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lundi 30 décembre 2013

DOCUMENT AUDIO POUR LE NIVEAU B2 (Céline) :



Céline présente la Fête des Lumières à Lyon !





Céline a une trentaine d’années, elle habite à Lyon, où elle est prof de français et s’occupe aussi d’un site Internet (T’enseignes-tu (le FLE) ?). 

Elle parle d’une fête importante pour la ville de Lyon dans cette interview.

L’interview a été faite dans un café, l’environnement est bruyant mais c’est un bon exercice pour comprendre une discussion dans un contexte authentique !





DOCUMENT AUDIO (5 minutes 15) :

Tout d’abord, écoutez l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre de quoi parle Céline.




Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, lisez ces questions qui vous indiquent quelles informations vous devez comprendre.

1/ Que fait d’abord remarquer Céline avec ironie à propos du week-end de la Fête des Lumières ?

2/ Combien de visiteurs viennent à Lyon ce week-end-là ?

3/ Que font beaucoup de Lyonnais à cette occasion ?

4/ En quelle année la statue de la Vierge Marie devait-elle être installée ?

5/ Pour quelle raison l’installation de la statue a-t-elle été repoussée ?

6/ Il y a 10 ans, comment était la fête ?

7/ Les parents de Céline connaissent-ils bien cette fête ?

8/ D’après Céline, comment est la place Bellecourt d’habitude ?

9/ Cette année, comment a-t-elle trouvé les animations sur la place Bellecourt ?

10/ Quelle animation avait-on faite sur la statue du cheval ?

11/ Selon Céline, cette fête est pour les Lyonnais un moyen de quoi ?

12/ Quelle spécialité a consommé Céline ?

13/ Que pense Céline d’un tel rassemblement de gens ?

14/ Est-ce qu’elle conseille aux gens de visiter la ville pendant la Fête des Lumières ?

15/ Qu’est-ce qui est compliqué pendant le week-end de la Fête des lumières ?

16/ Que compte-t-elle faire l’année prochaine pour la Fête des Lumières ?


QUIZ :

Ensuite, écoutez encore l’interview et faites le quiz ci-dessous en même temps.


Service offert par Quizz.biz





Quelques images de la Fête des Lumières








TRANSCRIPTION :
Enfin, lisez la transcription (en écoutant l’interview une dernière fois) pour mieux comprendre comment Céline s’exprime.

Gabrielle : Alors Céline, qu’est-ce qui se passe de beau (1) à Lyon ces temps-ci ?

Céline : Ben ces temps-ci, la semaine dernière, c’était la Fête des Lumières en fait (2) !

Gabrielle : Ah ouais, c’est quoi ?

Céline : Alors la Fête des Lumières, c’est une grosse fête, à Lyon, c’est la plus grosse fête lyonnaise. Euh… alors moi qui habite à Lyon, c’est à la fois la… une des grosses fêtes internationales de Lyon mais en même temps, c’est le pire week-end parce qu’il y a 4 millions de personnes qui arrivent en 4 jours à Lyon…

Gabrielle : 4 millions ?

Céline : 4 millions ! Alors que Lyon, je crois que le centre de Lyon, même le Grand Lyon, c’est un million 5 d’habitants. Donc on voit débarquer (3) des touristes tout le week-end. Et beaucoup de Lyonnais s’en vont (4), en fait, pendant la Fête des Lumières. Moi, je suis restée, parce que mes parents sont venus. Donc j’ai pu profiter de la Fête des Lumières tout en essayant d’éviter les touristes, quand même ! Donc voilà.

Gabrielle : Alors, en quoi ça consiste, la Fête des Lumières ?

Céline : Alors, la Fête des Lumières, au départ, c’est une fête religieuse donc… j’ai pas les dates en tête exactement, mais c’est à la fin du XIXème siècle. Euh, l’origine, en fait, ça serait qu’on… la peste (5) s’est arrêtée aux portes de Lyon et les échevins (6), euh, ont promis d’installer une statue de la Vierge Marie sur la Basilique. Euh, et ils devaient installer cette statue le 8 décembre 1850 quelque chose, on va dire (7). Et, euh, il y a eu une inondation du, de l’atelier de l’artiste donc la, la mise en place de la statue a été repoussée. Mais les Lyonnais auraient apparemment, euh, de manière tout à fait, euh, comment on dit ? De manière… (8)

Gabrielle : Spontanée ?

Céline : Spontanée, voilà, mis des petits, des petites lumières à leurs fenêtres pour remercier la Vierge. Donc ça vient de là, en fait, la Fête des Lumières. Ça, c’est l’origine mais aujourd’hui, c’est devenu une énorme fête où on met en lumière la ville, où on met en, vraiment en lumière tous les bâtiments. Donc il y a des spectacles, vraiment « sons et lumières » qui, qui sont mis en place et c’est devenu très très connu. Moi quand je suis arrivée à Lyon il y a 10 ans, c’était pas aussi énorme. Euh, et donc c’était vraiment… Moi, mes soirées étudiantes de la Fête des Lumières, c’était... on allait faire un tour en ville, il faisait froid, on buvait du vin chaud, voilà. Et maintenant, c’est, c’est vraiment une grosse grosse fête qui attire beaucoup de monde.

Donc cette année, en fait, j’y suis allée avec mes parents, parce qu’ils n’étaient jamais venus à la Fête des Lumières à Lyon, et on est allés faire un tour le vendredi soir sur la plus grande place… enfin, je crois que c’est la plus grande mais c’est aussi la plus moche (9) hein ! Bellecourt, c’est une place qui est très très vide, mais là, il y avait un super spectacle, avec une… des images sur la Grande Roue, diffusées sur la Grande Roue avec des, des énormes boules en plastique où l’image traversait d’un lieu, d’une, d’une sphère à une autre, en fait. Et c’était vraiment chouette (10), avec feux d’artifices, il y avait la mise en lumière aussi, il y a une statue de Louis XIV aussi, sur la place Bellecourt, et là, la statue a été complètement mise en lumière, où il y avait l’œil du cheval qui brillait, enfin, c’était assez incroyable !

Gabrielle : Ah ouais !

Céline : C’était vraiment joli, là. Euh, après, on est remontés un peu jusqu’à la place des Jacobins où il y avait… en fait, sur la Presqu’île, qui est vraiment le centre de Lyon, il y a différents spectacles sons et lumières, et il y en a un autre, vraiment très grand, qui est à la place des Terreaux où ce sont des très grands bâtiments où il y a une projection sur 3 murs donc c’est assez impressionnant, c’est vraiment joli puis c’est un moyen de redécouvrir la ville en fait parce que tous ces bâtiments, quand on habite à Lyon, on les regarde mais là, c’est un moment… c’est un peu magique, je pense pour les enfants ! Moi, je commence à être un peu blasée (11), là, parce que j’habite à Lyon, etc. Mais c’est vraiment joli, quoi ! Donc voilà, et puis on a bu un vin chaud parce que c’est la tradition du vin chaud et on a fait une bonne balade avec mes parents et c’était très sympa !

Gabrielle : Tu as mangé des marrons chauds, aussi ?

Céline : Non, on n’a pas mangé, on a juste bu un bon vin chaud. Non, on a fait une balade et après on est rentrés parce qu’il y avait déjà quand même beaucoup de monde et moi, j’avoue que je suis pas fan des endroits où ça brasse (12) beaucoup de gens comme ça. Donc on a fait un tour le vendredi soir et le samedi soir, on a « démissionné »(13) parce que quand on a vu le nombre de gens qui traversait le pont à côté de chez moi, le pont de la Guillotière, on s’est dit que non, on n’allait pas sur la Presqu’île. Donc on a fait un petit tour dans les quartiers autour. Il y a des petites mises en lumière beaucoup moins impressionnantes mais c’était assez sympa, on s’est baladés. Mais c’est vraiment un week-end où on peut profiter de la ville en ayant le courage d’aller dans la foule, en fait, c’est surtout ça !

Gabrielle : Ouais !

Céline : Donc voilà, la Fête des Lumières à Lyon, c’est vraiment sympa comme…

Gabrielle : Et tu recommanderais à des gens qui ne connaissent pas Lyon de venir à ce moment-là, pour découvrir la ville ?

Céline : Pour découvrir la ville ? Ben oui ! C’est, ça a un petit côté magique, quoi, la Fête des Lumières ! La ville est vraiment mise en valeur, en fait. C’est ça qui est chouette. Donc oui, faut, faut se dire qu’on y va et même s’il y a des gens, ben, c’est pas grave, faut y aller une fois, quoi ! Je pense que c’est quand même sympa de le découvrir !

Gabrielle : Et se loger, ça doit être compliqué, alors, si on est… si on connait pas des Lyonnais qui peuvent nous héberger ?

Céline : Oui, c’est compliqué de se garer, c’est compliqué de trouver un appartement. C’est réservé hyper à l’avance, maintenant, je pense. Euh, mais il y a de plus en plus de Lyonnais qui partent pendant la, la Fête des Lumières et qui louent leur appartement.

Gabrielle : Ah oui ?

Céline : Donc il y a plein de solutions comme ça, de plus en plus. Nous, on s’est dit que l’année prochaine, on serait pas là, et qu’on allait louer l’appartement parce qu’il est assez central. C’est un moyen de gagner un peu d’argent sur son loyer et de faire profiter à quelqu’un d’autre, en fait ! Ça peut être, ça peut être sympa ! Donc voilà pour la Fête des Lumières !

Gabrielle : Eh ben merci, ça donne envie de découvrir Lyon et surtout…

Céline : Mais venez à Lyon, c’est trop beau !

Gabrielle : On va suivre le conseil ! Merci beaucoup !




Remarques de vocabulaire et remarques historiques :
1/ Qu’est-ce qui se passe de beau ? : la locution « de beau » signifie « de spécial », « de particulier », voire « de nouveau » et s’utilise dans les questions. On pourra dire « Qu’est-ce que tu racontes de beau ? », « Qu’est-ce que tu fais de beau ? ».
2/ En fait : le sens de cette expression est « en réalité », « effectivement ». Mais souvent, comme ici, c’est presque un « tic de langage » pour accompagner une explication ou une précision. Céline l’utilise plusieurs fois dans cette interview. Et elle n’est pas la seule !
3/ Débarquer = (ici) arriver. Normalement, on « barque » d’un bateau, d’une barque (on en descend). « Débarquer » est utilisé comme équivalent d’arriver quand il s’agit une arrivée en masse, ou d’une arrivée par surprise, aussi. C’est un langage un peu informel, mais très courant.
4/ S’en aller = partir. Pensez à la forme de l’impératif : « Va-t’en ! », « Allez-vous-en ! ».
5/ la peste : la maladie de la peste.
6/ Les échevins : les magistrats de la ville (terme ancien).
En réalité, l’épidémie de peste date du XVIIème siècle, c’est à cette époque que la peste a épargné Lyon et que les notables et magistrats de Lyon ont placé la ville sous la protection de la Vierge Marie. La tradition a perduré, jusqu’au milieu du XIXème siècle, où la ville et ses autorités (le terme « échevin » a disparu à la Révolution française) ont décidé d’inaugurer une statue de la Vierge, comme Céline l’explique. Plus de détails sur cette page
7/ Le 8 décembre 1850 quelque chose, on va dire : Céline a une bonne mémoire, c’est en 1852 exactement ! Grâce à elle, vous pouvez apprendre quoi dire lorsque vous avez une idée approximative d’une date. On peut aussi dire : « vers 1850 », « en 1850 à peu près », « plus ou moins en 1850 », « aux alentours de 1850 », par exemple.
8/ De manière tout à fait, euh, comment on dit ? De manière… : autre technique très pratique lorsque vous avez oublié un mot, que vous l’avez « sur le bout de la langue » ! Et votre interlocuteur vous aidera forcément !
9/ Moche = pas beau, pas belle.
10/ Chouette = sympa.
11/ Blasé(e) = lassée(e) : ça ne l’intéresse plus vraiment parce qu’elle a vu ça trop souvent.
12 / Ça brasse = ça rassemble (signification ici). Souvent, « brasser » = mélanger (comme on brasse de la bière).
13/ On a démissionné : (utilisation familière) on a abandonné, on n’a pas eu le courage de continuer.


Remarques de grammaire :
Profitez-en pour réviser quelques constructions verbales (verbes avec ou sans préposition, les éléments soulignés dans la transcription) :
-       Profiter de quelque chose
-       Essayer de faire quelque chose
-       Promettre de faire quelque chose
-       Repousser quelque chose
-       Remercier quelqu’un
-       Venir de quelque part
-       Attirer quelqu’un, attirer des gens, attirer du monde
-       Avoir le courage de faire quelque chose
-       Recommander à quelqu’un de faire quelque chose (mais recommander quelque chose à quelqu’un)
-       Louer quelque chose (à quelqu’un)
-       Héberger quelqu’un
-       Faire profiter à quelqu’un (de quelque chose)
-       Donner envie de faire quelque chose (à quelqu’un)


Infos culturelles :
Le site officiel de la Fête des Lumières, cliquez ici.
La page Wikipédia consacrée à cette fête, cliquez ici.




Pour aller plus loin :

Regardez une vidéo complémentaire, avec un quiz, sur le site Français langue étonnante : cliquez ici.



 Un vendeur de vin chaud

samedi 28 décembre 2013

DOCUMENT AUDIO POUR LE NIVEAU B1+ (Pascale) :



Pascale est allée à Montpellier !




Pascale habite à Tours, plutôt dans la partie nord de la France, mais elle a eu l’occasion de visiter la ville de Montpellier, dans le sud, au mois d’octobre.

Ne connaissant pas cette ville, Kelly et moi lui avons posé des questions pour qu’elle nous la présente. Merci Pascale d’avoir accepté de parler de cette ville intéressante, merci Kelly de m’avoir aidée à réaliser cette interview !










DOCUMENT AUDIO (7 minutes 16) :

Tout d’abord, écoutez l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre de quoi parle Pascale.



Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, lisez ces questions qui vous indiquent quelles informations vous devez comprendre.


1/ Dans quel but Pascale est-elle allée du côté de Montpellier ?

2/ Quelles étaient les conditions météo ?

3/ C’est la première fois que Pascale allait à Montpellier.

4/ Selon Pascale, qu’est-ce qu’il y a dans le vieux Montpellier ?

5/ Pour Pascale, comment est l’autre partie de la ville ?

6/ Qu’est-ce que Pascale a visité ?

7/ Qu’est-ce que Pascale a rapporté de son séjour là-bas ?

8/ Qu’a fait Pascale à la plage ?

9/ À quelle température était l’eau de la mer ?

10/ Pour Pascale, aller à la plage en cette saison, c’était comment ?

11/ Pourquoi Pascale voudrait-elle revenir à Montpellier ?

12/ Quels moyens de transport Pascale a-t-elle utilisés pour aller à Montpellier ?


QUIZ :

Ensuite, écoutez encore l’interview et faites le quiz ci-dessous en même temps.


Service offert par Quizz.biz








TRANSCRIPTION :

Enfin, lisez la transcription (en écoutant l’interview une dernière fois) pour mieux comprendre comment Pascale s’exprime.

Gabrielle : Pascale, tu es* allée à Montpellier (I) l’autre jour (1), non ?
Pascale : Oui. J’ai passé une semaine (a), donc, dans le sud, de la France. Ma sœur s’est installée (b) là-bas, à côté de Montpellier, une petite ville qui s’appelle Sérignan, au bord de la mer, donc j’y suis allée (c) une semaine, en octobre, et il faisait très très beau (d), et très très chaud puisque j’ai remis mes habits (2) d’été. Et donc j’ai visité Montpellier, que je ne connaissais pas du tout, qui est une ville, je crois, beaucoup plus grande que Tours. Je crois que c’est au moins deux fois plus, quelque chose comme ça. Et, euh, une ville très intéressante, parce que… il y a** deux, deux parties à Montpellier. Il y a une… le vieux Montpellier, donc une partie très historique, il y a un aqueduc, donc de l’époque romaine, il y a plein de (e) vieilles pierres comme ça donc c’est très beau (f), c’est très bien entretenu, il y a beaucoup de petits magasins, des, des rues piétonnes (3), il y avait beaucoup de touristes encore, d’ailleurs en octobre. Et il y a une seconde partie qui est totalement différente, une partie beaucoup plus moderne, je crois*** que c’est une partie de la ville un peu étudiante, ça correspond à certaines facultés et donc c’est, c’est complètement différent, c’est comme s’il y avait deux villes collées dans la même ville donc c’était très intéressant, très beau et, et voilà, on a passé un très bon moment là-bas à Montpellier.
Kelly : Et tu as fait (g)* des visites, là-bas, un peu ?
Pascale : Dans Montpellier ? Non, parce que j’y suis restée (g) que quelques heures simplement. On s’est promenées (g) dans les rues. Euh, il y a beaucoup de, je disais, beaucoup de petits magasins, beaucoup de petites galeries d’art aussi. La seule chose que, que j’ai visitée (g), c’était une, une très vieille église, qui, finalement, était une sorte de, de galerie d’art. Donc euh, c’était très étrange. On rentrait dans, dans l’église et il y avait toute une installation de, d’une artiste (II). C’était comme une énorme toile d’araignée mais qui prenait toute l’église, du plafond, jusqu’aux murs et, et, on était comme à l’intérieur. Et avec la lumière des vitraux (4) qui traversait tout ça. Donc c’était un peu étrange parce qu’on, on, on s’attendait à visiter de façon classique une, une église et finalement, c’était… on était à l’intérieur d’une installation artistique. Donc, donc voilà, c’était très, très inattendu et très sympa Sinon, j’ai, j’ai pas vraiment visité de, de monument ou quoi que ce soit. Déjà, visiter la ville, ça, ça, ça prend du temps et, et en soi, c’était déjà très, très joli.
Kelly : Et tu as eu le temps de déguster quelques spécialités de là-bas ?
Pascale : Euh, j’en, j’en ai ramené (g). Je les ai pas dégustées (g) sur place. J’ai simplement rapporté… Alors, c’est pas une spécialité de Montpellier même, mais c’est une spécialité du sud, de, de Perpignan, je crois, mais je suis*** pas sûre. C’est les « rousquilles (III) ». Je sais*** pas si tu****….
Kelly : C’est quoi ?
Gabrielle : C’est quoi ? Je connais pas.
Pascale : Les rousquilles ? Alors, comment c’est fait, j’en sais rien. Je me suis occupée à les manger, pas à les faire. Mais c’est, c’est, c’est un biscuit, c’est un petit gâteau donc c’est dans, dans des boîtes, hein, comme des boîtes à gâteaux. Et c’est rond, c’est blanc parce que c’est recouvert de sucre. Et c’est rond avec un… un trou au milieu. C’est comme un gros anneau en fait. Et, et c’est très très bon, très sucré mais c’est très très bon. Et je crois que ça, ça vient de, de Perpignan, il me semble.
Gabrielle : D’accord.
Pascale : Donc voilà, j’ai, j’ai rapporté ça. Et j’ai rapporté du vin, rouge parce que, ben, dans le sud de la France il y a beaucoup, beaucoup de vignes. Et donc beaucoup de, de vin et donc j’ai rapporté un, une bouteille de vin de, de Sérignan, je crois, d’ailleurs. C’était le vin du pays Cathare, et… un très très très bon vin ! Donc voilà, ce que j’ai goûté.
Kelly : Et tu as…
Gabrielle : Et… Vas-y Kelly !
Kelly : Tu as eu le temps de « goûter » à la mer ou pas du tout ?
Pascale : Alors, mes orteils (5), oui ! J’ai juste mis les pieds. Euh, on a été deux fois à la plage, deux après-midis à la plage. Parce que vraiment c’était… il faisait très chaud et il faisait, je crois, 27-28 degrés, sur la plage, même plus, des fois. Et, et je crois que la mer était à 19 ou 20 degrés. Donc il y avait des gens qui se, qui se baignaient. Il y avait des courageux. Je crois que c’étaient des touristes… Mais vraiment. Je crois que c’étaient des, des étrangers, euh, des Hollandais, tout ça, donc pour eux, c’était très chaud. Pour moi, ça l’était pas ! Donc sur la plage, on était bien. Il y avait des personnes en maillot de bain, tout ça. Et par contre, voilà, j’ai juste mis les pieds dans l’eau, c’était quand même un peu froid. Mais c’était plus psychologique que physique parce que dans ma tête, on était quand même au mois d’octobre et c’était pas… C’est étrange, hein ?! C’était pas du tout naturel pour moi de, d’être en habits d’été et d’avoir les pieds dans l’eau au bord de la mer, quoi. Donc ça faisait du bien et en même temps, c’était un peu… c’était pas normal ! C’était pas normal !
Gabrielle : Et tu penses que tu reviendras à Montpellier ?
Pascale : Oh ben oui, je pense*** que oui, puisque donc, ma sœur vit là-bas donc c’est sûr que j’y retournerai de temps et temps la voir. J’aimerais bien, oui, retourner à Montpellier parce que j’ai, j’ai pas tout vu. J’ai pas visité, c’est ce que je disais, j’ai pas visité de monuments, j’ai juste fait un tour, un tour de la ville, voilà, de façon générale, voir comment c’est, c’est fait, voir un endroit assez, assez connu de la ville où il y a… C’est un peu l’équivalent (6), en beaucoup plus grand, de la place Plumereau à Tours, c’est-à-dire que c’est l’endroit où il y a des cafés, des restaurants, où tout le monde, tout le monde vient là (IV). Mais euh, oui, j’aimerais, j’aimerais y retourner pour visiter un peu plus, oui, parce que là, j’ai pas le, le sentiment de connaître vraiment la ville. J’y suis passée mais j’ai pas, j’ai pas tout vu.(h)
Kelly : Et tu as fait comment pour te rendre là-bas ? Ça prend combien de temps ?
Pascale : De, de*****Tours, donc, j’ai, j’ai***** pris un avion, euh, Tours-Marseille. Euh, ça a pris, euh, une heure, une heure, une heure et quart, je crois, quelque chose comme ça. C’est, c’est***** très rapide. Après… Euh, je, je*****, j’atterrissais (7) à, à Marseille, donc ma sœur est venue me chercher et donc de, de Sérignan, où elle habite, à Marseille, euh, on met deux heures, deux heures en, en prenant l’autoroute.
Kelly : Pour traverser la France, ça va.
Pascale : Oui ! Ça va ! Mais donc bizarrement, je suis arrivée assez rapidement dans le sud de la France mais j’ai eu l’impression de faire un grand voyage parce que l’avion plus la voiture, ça fait pas énormément d’heures (8) mais ça fait deux moyens de transport, ce qui fait que j’avais l’impression d’avoir voyagé beaucoup, ce qui était pas le cas ! Voilà !
Kelly : D’accord !
Gabrielle : Merci beaucoup !
Kelly : Merci Pascale !
Pascale : De rien !


Remarques de grammaire :
a/ J’ai passé : attention au verbe « passer » au passé composé. On peut dire « Je suis passé(e) » (signification de lieu : « Je suis passée devant le musée sans m’y arrêter ») mais aussi « J’ai passé » (signification de temps : « J’ai passé 3 heures dans le musée » =  j’y suis resté(e) 3 heures).
b/ s’est installée : verbe = s’installer. Tous les verbes avec « se » se forment avec « être » au passé composé. Le participe passé (« installé ») se met au féminin ou au pluriel si le sujet est féminin ou pluriel. Exemples avec « s’installer » et « s’asseoir » (écoutez et répétez la prononciation) :
Je me suis installé(e) en terrasse = Je me suis assis(e) en terrasse
Tu t’es installée(e) = Tu t’es assis(e)
Il s’est installé = Il s’est assis
Elle s’est installée = Elle s’est assise
Nous nous sommes installé(e)s = Nous nous sommes assis(e)s
Nous vous êtes installé(e)(s) = Nous vous êtes assis(e)(s)
Ils se sont installés = Ils se sont assis
Elles se sont installées = Elles se sont assis(e)
c/ J’y suis allée : le verbe « aller » fait partie des verbes qui se forment toujours avec le passé composé.
d/ Il faisait très beau : le passé composé permet de raconter des actions « ponctuelles » (qui se passent à un moment précis) ou des actions clairement limitées dans le temps. Mais si on veut parler de la situation, des circonstances, on utilise l’imparfait, comme ici (« faisait »).
e/ Plein de = beaucoup de : on ne met pas « du », « des », « de la » après « plein » et « beaucoup » (comme après « peu », « trop », « assez », « plus », « moins », « autant »).
f/ C’est très beau : après « c’est », l’adjectif est toujours masculin, même si on parle d’une chose féminine.
g/ L’accord du participe passé (au passé composé et aux autres temps composés) :
-tu as fait : dans les phrases simples comme ici, quand le verbe est formé avec « avoir », le participe passé ne s’accorde normalement pas.
-j’y suis restée : le verbe est formé avec « être », on accorde le participe passé avec le sujet (« je » = Pascale, une femme > « restée » est au féminin).
-on s’est promenées : le verbe est formé avec « être », on accorde le participe passé avec le sujet (« on » = Pascale et sa sœur, deux femmes > « promenées » est au féminin pluriel).
-la chose que j’ai visitée : le verbe est formé avec « avoir » MAIS il y a « que », un pronom relatif complément direct (« accusatif ») avant, qui fait référence à « chose », nom féminin. Donc « visitée » est au féminin. Cela ne fonctionne PAS avec qui, où, dont…
-j’en ai ramené : « en » n’est pas féminin ni complément direct, on n’accorde pas « ramené ».
-je les ai pas dégustées : le verbe est formé avec « avoir » MAIS il y a « les », un pronom complément direct (« accusatif ») avant, qui fait référence à « spécialités », nom féminin pluriel. Donc « dégustées » est au féminin pluriel.
h/ J’y suis passée mais j’ai pas, j’ai pas tout vu : remarquez qu’ici, Pascale fait le bilan de son expérience et qu’elle utilise le passé composé, pas l’imparfait. Quand on fait le point sur une expérience, même longue, c’est toujours le passé composé qu’on utilise.


Remarques de vocabulaire :
1/ L’autre jour = « il y a quelques jours », « il n’y a pas longtemps ».
2/ Mes habits = mes vêtements.
3/ Des rues piétonnes : des rues pour les piétons (pour les gens qui marchent à pied), des rues interdites aux voitures.
4/ Un vitrail = une fenêtre colorée, dans une église. Au pluriel : « des vitraux » (comme « un journal » / « des journaux »).
5/ Les orteils = les doigts de pieds.
6/ C’est un peu l’équivalent : on pourrait dire aussi « c’est un peu comme », « ça ressemble un peu à », « ça me fait un peu penser à ».
7/ Atterrir / décoller : quand un avion se pose, il atterrit. Quand il s’envole, quand il part, il décolle.
8/ Pas énormément de = pas beaucoup de.


Remarques culturelles :

I/ Ville de Montpellier :
Consultez le site Internet de l’office de tourisme : http://www.ot-montpellier.fr/

II/ Installation artistique avec la toile d’araignée :
Il s’agit d’une installation artistique nommée After the dream, conçue par l’artiste Chiharu Shiota, qui a été présentée au carré Saint-Anne à Montpellier. Un petit aperçu :
















 



III/ Les rousquilles :














IV/ Le lieu dont parle Pascale est la Place de la Comédie:

















Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :
*Tu es / Tu as : souvent, on prononce « t’es » / « t’as ». On ne l’écrit pas (sauf dans des SMS ou dans d’autres écrits informels) mais beaucoup de gens prononcent ainsi dans un français un peu « relâché ».
**Il y a : souvent, on prononce « y’a » dans un français un peu « relâché » (on ne l’écrit ainsi que dans un français informel).
***Je crois / je suis / Je sais / Je pense : on prononce souvent, quand on parle un peu vite : « ch’crois », « chuis », « chais », « ch’pense »...
****« Je sais pas si tu… » : ici, Pascale n’a pas pu finir sa phrase, mais avec Kelly, nous avons bien compris qu’elle voulait dire « Je sais pas si tu connais ».
*****Les reprises de mots : dans l’interview (par exemple l’avant-dernière partie), observez comment Pascale répète certains mots (je, je/ des, des / c’est, c’est, etc.). C’est tout à fait naturel en français. C’est le temps nécessaire pour trouver ce qu’on veut dire. DONC VOUS AUSSI, quand vous parlez, vous pouvez faire ça. Une répétition de mots, c’est mieux qu’un silence ! Ça « coupe » moins la discussion. Et souvent, la personne avec qui vous parlez ne le remarquera même pas !



Proposition 1 :
Et si les Montpelliérains et les Montpelliéraines voient d’autres choses à nous faire découvrir, qu’ils n’hésitent pas ! Commentaires ici ou sur Facebook, suggestion d’interview complémentaire : vos propositions sont les bienvenues.

Proposition 2 :
Et si vous présentiez une ville que vous avez visitée ? En France, dans votre pays, dans un autre pays : peu importe ! Écrivez un petit texte dans les commentaires ! Et comme ça, vous pourrez découvrir des lieux que les utilisateurs de ce blog aiment bien !