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Sur GABFLE, il y a des interviews authentiques de personnes francophones, à écouter ou à lire,
des exercices, des remarques de grammaire, de vocabulaire, de prononciation.

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mercredi 30 décembre 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1 (Louis-Marie, Julien, Arnaud) :

3 cousins parlent de Noël !



Louis-Marie, Julien, Arnaud





En France, certaines familles fêtent Noël le 24 décembre au soir. D’autres font la fête le 25 dans la journée. La famille de Louis-Marie, Julien, et Arnaud se retrouve le 25 décembre. Ces trois cousins de 24, 23 et 21 ans, qui habitent dans le Sud-ouest de la France, parlent ici des souvenirs qu’ils ont des Noëls de leur enfance, de ce qui les a marqués.



DOCUMENT AUDIO (2 minutes 32) :

Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi ils parlent.




Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir trouver.

1/ Combien de personnes étaient présentes pour Noël quand ils étaient enfants ?
2/ Comment était l’ambiance ?
3/ De quoi est-ce que c’était l’occasion ?
4/ Qu’est-ce que leur grand-père leur avait appris ?
5/ Qu’est-ce qui était particulièrement sympa pour Arnaud et Louis-Marie ?
6/ Combien de cousins étaient présents, dans leur enfance ?
7/ Que disent-ils sur les Noëls de maintenant ?
8/ Quand est-ce qu’on buvait « du vin de noix » ?
9/ Quels types de jeux aimaient les 3 cousins ?
10/ Quand est-ce qu’ils avaient joué dans la neige ?


Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.




EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.




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TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment les 3 garçons s’expriment.


Gabrielle : Ça se passait (A) comment, euh, les Noëls quand vous étiez (A) enfants ?
Julien : Eh bé (a) alors (b), du coup (c) on était donc une grande famille donc une bonne trentaine de personnes et donc du coup tous les cousins et cousines se réunissaient (1). C’était, euh, très très joyeux. Du coup, bé du coup, c’était l’opp… l’occasion de, de tous se réunir, passer une bonne journée, surtout vraiment se réunir (1).
Gabrielle : S’amuser.
Julien : Voilà (d), ouais (e). Donc… Et puis voilà et puis aussi, comment dire ? Se remémorer (2) toutes les bonnes blagues (3) de notre grand-père que notre grand cousin Thomas avait bien, avait bien retenues (2) !
Julien : Voilà ! Après, je sais pas (B), peut-être que… les cousins ont aussi des idées ?
Gabrielle : Arnaud ? Quels souvenirs t’as (f) des Noëls quand t’étais (f) enfant ?
Arnaud : Une table assez grande !
Gabrielle : Ouais, c’est vrai !
Arnaud : Non, après (g), c’est sympa le moment où on va tous aux cadeaux, quoi (h) ! Ça, ça m’a marqué (4) !
Louis-Marie : Où on mange, où on mange, je dirais, le plus vite possible pour pouvoir aller dépiauter (5) les cadeaux à une vitesse phénoménale (6) !
Arnaud : 14 cousins qui, qui y vont…
Gabrielle : Qui prennent d’assaut (7) les cadeaux !
Arnaud : C’est ça, quoi !
Gabrielle : Donc voilà, c’était bien ?
Arnaud : C’était bien !
Louis-Marie : Oh ben, ma foi !
Arnaud : C’était bien. Maintenant, ça a changé (C). Et ouais, maintenant de 14, on est passés à 8 cette année, chacun fait sa vie et…
Gabrielle : C’est un peu différent…
Arnaud : C’est différent, oui !
Julien : Moi j’ai des petites idées sur ce qu’on (D) mangeait ! Le repas typique de Noël*, avec les haricots blancs et le mouton, en entrée le taboulé**. [Gabrielle : C’est vrai !] Le vin de noix*** à l’apéritif. [Gabrielle : C’est clair, c’est clair !] Et voilà, donc du coup, c’était le repas de fête, sans oublier, bien sûr, les huîtres**** et le foie gras***** ! Je dis ça un peu dans le désordre mais… comme ça me vient ! Voilà, voilà ! C’était souvent l’occasion aussi d’aller faire un tour dehors (8) aussi. Donc souvent on jouait au ballon, ou, ou plein d’autres bêtises (9) comme faire la mobylette et se foncer dedans (10) !
Arnaud : Ou même descendre des côtes enneigées (11) avec un sac en plastique. C’était le Noël il y a trois ans, je crois, ou 4 ans.
Gabrielle : C’est plus récent.
Arnaud : Ça, c’est plus récent
Louis-Marie : Euh…
Gabrielle : Voilà, quoi !
Louis-Marie : Voilà ! En gros (12), c’était, ça, Noël !
Gabrielle : Merci !
Louis-Marie : De rien !

Remarques de grammaire :
A) Se passait / étiez : beaucoup de verbes ici sont à l’imparfait. Les 3 cousins racontent des souvenirs. Comme ils parlent de situations passées, ou d’habitudes passées, on utilise l’imparfait. Mais quand on parle d’une action passée, on utilise le passé composé.
B) Je sais pas : la forme correcte est « je ne sais pas ». Mais oublier le « ne » à l’oral est une erreur très souvent faite par toutes les personnes francophones !
C) Ça a changé : ici, le verbe est au passé composé. Ce n’est pas vraiment une action ponctuelle passée mais l’idée d’un changement. Quand on parle de quelque chose qui a changé, on utilise le passé composé. Exemple : « Quand ils étaient enfants, ils passaient le réveillon du 31 décembre avec leurs parents. Mais l’an dernier, ils ont passé le réveillon avec leurs amis ! ».
D) Ce qu’ / ce que = « la chose que », « les choses que ». Et « ce qui » et « ce dont » existent aussi ! Exemple : « Qu’est-ce qu’il fait ? --> Je ne sais pas ce qu’il fait. »

Remarques de vocabulaire :
1) Se réunir = se retrouver en groupe pour être ensemble. « Une réunion » = un regroupement de personnes pour discuter de quelque chose. On dit aussi « une réunion de famille ».
2) Se remémorer = retenir = « se rappeler », « se souvenir », ou plutôt ici « ne pas oublier ». Julien veut surtout dire qu’ils n’avaient pas oublié ces blagues, qu’ils ont fait ces blagues !
3) Une blague = une histoire drôle, une histoire comique. Mais c’est aussi (comme ici) une situation comique pour piéger d’autres personnes, par exemple, mettre du sel à la place du sucre dans le sucrier !
4) « Ça m’a marqué ! » --> « Marquer » = (ici) faire une impression forte qu’on n’oublie pas.
5) Dépiauter : ce verbe n’est pas très utilisé en français. Louis-Marie veut dire « déballer les cadeaux », « ouvrir les cadeaux ».
6) Phénoménale = extraordinaire, très grande.
7) Prendre d’assaut = attaquer. C’est bien sûr ironique ici
8) Dehors = à l’extérieur. Et « dedans » = à l’intérieur.
9) Des bêtises = des actions pas très raisonnables, qui énervent les adultes en général !
10) Se foncer dedans = avoir un petit accident.
11) Enneigées = couvertes de neige.
12) En gros = « globalement », « sans entrer dans les détails ».

Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :
a) Eh bé :
ça vient de « Eh bien ». « Eh bé » est plutôt une manière de parler du Sud de la France. On dit « Eh bé » quand on commence une explication. Dans d’autres régions francophones, on dit plutôt « Eh ben ».
b) Alors : normalement, on dit « alors » pour présenter une conséquence (un peu comme « donc ». Mais ici, « alors » est utilisé pour commencer une explication. « Eh bé alors » est presque une expression fixe pour commencer à expliquer quelque chose.
c) Du coup : normalement, c’est une expression non-standard utilisée à l’oral pour dire « donc ». Mais ici, il n’y a pas vraiment de conséquence. C’est une habitude de langage qui montre aussi qu’une explication commence.
d) Voilà : souvent, « voilà » est utilisé quand on donne quelque chose (« Voilà un cadeau pour toi » = « Voici un cadeau pour toi ») ou quand on présente une histoire (« Voilà comment ça s’est passé : … »). Mais ici, « Voilà ! » signifie « C’est ça » ou « Exactement ». On utilise aussi « Voilà ! » quand on a fini de raconter une histoire (« Voilà ! C’est tout… »). Il y a donc beaucoup d’utilisations du mot « Voilà » !
e) Ouais : c’est la forme familière (non-standard) de « oui ».
f) T’as / t’étais : les formes correctes sont « tu as », « tu étais ». Mais à l’oral, on prend des libertés ! Par contre, « J’ai » et « J’étais » sont les formes correctes et les formes « Je ai » ou « Je étais » ne sont PAS correctes et ne sont PAS utilisées.
g) (Non) après : c’est bizarre mais ici, « après » veut dire « et aussi ». Mais c’est une utilisation assez familière.
h) …quoi ! : souvent, à la fin d’une exclamation, on met « … quoi ! ». Mais ça n’a pas vraiment de signification, c’est juste une habitude.


Remarques culturelles :
*Le repas typique de Noël : enfin, c’est un repas typique dans leur famille. Les menus traditionnels français sont différents en fonction des familles et des régions. La majorité des familles a l’habitude de manger de la dinde ou du chapon (un poulet très gras).
** Le taboulé : ce n’est pas du tout traditionnel en France. Mais c’est une habitude de la grand-mère des 3 cousins de cuisiner cette spécialité qui vient à l’origine du Liban, de Turquie, ou d’Afrique du Nord.
*** Le vin de noix : c’est une spécialité très appréciée dans le Sud-Ouest de la France. On laisse des noix vertes dans du vin pendant plusieurs semaines, on ajoute de l’alcool, du sucre. Et on obtient cette boisson qu’on boit en apéritif, avant de commencer le repas.
**** Les huîtres : C’est un fruit de mer, très typique pour les fêtes de fin d’année, et pas seulement dans la famille des trois cousins.
***** Le foie gras : c’est une spécialité à l’origine du Sud-ouest mais mangé dans toutes les régions de France pour Noël. C’est un organe du canard ou de l’oie (le foie), très gras (pas diététique !), qu’on cuisine d’une façon spéciale et qu’on mange sur du pain grillé.


Pour comprendre plus vite, voici du foie gras et des huîtres :














mardi 29 décembre 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau A2+ (Florence) :

Florence a vu le film Le petit Nicolas !




Florence habite actuellement en France. Comme elle aime bien le cinéma, elle essaie d’y aller de temps en temps. Elle aime tous types de films, il y a quelques temps, elle est allée voir l’adaptation des histoires du Petit Nicolas qui est sortie en film.







DOCUMENT AUDIO (1 minute 21) ET QUESTIONS :



Tout d’abord
, je vous propose d’écouter une première fois l’interview de Florence pour avoir une idée générale.






Pour continuer
, lisez ces questions. Les informations sont dans le document audio.

1. Pour Florence, comment était le film en général ?
2. Pour quel public le film est-il mieux (plus adapté) ?
3. Finalement, que préfère Florence ?
4. Pour Florence, comment jouaient les acteurs enfants ?
5. Qu’est-ce que Florence a moins aimé dans le film ?
6. Qu’est-ce qu’elle a bien aimé dans le film?



Écoutez ensuite encore l’interview. Vous pouvez faire l’exercice en même temps.





EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.



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TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Florence parle.


Gabrielle : Salut Florence ! Il y a (a) quelques temps, on est allées voir ensemble Le petit Nicolas. Tu pourrais nous dire ce que tu as pensé (1) de ce film ?
Florence : Ben (b) oui. C’était un film sympa (2) et c’était assez drôle (3). Bon (c), c’est pas LE grand film de l’année (d) mais euh (e)… mais bon, pour les enfants, je pense (f) que c’est pas mal (4)… Pour les adultes, bon, c’est un petit peu « gentillet » (5).
Gabrielle : D’accord. Qu’est-ce que tu as aimé, par exemple dans le film ?
Florence : Ben ce que j’ai aimé, c’est de retrouver, euh, les personnages (6) du livre mais je pense que je suis plus attachée au livre qu’au film (7) et euh, finalement, après le film, ce dont je me souviens (8), c’est plutôt du livre que du film. Mais euh, bon, les acteurs étaient assez bien. Euh, qui j’ai bien aimé ? Ben (b), Kad Merad*, Anémone** et puis bon, les enfants aussi étaient assez bons dans le film.
Gabrielle : Et il y a des choses que tu as moins aimées ?
Florence : Ben c’était un petit peu sketch sur sketch (9) mais c’est un petit peu comme ça dans le livre, c’est juste que à l’image (10), ça, ça rend autrement (11). Mais ce que j’ai bien aimé, je pense, c’est plutôt, euh, l’ambiance dans la salle. C’était agréable, enfin c’était un peu bizarre de se retrouver au milieu de tous ces enfants dans la salle mais c’était aussi sympa de les voir rire et ça fait plaisir de voir des gens, ou des jeunes, s’amuser (12) devant un film, tout simplement.
Gabrielle : D’accord. Donc tu ne regrettes pas d’y être allée.
Florence : Non ! Surtout pas avec toi !
Gabrielle : Merci ! Bon, merci Florence !


Remarques de vocabulaire et de grammaire :
1) Ce que tu as pensé (de…) = ton opinion (sur…).
2) Sympa = sympathique.
3) Drôle = « amusant », « comique ». On dit aussi souvent « rigolo », ou « marrant » mais c’est un peu familier (non standard).
4) C’est pas mal = « C’est assez bien, « C’est plutôt bien ».
5) Gentillet = « agréable mais pas extraordinaire », ou aussi « naïf ».
6) Les personnages = les personnes de l’histoire (d’un film, d’un livre…). Des personnages = des personnes de fiction.
7) Je suis plus attachée au livre qu’au film = « Je préfère le livre au film », « J’aime le livre plus que le film ».
8) Ce dont je me souviens = « la chose que je me rappelle », « la chose que je n’ai pas oubliée ». « Se souvenir de quelque chose » = se rappeler quelque chose ».
9) C’était un peu sketch sur sketch = « le film, c’était une suite de sketches ». Florence veut dire que le scénario n’était pas très original, pas très riche.
10) À l’image = « sur l’écran », « au cinéma ».
11) Ça rend autrement = ça donne une impression différente.
12) S’amuser = « rire », « être très contents ».


Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :
a) Il y a : ici, j’ai dit « y’a ». C’est une habitude de prononcer de cette manière.
b) Ben = « eh bien ». Parfois, on dit « ben » quand on hésite un peu. D’autres fois on dit « ben » pour montrer qu’on commence une explication.
c) Bon : on dit « bon » quand on explique quelque chose. On dit surtout « bon » quand on veut ajouter une information ou une précision.
d) LE grand film de l’année : ici, écoutez bien comment Florence parle ! Elle insiste de cette manière sur l’article « le » (mais c’est la même chose avec « la » et « les ») pour dire « le meilleur film de l’année », « le plus grand film de l’année ».
e) Euh : on dit « euh » quand on hésite, quand on cherche un peu ses mots.
f) Je pense : ici, Florence parle un peu vite et elle dit presque « chpense ». C’est une habitude de prononcer de cette manière.


Remarques culturelles :
* Kad Merad :
c’est un acteur français qui est partout au cinéma depuis quelques années. Dans le film, il joue le père de Nicolas. Pour en savoir plus sur lui, lisez sa biographie.

** Anémone : cette grande actrice de comédie (mais pas seulement) est moins présente au cinéma dernièrement mais toujours très connue. Dans le film, elle joue la maîtresse (le professeur) remplaçante. Pour en apprendre plus sur elle, lisez sa biographie.


Et je vous conseille aussi le site Internet officiel du Petit Nicolas :
http://www.petitnicolas.com/, et le site du film : http://www.lepetitnicolas-lefilm.com/ !


Et si vous voulez découvrir les aventures de ce personnage, vous pouvez lire et écouter des histoires du petit Nicolas sur le très bon blog de Juan (qui est professeur de français en Espagne). C’est un blog FORMIDABLE !












BONUS VIDÉO :

Et pour finir, je vous propose de découvrir la bande-annonce qui présente l’histoire du film Le Petit Nicolas. Une bande-annonce, c’est une vidéo pour faire la publicité d’un film. Cette bande-annonce est très bien faite : c’est comme un résumé du film.
J’ai mis la transcription juste après. Vous pouvez regarder la vidéo mais aussi écouter les dialogues et lire la transcription en même temps. J’ai écrit quelques remarques de vocabulaire pour vous aider à comprendre mieux.




TRANSCRIPTION :
Le photographe : Les enfants, le rang du fond (1), tenez-vous droits (2), s’il vous plaît !
Nicolas : Moi, c’est Nicolas, ma vie, elle est chouette (3), et je veux surtout pas qu’elle change.
Le père : Redresse (4), redresse !
Nicolas : Eux, c’est Papa et Maman.
Le père : Redresse… Redresse, redresse, redresse, redresse !
La mère : Arrête, avec tes « redresse » ! Tu me fais perdre tous mes moyens ! (5)
Nicolas : Ils se disputent (6) souvent.
Le père : Ne te marie jamais !
Nicolas : D’accord.
Nicolas : Et avec le patron de Papa, c’est pareil.
Le père : C’est à propos de mon augmentation…
Le patron : Oui, ben, on verra ça plus tard.
Nicolas : Et ça, Maman, ça l’énerve.
La mère : Ils t’exploitent (7), et toi, tu te laisses faire !
Le père : Très bien, ben je vais tout envoyer promener et tu seras satisfaite. Nicolas, nous partons vivre dans une roulotte (8).
Nicolas : Oh, chouette !
Nicolas : Mais un jour, Papa et Maman n’étaient plus tout à fait les mêmes.
Nicolas : Je vais avoir un petit frère !
Eudes : C’est grand comment, un bébé ?
Joachim : Comme ça, à peu près !
Eudes : Ben t’as intérêt à mettre tes jouets à ça ! (9)
Alceste : T’es foutu (10), je te dis !
La maîtresse : Qui peut me raconter l’histoire du Petit Poucet (11) ? Oui… Agnan.
Agnan : « Il était le dernier d’une famille de bûcherons (12) qui décidèrent de les abandonner dans la forêt ».
Les enfants : Oh !
Le père : Et si on allait faire une balade (13) en forêt le week-end prochain, hein ?
Clotaire : Faut que tu fayotes (14).
Alceste : Comme ça, elle trouvera que tu es très mignon (15) et elle pourra plus t’abandonner !
Les enfants : Ouais !
Nicolas : Alors, j’ai tout fait pour plaire à Maman.
La mère : Elle est très belle, ta fleur, mon chéri !
Nicolas : Mais ça n’a pas suffi.
La mère : Et demain, on ira se promener dans la forêt…
Nicolas : Et là, mes bêtises (16) ont vraiment commencé !
Le père : Ben Nicolas, qu’est-ce que tu fais ? Ouvre ! Bon, ouvre immédiatement cette portière (17) ! Ouvre cette portière nom d’une pipe ! (18)
La fleuriste : Oh !
La mère : Oh !
Le surveillant : Qu’est-ce que c’est que ça ? J’ai dit en colonne par deux !
La maîtresse : Assis ! Debout !
Le directeur : Assis !
Le médecin : Tousse !
La maîtresse remplaçante : Silence !!!
L’homme avec son enfant : Bande de chenapans (19), revenez ici !

Remarques de vocabulaire :
1) Le rang du fond =
les enfants qui sont derrière.
2) Tenez-vous droits = Restez droits, ne bougez pas.
3) Chouette = sympa (sympathique).
4) Redresse = (ici) « Va plus droit », « Roule plus droit ».
5) Tu me fais perdre tous mes moyens ! = « A cause de toi, je suis paniquée !».
6) Ils se disputent : « se disputer » = mal se parler, crier par exemple, quand on n’est pas d’accord.
7) Ils t’exploitent = Ils profitent de toi.
8) Une roulotte = une caravane.
9) Ben t’as intérêt à mettre tes jouets à ça ! = « Eh bien, tu dois faire attention à ranger tes jouets très hauts ». Il dit « à ça » parce qu’il fait un geste pour expliquer.
10) T’es foutu = « Tu es perdu », « C’est fini pour toi ».
11) Le Petit Poucet = le conte de Charles Perrault, qui raconte l’histoire de ce petit garçon (très très petit) abandonné dans la forêt qui met des bottes (des chaussures hautes) pour aller très vite.
12) Un bûcheron = quelqu’un qui travaille dans la forêt, qui coupe des arbres.
13) Une balade = une promenade. Et « se balader » = « se promener ».
14) Faut que tu fayotes = Il faut que tu fayotes, = « Tu dois être parfait pour avoir des avantages ». « Fayoter » est un verbe non-standard très utilisé par les enfants à l’école. C’est un mot assez négatif. Les enfants qui « fayotent » veulent être les préférés du professeur !
15) Mignon = « joli », « beau ». Mais ici, « mignon » = « très gentil ».
16) Des bêtises = des actions qui ne sont pas raisonnables. Quand les enfants font des bêtises, les adultes sont énervés, ils ne sont pas contents !
17) Nom d’une pipe ! : Le père de Nicolas dit ça parce qu’il est très énervé. Mais c’est une expression ancienne, démodée.
18) La portière = la porte de la voiture.
19) Bande de chenapans = « Bande de méchants enfants ».



vendredi 18 décembre 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau A1+ (Gabrielle) :


Présentation du Petit Nicolas !


Aujourd’hui, c’est une « interview » de moi-même que je fais, pour vous présenter un personnage de fiction qui s’appelle le Petit Nicolas. Après, vous pouvez même faire un exercice avec une vidéo du film !




DOCUMENT AUDIO (1 minute 34) :
Pour commencer, lisez ces questions. Les informations sont dans le document audio.


1. À l’origine, « le Petit Nicolas », qu’est-ce que c’est ?
2. Quand est-ce que les auteurs ont inventé le Petit Nicolas ?
3. Que fait (par exemple) Nicolas avec ses amis ?
4. Pour qui sont les histoires du Petit Nicolas ?
5. Quand est sortie l’adaptation en film ?
6. Quelle est l’adresse du site Internet officiel du Petit Nicolas ?


Écoutez ensuite l’interview pour trouver les réponses aux questions. Vous pouvez faire l’exercice en même temps.


EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.




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TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour bien comprendre le vocabulaire.


Gabrielle : Le Petit Nicolas, c’est un livre à l’origine (1). Il y a des textes avec des dessins. L’auteur (2), c’est Goscinny et le dessinateur (3), c’est Sempé. Ils ont inventé le Petit Nicolas dans les années 50, les années 1950, donc c’est ancien, mais c’est toujours un grand succès. L’histoire, c’est la vie de Nicolas, avec ses parents mais aussi avec ses amis, ses copains (4), dans la rue, ou à l’école, etc. Nicolas, il a beaucoup de copains et ensemble, ils font des bêtises (5) et ils vivent des aventures. Alors, c’est un livre pour les enfants, bien sûr mais pas seulement, parce que l’humour, c’est aussi pour les adultes. Bref (6), c’est un grand succès, ça a toujours été un grand succès. En 2009, on a même fait une adaptation qui est sortie au cinéma. Et j’ai même trouvé sur Internet le site officiel du Petit Nicolas. Vous voulez l’adresse ? Écoutez bien, je vous la donne :
http://www.petitnicolas.com.

Voilà, bonne découverte (7) du Petit Nicolas !


Remarques de vocabulaire :
1) À l’origine = « en premier », « d’abord ».
2) L’auteur = la personne qui écrit un livre. Mais « les auteurs » = toutes les personnes qui participent à un livre.
3) Le dessinateur = la personne qui fait les dessins (les images, les illustrations).
4) Un copain = un ami. Et une copine = une amie.
5) Des bêtises = des actions que les enfants font, et après les parents sont énervés, les parents ne sont pas contents !
6) Bref = en résumé, pour faire court.
7) Une découverte = quand on découvre. Découvrir = apprendre à connaître.

Remarques culturelles :
Pour découvrir le Petit Nicolas en image, je vous propose de regarder une petite vidéo avec quelques images du film. Regardez la section « document vidéo ».


















*****


DOCUMENT VIDÉO :

Pour commencer, regardez la vidéo pour découvrir l’ambiance du film et les personnages.





Lisez ces questions sur Nicolas et ses amis. Les informations sont dans la vidéo.

1. Quel âge a Nicolas ?
2. Que fait Alceste tout le temps ?
3. Comment est le père de Geoffroy ?
4. Et Eudes, qu’est-ce qu’il aime ?
5. Comment est Rufus ?
6. Qui est Clotaire ?
7. Pourquoi on ne peut pas taper Agnan ?
8. Que dit Nicolas sur sa vie ?


EXERCICE :
Regardez encore la vidéo pour trouver les informations. Faites le quizz (l’exercice) en même temps.


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TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription et les remarques pour mieux comprendre la vidéo.

Le photographe : Les enfants, le rang du fond, tenez-vous droits, s’il vous plaît !
Nicolas : Moi, c’est Nicolas, j’ai 8 ans et j’aimerais bien vous raconter ma vie. Allez, mes copains. Lui, c’est Alceste, il mange tout le temps. Geoffroy, il a un papa très riche, et il aime se déguiser (1). Eudes, il aime bien se bagarrer (2).
Eudes : Pour qui il se prend, ce sale cafard (3) ?
Le directeur : Élève querelleur (4), batailleur (5).
Nicolas : Rufus, il a un papa policier, et il fait beaucoup de bêtises.
La maîtresse : Clotaire, qu’est-ce que je viens de dire ?
Nicolas : Clotaire, c’est le dernier de la classe (6). Il est toujours puni.
Clotaire : C’est un mot d’excuse de mes parents.
La maîtresse : Qui t’a fait ce mot ?
Nicolas : Agnan, c’est le premier de la classe.
Agnan : Madame, il copie…
La maîtresse : Chut !
Nicolas : Et on l’aime pas beaucoup.
Agnan : Vous pouvez pas me taper, j’ai des lunettes.
Le médecin : Enlève tes lunettes et dis-moi ce que tu lis.
Agnan : Ah !
Le médecin : Retire tes lunettes, j’ai dit !
Nicolas : Tout ce que je peux vous dire, c’est que ma vie, elle est chouette (7) !... Et je veux surtout pas qu’elle change !

Remarques de vocabulaire :
1) Se déguiser = se costumer.
2) Se bagarrer = se battre, se taper, être violent avec une autre personne.
3) Ce sale cafard = (ici) « ce gros idiot » (qui aime raconter les bêtises des autres au professeur). Mais c’est une expression ancienne. Aujourd’hui, on préfère dire « ce sale rapporteur ».
4) Querelleur = qui a de mauvaises relations avec les autres.
5) Batailleur = qui aime se battre, qui est un peu violent.
6) Le dernier de la classe = le plus mauvais de la classe (il ne travaille pas bien à l’école : pour lui, c’est difficile).
7) Chouette = « sympa », « sympathique », « bien », « agréable ».

Remarques culturelles :
Dans les histoires du Petit Nicolas, le vocabulaire des enfants (et des adultes aussi parfois) n’est pas très moderne. Mais c’est amusant de lire ça (ou d’écouter ça) pour les Francophones d’aujourd’hui.
Et les prénoms des amis de Nicolas ne sont pas du tout à la mode, ils sont bizarres, anciens. Même dans les années 50, les prénoms Eudes, Clotaire, Agnan, étaient démodés. L’exception, c’est le prénom de Nicolas, qu’on retrouve un peu à toutes les époques mais il a eu le plus de succès dans les années 80 (1980).


Et pour connaître mieux les histoires du Petit Nicolas, il y a 2 super sites Internet :
- le site officiel :
http://www.petitnicolas.com/

- le site du film :
http://www.lepetitnicolas-lefilm.com/

















jeudi 10 décembre 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1 (Patricia et Christian) :

Patricia et Christian comparent la France et l’Espagne !


Patricia vient de France et Christian a grandi au Venezuela. Mais ils habitent en Espagne depuis quelques mois. Je les ai déjà interviewés ici et ici. Aujourd’hui, ils comparent la vie en France et la vie en Espagne.

Vous pouvez aussi écouter cette interview si vous avez le niveau A2 mais le quizz sera peut-être un peu difficile.


Patricia et Christian qui font une pause sur le chemin de l'Espagne.




DOCUMENT AUDIO (6 minutes 39) :
Tout d’abord, je vous propose de lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.



1. Comment a été l’adaptation de Christian et Patricia en Espagne ?
2. Que dit Patricia sur les sorties des Espagnols ?
3. Quelles personnes Patricia voit-elle surtout dans les lieux publics en Espagne ?
4. Que dit Christian sur les supermarchés et l’écologie ?
5. Que pensent Patricia et Christian des horaires des services ?
6. Que dit Christian sur les horaires des repas ?
7. Pour Patricia, comment sont les habitudes alimentaires françaises et espagnoles ?
8. Que disent-ils sur le tutoiement (dire « tu ») et le vouvoiement (dire « vous ») ?
9. Quelle a été la première réaction de Patricia la première fois qu’on lui a dit « tu » à la banque ?
10. Finalement, que pense Patricia de la manière de se parler en Espagne ?
11. Que dit Christian sur les centres commerciaux ?
12. Que pensent finalement Patricia et Christian de leur installation en Espagne ?


Écoutez ensuite l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.




EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte. Attention si vous connaissez la France et l’Espagne ! Répondez en fonction de l’interview, pas en fonction des choses que vous connaissez. Patricia et Christian ont peut-être des idées différentes des vôtres…




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TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Patricia et Christian parlent.


Gabrielle : Bonjour Patricia et Christian, euh, on vous a écoutés sur ce blog il y a quelques temps. Vous nous ra… parliez* de votre départ prochain en Espagne. Eh ben maintenant, ça y est, ça fait un moment : vous y êtes.
Patricia : Oui, plus de 6 mois, déjà.
Gabrielle : Le temps passe vite !
Patricia : Oui, mais on s’est habitués très facilement en fait. Faut dire que bon, deux pays eur… européens aussi proches l’un de l’autre, c’était pas (a) un choc culturel énorme et euh, voilà : tout s’est passé sans, sans soucis (1), on s’est adaptés rapidement, et on se sent très bien là-bas.
Gabrielle : Christian, c’est vrai ?
Christian : Oui, c’est vrai, tout à fait !
Gabrielle : D’accord. Et alors, tu disais Patricia, il y a…** quand même les deux pays sont proches mais est-ce que totalement proches ? Est-ce qu’on pourrait dire qu’il y a beaucoup de choses qui se ressemblent ou pas spécialement ?
Patricia : Ça dépend de quoi on parle en fait. Par exemple, les habitudes de vie, je trouve*** que les Espagnols sortent beaucoup plus, pour aller boire un café, pour aller boire une bière, se promener dans la rue, à n’importe quelle heure de la journée…
Christian : Oui, pour prendre des « tapas » !
Patricia : Oui, exactement ! N’importe quelle heure de la journée. Il y a toutes les générations dans les lieux publics, chose qu’on constate quand même beaucoup plus rarement en France : les gens restent beaucoup plus chez soi (b) et voilà, ça c’est une différence majeure. Et les autres… autre chose…
Christian : Et aussi, il y a des différences par rapport aux… les achats (c) qu’on fait au supermarché par exemple, il y a beaucoup de sacs plastique qu’on donne…
Gabrielle : Aux clients.
Christian : Aux clients, oui. Mais ici en France, il y a moins de sacs plastique, presque… ça a disparu, parce que ici, on a pris conscience de, de, de l’environnement, on va dire. Là-bas, ça commence mais encore, il y a du boulot (2) à faire.
Gabrielle : Ouais, ouais, d’accord.
Patricia : Et une différence importante, ce sont les horaires, aussi… les horaires d’ouverture des services. Par exemple, je sais pas****, les banques, ce genre de choses…
Christian : Les administrations publiques…
Patricia : Oui, aussi.
Christian : Oui, (que) l’horaire, c’est le matin. Le matin, c’est de 8 heures à 14 heures. Et après, c’est fermé, on ne peut rien faire.
Patricia : Voilà, les banques sont fermées le samedi toute la journée, donc c’est vrai que pour les personnes qui travaillent, c’est très compliqué de faire des démarches administratives, ou, voilà, se rendre à (3) la banque, les choses comme ça.
Christian : Aussi, les horaires pour manger, ça change d’ici. Par exemple, là-bas, pour déjeuner, c’est un peu plus tard et pour dîner aussi, alors qu’ici en France, au moins, c’est plus… différent. Ouais, on va dire, c’est moins tard que là-bas.
Gabrielle : D’accord, ouais, ouais.
Patricia : Mais bon, finalement, tout ça, au bout de quelques temps, on s’y habitue (d) sans soucis, faut***** juste, voilà, se rendre compte…
Christian : Il faut s’habituer !
Patricia : … des habitudes et voilà, on se, on se cale dessus (4).
Christian : On s’habitue très, très vite, c’est, c’est pas non plus un choc énorme. On va dire… c’est se caler un peu sur l’horaire.
Gabrielle : D’accord, ouais. Et il y a des choses similaires aussi, des choses qui se ressemblent entre les deux pays ?
Patricia : Oui, les habitudes alimentaires sont quand même très très proches. Et on trouve des produits français très facilement si on a envie de faire un repas français, c’est pas compliqué de, de trouver les ingrédients, ce genre de choses. Sinon, non, c’est quand même…
Gabrielle : Et dans les relations entre les gens ? Est-ce qu’on s’adresse aux gens (5) de la même manière ?
Patricia : Ah, là, c’est vrai qu’il y a des différences quand même, par rapport au tutoiement et au vouvoiement, notamment (6).
Christian : Oui, là-bas, on tutoie beaucoup et la relation, c’est plus, euh, « cool », on va dire.
Gabrielle : Ouais******, ouais.
Patricia : C’est vraiment une relation, entre guillemets (7) « amicale » dès le (8) premier contact. On se tutoie dès le premier contact même, comme je disais tout à l’heure, à la banque, ce genre de choses. La personne qui va t’accueillir va te tutoyer alors que tu ne l’as jamais vue et si elle voit ton prénom d’écrit sur un document, elle va t’appeler aussi par ton prénom. Donc c’est vrai que la première fois, c’est un petit peu surprenant (9). Bon, c’est pas gênant (10) mais c’est juste surprenant et puis après, bon, on fait pareil, mais…
Christian : Mais c’est surprenant surtout pour les personnes français… fran… françaises (e), oui, qui sont habituées à… à le vouvoiement (f).
Gabrielle : Ouais… Pour toi, euh, ayant grandi au Venezuela, euh, ça va ?
Christian : Non, pour moi, ça va. [Gabrielle : C’est naturel.] C’est, c’est pas un choc. C’est pas si naturel mais c’est pas non plus quelque chose…
Patricia : C’est pas une nouveauté totale…
Christian : Oui.
Patricia : … alors que c’est vrai que pour moi, la première fois, c’était un peu…, vraiment…, bon : « est-ce que c’est toujours comme ça qu’ils s’adressent aux gens ? », mais oui, c’est toujours comme ça, quoi ! mais en fait, euh, bon, c’est plutôt sympa et oui, très convivial, que ce soit dans le bus, les transports en commun, aussi, c’est, c’est, ouais, très sympa, en fait.
Gabrielle : C’est plus convivial, quand même, on peut le dire, plus qu’en France.
Patricia : Ouais, ouais, ouais.
Christian : Mais aussi le premier contact, quand on entre dans un magasin, c’est pas « Bonjour. », c’est « Hola » (11). Ouais, c’est… quelque chose plus…
Patricia : Il y a moins de distance en fait. Ouais, les distances sont, sont vraiment pas situées aux mêmes endroits…
Christian : Mais sinon (12), les… la façon de vivre, c’est très similaire. C’est un rythme calme, on prend le temps pour faire les choses et on « prend la siesta » (13) aussi, c’est…
Patricia : Un moment sacré (14) !
Christian : Ouais, dans la journée, où tout est fermé, bon la plupart des magasins, quand même, y’a les centres commercials, ou commerciaux (15), que ça reste ouverts (g).
Gabrielle : D’accord.
Christian : Ouais.
Gabrielle : D’accord. Bon, bref, vous n’avez aucun regret d’avoir déménagé, vous ne regrettez pas d’avoir déménagé en Espagne.
Christian : Mais non.
Patricia : Non non, pas du tout.
Christian : C’est excellent. Et en plus, on est près d’ici, de la France.
Patricia : Oui, oui, quelques heures de voiture et on passe la frontière donc on n’a aucun regret, on est ravis (16).
Gabrielle : Très bien, bon, ben merci. Bonne vacances en France !
Patricia : De rien, à bientôt !
Christian : De rien !



Remarques de vocabulaire :
1) Sans soucis =
« sans problèmes ».
2) Du boulot = du travail. « Boulot » est un mot familier.
3) Se rendre à = aller à.
4) On se cale dessus = on s’adapte à ça. « Se caler sur » est un verbe un peu familier.
5) On s’adresse aux gens : « s’adresser à quelqu’un » = « adresser la parole à quelqu’un », « commencer à parler à quelqu’un ».
6) Notamment = « en particulier ».
7) Des guillemets, c’est ça : « » !
8) Dès le = « à partir du » (sans attendre).
9) Surprenant = « étonnant », qui crée la surprise ou l’étonnement.
10) C’est pas gênant = « ce n’est pas un problème ».
11) « Hola » = « Salut ! » en espagnol…
12) Mais sinon = « Mais à part ça ».
13) On « prend la siesta » : en français, on dit « On fait la sieste » (= on dort un peu l’après-midi).
14) Sacré = (ici) très important.
15) Les centres commercials, ou commerciaux : bravo Christian, la forme correcte est « commerciaux » !
16) Ravi(e) = « très content(e) », « vraiment satisfait(e) », « enchanté(e) ».


Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :
* Vous nous ra… parliez :
ici, j’ai voulu utiliser le verbe « raconter » pour commencer mais j’ai changé et j’ai choisi le verbe « parler ». Ce type d’hésitation est courant quand on parle en français. Patricia et Christian font comme moi !
** Il y a… : presque toujours, on prononce « y’a ».
*** Je trouve : Patricia parle vote et prononce « chtrouve » ici. C’est une prononciation habituelle quand on parle un peu vite.
**** Je sais pas : de la même manière, on entend « chaipa » ici.
***** Faut = « Il faut ». On oublie très souvent le « il » dans les discussions informelles.
****** Ouais = la forme familière informelle de « oui ».



Remarques culturelles :
Et en France ? Les magasins ouvrent l’après-midi. Ils sont aussi ouverts le samedi. Mais la plupart des magasins, des services (banques, etc.) sont fermés le lundi. Les commerces ouverts le lundi sont par exemple les boutiques de souvenirs, les restaurants, la Poste aussi. Tout dépend de la ville et du type de magasin. Dans les grandes villes, les magasins sont ouverts plus longtemps dans la semaine. En France, cette année, il y a un grand débat sur l’ouverture de tous les magasins le dimanche toute la journée. Beaucoup de magasins sont ouverts le dimanche matin. S’ils veulent ouvrir parfois le dimanche, toute la journée, ils doivent demander une autorisation spéciale. Bref, c’est compliqué. Si la question vous intéresse, vous pouvez consulter ce sujet de la radio France Info qui date de juin 2009.


Remarques de grammaire :
a) C’était pas : la forme correcte est « ce n’était pas ». Mais oublier le « ne » est l’erreur la plus courante en français à l’oral.
b) Les gens restent beaucoup plus chez soi : la forme plus correcte serait « les gens restent beaucoup plus chez EUX ». Et on peut dire « On reste beaucoup plus chez soi ». On fait souvent de petites confusions grammaticales quand on parle de manière informelle. « Soi », « Eux » sont des pronoms toniques, on les met après les prépositions. Exemples d’utilisation et liste : CHEZ MOI, AVEC TOI, DEVANT LUI (masculin), POUR ELLE (féminin), CHEZ SOI (avec « on »), VERS NOUS, Â CÔTÉ DE VOUS, DERRIÈRE EUX (masculin), SELON ELLES (féminin).
c) Par rapport aux… les achats : la forme correcte est « par rapport aux achats ». « à les » n’existe pas et donne « aux », comme « à le » donne « au ». Mais « à la » et « à l’ » ne changent pas.
d) On s’y habitue = on s’habitue à ça. Autre exemple : « - Tu penses à tes vacances ? – Oui, j’y pense. ».
e) Les personnes français… fran… françaises : « personne » est un mot féminin. Vous remarquez que Christian a très vite et très bien corrigé sa petite erreur !
f) Qui sont habituées à… à le vouvoiement (f) : la forme correcte est « qui sont habituées AU vouvoiement ». Mais même quand on parle très bien français comme Christian (ou même quand on parle français depuis son enfance !), on fait parfois de petites erreurs. Ce n’est pas un gros problème. Il ne faut pas avoir peur de faire de petites erreurs quand on parle ou quand on écrit ! Prenez exemple sur Christian !
g) Que ça reste ouverts : la forme correcte = « qui restent ouverts ».

Et pour finir sur le sujet de la grammaire, puisque Christian et Patricia ont beaucoup comparé la France et l’Espagne, je vous recommande vraiment de regarder ce diaporama sur la comparaison, surtout
si vous ne savez pas bien comparer.





PROPOSITION : discutons de ces sujets sur le forum GABFLE !
Que pensez-vous des idées de Christian et Patricia ? Et dans votre pays, c’est comment ? On dit « tu » ou « vous » ? Le « tu » et le « vous » existent, ou non ? Les administrations sont-elles ouvertes toute la journée ? Est-ce qu’il y a des horaires fixes pour les repas ?
Je vous propose donc de participer à la discussion que j’ai ouverte à ce sujet sur le FORUM GABFLE.
Participez, n’ayez pas peur de faire des erreurs en français, les erreurs c’est normal quand on apprend ! Je vous répondrai, promis ! À bientôt.









mardi 1 décembre 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau A2 (Josette) :

Josette parle des relations familiales !







Josette vit à Amboise, une petite ville française. Elle est déjà grand-mère et a accepté de me parler de l’importance de la famille pour elle.









DOCUMENT AUDIO (1 minute 33) :
Tout d’abord, écoutez l'interview une première fois pour comprendre globalement de quoi parle Josette. (Si cette interview est vraiment trop difficile pour vous, écoutez la version plus courte et plus facile, de niveau A1+).




Puis, avant d’écouter encore l’interview, lisez ces questions qui précisent quelles informations vous devez trouver.

1. Combien de petits-enfants a Josette ?
2. Combien d’enfants a Josette ?
3. Ses petits-enfants sont les enfants de qui ?
4. Quel âge ont les enfants de Josette ?
5. Comment sont les petits-enfants de Josette ?
6. Combien de frères a Josette ?
7. Qu’est-ce qu’elle explique à propos de ses frères ?
8. Que pense Josette de ses parents ?
9. Que précise Josette sur ses parents ?
10. Pour finir, quelle information donne Josette sur ses enfants ?



Écoutez ensuite encore l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.



EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.




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TRANSCRIPTION :
Lisez enfin le texte de l’interview et les remarques pour bien comprendre comment Josette parle.

Gabrielle : Tiens, Josette, tu pourrais (a) présenter ta famille peut-être ?
Josette : Oui, pourquoi pas ? Alors*, euh**, ma famille… Alors, euh, moi je suis, euh, je suis grand-mère de trois petits-enfants. Donc*** j’ai trois filles, euh trois filles. Donc les trois petits-enfants que j’ai, c’est de l’aînée (1), donc ma grande. Alors, j’ai une fille de 31 ans, ma deuxième, elle a 28 et la troisième, elle a 27. Voilà****. Donc sur les trois, j’en ai qu’une (b) pour l’instant qui m’a fait trois garçons, trois petits-garçons, qui sont adorables (2). Et c’est eux qui me font vivre (3), d’ailleurs, parce qu’ils sont très très très adorables, je les aime beaucoup. Voilà, puis en dehors de ça (4), ben, je suis (d’)une famille, euh, une famille de 6 enfants. Moi, j’ai…, je suis la seule fille, j’ai 5 frères. Voilà, donc euh, donc on est tous un peu éparpillés (5) par contre, hein*****. Il y en a un****** qui est sur (6) Beaugency (A), il y en a un autre qui est sur Paris (B), j’en ai un autre qui est à Château-Renault (B), et j’en ai un autre qui est dans l’Oise, à Beauvais (C). Voilà, donc on est un peu éparpillés, c’est bien dommage parce qu’on se voit pas très très souvent (c) mais bon, on est bien quand même, euh, bien réunis (7), on est bien familial (8). Voilà. Et en dehors de ça, eh ben, j’ai eu de très bons parents. Ça, là-dessus, il n’y a pas de soucis (9), très bons parents qui sont, ben, malheureusement décédés (10), hein, comme tout le monde, faut y passer (11). Voilà. Et puis, euh, voilà. Je suis, non, je suis, je suis comblée par (12) mes petits-enfants et mes enfants. Voilà, donc j’en ai aucune (13) qui boit (14) et aucune qui fume (15). C’est formidable (16) ! [rires]
Gabrielle : Très bien ! Merci beaucoup !


Remarques de grammaire :
a) Tu pourrais… ? = Tu peux… s’il te plaît ?
b) J’en ai qu’une = « J’en ai seulement une » (j’ai seulement une fille). La forme plus correcte est « Je n’en ai qu’une ». « Ne… que » = seulement. « En » = pour ne pas répéter « fille ». Autre exemple : « Tu as une sœur ? » -> « Oui, j’en ai une ».
c) On se voit pas très souvent : la forme correcte est donc « on ne se voit pas très souvent ». Mais oublier le « ne » est l’erreur la plus habituelle en français (quand on parle, pas quand on écrit).

Remarques de vocabulaire :
1) L’aînée = la première des enfants (et « l’aîné » = le premier des enfants).
2) Adorable = très mignon, très gentil.
3) C’est eux qui me font vivre = ils me donnent de l’énergie pour vivre.
4) Puis en dehors de ça = et aussi, = et en plus.
5) Éparpillés = à différents endroits, dans différents lieux. On peut utiliser ce mot pour les personnes mais aussi pour les objets.
6) Qui est sur + nom de ville : c’est une manière non-standard pour dire « qui habite à ».
7) Réunis : ici, Josette voulait dire « unis », pour dire « proches », pour dire qu’ils ont de bonnes relations.
8) On est bien familial : on dit aussi souvent « on est très famille », pour dire que « la famille, c’est important pour nous ».
9) Il n’y a pas de soucis = « Il n’y a pas de problème ».
10) Décédés = morts.
11) Faut y passer = « c’est comme ça », « c’est inévitable », ou… « c’est la vie ! ».
12) Je suis comblée par… = je suis très contente de...
13) Aucune = pas une, zéro.
14) Qui boit = qui boit de l’alcool.
15) Qui fume = qui fume des cigarettes.
16) Formidable = « super », « génial ».

Remarques sur la manière de parler :
*Alors = ici, Josette dit « Alors » parce qu’elle commence une explication.
**Euh = Josette dit « euh » parce qu’elle cherche ses mots (elle hésite un peu).
***Donc = Josette dit « Donc » parce qu’elle explique la situation.
****Voilà = Josette dit « voilà » parce qu’elle a fini ses premières explications.
***** Hein : ici, Josette dit « hein » pour dire « n’est-ce pas » ou « et oui ». C’est une habitude de langage, il n’y a pas de signification particulière.
****** Il y en a un : souvent, quand on veut dire « il y a », on prononce « y’a ». Et donc, ici, on entend « y’en a un ».

Remarques de géographie :
A) Beaugency = une petite ville pas loin d’Orléans.
B) Paris = la capitale de la France, bien sûr !
C) Château-Renault = une petite ville à côté d’Amboise.
D) Beauvais : une ville au nord de Paris, connue pour son aéroport.