne, qu’est-ce que c’est selon lui ?
4) Comment y sont habillés les gens ?
5) Quelles sont les activités proposées lors de ces fêtes ?
6) À Bayonne, autour de quoi est centrée (organisée) la fête, d’après Philippe ?
7) Que fait-on avec les vaches qui sont dans la rue ?
8) Est-ce qu’il y a des accidents ?
9 Quelles sont les autres traditions de ces fêtes ?


 Écoutez le document.




EXERCICE :
Choisissez les réponses correctes.










 















TRANSCRIPTION :
Après l'exercice, lisez la transcription et les remarques pour apprendre le vocabulaire et comprendre les prononciations.

- Gab : Ça va Philippe, tu es* bien installé, euh**… ? [Philippe : Ah oui, j’...] Tu as tout ce qu’il faut*** pour boire et tout ?
- Philippe : Ah oui, j’ai, j’ai tout ce qu’il faut***, oui.
- Gab : Bon, on va commencer, alors. Dis, où est-ce que tu habites en ce moment ?
- Philippe : J’habite en région parisienne.
- Gab : Ah ! Mais tu es pas (1) parisien à l’origine…
- Philippe : Ah, non, je suis de Bayonne.
- Gab : De Bayonne ?
- Philippe : Oui. Au Pays Basque.
- Gab : Au Pays Basque, d’accord.
- Philippe : Oui.
- Gab : Et, euh, pourquoi tu n’habites pas à Bayonne ?
- Philippe : Parce que je suis obligé de travailler à Paris.
- Gab : OK. [Philippe : Voilà.] Mais tu y reviens souvent quand même, au Pays Basque ?
- Philippe : Ah oui. Régulièrement. À toutes les vacances scolaires. [Gab : Ouais****.] Voilà. Et pendant les grandes vacances et le plus souvent possible. Pour retrouver la famille, pour profiter du pays.
- Gab : Et qu’est-ce que tu fais par exemple quand tu vas là-bas ? Euh, à quelles occasions ? Qu’est-ce qu’il y a comme événements qui te plaisent ?
- Philippe : Eh… Par exemple pendant l’été, euh, il y a***** les fêtes de Bayonne…
- Gab : C’est quoi, ça ?
- Philippe : C’est une, euh, euh, ce sont des fêtes qui se, se déroulent (2) sur plusieurs jours, euh, qui se déroulent tous les ans, depuis, euh, des dizaines d’années, et peut-être 80 ans, depuis les années 20. Et voilà, c’est traditionnel, euh, chez nous, et voilà, il y a…, la fête dure toute la journée et toute la nuit…
- Gab : Et qu’est-ce qu’on fait ?
- Philippe : Et qu’est-ce qu’on fait ?... D’abord les gens sont habillés pareil (3), ils sont habillés, euh, avec la tenue du « festayre »(a), ça veut dire « celui qui fait la fête », ils sont habillés de blanc, avec un pantalon blanc, un t-shirt blanc, une ceinture rouge et un foulard (4) rouge. Voilà.
- Gab : Ils font quoi ?
- Philippe : Ils font quoi ? Ils font plein de choses. Euh, il y a des courses de vache, euh, il y a, euh, des corridas, mais ce sont, mais ce sont pas des « ferias » contrairement à ce qui se passe dans les Landes ou à Nîmes ou comme ça, où on parle de « feria » quand la fête est centrée autour de la corrida… À Bayonne, c’est pas une « feria » c’est une fête. Donc il y a la corrida, mais la fête est, est, est principalement organisée autour de, de la ville, et non pas (de) la corrida.
- Gab : Donc on les tue pas, les vaches ?
- Philippe : Ah, si ! À la corrida, on tue toujours le taureau. Il y a des courses de vaches. [Gab : Ouais.] Il y a des courses de vache, oui. Les gens se mettent dans un… on, on boucle (5) un quartier de la ville, on ferme les rues avec des barrières, et sur la place de la ville ou du village, on lâche (6) des vaches et euh, on accroche (7) sur le, le, la nuque (8) de la vache une cocarde et… il faut attraper la cocarde. Et c’est des vaches très vives. Voilà. [Gab: Donc, tout le monde…], auxquelles, auxquelles on a, on a mis des caoutchoucs sur les cornes (9) pour pas… empaler (10) les, les maladroits (11). Et voilà. Et le but, c’est de, de, d’attraper (12) la cocarde !
- Gab : Et tout le monde peut attraper la cocarde ?
- Philippe : C’est… tout le monde qui est, qui est… oui ! Tout le monde peut attraper la cocarde !
- Gab : D’accord. Mais il y a du danger, quand même !
- Philippe : Oui, oui, oui, oui, bien sûr.
- Gab : Il y a des accidents, des fois ?
- Philippe : Des fois, il y a des accidents. Oui, oui, oui. Mais c’est pas (1) des accidents comme à, comme à Pampelune où, où ce sont des taureaux qui ont pas (1) de protection sur les cornes. Mais il y a des accidents parfois sévères, ouais, ouais. C’est costaud (13) une vache ! [Gab : Ouais ouais.] Ça soulève une personne et puis ça… Oui, oui, voilà.
- Gab : D’accord. Et après, qu’est-ce qu’on fait, à part, euh, regarder les courses de vache ?
- Philippe : Alors, qu’est-ce qu’on fait ? Qu’est-ce qu’on fait ? Il y a tout un, un… une organisation, de, euh, autour de traditions, alors on, on y chante, tous les jours, dans l’après-midi, les gens se regroupent et viennent chanter ensemble des chants traditionnels. Euh, on y danse. Euh ? qu’est-ce qui relève aussi de la tradition ? Euh, les bars ! Bien sûr ! Alors, ça c’est pas l’après-midi, c’est toute la journée et toute la nuit. Voilà, les gens boivent des coups (14). Et voilà, ils discutent, se rencontrent, tout le monde se retrouve, mêmes les gens qui habitent plus à Bayonne, euh, reviennent en général pour les fêtes de Bayonne, ils retrouvent leurs anciens amis, voilà, c’est une « petite fête », de masse parce qu’il y a, il y a quand même pas mal de (15) monde mais… voilà.
- Gab : Tu peux nous chanter une petite chanson ?
- Philippe : Oui !
- Gab : Ouais ? Vas-y !
- Philippe : Pause ! Attends, attends, on va décider de laquelle on chante !
- Gab : J’enregistre ?
- Philippe : Pause !




Remarques de prononciation :

Tout d’abord, vous pourrez écouter encore une fois cette interview pour faire attention aux prononciations… Philippe a gardé un petit accent du Sud… Pourrez-vous l’entendre ?

*tu es : comme on le fait souvent, j’ai prononcé « t’es »… Ce n’est pas très académique...
**euh : on dit « euh » quand on hésite, quand on cherche ses mots.
***tout ce qu’il faut : vous remarquerez qu’on entend « tout ce qui faut ». C’est une prononciation courante… qu’on n’écrit pas !
****ouais : c’est la forme familière de « oui ».
***** il y a : on entend « y’a » mais c’est une prononciation habituelle.

Remarques de grammaire et de vocabulaire :



1) tu es pas / c’est pas / qui ont pas : vous remarquez que dans cette discussion informelle avec Philippe, je n’ai pas dit « ne ». Philippe non plus. C’est une erreur, mais comme elle est très courante, très habituelle, elle est excusable… sauf pendant un examen, d’accord ?!
2) se déroulent : pour parler d’un événement, on peut utiliser plusieurs verbes : quelque chose peut « se passer » / « arriver » / « avoir lieu ».Quand l’événement arrive par surprise (un accident, par exemple), on utilise plutôt « se produire », « survenir ». Et pour parler d’un concert, d’un festival, d’une fête, d’une manifestation, c’est plutôt le verbe « se dérouler ».
3) pareil = de manière similaire, de la même manière.
4) un foulard = un morceau de tissu qu’on se met sur la tête ou autour du cou.
5) on boucle = (ici) on ferme.
6) on lâche = on libère, on met en liberté.
7) on accroche = on met, on fixe (une cocarde = un objet en tissu coloré).
8) la nuque = l’arrière du cou (on utilise aussi ce mot pour les humains)
9) les cornes = les deux choses que la vache a sur la tête - et qui peuvent être dangereuses !
10) empaler = blesser gravement -quand un objet pointu (les cornes) s’enfonce dans le corps de quelqu’un…
11) les maladroits = (ici) les gens qui ne font pas assez attention.
12) attraper = prendre rapidement avec les mains, saisir.
13) costaud = fort
14) boire un coup = boire quelque chose / boire des coups = boire de manière plutôt… répétitive ! Ces expressions sont un peu familières.
15) Pas mal de = beaucoup de

Remarques culturelles :

a) « le festayre » = la personne qui participe aux fêtes de Bayonne - qui ont lieu fin juillet / début août. Le mot « festayre » semble être d’origine gasconne… Pour plus d’informations, ou pour aller à ces fêtes, consultez le site officiel des fêtes de Bayonne : http://www.fetes.bayonne.fr/ !... Voilà, sinon, il y a un autre mot pour désigner quelqu’un qui adore faire la fête, boire, danser, c’est un « fêtard » ou une « fêtarde » !
Une précision : les fêtes de Bayonne ont en fait été créées en 1932… Mais les habitants de la ville sont sans doute des fêtards depuis beaucoup plus longtemps !


Affiche 2008
L'auteur : http://chizuru.artblog.fr/151553/Fetes-de-Bayonne-2008/


Affiche 2012


 La tenue des "Festayres"


Et comme promis par Philippe, voici maintenant sa chanson basque… en basque bien sûr ! Et oui, il n’y a pas que la langue française dans la vie !...


dimanche 29 juin 2008

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B2 (Alex) :

Alexandre parle de son métier de boulanger !




Alex a 34 ans, il a un parcours professionnel assez atypique. Il n’a pas toujours été boulanger. Écoutez son témoignage afin de comprendre pourquoi un jour il a décidé de « changer de vie »









DOCUMENT AUDIO : 

Voici les informations que vous devez entendre dans le document de manière à pouvoir faire l’exercice ensuite.
 

1) Quel est le parcours d’Alex ? Qu’est-ce qu’il a fait dans sa vie ?
2) Pour lui, que représente la fonction publique ?
3) Qu’est-ce qui est intéressant pour lui dans un travail ?
4) Selon lui, quel est l’avantage des métiers liés à l’alimentation ?
5) D’après Alex, quelles sont les caractéristiques du métier de boulanger ?
6) Quel est l’objectif d’Alex ?
7) Qui a payé la formation d’Alex ?
8) Quel diplôme a obtenu Alex ?
9) Ça fait combien de temps qu’il travaille à Sèvres ?
10) Combien d’heures de travail fait-il par jour ?
11) Que veut-il faire maintenant ?



Écoutez le document.





EXERCICE :

Choisissez les réponses correctes.


Service offert par Quizz.biz











TRANSCRIPTION :


Après l'exercice, lisez la transcription et les remarques pour apprendre le vocabulaire et comprendre les prononciations.


Gab : Alex, tu as un parcours professionnel assez original, tu peux nous expliquer, un petit peu ?
Alex : Euh, oui, bien sûr. En fait, euh*, bon, si je reprends loin, moi j’ai fait des études universitaires. J’ai une Maîtrise (a) d’histoire, donc c’est un niveau… quatre années après le bac (1), euh, en France. Mais ensuite, euh, j’ai travaillé un peu à l’étranger et finalement j’ai passé un concours (2) de la fonction publique, et les concours de la fonction publique, euh, en France, euh : on passe un écrit. Il y a** plusieurs catégories : A, B, ou C. Moi, j’ai passé des concours de catégorie B. Et, euh, donc j’ai passé l’écrit, et puis après l’oral et finalement j’ai été accepté (2) à un concours. Et il se trouve que c’était un concours pour travailler au ministère de l’Education nationale, en France. Alors j’ai travaillé pendant trois ans, euh, dans ce ministère. La première année, je me suis occupé, euh, de l’évaluation des diplômes étrangers, donc des diplômes du monde entier, ce qui était très intéressant comme travail pendant un an. Et donc, euh, le problème, c’est que j’ai… ce service a été, euh, affecté, euh, privatisé, donc après, j’ai changé, et pendant deux ans, j’ai travaillé, euh, pour les étudiants dans, dans, dans la santé (3),tout ce qui est (4) bourses (5), aides aux étudiants. Mais, euh, au bout de ces trois années, euh, je me suis dit « est-ce que vraiment je veux rester dans la fonction publique ? », qui donne la sécurité de l’emploi, mais finalement pas beaucoup de, de perspectives, euh, de salaire, de, de carrière, euh, une certaine sécurité mais qui, qui rend un peu passif. J’aime beaucoup voyager, euh, voilà donc je me suis posé la question : « Est-ce que je veux continuer et si, si je veux changer, qu’est-ce que je pourrais faire qui soit (6) intéressant, qui me donne (6)qui me donne (6) la satisfaction au travail, et qui me permette (6) peut-être éventuellement de, de, de voyager, quoi, enfin ou de travailler à l’étranger ? ». En réfléchissant, euh, à ce qui marche bien pour la France à l’étranger, c’est simple, c’est la bouffe (7), quoi ! [rires] Donc c’est être cuisinier, c’est être, euh, pâtissier ou boulanger ! Ben, il se trouve que j’ai, j’ai choisi de… de me former pour devenir boulanger. Alors pourquoi boulanger ? Parce que les boulangers, ici, on…, c’est pas un métier…, c’est un métier manuel, donc c’est pas très intellectuel (8), c’est difficile, parce que c’est physique, on se lève tôt… Mais euh… quand même, on… quand on fait un produit…, du pain, ou des croissants, on le fait de ses propres mains, donc on voit le résultat de son travail, on a une certaine satisfaction quand il est bien fait. Et, et ensuite, euh, c’est un métier où… (9) peu de gens veulent le faire, parce qu’il est donc difficile, et donc il y a** beaucoup d’offres d’emploi. Ensuite, il y a** beaucoup de demandes, dans tout le monde entier, que ce soit aux Etats-Unis, en Australie, au Brésil, en Suède, au Japon… ou dans n’importe quel pays. Donc : sécurité de l’emploi, certes comme un fonctionnaire, presque (!), un salaire motivant et puis la possibilité aussi de faire une entreprise, euh, par la suite, une fois qu’on a appris le métier, parce que mon objectif, c’est donc quand même de faire… d’apprendre à faire des produits de qualité, mais également de… de… fonder ma propre entreprise (10), peut-être en France au départ, pour me lancer (11) et ensuite, de le faire à l’étranger, de choisir un pays, euh, j’ai que… quelques idées de pays, euh, en tête, et la boulangerie me donne cette possibilité. Donc voilà. J’ai décidé, euh, de choisir la boulangerie, et, euh, l’avantage que j’avais après trois années de, de fonction publique, c’est que je pouvais continuer à percevoir (12) une partie de mon salaire pour suivre une formation. Mais attention, la formation coûtait, euh, cher. Donc, euh, j’ai dû payer cette formation, euh…, de moi-même. Mais pendant six mois, donc, j’ai appris le métier, auprès de gens qui avaient beaucoup d’expérience, hein, on appelle ça des… c’était deux « meilleurs ouvriers de France », des « MOF (b) », c’est-à-dire… c’est la plus haute distinction pour, euh…, pour les métiers artisanaux. Ils ont… ils nous ont permis… J’étais avec un groupe de treize personnes, on a appris ce métier et à la fin, on a passé le diplôme qui s’appelle CAP, c’est « certificat d’aptitude professionnelle », de boulanger. Donc j’ai eu mon diplôme. Par la suite, euh…, ben, j’ai décidé de, de mettre, euh, l’expérience, enfin ce que j’avais appris en pratique et maintenant je travaille depuis trois mois dans une boulangerie, euh, à Sèvres, dans la banlieue parisienne, pour apprendre le métier, euh, tel qu’il se pratique dans l’entreprise, euh, hein, on fait beaucoup de, de, de baguettes, de croissants, de pains au chocolat (c), et la théorie est une chose, la pratique est différente. Donc je commence tous les matins à six heures, jusqu’à treize heures et je, je travaille avec, avec un autre boulanger. Donc, euh, je compte faire ça (13) encore quelques mois. Par la suite, j’aimerais bien apprendre à faire du pain biologique, euh, je, je voudrais bien faire aussi, euh, un pain un peu à ma propre façon, des croissants (enfin, je sais déjà faire des croissants), etc., pour pouvoir après, euh, me lancer (11), faire cette, euh, fonder cette entreprise, et, euh, voilà : éventuellement (14) m’installer (15) à l’étranger.
Gab : Ben très bien ! Merci beaucoup !

Remarques de prononciation :

* euh : quand on hésite, quand on cherche ses mots, on dit « euh », et quand on parle, on hésite beaucoup… Donc il y a beaucoup de « euh » dans le témoignage d’Alex !
** il y a : vous remarquez qu’Alex, comme beaucoup de personnes francophones prononce « y’a », c’est une prononciation courante du célèbre « il y a » !

Remarques de grammaire et de vocabulaire :

1) le bac = le baccalauréat, le diplôme qu’on passe en dernière année de lycée. C’est la condition pour pouvoir s’inscrire à l’université. En France, il n’y a pas de concours spécial pour intégrer l’université.
2) passer un concours : un concours, c’est un examen avec un nombre de limité de candidats qui seront acceptés. En français, « passer » un examen, ou un concours, c’est l’écrire ou bien se présenter devant un jury. Mais pour exprimer l’idée de succès, on peut dire, comme Alex « j’ai été accepté au concours », ou bien : « « j’ai passé mon concours avec succès », « j’ai réussi mon examen », « j’ai obtenu mon examen », « j’ai eu mon examen ». Dans le cas contraire, on peut dire « j’ai échoué à mon examen » ou encore la forme familière, mais beaucoup plus habituelle : « J’ai raté mon examen ».
3) dans la santé : Alex aurait pu dire « dans le domaine de la santé », « dans le secteur de la santé » ou encore « dans la branche de la santé » mais ce « raccourci » est assez courant. Moi, je peux dire que « je travaille dans l’enseignement ».
4) tout ce qui est = c’est une forme orale pour dire « tout ce qui concerne les… ».
5) une bourse = une aide financière attribuée à un étudiant. Il existe des bourses pour les étudiants ayant peu de revenus mais aussi des bourses au mérite (comme les bourses de thèse, par exemple).
6) qui soit : vous remarquerez les subjonctifs dans cette phrase… on emploie en effet le subjonctif dans les phrases relatives qui précisent les caractéristiques de ce que l'on cherche ou voudrait avoir.
7) la bouffe : c’est un mot familier pour désigner la nourriture, les repas. Le verbe « bouffer », familier lui aussi, signifie manger.
8) c’est pas très intellectuel : comme beaucoup de gens, Alex oublie le « ne » de la négation. J’imagine que vous avez déjà remarqué cette erreur très fréquente ! On oublie plus souvent le « ne » qu’on ne l’utilise… Et oui, toute langue évolue !
9) c’est un métier où… : Alex commence sa phrase avec une structure puis après avoir hésité, change de structure. S’il avait continué sa phrase avec son idée initiale, il aurait dit « c’est un métier que peu de gens veulent faire ».
10) fonder ma propre entreprise : on peut dire « faire une entreprise » (mais c’est très oral) ou « monter une entreprise » (c’est un peu familier), ou encore « créer une entreprise », ou bien comme Alex ici « fonder une entreprise ».
11) se lancer = « essayer », « commencer », voire, parfois, « prendre des risques ».
12) percevoir : On peut dire aussi « recevoir » ou « toucher » un salaire. « Toucher » est un petit peu plus familier.
13) Je compte + infinitif = J’espère… / Je pense… / J’ai comme projet de…
14) éventuellement : ce mot signifie « peut-être » en français. Attention si vous parlez aussi l’anglais !
15) s’installer quelque part = aller habiter / travailler quelque part. Mais il est vrai que « s’installer avec quelqu’un » signifie « se mettre en couple avec quelqu’un ».

Remarques culturelles :

a) la Maîtrise : comme Alex l’explique, c’était un diplôme obtenu au niveau Bac+4. Mais les universités françaises ont à présent adopté le système européen « LMD », c’est-à-dire Licence / Master / Doctorat. Beaucoup d’étudiants obtiennent donc maintenant un diplôme de Bac+5.
b) MOF : pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site http://www.meilleursouvriersdefrance.info/
c) un pain au chocolat : dans une grande partie de la France, et des pays francophones, on appelle en effet ces viennoiseries « pains au chocolat »… Mais si vous allez dans le Sud de la France, en particulier dans le Sud-ouest, demandez une CHOCOLATINE ! Et oui, les mots peuvent changer en fonction des régions ! NB : je suis originaire du Sud-ouest...