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mercredi 26 août 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B1 (Les cyclotouristes) :

Les cyclotouristes ont des projets de vacances.



Vous connaissez peut-être les cyclotouristes, je les ai déjà interviewés sur ce blog. Ils ont une vingtaine d’années et ils vivent maintenant à Paris. Fin juin 2009, ils m’ont parlé de leurs projets de vacances pour l’été.





PRÉPARATION :
Pour commencer, je vous propose de faire ce quizz de vocabulaire pour réviser le vocabulaire du cyclotourisme.






DOCUMENT AUDIO (2 minutes 34) :
Puis je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.





Et avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1) Dans quelle zone de la France les cyclotouristes veulent-ils aller ?
2) Quelle déclaration pas très sérieuse fait la cyclotouriste ?
3) Comment est-ce qu’ils transportent leurs affaires ?
4) Quel type d’hébergement ont-ils choisi ?
5) Pourquoi ne prennent-ils pas de sacs à dos ?
6) Quelle anecdote raconte la cyclotouriste sur leur dernier voyage ?
7) Qu’est-ce qu’ils ont donc fait ?
8) Combien de semaines de vacances est-ce qu’ils ont ?


Écoutez ensuite l’interview de nouveau. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.




EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.




















TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment les cyclotouristes s'expriment.

Gabrielle : Bon, les cyclotouristes, je crois* que vous avez déjà programmé vos vacances, non ? Qu’est-ce que vous allez faire (1) ?
Elle : On va faire (1) du vélo !
Gabrielle : Ben oui !
Elle : En août.
Gabrielle : En août, oui ?
Elle : En août. On sait pas où on va aller. Dans le sud. On va partir de… d’un endroit indéterminé dans le sud de la France, je ne dirai pas (1) où. Et ensuite, on va faire du vélo droit devant, jusqu’à, jusqu’à ce qu’on trouve un endroit qui nous plaise et puis après, on cherche un village avec une jolie vue et des collines et puis une maison à vendre et puis on va acheter une maison et on va s’installer.
Gabrielle : C’est vrai, ça ?
Elle : Oui, c’est vrai !
Gabrielle : D’accord, est-ce que tu es d’accord avec ce qu’elle vient de dire (2) ?
Lui : Euh, alors, pour la maison, euh**, on sait pas, on sait pas encore mais c’est dans nos projets effectivement (a). [Gabrielle : Ouais***.] Euh, sinon, euh, on va, on va te parler de notre équipement... [Gabrielle : Ouais, c’est sympa, ça.] …euh, de cycliste. Alors, on a deux sacoches que JE traîne (b) sur mon vélo, [Gabrielle : Ouais.] sur le porte-bagages (c) et dans lesquelles on met tous nos vêtements, euh, ainsi que le matériel de réparation du vélo…
Elle : Une tente (d) !
Lui : Et une tente, euh, une tente qu’on accroche (e) au… par-dessus les sacoches et qui nous sert, euh, en camping.
Gabrielle : Donc vous n’avez pas de sacs à dos, vous avez seulement les sacoches sur le vélo…
Lui : Non, pas de sac à dos, ce serait (3) trop, euh, ce serait trop lourd à porter sur les épaules.
Elle : Et puis on suerait (3) (f) trop à cause du soleil. Et, euh… qu’est-ce qu’on a oublié ? Ah, oui, on a aussi des sacs de couchage, et d’ailleurs (g), on en a perdu un lors de notre dernière équipée, parce qu’il était mal fixé.
Gabrielle : Ah mince (h) !
Elle : Et Olivier est retourné en arrière… [rires] Pardon, le « cyclotouriste mâle » est retourné en arrière et il a fait plusieurs kilomètres, mais on n’a pas retrouvé, jamais, le sac de couchage, malheureusement, c’était seulement, euh, peut-être 15 kilomètres après le départ, donc on était un peu dégoûtés (i), on va dire, et puis du coup (j), on est allés au Décathlon (A) de Niort, racheter un sac de couchage. Voilà, donc ce jour-là, on n’a pas fait beaucoup de marche… de vélo, pardon ! [rires]
Gabrielle : D’accord ! Donc vous partez (4) quel jour, vous… combien de semaines vous allez rouler ? C’est décidé ?
Lui : À peu près deux semaines.
Elle : TROIS semaines !
Gabrielle : Trois semaines, voilà.
Lui : On prend trois semaines de vacances et on va, on va quand même prendre quelques jours de repos.
Gabrielle : D’accord ! Peut-être que… après, vous pourrez nous raconter tout ce que vous avez fait
Lui : Ah, ben, ce serait avec plaisir !
Gabrielle : Parfait, alors ! Impeccable ! Merci beaucoup !
Elle : Merci Nelson (B) !
Lui : Merci !


Remarque générale :
Les cyclotouristes voulaient rester anonymes mais à cause de LA cyclotouriste, vous savez maintenant que LE cyclotouriste s’appelle « Olivier ». Mais comment s’appelle LA cyclotouriste ? Vous le saurez sans doute au prochain épisode s’ils acceptent de sortir officiellement de l’anonymat… ;-)


Remarques de vocabulaire :
a) Effectivement = en effet (pour confirmer une affirmation).
b) Traîner = porter, ou tirer (on utilise ce verbe quand l’action est difficile).
c) Le porte-bagages = la partie arrière du vélo où on peut fixer des bagages.
d) Une tente = pour dormir en camping. Mais une tante = la sœur de mon père ou de ma mère. La prononciation des deux mots est la même.
e) Accrocher = fixer.
f) Suer = transpirer.
g) D’ailleurs : on dit « d’ailleurs » quand quelque chose qu’on dit nous fait penser à une autre chose. La cyclotouriste a parlé des sacs de couchage et ça lui fait penser à l’histoire du dernier voyage. Donc elle commence dit « d’ailleurs » puis elle commence à parler de l’histoire du sac de couchage perdu.
h) Mince = « Zut ! », = « Dommage ! ».
i) On était un peu dégoûtés = on a ressenti de la déception.
j) Du coup = donc (mais « du coup » est plus familier).



Remarques de grammaire :

1) LES FUTURS :
Futur proche : Vous allez faire / On va faire : on peut remarquer que les cyclotouristes utilisent le ce temps pour parler de leurs futures vacances. Quand on présente un programme de vacances, on utilise plus souvent le futur proche. La probabilité de réalisation de ces actions est très forte. Si vous voulez réviser la formation du futur proche, utilisez par exemple le site Polarfle.
Futur simple : Je ne dirai pas : on a ici le futur simple pour parler de quelque chose qui est programmé. La probabilité de « dire » est très faible (il y a en plus ici la négation) donc on a choisi le futur simple. Si vous voulez réviser la formation du futur simple, utilisez par exemple le site Polarfle.
Différence futur proche / futur simple : C’est difficile de donner des exemples hors du contexte d’utilisation mais regardons ces exemples pour mieux comprendre :
- « Pendant les vacances, on fera du canoë, on ira nager, ou on jouera au tennis. » --> on ne sait pas exactement ce qu’on fera, les trois options sont possibles, on met « ou » et le futur simple.
- « Pendant les vacances, on va faire du canoë et on va aller nager. » --> on sait qu’on va faire les deux, on peut mettre « et » et le futur proche.
Mais cette différence n’est pas aussi simple que ça.
Certaines situations (ici et maintenant) obligent à utiliser le futur proche « Attention, tu vas tomber ! ». « Regarde, il va pleuvoir ! »
Et dans les phrases complexes, avec « quand », on préfère en général le futur simple : « On s’arrêtera quand on sera trop fatigués ». « Quand on sera à Castelnaudary, on mangera un cassoulet ».
Et dans les phrases avec « si », le verbe après « si » doit être au présent : « S’il fait trop chaud, on fera des pauses ».


2) LE PASSÉ RÉCENT :
Ce qu’elle vient de dire = ce qu’elle a dit juste avant. Venir de + infinitif = le passé récent (ou passé proche). Si vous voulez réviser la formation du passé récent, utilisez par exemple le site Polarfle.

3) LE CONDITIONNEL PRÉSENT :
Ce serait / On suerait : ces deux verbes sont au conditionnel car les cyclotouristes font une hypothèse, ils parlent de situations qui n’existent pas. Ils ne sont pas sûrs de ces situations, ils les imaginent seulement.

4) LE PRÉSENT À VALEUR DE FUTUR :
Vous partez souvent :
on utilise le présent à la place du futur proche. Exemple : « Qu’est-ce que tu fais demain soir ? Demain soir, je vais au cinéma. »


Remarques sur la prononciation et les habitudes de langage :* Je crois : ici, j’ai prononcé « j’crois ». Cette dernière forme ne s’écrit pas mais cette prononciation est très courante.
** Euh = on dit « euh » quand on hésite, quand on cherche ses mots.
*** Ouais = la forme familière de « oui ».


Remarques culturelles :
A) Décathlon : chaîne de magasins d’articles pour le sport.
B) « Merci Nelson ! » : Nelson Monfort est un animateur et journaliste de la télévision française qui est très connu. La cyclotouriste plaisante car je parle probablement un peu comme une journaliste sportive dans cette interview !



mardi 25 août 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B2 (Nicolas) :

Nicolas est allé au festival Solidays !



Nicolas a une vingtaine d’années, il vit à Paris où il est venu pour travailler. Mais il profite aussi de la vie culturelle parisienne, y compris pendant la saison estivale ! L’interview que vous allez écouter date de début juillet 2009 et a été faite peu de temps après le festival Solidays.






DOCUMENT AUDIO (1 minute 49) :

Tout d’abord, je vous propose d’écouter l’interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.




Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, lisez ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir relever.

1) Combien de temps a duré le festival Solidays ?
2) Solidays a pour but de lutter contre quelle maladie ?
3) Depuis combien de temps ce festival existe-t-il ?
4) Selon Nicolas, quelle émotion donnait le nombre de spectateurs ?
5) Qu’est-ce qui était émouvant pour Nicolas ?
6) Le premier jour, qui est aussi venu témoigner ?
7) Est-ce que Nicolas avait déjà vu Manu Chao en concert ?
8) Quelle était la particularité du concert de Manu Chao ?
9) Comment sont les concerts de Manu Chao par rapport à ses albums ?
10) À quelle condition Nicolas reviendra-t-il à Solidays l’an prochain ?



Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.





EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.































TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre Nicolas.


Nicolas : Bon alors… Donc je vais vous parler un peu du festival Solidays (A) que j’ai fait (1), euh, la semaine dernière, qui, qui dure trois jours, moi j’ai fait deux jours, euh, à Paris, et qui est une, une suite de concerts, il y a* beaucoup, beaucoup d’artistes, deux grandes scènes (2) et deux petites** scènes, qui sont là, pour, pour soutenir la cause du Sida dans le monde. Donc je sais pas***… c’est un festival qui, qui existe depuis 10 ans, euh, qui se déroule (3) à Longchamp, à côté de Paris, donc avec beaucoup, beaucoup de monde, dans un endroit assez restreint (4) donc ça fait vraiment festival (5), avec une sorte de, de fourmillement (6), mais c’est vrai que c’est, c’est impressionnant et puis c’est agréable en même temps, il faisait**** très beau. Et puis il y a aussi un peu des, des, des côtés (7) un peu émouvants (8) avec le, euh, pour le SIDA il y avait une, la liste des, des, des victimes qui était lue pendant une heure, où pendant, pendant une heure tout le festival s’arrête, euh, pour, pour écouter ça finalement. Il y avait aussi le premier jour, euh, des acteurs de la lutte contre le SIDA dans le monde entier qui venaient pour, pour parler de leur expérience, notamment en Afrique. Donc c’est pas uniquement, euh, des concerts et de la musique, c’est aussi ça mais, mais c’est pas que ça. Et, euh, je pense que c’est un beau, un bon moment. Nous, on a eu la chance d’avoir un beau temps, des beaux concerts [Gabrielle : Et justement…] et c’est agréable et je le recommande à tout le monde.
Gabrielle : Et quels concerts t’ont marqué, justement ?
Nicolas : Oh, je pense Manu Chao (B), que j’ai, que j’avais jamais vu, que j’avais jamais vu en concert, qui faisait la clôture (9) du festival donc, euh, il y avait plus qu’un concert, tous les festivaliers se regroupaient, euh, pour, pour voir, pour voir ce concert et c’était*****… Un vrai bon moment, ouais ! Très…Enfin, par rapport à ses albums, bon, c’est une banalité de le dire mais c’est beaucoup plus énergique, je pense, beaucoup plus rock, et… vraiment sympa, ouais !
Gabrielle : D’accord ! L’an prochain, de nouveau, tu vas y revenir ?
Nicolas : Si je suis****** disponible !
Gabrielle : Très bien, merci Nicolas !
[rires]

Remarques de vocabulaire :
1) Festival Solidays que j’ai fait : c’est une façon de parler mais on a en effet l’habitude de dire « faire un festival » pour dire « aller à un festival ».
2) Une scène = une sorte de plateforme, d'estrade, sur laquelle jouent les artistes.
3) Se dérouler = se passer.
4) Restreint = Nicolas veut dire que le lieu où se passait le festival n’était pas très vaste, pas très grand (par rapport au nombre de spectateurs).
5) Ça fait vraiment festival = ça ressemble typiquement à un festival. La majorité des festivals estivaux se passe en plein air en France.
6) Un fourmillement = une agitation désordonnée et continuelle de nombreux êtres. A l’origine, le mot s’utilise pour les insectes (les fourmis en particulier, bien sûr) mais il peut s’appliquer à des êtres humains.
7) Des côtés = (ici) des aspects.
8) Émouvant(e) = qui provoque, qui suscite l’émotion. Le verbe = « émouvoir ». Le participe passé = « ému(e) ». On dira donc : « c’était émouvant » et « J’étais ému(e) ».
9) La clôture = la « fermeture », la fin, d’un festival en général.


Remarques de prononciation :
Remarques générales :
Vous pouvez remarquer en écoutant Nicolas que lorsqu’on parle de manière informelle, on commence beaucoup de phrases qu’on ne termine pas, on répète certains mots, on hésite (les « euh » sont nombreux !). C’est tout à fait normal et commun. C’est plus difficile à comprendre mais avec de la pratique, on s’y habitue. J’ai essayé ici de faire une transcription complète (avec tous les petits mots et toutes les hésitations) afin de vous aider à mieux comprendre Nicolas. N’hésitez pas à faire une dernière écoute de l’interview tout en relisant la transcription. Et prêtez bien l’oreille, Nicolas parle relativement vite !
* Il y a : On entend ici « y’a ». C’est très courant comme prononciation. De la même manière, « il y avait » est presque toujours prononcé « y’avait ».
** Petites : Nicolas prononce « ptites », il ne prononce pas les « e muets ». Vous pouvez essayer de trouver d’autres mots où les « e » à l’intérieur des mots ne sont pas prononcés. Ce phénomène de prononciation est très répandu sauf dans le sud de la France où on peut presque parfois entendre « peutiteu » !
***Je sais pas : On utilise très souvent « je (ne) sais pas pour dire « peut-être » ; mais ici, Nicolas prononce « chaipa », c’est une tendance de prononciation très actuelle, il me semble.
**** Faisait : On prononce souvent « fzai ». Mais si vous allez dans le sud de la France, l’habitude de prononcer « feuzé » est très répandue.
***** C’était : Comme beaucoup de gens, Nicolas dit ici « stai ».
****** Je suis : Ici, on entend « chui », c’est le même phénomène que le « chaipa ».

Remarques culturelles :

A) Solidays : comme Nicolas l’explique, le festival Solidays existe depuis 1999. Il a été créé par des membres de l’association Solidarité SIDA, qui organise (comme son nom le laisse entendre) des manifestations dans le but d’informer sur la maladie du SIDA et de financer des actions contre le SIDA. Consultez le site officiel du festival, on y trouve de nombreuses informations ! Et le site de l’association Solidarité SIDA est très instructif lui aussi.

B) Manu Chao : Si vous ne connaissez pas (bien) Manu Chao, et son ancien groupe, la Mano Negra, ou encore son groupe actuel Radio Bemba, alors un peu de lecture sur Wikipedia (en français, bien sûr !) vous apprendra plein de choses ! Et consultez aussi son super site Internet !


Et pour finir en musique, je vous propose de regarder cet extrait du concert de Manu Chao et Radio Bemba filmé lors du festival Solidays, qui est mis à disposition sur Youtube :



lundi 24 août 2009

DOCUMENT AUDIO pour le niveau B2 (Aurélie) :


Aurélie est allée au festival Les Courants à Amboise !





Aurélie, qui habite depuis quelques années à Paris où elle travaille comme documentaliste, aime beaucoup la musique et les sorties. Elle parle dans l'interview ci-dessous du festival de musique Les courants, qu’elle connaît très bien.







DOCUMENT AUDIO (2 minutes) :
Tout d’abord, je vous propose d’écouter l'interview une première fois, sans faire l’exercice, pour comprendre globalement de quoi il s’agit.







Puis, avant d’écouter de nouveau l’interview, vous pouvez lire ces questions qui vous indiquent quelles informations vous allez devoir comprendre.

1) Quel est le rôle d’Aurélie sur le festival ?
2) Selon Aurélie, comment le festival évolue-t-il ?
3) D’après Aurélie, quel public est moins présent maintenant ?
4) Quels sont les sentiments d’Aurélie par rapport à l’ambiance ?
5) Selon Aurélie, comment est le groupe La rue Kétanou sur scène ?
6) Pour Aurélie, quel est l’avantage principal du festival ?


Écoutez ensuite de nouveau l’interview. Vous pouvez faire l’exercice ci-dessous en même temps.




EXERCICE :
Et maintenant, pour chaque question, choisissez la réponse correcte.






TRANSCRIPTION :
Lisez enfin la transcription de l’interview et les remarques pour mieux comprendre comment Aurélie s'exprime.

Gabrielle : Aurélie, tu es quand même une habituée du festival Les Courants (1) à Amboise (2). Est-ce que tu peux nous dire comment c’était cette année par rapport aux autres années, peut-être ?
Aurélie : Eh bien, ça fait trois ans maintenant que, que je, je participe au festival (a), donc que je participe en tant que… qu’auditrice (A), et euh, et du coup, ça… j’ai trouvé que cette année ça avait, ouais* qu’il y avait eu un changement par rapport aux autres années. Donc, euh, c’est un festival qui prend de l’ampleur, enfin** les premières années, euh, c’était pas très connu donc, euh, il y avait*** des petites scènes, il y avait pas forcément de, des grandes têtes d’affiche (b) et il y avait, il y avait moins de monde, c’était beaucoup plus, beaucoup plus familial. Et cette année, on sent qu’ils, qu’ils, qu’ils ont pris de l’ampleur (B), qu’ils sont beaucoup plus connus dans la région et qu’ils s’adressent aussi à un autre public. Il y avait beaucoup plus de jeunes. La programmation était, euh, très rock, très, euh, très, très reggae, très ska et, et du coup, et du coup (C) l’ambiance était, était un peu un peu différente, voilà, on sentait que c’était moins, peut-être moins familial, moins… qu’il y avait moins de générations, de différences, que c’était beaucoup plus jeune mais euh, mais ça restait, voilà, très sympa, il y avait beaucoup de monde, mais, mais voilà, une petite évolution du festival des Courants en tout cas.
Gabrielle : Et au niveau de la prograt…, de la programmation, pardon, quel groupe t’a le plus marquée (c) ?
Aurélie : Euh, donc on avait vu quatre concerts (d) et vraiment celui qui m’a le plus marquée (c), c’est La rue Kétanou (3), euh, qui, qui est un groupe, euh, français qui fait, voilà, des chansons, des chansons françaises très, très pêchues (D), très rock et qui avait une énergie et une sympathie sur scène vraiment, vraiment très fortes. Donc voilà, je les connaissais déjà avant, j’avais plusieurs, plusieurs albums de, de ce groupe. Euh, mais là, sur scène, ils m’ont vraiment convaincue (c). Donc, euh, donc je recommande La rue Kétanou !
Gabrielle : Merci ! Et est-ce que tu recommandes aussi le festival Les Courants ?
Aurélie : Oui, oui, oui ! Enfin, voilà : il y a vraiment, c’est, c’est un festival qui est très abordable parce que les prix sont, sont, sont vraiment pas chers. [Gabrielle : Oui, c’est vrai.] Enfin, pour 12 euros, on peut voir 4 concerts vraiment de qualité donc euh, donc vraiment, oui, oui, c’est un festival dans une région en plus plutôt sympa, donc....
Gabrielle : Venez à Amboise !
Aurélie : Venez à Amboise !
Nicolas : Il faut acheter ses places à l’avance (4) !
Gabrielle : Merci Nicolas pour la recommandation ! [rires] On finira sur ça !



Remarques sur les habitudes de langage :
Remarques générales : Vous pouvez remarquer avec cette interview que lorsqu’on discute de manière informelle, on commence beaucoup de phrases qu’on ne termine pas, on répète certains mots, on hésite. C’est tout à fait normal et habituel. C’est plus difficile à comprendre mais avec de la pratique, on s’y habitue vite. J’ai essayé ici de faire une transcription complète (avec tous les petits mots et toutes les hésitations) afin de vous aider à mieux comprendre Aurélie. N’hésitez pas à faire une dernière écoute de l’interview tout en lisant la transcription. Et attention, Aurélie parle relativement vite !
*Ouais : c’est la prononciation familière de « oui ».
**Enfin : ce mot, utilisé ici pour introduire une reformulation est presque prononcé « ‘fin » !
***Il y avait : on entend ici « y’avait ». C’est très courant comme prononciation. De la même manière, « il y a » est presque toujours prononcé « y’a ».

Remarques de grammaire :
a) Ça fait trois ans que je participe au festival = « Il y a trois ans que je participe au festival » = « Je participe au festival depuis trois ans ». Ces trois structures s’utilisent avec le présent et servent à parler d’une durée qui a commencé dans le passé et qui continue dans le présent. On peut également les utiliser avec le passé composé mais dans ce cas la phrase comportera une négation. Exemples : «Je n’ai pas vu Aurélie depuis un mois » = « Il y a un mois que je n’ai pas vu Aurélie », « Ça fait un mois que je n’ai pas vu Aurélie ».
b) Des grandes têtes d’affiche : normalement, quand l’adjectif est placé avant le nom, le « des » se transforme en « de » mais la majorité des gens ne respecte pas cette règle.
c) Quel groupe t’a le plus marquée ? / celui qui m’a le plus marquée / ils m’ont vraiment convaincue : les verbes au passé composé (construits ici avec « avoir ») comportent exceptionnellement le « -e » du féminin car les pronoms compléments directs placés avant (« m’ » et « t’ ») font référence à Aurélie et sont donc féminins.
d) On avait vu quatre concerts : le plus-que-parfait n’est pas vraiment justifié ici, le passé composé serait plus naturel. Mais ce genre de confusion peut arriver.


Remarques de vocabulaire :
A) Un auditeur / Une auditrice : le terme est en général plus utilisé pour quelqu’un qui écoute une conférence, qui écoute la radio mais ici, comme il s’agit de concerts, le terme ne choque pas et semble même logique, bien que l’on préfère d’habitude les termes « spectateur / spectatrice ».
B) Prendre de l’ampleur = devenir plus important. L’expression s’utilise pour parler d’une manifestation, d’un festival, d’un phénomène.
C) Du coup = donc (registre familier, s’utilise dans des discussions informelles).
D) Pêchu(e) : si vous ne trouvez pas ce mot dans le dictionnaire, ce n’est pas étonnant, il est assez familier (mais pas vulgaire). Il vient de l’expression familière « avoir la pêche » (= avoir le moral, être en forme) et signifie donc « dynamique », « qui a beaucoup d’énergie ».



Remarques culturelles :
1) Le festival Les courants : Il se nomme ainsi car il se déroule chaque année sur l’Île d’Or, l’île qui est située sur la Loire, au niveau d’Amboise. Et la Loire est un fleuve dont les courants sont assez forts. De plus, pour parler d’un style musical, on parle souvent de « courant musical ». Le nom du festival est donc particulièrement bien trouvé ! Vous pouvez visiter leur site Internet, qui est très bien fait.
2) Amboise : pour découvrir cette ville où les rois de France ont vécu et où Léonard de Vinci a terminé sa vie, vous pouvez consulter le site Internet de l’Office du tourisme.
3) La rue Kétanou : c’est est un groupe de musique festive, mêlant musique tzigane, folk, reggae et pop. Il est composé de trois membres, Florent Vintrigner, Olivier Leite, Mourad Musset. Leur site est à consulter absolument, on peut même y écouter certains de leurs titres. Cliquez ici !
4) Il faut acheter ses places à l’avance : Nicolas est l’ami d’Aurélie, il était présent lors de l’interview donc il a fait cette petite remarque à la fin. Nous avions acheté nos billets à l’avance mais un autre de nos amis ne l’avait pas fait donc nous n’avons pas tous pu assister au concert. C’était une petite déception mais nous ferons mieux l’an prochain ! Si vous venez à Amboise en juillet 2010, organisez-vous à l’avance pour assister au festival !

Et le mieux pour imaginer un peu l’ambiance du festival est d’en regarder et d’en écouter un extrait : voici un extrait vidéo du concert de La rue Kétanou trouvé sur Youtube. Si vous voulez lire les paroles de la chanson Les mots, vous les trouverez sur ce site.